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 Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona

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Rico
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MessageSujet: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 17:34

HAITI OBSERVATEUR


DÉSORMAIS ASSURÉ QU’IL NE SERA PAS EXTRADÉ VERS HAÏTI

Amaral Duclona fait de nouvelles révélations


L’ancien chef de gang capturé par les autorités dominicaines n’est pas au bout de ses révélations.
Maintenant qu’il est sûr qu’il ne sera pas extradé vers Haïti, il semble se sentir plus àl’aide pour faire des révélations
sur ses opérations criminelles. À coup sûr les entités étrangères intéressées à connaître les secrets
qui entouraient son existence, auraient voulu savoir davantage des collaborations dont il bénéficiait,

surtout comment il avait pu, pendant plus de deux ans, se soustraire aux recherches de la Police
et des forces de l’ONU. Les derniers aveux d’Amaral Duclona portent davantage sur les derniers
assassinats auxquels il a participé, ainsi que sur les moyens de s’abriter alors qu’il était
être «
activement cMT]recherché par la Police » .On estime que la liste des victimesde Duclona est extrêmementlongue et que la MINUSTAH est devenue partie prenante dans son interrogation parce que,
en sus du consul honoraire de France tué en mai 2005 et dont la mort lui est imputée, l’ancien
chef de gang serait aussi l’auteur de l’assassinat d’un soldat onusien en Haïti. C’est pourquoi des
représentants de l’ONU, avec des collègues d’autres pays, accompagnés par des officiels du
DNCD, l’organisme dominicain de lutte contre les stupéfiants, ont interrogé à plusieurs reprises
Amaral Duclona. Les informations qu’il a données ont fait dresser les cheveux sur la tête de
plus d’un.
Un des derniers assassinats à son actif Dans l’objectif d’alléger sespeines au cas où si il serait éventuellement extradé vers la France, Amaral Duclona a faitdes révélations extraordinaires
aux agents français présents au cours de ses interrogations. Grâce à celles-ci on détient les premières
informations concernant la disparition d’un officiel du gouvernement, en l’occurrence
le directeur des marchés publics, Robert Marcello. En effet, selon des sourcesproches du DNCD, Duclona a
révélé avoir lui-même kidnappé et exécuté M. Marcello, à l’instigation, dit-il, d’un autre fonctionnaire
du gouvernement haïtien. Il a laissé entendre que la victime avait des démêlés avec son collègue
du Centre national des équipements (CNE), qui voulait s’en débarrasser.
À en croire Duclona, Jude Célestin, qui convoitait le juteux contrat des réparations des infrastructures
détruites par les ouragans et tempêtes de 2008, voulait se l’approprier sans apprl d'offres.

Le chef de gang explique encore que Robert Marcello s’était opposé à ce que le contrat soit octroyé
à Célestin parce que cela empêcherait à l’État d’avoir la meilleure partie dans cetteaffaire. Comme de fait,
le CNE apu décrocher le contrat sans avoir été obligé d’affronter des compétiteurs. À l’époque il
déclarait que le Parlement haïtien n’avait rien à y voir. Le contrat recherché et obtenupar Jude Célestin lui a été
donné par le président Préval, qui avait alors court-circuité les parlementaires dans la gestion des
fonds destinés au financement des projets confiés au CNE. Il s’agit, on se rappelle, de 90 millions$ USD des 197 millions $USD tirés des fonds de « Pétrocaribe » qui, aujourd’hui, font l’objet d’un débat intense
entre le Parlement et le gouvernement.En effet, des parlementaires des deux Chambres étant montés
au créneau contre ce qu’ils qualifient de décaissements sans justification de fonds provenant de
Pétrocaribe, se voient remettrepar le gouvernement Pierre-Louis des documents n’ayant aucun rapport avec les «
oeuvres» accomplies. Pour cette raison,certains parlementaires révoltés qualifient carrément de « vol »
les 197 millions $ USD estimant que les explications fournies par l’équipe au pouvoir n’ont pasréussi à dissiper les doutes, ni à prouver que les fonds ont été dépensés régulièrement.
Parfois Amaral Duclona couchait au Palais ?

Au cours des dernières séancesnd’interrogation, Amaral Duclona a fait d’autres révélations qui sont des perles, indiquant que parfois, quand il courait le risque de se faire appréhender, il prenait logement au Palais national.
L’ancien homme fort de Cité Soleil a expliqué qu’il a passé la nuit au moins une trentaine de fois en la résidence officielle du chef de l’État. Il dit se rappeler une fois qu’il était vraiment sur le point d’être «happé » par les
forces de l’ordre constamment à ses trousses. Il prétend avoir été sauvé de justesse grâce à l’arrivée
d’un véhicule blindé venu expressément le chercher. Dans ses aveux, l’ancien bandit laisse croire qu’il jouissait de relations privilégiées avec des personnalités de haut niveau dugouvernement. Il a précisé que sa
qualité d’homme fort du mouvementnLavalas lui donnait accèsn aux hautes autorités du pouvoir
au sein même du le gouvernementPréval.

H é b e rgé par la soeur du président ? Les interrogateurs d’Amaral Duclona restent sceptiques quant à ses révélations, dont les unes sont plus spectaculaires que les autres. Par exemple, quand il
avoue avoir été souvent hébergé par la soeur du président, Marie-Claude Calvin.L’ancien chef de criminels adonné l’impression qu’il était un habitué de la maison de Mme Calvin, soulignant qu’il y prenait
souvent refuge et qu’il y a séjourné plus que partout ailleurs, expliquant au passage qu’il avait
d’autres cachettes à la capitale. Toutefois, il n’est pas passé par quatre chemins pour faire comprendre
que le refuge offert par la résidence de Marie-Claude Calvin était le plus sûr. Tout au long de son interrogatoire,
Amaral Duclona, antérieurement à la déclaration faite par le procureur national en matière
d’extradition selon laquelle le prisonnier sera remis aux Français et non au gouvernementPréval, se montrait particulièrement ndiscret. Il se contentait d’affirmerqu’il était l’ «
ami personnel du président Aristide » et qu’il avait beaucoup d’influence au sein de l’actuel gouvernementhaïtien. Mais ensuite, lorsqu’il a appris que les autorités dominicaines n’allaient pas agréer la demande de son expulsion vers Haïti qu’avait formulée
le gouvernement haïtien, il s’est montré «
plus bavard » et « si plus osé » .On prétend que les «bombes qu’il a lâchées, sous forme de révélations spectaculaires relatives à sa cachette et à ses plus
récents crimes, ont fait suite aux déclarations de Me GiselaCueto, procureur du Districtnational de
Santo Domingo responsable des dossiers d’extradition.
Préval avait été prévenu. L’annonce adressée au gouvernement Préval par le procureur du district national de la République dominicaine informant
les autorités haïtiennes qu’Amaral Duclona sera remis à la France et non à Haïti n’avait pas pris
le président haïtien au dépourvu, puisqu’il était déjà informé de cette décision, environ unesemaine plus tôt

En effet, la semaine dernière, lors de la visite en Haïti des chanceliers français et brésilien, le
chef d’État haïtien avait été informé par Celso Amorin alors présent au Palais national avec son
collègue français BernardKouchner. Au moins deux diplomates ont indiqué que M. Amorin avait fait comprendre au président


Préval que la France aurait la première l’occasion d’interroger et de faire passer en justiceAmaral Duclona.
Ensuite, il avait précisé alors, il existe au moins un autre État dont des citoyensont été victimes de kidnapping,
d’invasion de résidence et de braquage par Amaral ou ses lieutenants, et qu’ils voudraient bien
interroger l’ex-chef de gang. Cen’est qu’après, explique-t-il, que pourrait venir le tour d’Haïti.
Il semble que le chef de la diplomatie brésilienne a polimentfait une remontrance au président haïtien.
De fait, si Haïti voulait vraiment sévir contre ce criminel, il aurait été capturé parles forces de l’ordre dans son
pays depuis bien longtemps déjà et qu’il ne se retrouverait pas prisonnier en République dominicaine
aujourd’hui. Les dernières révélations d’Amaral Duclona sont d’une gravité extrême. Car, à l’entendre
décrire ses activités criminelles et ses liaisons avec le pouvoir —ou des personnes importantes au
sein du pouvoir —, il paraît dire qu’Aristide n’est pas son seul et unique «
» et le personnage
avec qui il entretient des relations privilégiées.
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Dernière édition par Rico le Mar 6 Oct 2009 - 18:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 18:06

Rico,

Nous voudrions bien savoir la source de tes informations pour pouvoir les verifier.

S'agit-il d'une rumeur ou d'informations bien fondees?
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 18:20



Both France and Haiti want Haitian extradited Haiti has unleashed a series of pressures for Duclona

</STRONG>



Gisela Cueto, Deputy Attorney GeneralSANTO DOMINGO. The simultaneous request by France and Haiti to extradite the Haitian gang leader Amaral Duclona, considered to be a dangerous criminal with ties to kidnappings and murders in both nations, has unleashed a lot of pressure on the Attorney General of the Republic. Among the criminal acts attributed to Duclona are the murder of the honorary French consul and the kidnapping and murder of a member of the MINUSTAH-the United Nations peace keeping force in Haiti. Nevertheless, Haitian authorities have intensified their pressure with the idea that the accused be handed over to them. Duclona was arrested on 8 September in La Romana. The Attorney General assured reporters that he would request that the Supreme Court order the extradition of Duclona to France. "We are very clear that the first in time is the first in law", said Gisela Cueto, the director of the Department of Extraditions and International Affairs for the Attorney General. She commented that she has counseled the Haitian authorities that there is a request from France that has to be dealt with before any other, and that the Haitian authorities should present their request in order that it be considered in the order of arrival. "If France is not successful, something we see as a remote possibility for failure, because the proofs are good and the file is well formulated but anyway (the Haitian petition) would serve to reinforce the positions that we are dealing with a dangerous criminal, the dangerous criminal Amaral". He explained that France is asking for his extradition, and according with the convention and that is how the Supreme Court understands it, and authorized his imprisonment. Even though the person detained denies that he is Duclona and calls himself Julicouer Berthone, she said that in a video cassette sent by France establishes that the fugitive appears giving statements to a French journalist. Cueto said that the Attorney General authorized the DNCD which, together with other organizations, carried out his capture, has contact with his family, his lawyer and his representatives in the country. Haitian reporters tried to interview the person considered to be an international criminal, but they were not able to do so. At the same time, representatives of Minustah managed to interview with the one defined as one of the most powerful gangsters of Cite Soleil. The interview of MINUSTAH: Two members of the MINUSTAH managed to interview Amaral Duclona, after obtaining permission from the Attorney General. The assistant attorney general, Gisela Cueto, said that the reasons that the United Nations wanted to interview Duclona is because he has other crimes pending besides the ones of which he is accused. The Haitian is in prison in a special cell for persons awaiting extradition, while the Supreme Court decides over the next few days what to do with him.




De Diario Libre

</STRONG>


Dernière édition par Maximo le Mar 6 Oct 2009 - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 18:43

I don't think Haiti ever signed an extradition treaty with DR.
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 19:22

kami a écrit:
I don't think Haiti ever signed an extradition treaty with DR.


Look like there is one if Haiti can ask for his extradition.
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 19:57

Haiti can ask DR to hand over Amaral Duclona, that doesn't mean that there was a treaty between those 2 countries.

Anyway, France will send hand him over to Haiti.

If you remember Aristide requested the return of Guy Philippe but DR refused to hand over Guy Philippe while he was in exile there.
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mar 6 Oct 2009 - 21:17

Rico a écrit:
HAITI OBSERVATEUR


DÉSORMAIS ASSURÉ QU’IL NE SERA PAS EXTRADÉ VERS HAÏTI

Amaral Duclona fait de nouvelles révélations


L’ancien chef de gang capturé par les autorités dominicaines n’est pas au bout de ses révélations.
Maintenant qu’il est sûr qu’il ne sera pas extradé vers Haïti, il semble se sentir plus àl’aide pour faire des révélations
sur ses opérations criminelles. À coup sûr les entités étrangères intéressées à connaître les secrets
qui entouraient son existence, auraient voulu savoir davantage des collaborations dont il bénéficiait,

surtout comment il avait pu, pendant plus de deux ans, se soustraire aux recherches de la Police
et des forces de l’ONU. Les derniers aveux d’Amaral Duclona portent davantage sur les derniers
assassinats auxquels il a participé, ainsi que sur les moyens de s’abriter alors qu’il était
être «
activement cMT]recherché par la Police » .On estime que la liste des victimesde Duclona est extrêmementlongue et que la MINUSTAH est devenue partie prenante dans son interrogation parce que,
en sus du consul honoraire de France tué en mai 2005 et dont la mort lui est imputée, l’ancien
chef de gang serait aussi l’auteur de l’assassinat d’un soldat onusien en Haïti. C’est pourquoi des
représentants de l’ONU, avec des collègues d’autres pays, accompagnés par des officiels du
DNCD, l’organisme dominicain de lutte contre les stupéfiants, ont interrogé à plusieurs reprises
Amaral Duclona. Les informations qu’il a données ont fait dresser les cheveux sur la tête de
plus d’un.
Un des derniers assassinats à son actif Dans l’objectif d’alléger sespeines au cas où si il serait éventuellement extradé vers la France, Amaral Duclona a faitdes révélations extraordinaires
aux agents français présents au cours de ses interrogations. Grâce à celles-ci on détient les premières
informations concernant la disparition d’un officiel du gouvernement, en l’occurrence
le directeur des marchés publics, Robert Marcello. En effet, selon des sourcesproches du DNCD, Duclona a
révélé avoir lui-même kidnappé et exécuté M. Marcello, à l’instigation, dit-il, d’un autre fonctionnaire
du gouvernement haïtien. Il a laissé entendre que la victime avait des démêlés avec son collègue
du Centre national des équipements (CNE), qui voulait s’en débarrasser.
À en croire Duclona, Jude Célestin, qui convoitait le juteux contrat des réparations des infrastructures
détruites par les ouragans et tempêtes de 2008, voulait se l’approprier sans apprl d'offres.

Le chef de gang explique encore que Robert Marcello s’était opposé à ce que le contrat soit octroyé
à Célestin parce que cela empêcherait à l’État d’avoir la meilleure partie dans cetteaffaire. Comme de fait,
le CNE apu décrocher le contrat sans avoir été obligé d’affronter des compétiteurs. À l’époque il
déclarait que le Parlement haïtien n’avait rien à y voir. Le contrat recherché et obtenupar Jude Célestin lui a été
donné par le président Préval, qui avait alors court-circuité les parlementaires dans la gestion des
fonds destinés au financement des projets confiés au CNE. Il s’agit, on se rappelle, de 90 millions$ USD des 197 millions $USD tirés des fonds de « Pétrocaribe » qui, aujourd’hui, font l’objet d’un débat intense
entre le Parlement et le gouvernement.En effet, des parlementaires des deux Chambres étant montés
au créneau contre ce qu’ils qualifient de décaissements sans justification de fonds provenant de
Pétrocaribe, se voient remettrepar le gouvernement Pierre-Louis des documents n’ayant aucun rapport avec les «
oeuvres» accomplies. Pour cette raison,certains parlementaires révoltés qualifient carrément de « vol »
les 197 millions $ USD estimant que les explications fournies par l’équipe au pouvoir n’ont pasréussi à dissiper les doutes, ni à prouver que les fonds ont été dépensés régulièrement.
Parfois Amaral Duclona couchait au Palais ?

Au cours des dernières séancesnd’interrogation, Amaral Duclona a fait d’autres révélations qui sont des perles, indiquant que parfois, quand il courait le risque de se faire appréhender, il prenait logement au Palais national.
L’ancien homme fort de Cité Soleil a expliqué qu’il a passé la nuit au moins une trentaine de fois en la résidence officielle du chef de l’État. Il dit se rappeler une fois qu’il était vraiment sur le point d’être «happé » par les
forces de l’ordre constamment à ses trousses. Il prétend avoir été sauvé de justesse grâce à l’arrivée
d’un véhicule blindé venu expressément le chercher. Dans ses aveux, l’ancien bandit laisse croire qu’il jouissait de relations privilégiées avec des personnalités de haut niveau dugouvernement. Il a précisé que sa
qualité d’homme fort du mouvementnLavalas lui donnait accèsn aux hautes autorités du pouvoir
au sein même du le gouvernementPréval.

H é b e rgé par la soeur du président ? Les interrogateurs d’Amaral Duclona restent sceptiques quant à ses révélations, dont les unes sont plus spectaculaires que les autres. Par exemple, quand il
avoue avoir été souvent hébergé par la soeur du président, Marie-Claude Calvin.L’ancien chef de criminels adonné l’impression qu’il était un habitué de la maison de Mme Calvin, soulignant qu’il y prenait
souvent refuge et qu’il y a séjourné plus que partout ailleurs, expliquant au passage qu’il avait
d’autres cachettes à la capitale. Toutefois, il n’est pas passé par quatre chemins pour faire comprendre
que le refuge offert par la résidence de Marie-Claude Calvin était le plus sûr. Tout au long de son interrogatoire,
Amaral Duclona, antérieurement à la déclaration faite par le procureur national en matière
d’extradition selon laquelle le prisonnier sera remis aux Français et non au gouvernementPréval, se montrait particulièrement ndiscret. Il se contentait d’affirmerqu’il était l’ «
ami personnel du président Aristide » et qu’il avait beaucoup d’influence au sein de l’actuel gouvernementhaïtien. Mais ensuite, lorsqu’il a appris que les autorités dominicaines n’allaient pas agréer la demande de son expulsion vers Haïti qu’avait formulée
le gouvernement haïtien, il s’est montré «
plus bavard » et « si plus osé » .On prétend que les «bombes qu’il a lâchées, sous forme de révélations spectaculaires relatives à sa cachette et à ses plus
récents crimes, ont fait suite aux déclarations de Me GiselaCueto, procureur du Districtnational de
Santo Domingo responsable des dossiers d’extradition.
Préval avait été prévenu. L’annonce adressée au gouvernement Préval par le procureur du district national de la République dominicaine informant
les autorités haïtiennes qu’Amaral Duclona sera remis à la France et non à Haïti n’avait pas pris
le président haïtien au dépourvu, puisqu’il était déjà informé de cette décision, environ unesemaine plus tôt

En effet, la semaine dernière, lors de la visite en Haïti des chanceliers français et brésilien, le
chef d’État haïtien avait été informé par Celso Amorin alors présent au Palais national avec son
collègue français BernardKouchner. Au moins deux diplomates ont indiqué que M. Amorin avait fait comprendre au président


Préval que la France aurait la première l’occasion d’interroger et de faire passer en justiceAmaral Duclona.
Ensuite, il avait précisé alors, il existe au moins un autre État dont des citoyensont été victimes de kidnapping,
d’invasion de résidence et de braquage par Amaral ou ses lieutenants, et qu’ils voudraient bien
interroger l’ex-chef de gang. Cen’est qu’après, explique-t-il, que pourrait venir le tour d’Haïti.
Il semble que le chef de la diplomatie brésilienne a polimentfait une remontrance au président haïtien.
De fait, si Haïti voulait vraiment sévir contre ce criminel, il aurait été capturé parles forces de l’ordre dans son
pays depuis bien longtemps déjà et qu’il ne se retrouverait pas prisonnier en République dominicaine
aujourd’hui. Les dernières révélations d’Amaral Duclona sont d’une gravité extrême. Car, à l’entendre
décrire ses activités criminelles et ses liaisons avec le pouvoir —ou des personnes importantes au
sein du pouvoir —, il paraît dire qu’Aristide n’est pas son seul et unique «
» et le personnage
avec qui il entretient des relations privilégiées.
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MESONGE,PROPAGANDE.VANT BEF VEUT NOUS FAIRE CROIRE QU'IL Y A ANGUILLE SOUS ROCHE.
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MessageSujet: Affaire d'Amaral Duclona - Interview Jean Michel Caroit   Jeu 8 Oct 2009 - 21:41

Interview du journaliste francais Jean Michel Caroit a Radio Metropole concernant l'affaire d'Amaral Duclona:


http://www.metropolehaiti.com/metropole/pageaudio.php
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Ven 9 Oct 2009 - 7:29

Merci Kami




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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Ven 9 Oct 2009 - 7:44

De rien, Amorph.

Lecon: Il ne faut jamais s'empresser d'accuser sans connaitre les faits, et cela va pour les deux camps sur Forumhaiti.
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Jeu 15 Oct 2009 - 16:25

Demande d´extradition d´Amaral Duclona par les autorités françaises

Mercredi, 14 Octobre 2009 17:46 Radio TV Focus




L'ambassade de france présente ses compliments au Secrétaire d'État aux Affaires étrangères de la République dominicaine et a l'honneur de me référer au Traité d'extradition entre la République française et la République dominicaine de 07 mars 2000 pour demander l'extradition d´un ciyoyen Haïtien d'Amaral Duclona né le 20 Octobre 1979 à Saint Michel de l'Attaya.
Annexe ci-jointe pour examen par le gouvernement de la République Dominicaine, est la documentation appropriée pour garantir cette demande, la fois en français et en espagnol, qui stipule que la légalisation ne sont pas nécessaires lorsque les documents sont envoyés via diplomatiques conformément à l'article 23 de notre accord.


Amaral Duclona est recherché pour des procès pour les infractions suivantes: enlèvement et la séquestration suivie de mort de Claude Bernard Lauture, un ressortissant français. Actes commis entre le 6 et 7 Janvier 2004 en Haïti PORT-AU-PRINCE.

L'ambassade française enverra des demandes reçues dans ce copie de l'ordonnance de détention en date du 28 Février, publiée par Mme Emmanuelle Ducos, juge d'instruction devant le tribunal de Paris de première instance.

Les faits:
Le 06 de Janvier 2004, Claude-Bernard Lauture, né le 17 Septembre 1952 à Port-au-Prince (Haïti), un ressortissant français, a été enlevé à Port-au-Prince (Haïti) sur la route de l'aéroport par trois personnes.

Un des témoins présents dans l'hôtel a découvert un téléphone portable perdu par l'un des assaillants.
Le même jour, 18 heures, Claude Bernard Lauture contact téléphonique à l'un de ses frères, Maxime Lauture, et dit qu'il serait libéré dès la livraison de 100.000 $ US.


Le 07 de Janvier 2004, le corps de Claude-Bernard Lauture a été constaté, après avoir reçu 8 cycles de gros calibre, semblent tirées à bout portant avec une arme automatique. L'exploitation de la téléphonie mobile sur le site et les factures détaillées a permis de connaître, d'abord, qui correspond au nombre qui a été payée 407-9158 Charles Junior, né le 19 Mars, 1981 à Port-au-Prince. Identifiée à l'imposition d'identification fiscale: 0041107693, demeurant au numéro 84 Belecourt Cité Soleil. En autre, nous comprenons que, avant En fait, l'utilisateur avait des contacts fréquents avec le numéro 405-4585 identifiés par le nom d'Amaral Duclona, né le Octobre 20, 1979 dans Saint-Michel L'Attaya, identifié à l'imposition d'identification fiscale :003979-881-3.
L'examen détaillé des factures détaillées sur le nombre d'Amaral Duclona a révélé que le dernier contact avec Maxime Lauture le 06 de Janvier 2004 à 18.15 et 18h17, ce qui correspondait à la demande de secours. Recherches menées depuis Novembre PA 2004 arrestation Amaral Duclona et Charles Junior, connu sous le nom des membres du gang de «Bélékou" basé à Cité Soleil, n'ont pas été couronnés de succès à ce jour.
Les faits de l'enlèvement et la séquestration suivie de mort de la victime, sont fournis et sont réprimées par les articles 224-1, 224-2, 224-9 de la violation du code pénal.
Selon les informations reçues, M. Amaral Duclona était situé en République Dominicaine.
Annexe ci-jointe pour examen par le Gouvernement de la République dominicaine est une image de ce qui est connu Amaral Duclona.

L'ambassade demande respectueusement que le secrétaire d'État aux affaires étrangères de la République dominicaine sur les développements relatifs à ce dossier.


L'ambassade se félicite de l'examen favorable à sa demande du gouvernement de la République dominicaine en DLDW l'esprit de réciprocité qui régit nos relations en matière d'extradition et le traité d'extradition entre nos deux pays et profite de cette occasion pour exprimer au Secrétaire d'Etat affaires étrangères les assurances de sa très haute considération.


Santo Domingo, Juillet 24, 2009






Amaral devan jij dominiken


Amaral nan konvsasyon avek Harry Vantbèf
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Mer 4 Nov 2009 - 21:28



[b]Affaire Amaral Duclona : premier interrogatoire du Président de la République




Avec la visite du Procureur de Santo Domingo au Palais National, Préval a subi son premier interrogatoire dans le cadre de l'affaire d'Amaral Duclona. Préval vient de créer une jurisprudence en reconnaissant la portée extraterritoriale des lois dominicaines sur toute l’ile d’Hispaniola. Le Procureur de Santo Domingo, peut, à l’avenir, demander à l’armée dominicaine de lui prêter la main forte pour procéder à l’arrestation du Chef de l’Etat Haïtien au cas où Monsieur Duclona continuerait à faire des déclarations de plus en plus embarrassantes pour le chef de l’Etat. La MINUSTHA ne fera rien pour protéger le Chef de l’Etat parce que cette clause ne fait pas partie de son mandat.



La pénétration du procureur dominicain dans l’enceinte du Palais National pour interroger le Président lui demandant de certifier l’authenticité des pièces d’identité du prévenu Duclona apparait comme un acte d’inculpation du Président de la République.



S’il ne s’agissait pas d’un acte d’inculpation, le procureur Dominicain, Radhamés Jiménez Peña, devrait, par commission rogatoire, demander à son homologue haïtien, le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, de procéder à l’authentification des pièces d’identité du prévenu Duclona. Dans un deuxième temps, le Ministre de la Justice de la République Dominicaine devrait demander à son homologue haïtien de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faciliter l’extradition du Prévenu Duclona en France.



Le Procureur général de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez Peña, sautant tous les verrous administratifs, diplomatiques, judiciaires et protocolaires, se présentait directement au Palais National pour s’enquérir des informations du Chef de l’Etat qui lui a remis des documents d'identité en vue de l'extradition vers la France de l'ancien chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de la capitale), Amaral Duclona.



Selon le protocole de la diplomatie judicaire, le Procureur général de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez Peña s’est présenté en chef de l’action publique de son pays pour interroger le Président Haïtien. Préval a subi un interrogatoire en bonne et due forme. Plusieurs Chefs d’Etat étranger en fonction sont en prise avec la diplomatie judiciaire.



La question de la diplomatie judiciaire fait du tapage entre plusieurs pays (France/Rwanda, France/Djibouti, Belgique/Sénégal). La Faculté de droit de P-au-P a beaucoup de choses à faire !!



C’est toute la trame de l’intelligence haïtienne qui part avec cette percée fulgurante du procureur dominicain au Palais National. La souveraineté Nationale est écornée.



Le procureur Dominicain, traversant les portes du Palais National et demandant au Président de la République d’identifier et de lui remettre des documents pour extrader un prévenu réputé dangereux qui a cité le nom du Président dans divers actes malhonnêtes, a accumulé beaucoup d’informations compromettantes sur le Chef de l’Etat. Préval pourrait citer à comparaitre au Parquet de Paris, à titre de témoin, dans la cadre de l’instruction de l’affaire Duclona.



Au-delà du simple personnage de Préval, c’est la Fonction du Président de la République qui est souillée avec le mandat de perquisition exécuté en personne par le Procureur général de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez Peña, au Palais National. Le côté jurisprudentiel de l’introduction d’un Magistrat dominicain au siège de la Présidence de la République pour interroger le premier personnage de l’Etat sur les démêlées d’un bandit de grand chemin avec la justice pénale désacralise la fonction présidentielle. Comment en est-on arrivé là ? L’affaire Duclona, qui devient une affaire d’Etat, éclabousse non seulement notre diplomatie mais également la morale républicaine!



Après la destruction économique et sociale aboutissant à l’occupation d’aujourd’hui, les implications internationales de l’affaire Duclona fragilisent la présidence haïtienne. Quand le Camp Patriotique défend l’indépendance nationale et réclame l’exercice de tous les attributs de la souveraineté nationale par l’Etat Haïtien c’est parque nous savons les dangers et le contour du jeu international. Le Président Préval s’est entouré d’un train de flatteurs qui lui disent tous les jours, « Excellence vous êtes beau, excellence, il y a une femme qui vous attend, Preyidan pa okipe Misye ». Ils refusent de dire au Président de la République la vérité quoiqu’il advienne. Ils disent au Président ce qu’il veut entendre. Les Ambassadeurs qui assistaient à l’interrogatoire du président étaient là à titre de témoins. Nous sommes dans le jeu de la diplomatie judiciaire.



Pour comprendre la diplomatie judiciaire, un phénomène récent de l’histoire internationale, il faut s’enquérir des informations auprès de l’actuel Président de Djibouti, Monsieur Ismaël Omar Guelleh. Il peut expliquer mieux ce qu’il entend par la diplomatie judiciaire avec ses démêlées avec le Parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Borrel (magistratfrançais assassiné à Djibouti).



L’introduction d’un procureur dominicain au Palais National, c’était inimaginable il y a 20 ans. C’est pour la Première fois qu’un pareil acte est produit dans les annales de l’histoire du pays. Malheureusement, je n’ai pas lu des interventions des hommes politiques et des intellectuels haïtiens sur cette gifle qu’a reçue l’institution de la Présidence. Au-delà de la personne de René Préval c’est la Présidence en tant qu’institution qui est menacée. Tout le rituel et l’aspect protocolaire de la Fonction du Président de la République sont éclaboussés.



Les Intellectuels dominicains nous rient. Ils sont contents. Messieurs, il faut prendre le pays au sérieux.



Guichard Doré [/b]
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Jeu 5 Nov 2009 - 12:36

Mr Guichard Dore,


A lire tes deux derniers textes, on a comme l'impression -suivant
ta déscription des faits- que le Palais National de Port-au-Prince est
comme un moulin dépourvu de toute garde armée. N'importe qui peut y
pénétrer sans quelqu'un pour lui crier halte.
Mr Guichard, avant de parvenir jusqu'au président Haitien, voici les étapes que doit emprunter l'officiel dominicain.
a) écrire une lettre à la représentation Haitienne à Santo Domingo
b) attendre que l'ambassadeur Haitien lui communique
l'autorisation qui doit émaner du ministre des affaires Etrangères et
par extension du président de la République.
c) voyager à Port-au-Prince et effectuer ses déplacements en compagnie des autorités policières Haitiennes.
La
deuxième partie du point C n'est pas applicable dans le cas bien précis
d'Amaral Duclona pour la simple raison que celui-ci n'a pas commis un
crime ni en territoire dominicain, ni contre un citoyen dominicain.
Ainsi donc, aucune charge connue n'est actuellemnt retenue contre lui
par la justice domicaine qui fait ces jours-ci office d'un instrument
accessoire pour les justices française et Haitienne. D'autre part, le
président de n'importe quel pays au monde est couvert par une immunité
liée à sa fonction. Il peut etre inculpé officiellement ou
officieusement pour des crimes commis dans, ou antétieurement à la date
où a commencé, l'exercice de ses fonctions par une cour de justice
étrangère ou la TPI (Tribunal Pénal International). Dans aucun cas, ce
président en fonction, ne peut etre forcé à etre auditionné par un juge
enqueteur, que s'il se trouve sur un territoire vulnérable. Je vois
mal, un président qui se sait coupable ou complice qui accepterait de
sauter ses ceintures de sécurité que lui garantissent certaines
conventions internationale et accepter d'etre auditionné comme
n'importe quel vulgaire complice.

Mr Guichard,
J'avais
bien mentionné le Ministre de la Justice démissionnaire avec lequel M.
Préval n'entretient publiquement par de bonnes relations. C'est un
secret de Polichinelle en Haiti. Je vois difficilement comment
quelqu'un qui serait accusé de complicité de crime se fasse accompagner
par un avocat en qui il n'a pas confiance et avec qui il va se séparer.
Ce serait quoi alors?

De plus, je voudrais un gros service de ta part en me fournissant les articles de la presse étrangère
que tu viens de mentionner ayant relayé les déclarations du prévenu
Amaral Duclona (innocent until proven guilty by a court of law)
impliquant dans les crimes qui lui sont reprochés, son président, ton
président, mon président. S'il te plait, ne me réfère pas à Haiti
Observé à Terre (le journal du Trash News) de l'actuel ambassadeur
d'Haiti à Washington (qui n'a pas démissionné de son poste, donc un
collaborateur d'un accusé de crime). En bon responsable politique, on
ne bâti pas un raisonnement à partir des articles de presse, voire d'un
journal au style Radio Vovonnesque comme Haiti Observé à Terre. Ce sont
les conclusions d'une enquete judiciaire réalisée en bonne et due forme
qui amèraient à une approche aussi tranchante comme celle que tu as
adoptée dans ton texte.

Mr
Guichard, j'aime bien ta fougue et j'apprécie ton impatience à en
découdre avec la médiocrité qui enveloppe notre société du Tout Voum se
Do. Je t'invite à ne pas te laisser aller à la facilité du discours,
genre Voye Monte des leaders de cette classe politique que tu es
appellé à remplacer. Une poussée d'adrenaline dans ton cerveau de
leader politique ne devrait logiquement pas te conduire à voir dans le
déplacement du procureur dominicain la poursuite d'une quelconque
enquete judiciaire. Ce dernier devant statuer sur un cas spécifique:
l'extradition vers la France d'un citoyen Haitien se trouvant sur le
territoire de son pays. Les spécialistes du droit international ont
leur mot à dire. En voyant dans l'entretien Préval et le procureur
dominicain, tu glisses maladroitement sur la pente descendante du Voye
Monte et du Tout Voum se Do.

Je
vois plutot une gifle à Haiti dans le fait que les autorité Haitiennes
qui avaient un mandat d'amener connu depuis plusieurs années contre
Amaral Duclona, n'aient pas élevé la voix pour réclamer son refoulement
vers le pays sur le base de la préséance de leur mandat sur celui
(somme toute en cachette) de la France. Bon, sa a ou pap di l et tu sais très bien pourquoi.

Je
parie mon ami Dore Guichard que si Amaral est extradé vers la France,
la justice de ce pays ne pourra qu'en faire un cirque. Celui-ci sera
bien entendu exhibé comme un prototype du Chimère tant parlé dans la
presse internationale et une fois de plus, les Français règleront leur
compte à Aristide qui avait osé demander en 2004, le remboursement de
l'argent versé pour la dette de l'Indépendance. En passant, es-tu pour
le re-versement de la dette de l'Indépendance qui avait tant appauvri
Haiti? Si tu ajoutes cette réclamation à ta pétition je la signe.


Cordialement.

Norluck
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MessageSujet: Guichard, tu tapes sur un tonneau vide   Jeu 5 Nov 2009 - 12:37

Mr Dore Guichard,

C'est vraiment aller vite en besogne que d'être amené à des conclusions qui ont l'air tellement hâtives.
Primo, pourquoi ne pas voir que si Mr Préval a reçu le procureur
dominicain en compagnie du ministre "démissionnaire" de la Justice (qui
est publiquement connu pour ne pas être son allié car il est en train
d'être renvoyé du cabinet ministériel en formation) et non en compagnie
de son avocat personnel, la discussion se serait déroulé dans une
ambiance étatique.
Secundo, si la presse dominicaine a rapporté que les ambassadeurs
de France et de la République Dominicaine étaient présents à la
rencontre, il ne pourrait s'agir que de discussions multilatérales et
interétatiques sur un tel dossier.
Tertio, c'est encore une fois mal connaître la personnalité de
René Préval, celui qui feint un désintéressement des fastes du pouvoir
mais qui l'exerce et le contrôle comme une vraie incarnation du
micro-manager, se souciant des moindres petits détails. Préval a sans
doute grillé ses subalternes (commissaires du gouvernement, secrétaire
d'Etat de la Justice, secrétairie d'Etat de la Sécurité Publique,
Ministre de la Justice, voire le premier ministre) afin d'être plus
près du dossier, ce qui l'a exposé à vos élucubrations. C'est un peu le
comportement de nombreux chefs hauts placés Haitiens qui s'empressent
d'accorder une audience au moindre fonctionnaire grand ou moyent venant
d'un pays étranger. D'ailleurs, dans ce cas bien précis, c'est la
"mauvaise ou bonne" habitude des chefs des pays dits petits, de
dérouler le tapis rouge et offrir un accueil de haut niveau
protocolaire à des visiteurs d'un rang peu élevé (ministre,
ambassadeur, envoyé spécial). Bienséance diplomatique ou hospitalité
proverbiale, je ne sais pas.
En résumé, il suffit de relire les trois points sus-mentionnés et
tu comprendras que tu es en train de faire, comme tes devanciers dans
le marigot politique en Haiti: du verbiage et des buzz médiatique,
voire cybernétique, pour rien. Je me permets de te dire qu'en voulant
remplacer l'ancienne classe politique, vous être en train de répéter
leurs erreurs. Tu supputes, tu analyses sans les connaitre les faits et
leurs travers.
Le pays a surement besoin de toi et de tous ses fils d'ailleurs.
Mais, il faudrait éviter de faire du bruit comme un tonneau vide. Tu
viens d'en faire. Et c'est malheureux.
A mon humble avis, il faudrait surtout mobiliser l'opinion sur un
autre fait important dans ce dossier. En faisant des thèmes de la
Souveraineté et du Patriotisme ton cheval de bataille (Bravissimo, mon
cher), je pense que tu devrais aussi bien mobiliser la société civile
sur le fait que Amaral Duclona devrait etre jugé d'abord en Haiti afin
de purger sa peine pour les maux dont il est accusé (innocent until
proven guilty) par les secteurs haitiens, avec constitution de preuve
bien entendu. Son extradition en rance démontre clairement la préséance
de la justice Française sur celle d'Haiti. C'est ce que tu devrais
aussi dénoncer. En ne le faisant pas mon cher Souverainiste et
Patriote, tu te fais le complice de ce rabaissement sous-jacent d'Haiti
dans le déroulement ce dossier. La vie des citoyens français assassinés
en Haiti, dont Amaral Duclona est accusé d'avoir enlevée, ne vaut pas
plus que celle des Haitiens victimes des actions de ce chef de gang.
Mais tu viens de prouver le contraire, en tapant dans le tonneau vide
que tu es en train de rouler... sur le net.


Norluck
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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Ven 6 Nov 2009 - 12:56

Norluck,



Pourquoi les autorités n’ont pas jugé important de juger Amaral Duclona à Port-au-Prince ?



L’homme
était-il trop puissant pour le système judiciaire haïtien? Qui lui a
donné le passeport en sa possession ? Pourquoi c’es le Président qui a
remis au magistrat dominicain les vraies pièces d’identité de Duclona ?
Identifier c'est reconnaître. Le président a-t-il le pouvoir de dire
que Monsieur Berthony Jolicoeur est bel et bien le Citoyen Amaral
Duclona? Peut-on identifier une personne si l'on ne la connait pas?




Norkuck, tu dis que « -A
lire tes deux derniers textes, on a comme l'impression -suivant ta
description des faits- que le Palais National de Port-au-Prince est
comme un moulin dépourvu de toute garde armée. N'importe qui peut y
pénétrer sans quelqu'un pour lui crier halte.


Mr Guichard, avant de parvenir jusqu'au président Haïtien, voici les étapes que doit emprunter l'officiel dominicain.

a) écrire une lettre à la représentation Haïtienne à Santo Domingo

b)
attendre que l'ambassadeur Haïtien lui communique l'autorisation qui
doit émaner du ministre des affaires Etrangères et par extension du
président de la République.


c) voyager à Port-au-Prince et effectuer ses déplacements en compagnie des autorités policières Haïtiennes »
Si je comprends très bien le président est entouré que des flatteurs
qui l’ont piégé. Notre démarche ce n’est pas d’affaiblir le Président
Préval mais comme l’a indiqué un Internaut, j’ai essayé de
démontrer le caractère dangereux et malsain de la présence d’un
magistrat dominicain au siège de la Présidence dans le cadre de
l’instruction d’un prévenu réputé dangereux
. Tu penses que c’est normal qu’un
procureur de la Dominicaine investit le siège de la Présidence pour
passer un interrogatoire au Président de la République. Le Camp
Patriotique dit NON
.
Qui a donné le droit au magistrat dominicain enquêtant sur un chef de
gang d’interroger le Président de la République ? Préval est entouré
des flatteurs qui sont prêt à négocier sa tête. On a créé un antécédent
grave pour les institutions républicaines.




« La
deuxième partie du point C n'est pas applicable dans le cas bien précis
d'Amaral Duclona pour la simple raison que celui-ci n'a pas commis un
crime ni en territoire dominicain, ni contre un citoyen dominicain.
Ainsi donc, aucune charge connue n'est actuellement retenue contre lui
par la justice domicaine qui fait ces jours-ci office d'un instrument
accessoire pour les justices française et Haïtienne
» Le Magistrat
dominicain agissait-il à Port-au-Prince, par commission rogatoire, sur
l’ordre du Parquet de Paris ? L’affaire d’Amaral Duclona est une affaire internationale mettant aux prises les autorités haïtiennes avec la justice de plusieurs pays étrangers. Une fois arrivée à Paris, Monsieur Duclona sera probablement reçu par le PÔLE ANTI-TERRORISTE
DU PARQUET DE PARIS. Il sera auditionné par des magistrats chevronnés.




« D'autre
part, le président de n'importe quel pays au monde est couvert par une
immunité liée à sa fonction. Il peut être inculpé officiellement ou
officieusement pour des crimes commis dans, ou antétieurement à la date
où a commencé, l'exercice de ses fonctions par une cour de justice
étrangère ou la TPI (Tribunal Pénal International) ». Dans aucun cas,
ce président en fonction, ne peut etre forcé à etre auditionné par un
juge enqueteur, que s'il se trouve sur un territoire vulnérable. Je
vois mal, un président qui se sait coupable ou complice qui accepterait
de sauter ses ceintures de sécurité que lui garantissent certaines
conventions internationale et accepter d'etre auditionné comme
n'importe quel vulgaire complice.
» Si le Président sait qu’il ne
peut être entendu par un magistrat pourquoi a-t-il accepté d’être
auditionné par un procureur qui agit dans le cadre d’une affaire d’un
prévenu qui a des démêlés avec la justice pénale ? Le Président se rend
vulnérable par le fait qu’il a permis au magistrat dominicain d’entrer
au Palais National. Pire encore, il a certifié l’authenticité du
document d’identité de Duclona. Du point de vue du droit, par cet acte,
le président certifie qu’il reconnaît personnellement Amaral Duclona.




« J'avais
bien mentionné le Ministre de la Justice démissionnaire avec lequel M.
Préval n'entretient publiquement par de bonnes relations. C'est un
secret de Polichinelle en Haiti. Je vois difficilement comment
quelqu'un qui serait accusé de complicité de crime se fasse accompagner
par un avocat en qui il n'a pas confiance et avec qui il va se séparer.
Ce serait quoi alors?
» Est-ce que le Président est qualifié pour
donner des pièces d’identité et certifier l’authenticité des documents
de voyage d’un prévenu impliqué dans l’assassinat des citoyens et
citoyennes qui n’ont pas eu la protection du pouvoir en place
?
Pourquoi le président a voulu remplacer les services de l’administration compétents dans ce cas d’espèce ?



« De plus, je voudrais un gros service de ta part en me fournissant les articles de la presse étrangère
que tu viens de mentionner ayant relayé les déclarations du prévenu
Amaral Duclona (innocent until proven guilty by a court of law)
impliquant dans les crimes qui lui sont reprochés, son président, ton
président, mon président. S'il te plait, ne me réfère pas à Haiti
Observé à Terre (le journal du Trash News) de l'actuel ambassadeur
d'Haiti à Washington (qui n'a pas démissionné de son poste, donc un
collaborateur d'un accusé de crime). En bon responsable politique, on
ne bâti pas un raisonnement à partir des articles de presse, voire d'un
journal au style Radio Vovonnesque comme Haiti Observé à Terre. Ce sont
les conclusions d'une enquete judiciaire réalisée en bonne et due forme
qui amèraient à une approche aussi tranchante comme celle que tu as
adoptée dans ton texte.
»
Je n’ai pas tranché, j’ai questionné le bien fondé de la présence d’un
Magistrat dominicain, visitant en cachette le pays, pour auditionner le
président de la République.


Le Figaro du 15/10/2007 indiquait « il n'y a pas eu depuis d'opérations d'envergure pour venir à bout des 34 gangs très structurés coiffés, selon la police, par Amaral Duclona, un personnage qui soutient le politicien René Préval. »

« Je
t'invite à ne pas te laisser aller à la facilité du discours,
genre Voye Monte des leaders de cette classe politique que tu es
appellé à remplacer. Une poussée d'adrenaline dans ton cerveau de
leader politique ne devrait logiquement pas te conduire à voir dans le
déplacement du procureur dominicain la poursuite d'une quelconque
enquete judiciaire.
» Est-ce que le Procureur dominicain était venu
pour jouer avec la Président ou bien pour investiguer dans le cadre
d’un dossier pénal ? Un procureur, qui enquête sur un prévenu dangereux
ayant des dossiers costauds collectés par les services étrangers et
internationaux, ne déplace pas pour rien.




« Ce
dernier devant statuer sur un cas spécifique: l'extradition vers
la France d'un citoyen Haitien se trouvant sur le territoire de son
pays. Les spécialistes du droit international ont leur mot à dire. En
voyant dans l'entretien Préval et le procureur dominicain, tu glisses
maladroitement sur la pente descendante du Voye Monte et du Tout Voum
se Do.
» Non Norluck. Je vois que Monsieur Préval crée un
antécédent grave pour l’institution de la présidence et met en péril
l’indépendance nationale. Le Camp Patriotique condamne ce glissement
dangereux du Président de la République.




« Je
parie mon ami Dore Guichard que si Amaral est extradé vers la France ,
la justice de ce pays ne pourra qu'en faire un cirque. Celui-ci sera
bien entendu exhibé comme un prototype du Chimère tant parlé dans la
presse internationale et une fois de plus, les Français règleront leur
compte à Aristide qui avait osé demander en 2004, le remboursement de
l'argent versé pour la dette de l'Indépendance. En passant, es-tu pour
le re-versement de la dette de l'Indépendance qui avait tant appauvri
Haiti? Si tu ajoutes cette réclamation à ta pétition je la signe.
»
Pour ton information, la question de la dette de l’indépendance d’Haïti
a été posée par des intellectuels français bien avant JBA. Et
récemment, la députée de Guyane a parlé de la question de la dette. Si
la question peut faire l’objet d’un traitement entre les deux pays, la
forme utilisée par le GVT en 2003 était diplomatiquement peu commode.
Dans ce genre de dossier, on fait appel à des diplomates de carrière
secondés par des experts sur le fond du dossier pour entreprendre les
négociations en vue d’arriver à une fin heureuse pour les deux pays.
Ceci a-t-il été fait en 2003 ?




Parce
que la question de la dette doit être traitée par la voie diplomatique,
l’on ne peut pas la traiter dans une pétition. Je laisse le soin au
Président de Préval en tant que Chef de la diplomatie du pays de
s’initier dans cette démarche.




Guichard Doré
--- En date de : Jeu 5.11.09, Norluck Dorange <infohaiti@yahoo.com> a écrit :

De: Norluck Dorange <infohaiti@yahoo.com>
Objet: [Forum culturel] Affaire Amaral Duclona, Dore Guichard tu lis trop HAiti Observé à Terre
À: haiti-nation@googlegroups.com
Cc: forumculturel@googlegroups.com
Date: Jeudi 5 Novembre 2009, 5h29


Mr Guichard Dore,


A lire tes deux derniers textes, on a comme l'impression -suivant
ta déscription des faits- que le Palais National de Port-au-Prince est
comme un moulin dépourvu de toute garde armée. N'importe qui peut y
pénétrer sans quelqu'un pour lui crier halte.
Mr Guichard, avant de parvenir jusqu'au président Haitien, voici les étapes que doit emprunter l'officiel dominicain.
a) écrire une lettre à la représentation Haitienne à Santo Domingo
b) attendre que l'ambassadeur Haitien lui communique
l'autorisation qui doit émaner du ministre des affaires Etrangères et
par extension du président de la République.
c) voyager à Port-au-Prince et effectuer ses déplacements en compagnie des autorités policières Haitiennes.
La
deuxième partie du point C n'est pas applicable dans le cas bien précis
d'Amaral Duclona pour la simple raison que celui-ci n'a pas commis un
crime ni en territoire dominicain, ni contre un citoyen dominicain.
Ainsi donc, aucune charge connue n'est actuellemnt retenue contre lui
par la justice domicaine qui fait ces jours-ci office d'un instrument
accessoire pour les justices française et Haitienne. D'autre part, le
président de n'importe quel pays au monde est couvert par une immunité
liée à sa fonction. Il peut etre inculpé officiellement ou
officieusement pour des crimes commis dans, ou antétieurement à la date
où a commencé, l'exercice de ses fonctions par une cour de justice
étrangère ou la TPI (Tribunal Pénal International). Dans aucun cas, ce
président en fonction, ne peut etre forcé à etre auditionné par un juge
enqueteur, que s'il se trouve sur un territoire vulnérable. Je vois
mal, un président qui se sait coupable ou complice qui accepterait de
sauter ses ceintures de sécurité que lui garantissent certaines
conventions internationale et accepter d'etre auditionné comme
n'importe quel vulgaire complice.

Mr Guichard,
J'avais
bien mentionné le Ministre de la Justice démissionnaire avec lequel M.
Préval n'entretient publiquement par de bonnes relations. C'est un
secret de Polichinelle en Haiti. Je vois difficilement comment
quelqu'un qui serait accusé de complicité de crime se fasse accompagner
par un avocat en qui il n'a pas confiance et avec qui il va se séparer.
Ce serait quoi alors?

De plus, je voudrais un gros service de ta part en me fournissant les articles de la presse étrangère
que tu viens de mentionner ayant relayé les déclarations du prévenu
Amaral Duclona (innocent until proven guilty by a court of law)
impliquant dans les crimes qui lui sont reprochés, son président, ton
président, mon président. S'il te plait, ne me réfère pas à Haiti
Observé à Terre (le journal du Trash News) de l'actuel ambassadeur
d'Haiti à Washington (qui n'a pas démissionné de son poste, donc un
collaborateur d'un accusé de crime). En bon responsable politique, on
ne bâti pas un raisonnement à partir des articles de presse, voire d'un
journal au style Radio Vovonnesque comme Haiti Observé à Terre. Ce sont
les conclusions d'une enquete judiciaire réalisée en bonne et due forme
qui amèraient à une approche aussi tranchante comme celle que tu as
adoptée dans ton texte.

Mr
Guichard, j'aime bien ta fougue et j'apprécie ton impatience à en
découdre avec la médiocrité qui enveloppe notre société du Tout Voum se
Do. Je t'invite à ne pas te laisser aller à la facilité du discours,
genre Voye Monte des leaders de cette classe politique que tu es
appellé à remplacer. Une poussée d'adrenaline dans ton cerveau de
leader politique ne devrait logiquement pas te conduire à voir dans le
déplacement du procureur dominicain la poursuite d'une quelconque
enquete judiciaire. Ce dernier devant statuer sur un cas spécifique:
l'extradition vers la France d'un citoyen Haitien se trouvant sur le
territoire de son pays. Les spécialistes du droit international ont
leur mot à dire. En voyant dans l'entretien Préval et le procureur
dominicain, tu glisses maladroitement sur la pente descendante du Voye
Monte et du Tout Voum se Do.

Je
vois plutot une gifle à Haiti dans le fait que les autorité Haitiennes
qui avaient un mandat d'amener connu depuis plusieurs années contre
Amaral Duclona, n'aient pas élevé la voix pour réclamer son refoulement
vers le pays sur le base de la préséance de leur mandat sur celui
(somme toute en cachette) de la France. Bon, sa a ou pap di l et tu sais très bien pourquoi.

Je
parie mon ami Dore Guichard que si Amaral est extradé vers la France,
la justice de ce pays ne pourra qu'en faire un cirque. Celui-ci sera
bien entendu exhibé comme un prototype du Chimère tant parlé dans la
presse internationale et une fois de plus, les Français règleront leur
compte à Aristide qui avait osé demander en 2004, le remboursement de
l'argent versé pour la dette de l'Indépendance. En passant, es-tu pour
le re-versement de la dette de l'Indépendance qui avait tant appauvri
Haiti? Si tu ajoutes cette réclamation à ta pétition je la signe.


Cordialement.

Norluck


[b]De :[/b] Dore Guichard <dore_guichard@yahoo.fr>
[b]À :[/b] haiti-nation@googlegroups.com; DEBANASYONAL@yahoogroups.com; forumculturel@googlegroups.com
[b]Envoyé le :[/b] Mer 4 Novembre 2009, 18 h 04 min 29 s
[b]Objet :[/b] [Haïti-Nation:13552] Affaire Amaral Duclona : Interrogatoire du Président de la République (Rép à Norluck)


Mr Norluck,



En dénonçant l’extraterritorialité des lois dominicaines sur l’ile d’Hispaniola, j’ai reconnu que René Préval a commis une gaffe monumentale et a dénaturé la fonction présidentielle. En recevant le Procureur général de la République Dominicaine , Me
Radhamés Jiménez Peña au siège de la Présidence , Préval compromet, une
fois de plus, l’indépendance du pays et de la justice haïtienne dont il
est supposé le garant.




Le premier conseiller judiciaire et juridique du Chef de l’Etat c’est bien son Ministre de la Justice. Le Ministre de la Justice était présent lors de l’interrogatoire
du Président par le chef de poursuite du Parquet Dominicain. Le chef de
l’action publique du Parquet dominicain en fonction des données
compromettantes et des déclarations du prévenu Duclona était en non
seulement entré d’urgence en Haïti pour interroger le Chef de l’Etat
mais également il avait pour mission de perquisitionner et d’identifier
la résidence secondaire du Monsieur Duclona qui est le Palais National
. Je n’ai rien inventé.



Les
déclarations du prévenu Duclona, rapportése par la presse étrangère,
font état des dossiers accablants contre le Chef de l’Etat. Le chef de
Gangue de Belekou, Amaral Duclona, a indiqué qu’il était hébergé au
Palais National à diverses reprises. Le Chef de la poursuite du Parquet
dominicain a voulu interroger le chef de résidence secondaire d’Amaral
Duclona.




Moi,
je suis un patriotique, je souhaite de tout mon cœur qu’aucun HAITIEN
n’a à rendre des comptes à un tribunal étranger pour les faits commis
en Haïti. L’Etat Haïtien doit souverainement se prononcer, à travers
ses Tribunaux et Cours, sur tout fait reproché à un Haïtien en Haïti.
Mais, je suis obligé de constater que les collabos n’ont pas voulu
juger Amaral Duclona en Haïti. Je ne sais pas pourquoi mais c’est une
évidence.




C’est
pour mettre un terme à l’anarchie, à l’occupation et à la soumission de
nos institutions que le Camp Patriotique existe. Avec le Camp
Patriotique : la patrie d’abord, la patrie ensuite et la patrie enfin.
Le Camp Patriotique défend l’intérêt national.




Le
procureur Dominicain, traversant les portes du Palais National et
demandant au Président de la République d’identifier et de lui remettre
des documents pour extrader un prévenu réputé dangereux qui a cité le
nom du Président dans divers actes malhonnêtes, a accumulé beaucoup
d’informations compromettantes sur le Chef de l’Etat.




Norluck
écrit : «La vie des citoyens français assassinés en Haïti, dont Amaral
Duclona est accusé d'avoir enlevée, ne vaut pas plus que celle des
Haïtiens victimes des actions de ce chef de gang ». J’observe que c’est
le Président Préval qui a certifié l’authenticité des pièces d’identité
d’Amaral Duclona pour l’empêcher d’être entendu par une justice
haïtienne libérée de tutelle des forces d’occupation.




Devant
la mort, Préval a fait une hiérarchie et dans la hiérarchie de Préval
les Haïtiens n’ont aucune importance. Le Camp Patriotique proteste
contre cette hiérarchie du pouvoir.




Vous
continuez pour dire que « tu viens de prouver le contraire, en tapant
dans le tonneau vide que tu es en train de rouler... sur le net ». Ce
n’est pas vrai du tout. Mon analyse dérive des déclarations faites dans
la presse étrangère par les parties intéressées par le dossier Duclona
qui est une affaire d’Etat. Ce dossier est costaud. Les
autorités françaises ne jouent pas avec la vie de leurs ressortissants.
Les déclarations d’Amaral Duclona sont très compromettantes pour le
pouvoir de Port-au-Prince.




Monsieur Norluck, la
pénétration du procureur dominicain dans l’enceinte du Palais National
pour interroger le Président lui demandant de certifier l’authenticité
des pièces d’identité du prévenu Duclona apparait comme un acte
d’inculpation du Président de la République.




S’il ne s’agissait pas d’un acte d’inculpation, le procureur Dominicain, Radhamés Jiménez Peña,
devrait, par commission rogatoire, demander à son homologue haïtien, le
Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, de procéder à
l’authentification des pièces d’identité du prévenu Duclona. Dans un
deuxième temps, le Ministre de la Justice de la République Dominicaine
devrait demander à son homologue haïtien de prendre toutes les
dispositions nécessaires pour faciliter l’extradition du Prévenu
Duclona en France.




Le Procureur général
de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez Peña, sautant tous les
verrous administratifs, diplomatiques, judiciaires et protocolaires, se
présentait directement au Palais National pour s’enquérir des informations du Chef de l’Etat qui lui a remis des documents d'identité en vue de l'extradition vers la France de l'ancien chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de la capitale), Amaral Duclona.




Selon le protocole de la diplomatie judicaire,
le Procureur général de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez
Peña s’est présenté en chef de l’action publique de son pays pour
interroger le Président Haïtien. Préval a subi un interrogatoire en
bonne et due forme. Plusieurs Chefs d’Etat étranger en fonction sont en
prise avec la diplomatie judiciaire.




La
question de la diplomatie judiciaire fait du tapage entre plusieurs
pays (France/Rwanda, France/Djibouti, Belgique/Sénégal). La Faculté de
droit de P-au-P a beaucoup de choses à faire !!




C’est
toute la trame de l’intelligence haïtienne qui part avec cette percée
fulgurante du procureur dominicain au Palais National. La souveraineté
Nationale est écornée




Au-delà
du simple personnage de Préval, c’est la Fonction du Président de la
République qui est souillée avec le mandat de perquisition exécuté en
personne par le Procureur général de la République Dominicaine , Radhamés Jiménez Peña, au Palais National.
Le côté jurisprudentiel de l’introduction d’un Magistrat dominicain au
siège de la Présidence de la République pour interroger le premier
personnage de l’Etat sur les démêlées d’un bandit de grand chemin avec
la justice pénale désacralise la fonction présidentielle. Comment en
est-on arrivé là ? L’affaire Duclona, qui devient une affaire d’Etat,
éclabousse non seulement notre diplomatie mais également la morale
républicaine!




Après
la destruction économique et sociale aboutissant à l’occupation
d’aujourd’hui, les implications internationales de l’affaire Duclona
fragilisent la présidence haïtienne. Quand le Camp Patriotique défend
l’indépendance nationale et réclame l’exercice de tous les attributs de
la souveraineté nationale par l’Etat Haïtien c’est parque nous savons
les dangers et le contour du jeu international. Le Président Préval
s’est entouré d’un train de flatteurs qui lui disent tous les jours,
« Excellence vous êtes beau, excellence, il y a une femme qui vous
attend, Preyidan pa okipe Misye ». Ils refusent de dire au Président
de la République la vérité quoiqu’il advienne. Ils disent au Président
ce qu’il veut entendre. Les Ambassadeurs qui assistaient à
l’interrogatoire du président étaient là à titre de témoins. Nous
sommes dans le jeu de la diplomatie judiciaire.




Pour
comprendre la diplomatie judiciaire, un phénomène récent de l’histoire
internationale, il faut s’enquérir des informations auprès de l’actuel
Président de Djibouti, Monsieur Ismaël Omar Guelleh. Il peut expliquer
mieux ce qu’il entend par la diplomatie judiciaire avec ses démêlées
avec le Parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Borrel (magistratfrançais assassiné à Djibouti).




L’introduction
d’un procureur dominicain au Palais National, c’était inimaginable il y
a 20 ans. C’est pour la Première fois qu’un pareil acte est produit
dans les annales de l’histoire du pays. Malheureusement, je n’ai pas lu
des interventions des hommes politiques et des intellectuels haïtiens
sur cette gifle qu’a reçue l’institution de la Présidence. Au-delà de
la personne de René Préval c’est la Présidence en tant qu’institution
qui est menacée. Tout le rituel et l’aspect protocolaire de la Fonction
du Président de la République sont éclaboussés.




Les Intellectuels dominicains nous rient. Ils sont contents. Messieurs, il faut prendre le pays au sérieux.



Guichard Doré



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MessageSujet: Re: Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona   Ven 6 Nov 2009 - 12:57

Guichard,

Je ne suis pas en mesure de te dire pourquoi les autorités
Haitiennes n'ont pas jugé important de faire un procès en bonne et due
forme à Amaral Duclona. Je me souviens que les autorités américaines
avaient refusé de renvoyer Toto Constant en Haiti, pretextant
officiellement que le pays ne dispose pas de structures judiciaires
solides pour juger le terrible accusé. Bref, Toto Comstant purge une
peine actuellement dans les geoles américaines, pas pour les charges
liées à ses activités de chef du redoutable gang criminel dénommé FRAPH.

Comment Amaral Duclona ait pu fuir le territoire Haitien? Cela, je
me le demande. Un comité d'enquetes (journalistiques, parlementaires ou
d'ONGs des droits humains) peut aider à faire la lumière sur les pièces
d'identité que se serait procuré l'ancien caid de Cité Soleil et les
moyens pour parvenir jusqu'en RD.

Je te rappelle une fois de plus, que selon tous les documents, le
magistrat en question est en train de statuer sur une seule espèce:
l'extradition en France d'Amaral Duclona, citoyen Haitien, n'ayant été
impliqué dans aucun crime en territoire dominicain. Par conséquent, il
n'a qu'à décider sur ce qui lui a été signifié officiellement par un
partenaire international. Il n'y aurait que les cerveaux tordieux qui
verraient une enquete menée par le procureur dominicain, alors que
celui-ci recherche la collaboration des autorités Haitiennes dans le
processus d'identification de ce personnage. Sans une identité
clairement ou officiellement établie, il est tout simplement
impossible de partir au point zéro dans l'affaire. En France, tu le
sais très bien, les illégaux se déplacent sans papier d'identité afin
d'éviter le refoulement rapide dans leur pays d'origine au cas où ils
sont attrapés par les services de police.

J'ai posé une question concernant les déclarations d'Amaral
Duclona relayées par la presse étrangère et tu as mentionné un article
du Figaro daté d'Octobre 2007, donc très largement antérieure, soit
deux ans, à l'arrestation en RD du chef de gang. Le média français
avait donc parlé de Duclona comme quelqu'un qui avait soutenu la
candidature de celui qui est aujourd'hui au Palais National. Ainsi
donc, tu reconnais implicitement la légèreté de tes affirmations
d'hier. Et tu es trop intelligent pour ne pas sombrer dans le "guilty
by association" soit, en droit, le fait que Préval ait reçu le soutien
public de Duclona au cours des élections ne fait pas de lui
automatiquement un complice des crimes de celui-ci. De plus, comment
quelqu'un qui nie etre Amaral Duclona peut-il révendiquer des crimes
commis par Amaral Duclona? M pa konprann lojik ou ti papa! Sachant que
le pays ne dispose pas d'une base de données sur les identités
(empreintes digitales -Amaral était-il déjà arreté en Haiti? La police
détient-elle un fichier scientifique sur le type?) Quels sont les
documents soumis au procureur par Préval? Et si le prisonnier conteste
le document, tout en se réclamant etre Berthony X.? Avec quoi va-t-on
le contredire?

Il est bon de faire de l'opposition. C'est nécessaire pour
construire une démocratie. Mais, je voudrais te voir éviter les sillons
dangereuses du Voye Monte et du Tout Voum se Do. Un vrai opposant vient
avec des faits et non des supputations. J'ai vu les opposants
dominicains à l'oeuvre, ils exhibent des dossiers solides, en béton
armés.

Je suis d'accord avec tes cris d'offraies sur le fait que Préval
ait donné l'accès aux bureaux de la présidence Haitienne à un petit
procureur dominicain (qui doit statuer sur l'extradition en France d'un
citoyen Haitien) alors qu'il devrait logiquement confier le dossier à
ses subalternes. Bon, que veux-tu? Il a le droit de fourrer son nez
dans n'importe quel dossier qui concerne son pays. C'est lui le
président. Sarkozy (je crois que tu respectes ce mec) a attéri l'avion
présidentiel Français à Ndjaména au Tchad, pour aller exiger la
libération des opérateurs Français d'une occulte organisation humaire
impliqués dans le vol d'enfants dans des villages africains. Retourné
bredouille en France, et devant le refus des autorités tchadiennes qui
ne voulaient pas perdre la face devant l'opinion publique de leur pays,
la rébellion armée a trouvé le champ libre jusqu'aux portes du Palais
présidentielles. Tu connais la suite...

Je ne voudrais pas te voir utiliser des mots pour rien. Une
commission rogatoire de justice entre la République dominicaine et la
France ne détient aucune juridiction sur Haiti. Tes hauts cris
cependant reflètent une volonté de faire du bruit pour rien, mon cher
ami. En tant que scientifique, tu devrais te poser les questions sur la
nature des pièces d'identité qu'aurait fournit Préval. Passeport?
Documents d'archives du ministère de l'Intérieur?

Je veux te référer au film-documentaire Ghost of Cité Soleil dans
lequel le terrible Chimère Billy, le frère de Tupac, avait été exfiltré
vers un pays non mentionné dans le document (disponible sur Youtube).
C'était à l'époque chaude sous Latortue baptisée Opération Bagdad par
Jean Claude Bajeux. Avec quel document Billy avait-il laissé le pays?
Qui le lui avait fourni et le document et le visa d'entrée dans ce
terrioire caraibéen? Avec la complicité de qui? Pourquoi n'a-t-il pas
été capturé là où il se trouvait? Comment avait-il pu passer les
mailles des autorités pour retourner en Haiti où il mourut des mois
plus tard après un échange de coups de feu avec la PNH?

Je veux te redire qu'en dépit de tout le manège qui se fait
autour d'Amaral Duclona, la justice française devra bien prouver que
l'homme actuellement incarcéré en RD fut bien lui l'auteur du meurtre
des citoyens Français en Haiti. Comment va-t-elle constituer les
preuves? Qui seront alors les co-accusés? Comment sera constitué le
banc des témoins? Pas de traité d'extradition entre Haiti et la France,
donc, pas de commission rogatoire, comme tu t'efforces à en voir un
entre Haiti et la République Dominicaine qui ne sont pas non plus liés
par un traité d'extradition.

Je sens que tu brules d'impatience afin d'imposer ton Camp
Patriotique dans le paysage politique Haitien. Tu exerces ton droit de
citoyen. Mais, il faut éviter les excès et les démarches stériles. Je
voudrais te voir réussir dans tes démarches, mais fais le comme un vrai
intellectuel, comme un universitaire. Avance des faits. N'insinue pas.
Je voudrais qu'avec toi s'inagure une nouvelle ère de modernisme en
politique. C'est vrai que, pour me répéter une fois de plus, Préval
s'est emparé d'un dossier qu'il devrait laisser à la charge de
subalternes. D'ailleurs, il en a le droit. Mais de là à insinuer que le
Palais National a été perquisitionné, le président soumis à une
interrogatoire en règle de la part du magistrat dominicain, c'est la
puérilité d'un discours politique qui ne fait que rabaisser le pays. Et
c'est dommage!

Je crois fermement que ce genre d'opposition à la Haiti Observé à
Terre ou à la Jacques Stéphen Alexis, c'est ce qui avait permis aux
Duvalier de rester au pouvoir pendant près de 3 décennies. On ne
mobilise pas l'opinion avec des à peu près, des supposés, des à priori,
l'arrogance de l'intello dressé. Au lieu de fragiliser le
pouvoir, celui-ci se raffermit. Et voilà ce qui explique les complots
des invasions et des coups d'Etat qui ont jalonné les épisodes
tumultueuses de notre histoire.

Cordialement.

Norluck

PS. Quelle que soit la façon dont celle-cu fut posée, je suis
d'accord en tant qu'Haitien pour réclamer le re-versement de la dette
de l'Indépendance. C'était un manque de tact, il est vrai de la part
d'Aristide de l'avoir posé de cette façon. Il faut avoir le courage de
dire OUI, c'était juste. Cette démarche est bien patriotique, il faut
l'inclure dans ta pétition. La France nous a bien appauvri et sa
richesse fur créée sur le dos de nos ancetres. C'est Patriotique de le
dire sans fard, Guichard.
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Déclarations fracassantes et troublantes de Amaral Duclona

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