| | | Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... | |
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| Auteur | Message |
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Rico Super Star


 Nombre de messages: 6511 Localisation: inconnue Loisirs: néant Date d'inscription: 02/09/2006
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 | Sujet: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 12:07 | |
| HUMOUR
You are not the father!!
Wouyyyyy
http://www.i-am-bored.com/bored_link.cfm?link_id=10873
Dernière édition par le Ven 22 Sep 2006 - 0:38, édité 8 fois |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 12:52 | |
| Veuillez cliquer sur l'adresse électronique pour écouter les prestations vocales de Antony Phelps dans les 2 poèmes de Raymond Cassagne
http://real.webnext.com:8080/ramgen/ileenile/audio/chassagne_convivialite.ra
Convivialité
dites que jamais ne furent déni la joie mutée ni le désir ni l'hibiscus encagé d'abandon, que jamais ne fut braiment terre une terre criant couvée impuissante à dénouer le serment de vos doigts, que ne s'en fut le colibri de plein bois ni ce rossignol veillant sur matins ouverts à réveils ou chagrins dites que jamais ne se donnèrent pour silence l'annonce même du chant ni lèvres tremblées à malheur et patience ni la voix-miracle de l'homme, oubliée; apprivoisez cet appel qui autrefois enfantait déshérence à force de vocalises en la douleur et l'étonnement de votre gorge; que dissonance ne soit ombre ni menace triomphant du sable docile, il ne faut pas, pas plus qu'il ne faut trouées de songes ni gorgées de sale écume pour boire jusqu'à varechs, jusqu'à braise éteinte un siècle encore hagard de brises cacophones et d'orée caraïbe; la voix de l'homme ne fut-elle, après tout, combat de siècles à peine gagné par dérive ou grégaires tendresses, par désastres mutilés, désertés des hauts chants? N'est-elle gré dans le vent, chemin de corps offerts, de feux offerts ou de fruits mûrs? Ne fut-elle, un matin, cet horizon surgi de marche et d'errance?
Dites-moi quelle anse revivra le retour occident dont on rêva, autre et grand : galions désarmés porteurs de livres de sagesse, filles confiantes à nous confiées, les yeux fermés, le vase plein pour un nouvel homme de quête et de rencontre, et je vous dirai mes pensées yanvaloues, l'inlassable, terre et bois, ciel et falaise, le vent d'aussi loin qu'on s'en souvienne, ma frayeur désirée, brume et Nordé cyclique, ma rutée de Mois d'août en province, et folles toutes Choses folles autour de vous
Quel vertige alors, votre silhouette en ce vent! Inavouée d'espace-orage, vous seriez affolement d'amarres retenant à grand peine nos souffles déjà nouant déjà chantant! et vers moi viendraient des mains d'ancienne prière glissées du fébrile, tirant votre filet et tirant votre pêche où convive je serais par soleil et marée
Blues à Madame
danser ce blues avec vous, madame, la terre arrêterait ses horreurs de gloire le sang les prisons les naufrages le pain qui jamais pour tous ne fut quotidien les combats sans lendemain et les chagrins qu'on oublie dans la cendre
danser ce blues avec vous, madame, s'épuise un aveu en la fumée d'un soir de grâce le monde est plein de combats inutiles; madame, la terre est injuste la terre est inquiète la terre est malade
et devant que meurent les grands soirs rouges en le regard voilé des cadavres et leurs questions immobiles
vous seriez dans mes bras l'illusoire et l'instant sortis de toutes les langues du monde par quoi l'homme étreint des bonheurs de faïence qui jamais ne furent; et s'il faut qu'amertume et douceur se confondent au moins guérirait une blessure ce soir-là si vous dansiez ce blues avec moi, madame, le temps d'un rêve à faire
(Incantatoire)
Raymond Chassagne
Dernière édition par le Lun 4 Sep 2006 - 15:18, édité 1 fois |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 14:24 | |
| Pensée de ce jour
Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils font.
Joseph de Maistre, 1753-1821, |
|  | | Rodlam Sans Malice Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 14:42 | |
| Merci Rico d'avoir partagé ces poemes avec la communauté du Forumhaiti. forumactif.J'aii vraiment aime :Blues à Madame."Avant mon départ d'haiti j'avais entendu un poeme de Phelps que j'avais apprecié beaucoup. depuis lors je n'ai que rarement lu ses poemes .
Pouvez-vous nous dire ou l'on peut acheter ses disques ou cassettes via l'Internet?Bien que je ne m'apprivoise pas completement à l'art poetique de Phelps, par ignorance evidemment ,je trouve ses recitations merveilleuses. |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 15:15 | |
| Sans Malice, les 2 poèmes sont de Raymond Chassagne, Anthony Phelps ne fait que la narration.
Raymond Chassagne est un ex-militaire qui a démissionné de l'armée sous le gouvernement de Papa Doc. Il partit pour l'exil après un procès politique et un emprisonnement de 9 mois. Il fit de brillantes études à Montreal et obtient une maitrise à l'université Mc Gill sur l'oeuvre poétique de Aimé Césaire en 1975.
Il faut que vous vous adressez à la Bibliothèque de Deschamps pour avoir accès à ces documents.
Dernière édition par le Lun 4 Sep 2006 - 15:33, édité 1 fois |
|  | | Rodlam Sans Malice Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Lun 4 Sep 2006 - 15:31 | |
| Je vous remercie pour les directives et informations.Je pensais le premier poeme etait l'oeuvre de Phelps.Je ne me rappelle pas Raymond Chassagne.J'ai connu Max Chassagne ,l'ancien Commandant du Departement militaire du Nord, de Louis Chassagne, et de Jean Claude Chassagne que j'ai rencontré à New York.
Les artistes haitiens: ,poetes ;ecrivains ,musi-ciens devraient avoir un site sur l'internet ou l'on pourrait acheter leurs oeuvres.Il y a la librairie Mapou que j'avais l'habitude de frequenter quand je residais au Sud de la Floride. je vais essayer de contacter le proprietaire . |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Mar 5 Sep 2006 - 17:26 | |
| Pensée de ce jour
Il n'est pas difficile à un homme de faire quelques bonnes actions ; ce qui est difficile, c'est d'agir bien toute sa vie, sans jamais rien faire de mal.
Mao Zedong, Citations du président Mao Tsé-Toung, XXIV |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Mar 5 Sep 2006 - 17:39 | |
| Poème
Histoire d'un amour brisé
http://chezsuperieurplus.site.voila.fr/mespoeme/poemes/histoiredunamourbrise.htm |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Mar 5 Sep 2006 - 18:04 | |
| Issa el Saieh, son orchestre et Guy Durosier
Orchestration et arrangements musicaux de haut niveau technique
Cliquez sur l'adresse électronique ci-dessus pour écouter une composition.
1 http://winterludes.net/winterludes/z-iss.shtml 2 http://winterludes.net/winterludes/z-iss.shtml 3 http://winterludes.net/winterludes/z-iss.shtml |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Mar 5 Sep 2006 - 21:45 | |
| Chagrins d'amour
La où se trouve de l'amour, l'anxiété peut toujours sévir, et son potentiel est d'autant plus vaste que les sentiments seront plus profonds.
Lire le poème tout en écoutant la trame sonore en cliquant sur le lien suivant.
http://winterludes.net/winterludes/thumb_sep.jpg
Dernière édition par le Lun 11 Sep 2006 - 21:46, édité 1 fois |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Jeu 7 Sep 2006 - 23:24 | |
| Mon Pays Que Voici
2EME PARTIE
Par Anthony Phelps
Poème lu par l'auteur
http://real.webnext.com:8080/ramgen/ileenile/audio/phelps_monpays02.rm
Je continue ô mon pays ma lente marche de poète un bruit de chaîne dans l'oreille un bruit de houle et de ressac et sur les lèvres un goût de sel et de soleil Je continue ma lente marche dans les ténèbres car c'est le règne des vaisseaux de mort Ils sont venus à fond de cale tes nouveaux fils à la peau noire pour la relève de l'Indien au fond des mines ( Le dieu de l'Espagnol n'a point de préjugés pourvu que ses grands lieux de pierres et de prières soient rehaussés de sa présence aux reflets jaunes peu lui importe la main qui le remonte du ventre de la terre ) Et l'homme noir est arrivé avec sa force et sa chanson Il était prêt pour la relève et prêt aussi pour le dépassement Sa peau tannée défia la trique et le supplice Son corps de bronze n'était pas fait pour l'esclavage car s'il était couleur d'ébène c'est qu'il avait connu la grande plaine brûlée de liberté
Alors pour que l'Indien suivi du chien muet chasse l'oiseau chanteur dans le pays des abricots avec la flèche protégée d'un tampon de coton pour que le fils connaisse son père et que la fille ne soit plus une fontaine au bord des routes et pour que l'homme soit respecté et dans sa chair et dans sa foi ce fut la Trouée Noire et dans l'Histoire la haute brèche de couleur
Ô Pères de la Patrie Précurseur Empereur Roi bâtisseur Républicain Pères glorieux que je ne nommerai point car tous mêmement avez droit à notre amour ô Pères de la Patrie accordez-nous le don du courage et de l'honneur
Je continue ô mon pays ma lente marche de poète et je remonte lentement le lit de ton Histoire avec dans la mémoire la noblesse de tes enfants
La terre avait atteint son angle de repos et chaque pierre prise en sa couche d'argile portait le Choeur immense et le grand jet du mât la partition martiale et le drapeau tout neuf
Onze décades et une année malgré tumulte et bruits de guerre la pierre sans faille des fondations ne roula point hors de sa glaise
Onze décades et une année dans la douleur ou l'allégresse dans le désordre ou dans la paix l'argile tint la pierre neuve
Or un matin le dieu de l'Espagnol trouva d'autres adorateurs et qui s'en vinrent par la porte mouvante avec en main le tissu étoilé et dans la bouche une langue inconnue
Et un matin de sang trop vif chut le grand mât et s'effondra le Choeur La pierre incorruptible avait quitté sa couche
Et ce fut Pierre Sully Et ce fut fort Capois Et ce fut Marchaterre
En vain sur une porte fut crucifié Charlemagne Péralte et les cinq mille Cacos en vain donnèrent leur sang par toutes leurs blessures
Le dieu vert des yankees était plus for que les loas
Et tout fut à recommencer selon le rythme de leur vie selon leur lois leurs préjugés
Et tout fut à recommencer car un matin ils sont venus ces protecteurs vêtus de jaune nous enseigner avec la honte la délation et la servilité
Et la leçon fut profitable car dans ma lente marche de Poète j'ai vu ô mon Pays tes enfants sans mémoire dans toutes les capitales de l'Amérique le coui tendu et toute fierté bue genoux ployés devant le dieu-papier à l'effigie de Washington
À quoi bon ce passé de douleurs et de gloire et à quoi bon dix huit cent quatre
Ô mon Pays je t'aime comme un être de chair et je sais ta souffrance et je vois ta misère et me demande la rage au coeur quelle main a tracé sur le registre des nations une petite étoile à côté de ton nom
Yankee de mon coeur qui bois mon café et mon cacao qui pompes la sève de ma canne à sucre
Yankee de mon coeur qui entres chez moi en pays conquis imprimes ma gourde et bats ma monnaie
Yankee de mon coeur qui viens dans ma caille parler en anglais qui changes le nom de mes vieilles rues
Yankee de mon coeur j'attends dans ma nuit que le vent change d'aire
Je continue ô mon Pays ma lente marche de Poète à travers les forêts de ta nuit et le reflet de la Polaire parmi l'essence et la sève dénombrant sous l'écorce les cercles de l'aubier Entre la liane des racines tout un peuple affligé de silence se déplace dans l'argileux mutisme des abîmes et s'inscrivant dans les rétines le mouvement ouateux a remplacé le verbe La vie partout est en veilleuse
Le ciel s'est oxydé l'amour passé au laminoir Il a poussé des champignons sur les étoiles et la nuit sent le renfermé Et nos doigts sont tranchants comme des lames coupant le geste au ras de l'épiderme
En nous : nos veines au sang tourné Sur nous : le cataplasme de la peur et sa tiédeur gluante et notre peau fanée doublée de crainte comme un habit trop ample bâille sur des vestiges d'homme
Semaine sans dimanche Le maïs : sec comme la pierre Le pain : tout en croûtons qui blessent Les maisons closes les rues les places livrées au vent Et les fidèles de la résignation agenouillés dans les églises
La vie partout est en veilleuse La vie vécue à la campagne La vie vécue à la grand'ville La vie au bord des tables Le long des sources La vie vécue à l'ombre des églises La vie vécue à l'ombre des houmforts dans le mystère et la fumée des rites La vie dans les chaumières la vie dans les villas la vie entre les draps ou sur la paille humide la vie vivante la vie présente partout la même la vie partout est en veilleuse
Ô mon Pays si triste est la saison qu'il est venu le temps de se parler par signes Le langage des yeux s'enrichit chaque jour un geste de la main dit plus long qu'un discours et pour rêver ma vie au tranchant du sommeil à la doublure de ma taie j'aurais cousu mes épisodes les plus beaux mais l'amour même est triste les escarres de la souffrance écailleraient le rêve
Immobile comme un pieu enfoncé dans le sable je porte en moi la densité de la nuit et les insectes font l'amour sur mes mains inutiles
Ah!... quand éclatera le bourgeon sous le poids de l'abeille Je veux entendre le sang de ma Terre marcher dans les caféiers aux fleurs blanches Je veux entendre geindre le vent blessé dans les cannaies coupantes sont les feuilles de la canne à sucre Quand donc viendra cette heure où nous irons amorcer le soleil où le baiser justifiera nos lèvres
Ô mon Pays si triste est la saison qu'il est venu le temps de se parler par signes
Je continue ma lente marche de Poète à travers les forêts de ta nuit province d'ombre peuplée d'aphones
Qui ose rire dans le noir ? Nous n'avons plus de bouche pour parler Quel choeur obscène chante dans l'ombre cette chanson dans mon sommeil cette chanson des grands marrons marquant le rythme au ras des lèvres Qui ose rire dans le noir ?
Nous n'avons plus de bouche pour parler Les mots usuels sont arrondis collants du miel de la résignation et la parole feutrée de peur s'enroule dans nos cerveaux capitonnés Qui ose rire dans le noir ?
Nous n'avons plus de bouche pour parler nous portons les malheurs du monde et les oiseaux ont fui notre odeur de cadavre Le jour n'a plus sa transparence et ressemble à la nuit Tous les fruits ont coulé nous les avons montrés du doigt Qui ose rire dans le noir ?
Nous n'avons plus de bouche pour parler car le clavier des maîtres mots des Pères de la Patrie au grenier du passé se désaccorde abandonné
Ô mon Pays si triste est la saison qu'il est venu le temps de se parler par signe
Homme de vigie du grand bateau fou qui roule et qui tangue sur les hautes vagues Homme de vigie dis-moi que vois-tu dans la nuit des mers Ton oeil est de lynx et lit l'avenir Homme de vigie qu'y a-t-il de neuf
Homme de vigie me répondras-tu Toi seul peux comprendre et donner un sens à la voix du vent Homme de vigie qu'y a-t-il dans l'ombre par delà les crêtes Est-ce l'espérance qui blanchit les nues
Homme de vigie pourquoi ce mutisme Dis-moi je t'en prie si je peux chanter plus haut que le vent et crier ma joie d'une aube nouvelle
Homme de vigie je n'entends point ta voix Que fais-tu là-haut sur la passerrelle du grand bateau fou qui roule et qui tangue sur les hautes vagues Homme de vigie me répondras-tu Homme de vigie Ma parole ! Tu dors !
Ne réveille pas l'eau qui dort derrière ma rétine La nuit est jeune encore et la nouvelle aurore n'a pas bouclé le cycle de sa maturation L'heure n'est pas sonné de faire danser la vie sur les parallèles du monde Ne trouble pas l'eau de la joie en veilleuse derrière ma rétine
Il y a dans ma gorge ce cri d'amour en flèche pour crever l'étonnement des nuages Ce chant sous ma luette pour écarteler les ténèbres Et la chaux vive du verbe derrière ma bouche close
Il y a les mots non parlés que l'on se passe par les paupières Les corps sans étendue Les couleurs sans supports La graine à ébosser pour la germination des espoirs à l'air libre Et tout le ciel à ramoner L'eau lustrale à répandre avant l'attouchement magique et il y a ton nom Ton nom charnière ton nom pivot ton nom sésame ô mon Pays que voici
Je continue ma lente marche de Poète car j'ai la vocation de l'invisible Je suis l'aubain dans la Cité des hommes de ma race Je suis celui qui sort de toutes parts et qui n'est point d'ici Je viens sur la musique de mes mots sur l'aile du poème et les quatorze pieds du vers enseigner une nouvelle partition renouveler le répertoire des voix plaintives et cassées car des maîtres de choeur surannés et pervers ont ramené la Geste Unique aux dimensions de l'anecdote et des intellectuels aux fines mains versés dans l'art des mots sonores ont maintenu le peuple dans le mystère et l'ignorance
Porteur du levain à tout un peuple sans défense à tout un peuple sans conseil peuple bavard conteur de légendes sous la tonnelle vivant dans l'allongement perpétuel du désir peuple insouciant et bon enfant allant son va et vient de fourmi folle pêchant au pied des quais la pièce d'or de l'étranger taillant foulard dans le tissu aux quarante-huit étoiles peuple noir comme la nuit ( et parce que le maître a visité l'esclave sur sa couche de paille certains ont les cheveux frisés et couleur isabelle ) et Porteur du levain à tout un peuple azyme je viens des plages du savoir par les chemins mouvants de l'eau avec mission de préserver l'ardente boucle de la soif ce noeud de sable à la frontière du tangible
Terre déliée au coeur d'étoile chaude Fille bâtarde de Colomb et de la mer nous sommes du Nouveau Monde et nous vivons dans le présent Nous ne saurons marcher à reculons n'ayant point d'yeux derrière la tête et le moulin du vent broie les paroles sur nos lèvres car sur les socles de la mémoire dans la farine de nos mots ô mon Pays nous pétrissons pour toi des visages nouveaux Il te faut des héros vivants et non des morts
Mon chargement de gestes et de mots magnétiques est de bonne mesure et fait bon poids dans la balance et au seuil de l'été je te salue dans l'écarlate floraison des flamboyants Je jaillirai de toi comme la source mon chant pur t'ouvrira le chemin de la gloire et mon cri crèvera le tympan de ta nuit car mon amour en pointe de silex à jamais s'est fiché dans ton coeur d'étoile chaude ô mon Pays que voici
Dernière édition par le Ven 8 Sep 2006 - 17:19, édité 3 fois |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Ven 8 Sep 2006 - 14:25 | |
| Pensée du jour
Trois idéaux ont éclairé ma route et m'ont souvent redonné le courage d'affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.
~Albert Einstein~ |
|  | | Rodlam Sans Malice Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Ven 8 Sep 2006 - 19:55 | |
| Eske genyen yon moun ki ka fè mwen twouve yon disk Gloria Lasso ki genyen shante saa.
Luna de miel
Se yon sahante mwen te konn shante lè mwen te jenn gason.mwen pa shonje tout kouplè yo.
Jamais, jamais, je n'avais vu briller mon etoile Au fond d'un ciel ou tout parait plus bleu pour une lune de miel
Jamais ,jamais je n'avais entendu le prelude ............... |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Ven 8 Sep 2006 - 23:25 | |
| Mireille MatthieuMy life (Till we meet again)http://avignon.skynetblogs.be/?date=20060416&number=7&unit=days My life will never be the same My heart is burning without shame I feel the sun in me When you return, you'll see a change
My heart is whispering your name My love is coming once again And I shall always be All you believe, all you can dream I'm not the same
Some people search all their lives I feel that my turn has come to reach high into the sky And finally a star shines on me Finally I can touch eternity
My life will never be the same Your love surrounds me once again And this will rise and blow And show me all I need to know
My heart is whispering your name My love is calling you again I wish you knew how true My feelings are, only for you
Our lives will never be the same My love's an ever-lasting flame Burning eternally for you alone When you're with me, in love again |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Sam 9 Sep 2006 - 0:07 | |
| Je vais t'aimer Paroles : Michel Sardou et Gilles Thibaut
Extrait: http://www.sardou.com/discographie/paroles/je-vais.htm
Musique : Jacques Revaux Année : 1976
A faire pâlir tous les Marquis de Sade A faire rougir les putains de la rade A faire crier grâce à tous les échos A faire trembler les murs de Jéricho Je vais t'aimer
A faire flamber des enfers dans tes yeux A faire jurer tous les tonnerres de Dieu A faire dresser tes seins et tous les Saints A faire prier et supplier nos mains Je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme on ne t'a jamais aimée Je vais t'aimer Plus loin que tes rêves ont imaginé Je vais t'aimer je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme personne n'a osé t'aimer Je vais t'aimer Comme j'aurais tellement aimé être aimé Je vais t'aimer je vais t'aimer
A faire vieillir à faire blanchir la nuit A faire brûler la lumière jusqu'au jour A la passion et jusqu'a la folie Je vais t'aimer je vais t'aimer d'amour
A faire cerner à faire fermer nos yeux A faire souffrir à faire mourir nos corps A faire voler nos âmes aux septièmes cieux A se croire morts et faire l'amour encore Je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme on ne t'a jamais aimée Je vais t'aimer Plus loin que tes rêves ont imaginé Je vais t'aimer je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme personne n'a osé t'aimer Je vais t'aimer Comme j'aurais tellement aimé être aimé Je vais t'aimer je vais t'aimer |
|  | | Rico Super Star


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 | Sujet: Re: Pensée, poème, entrevue, musique, détente, humour ect.... Sam 9 Sep 2006 - 14:57 | |
| Pensée de ce jour
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées, [...] mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux.
Alfred de Musset |
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