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 HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT

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haitimere
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MessageSujet: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Mar 1 Mar 2011 - 10:26

[b]
HAÏTI FACE À L’OBLIGATION DE L’ÉTAT
La démocratie crée l’homme libre mais responsable, pour mieux rationnaliser
les conduites acceptables qui échappent de sa liberté et de sa responsabilité
Jean-Ulrick Pavilus Criminologue-Analyste


L’État démocratique a pour l’obligation primordiale la sauvegarde de la souveraineté de son pays, d’assurer la protection de son pays, de son peuple et de ses institutions fondamentales. Pour remplir ses obligations adéquatement, l’État privilégie la stratégie universelle essentielle en matière de protection pour un pays et pour son peuple : la structure des composantes minimales des trois institutions des forces publiques respectives qui se complètent l’une des autres; notamment la police de la sécurité publique, les forces armées et le service (secret) et/ou de (l’intelligence nationale) ou (renseignement).
Eu égard à cette règle stratégique universelle que tout État démocratique s’inspire pour se doter des moyens de défense et/ou de protection nécessaire leur permettant d’assurer leurs obligations envers leur pays. Et nous les Haïtiens, face à la déficience chronique de l’État d’Haïti à remplir ses obligations de protéger Haïti et le peuple haïtien, Haïti ne devrait-elle emboîtée le pas dans cette même voie d’inspiration?

Personnellement je crois que oui!
Haïti ! Participons-nous pleinement et de façon éclairée sur la question de la vraie protection que nous voulons pour notre pays et notre peuple aujourd’hui, pour nous empêcher de s’acheminer une fois de trop tête baissée dans une réforme déficiente de l’État d’Haïti par la déraison politique partisane et émotive.

Plus que jamais, cette incapacité déconcertante de l’État d’Haïti à pouvoir remplir ses obligations envers le pays et le peuple, nous dit combien que nous devons mieux rationnaliser les décisions acceptables qui échappent de notre liberté et de notre responsabilité envers ce pays. D’où, il est primordial d’appréhender et d’intégrer la spécificité respective de chacune de ces composantes de ces trois forces publiques, ainsi que leur relativité et leur complémentarité en termes de moyens et d’efficacité permettant à l’État de protéger adéquatement son pays et son peuple; dont la nomenclature de leurs principales fonctions spécifiques est la suivante :

a) Les principales fonctions de la Police de sécurité publique dans une société consistent à :
- Promouvoir activement la prévention du crime;
- Protéger la société et à faire échec à la réussite des conspirations criminelles;
- Permettre l’évolution de la société et de respecter la liberté humaine;
- Et à collaborer à la réintégration des délinquants dans la société.

b) Les principales fonctions d’une institution d’état spécialisée en sécurité de la défense nationale se résument :
- À protéger le pays contre les menaces venant de l’étranger;
- De défendre le pays en cas de guerre;
- D’assurer la surveillance des frontières terrestres, maritimes et aériennes;
- D’aider la nation en cas de désastres naturels;
- De participer activement à des fins de développement.

c) Les principales fonctions d’une institution spécialisée en la sécurité intérieure de l’État sont de contrôler les menaces telles que :
- Les activités tendant à favoriser l’espionnage et le sabotage;
- Les activités clandestines et trompeuses influencées par l’étranger à caractère préjudiciable pour un gouvernement et son pays, l’ingérence des pays étrangers.
- Les activités dans le but d’atteindre un objectif politique par la violence;
- Des actions cachées et illicites visant à saper ou renverser par la violence le régime d’un gouvernement constitutionnel et démocratique.
- De participer activement au développement scientifique, technologique, industriel et économique du pays.

La relativité et la complémentarité résultantes de ces fonctions de sécurité respectives constituent la stratégie (...) de la rationalité et de l’efficience (...) dans la mise en œuvre des mesures permettant de garantir la sécurité d’un pays et son peuple. (...)

Cependant, compte tenu que la réforme de la force publique de l’État d’Haïti des années 90 à ce jour n’a pas retenu cette règle de relativité et de complémentarité conformément aux termes de la structure organisationnelle de la stratégie universelle en matière de sécurité pour un pays et son peuple, il est extrêmement important à présent d’éviter une fois de plus d’exposer Haïti à une autre réforme émotive de la force publique. En occurrence, soyons pragmatiques et très lucides pour pouvoir en arriver à la prise de la bonne décision sans hésitation fautive. Haïti ! Que nous soyons d’accord ou non, comprenons bien que seule l’application de ces trois composantes des forces publiques de sécurité spécifique, dont leur fonctionnalité opérationnelle sera de mise d’une relativité et d’une complémentarité pouvant garantir l’efficience de l’État. Ainsi donc, cette mise en pratique serait en mesure de garantir la capacité de synthèse et d’efficacité supérieure des institutions du contrôle social de l’État, et permettre d’assurer adéquatement la sécurité du pays, la sécurité des institutions fondamentales et celle du peuple haïtien.

Toutefois, nous sommes conscients des incohérences néfastes du passé des forces publiques haïtiennes dans l’état de l’ordre du pays qu’imposaient des réformes dans les années 90. Cependant, cette réforme a été effectuée dans la déraison politique partisane émotive avec le Gouvernement lavalasse. Ce qui n’a pas permis à Haïti de participer pleinement et de façon éclairée à des discussions sur la sécurité du pays et les choix des forces publiques à faire pour assurer la sécurité publique, la sécurité de la défense nationale d’Haïti et la sécurité intérieure du pays. Cette erreur de lourdes conséquences fait que nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui, de sauvegarder la souveraineté d’Haïti; de garantir la sécurité et l’intégrité de l’État d’Haïti et de ses institutions fondamentales contre la subversion, les ingérences et les efforts de ceux qui cherchent à bouleverser notre société en utilisant la force et la violence active. Et enfin d’assurer la protection des droits et libertés des citoyens haïtiens, pour que sous aucun prétexte, personne ne devrait être traité injustement.
Car, on s’acheminait tête baissée dans une réforme par la déraison politique émotive, voulant la création d’une seule force de police nationale de sécurité publique, subdivisée en sous section spécialisée, dotait des pouvoirs discrétionnaires d’exercer les fonctions de ces trois composantes des forces publiques de sécurité respective : la sécurité publique, la sécurité intérieure de l’État et la sécurité de la défense nationale du pays.

En conséquence, l’État d’Haïti s’est retrouvé dans cette honteuse et fâcheuse incapacité à remplir ses obligations de la protection de notre pays et notre peuple aujourd’hui. Alors, que c’était pour la première fois dans l’histoire de la lutte contre l’instabilité politique et de sécurité, ainsi que contre les menaces et les dangers qui menaçaient le pays, l’État d’Haïti, et ses institutions fondamentales, où les citoyens haïtiens étaient en droit d’espérer une réforme de l’État d’Haïti rationnelle et efficiente.

Voilà donc pourquoi cette fois-ci, non seulement que les Haïtiens doivent être en mesure de participer pleinement et de façon éclairée à des vraies discussions sur la question de la sécurité publique, de la sécurité intérieure de l’État et de la sécurité de la défense nationale d’Haïti; mais qu’il est primordiale que les Haïtiens soient également en mesure, de doter l’État d’Haïti des institutions de forces publiques démocratiques inhérentes à la réalité haïtienne d’aujourd’hui et de demain. Car, il est essentiel de bien comprendre qu’aucun État ne peut remplir adéquatement ses obligations de protéger son pays et son peuple, sans la garantie des composantes de ses forces publiques de la sécurité intérieure du pays, de la sécurité publique et de la sécurité de la défense nationale de son pays. En d’autres termes, la police nationale d’Haïti, le service de la sécurité intérieure d’Haïti et les forces armées d’Haïti, sont les composantes des forces publiques, essentielles et/ou primordiales pour que l’État d’Haïti puisse être en mesure d’assurer la protection d’Haïti et celle du peuple haïtien.

Néanmoins, il faut reconnaître que les forces armées d’Haïti étaient difficiles à maîtriser puisqu’elles ont été transformées, en poursuivant la même logique de la déraison institutionnelle et d’éthique professionnelle des forces armées de la plupart des pays de l’Amérique latine, qui ont souvent mené des guerres déloyales contre leur propre peuple. Toutefois, il est important de comprendre qu’à partir des années 80 et 90, à l’exception de la dictature de Somoza au Nicaragua, dans la plupart des pays les militaires ont négocié fort aisément l’abandon du pouvoir exécutif et politique de l’État de leur pays. Dès 1985, la plupart des forces armées de l’Amérique latine avaient officiellement quitté le pouvoir exécutif et politique de l’État, et cessé leur rôle actif qu’elles jouaient au sein du gouvernement de leur pays. Cette situation a favorisé la démocratisation de l’autorité de la loi, les droits de la personne, les élections multipartites; entraînant une transparence démocratique et des changements réels dans ces pays de l’Amérique latine tels que : en Argentine, au Venezuela, en République Dominicaine et au Panama. De même, Fidèle Castro prenait bien soin d’insister que son gouvernement vise une forme différente, où l’économie a une priorité politique, mais il est néanmoins un gouvernement démocratique.

Ce que nous voulons faire comprendre ici, c’est qu’en Haïti depuis le renversement du régime militaire du General Cedras, les questions des forces armées d’Haïti ne se sont toujours pas complètement tranchées à savoir : comment effectuer l’abandon des militaires du pouvoir exécutif et politique au sein de l’État d’Haïti. C'est à dire, de réfléchir véritablement sur les questions suivantes que nous devons nous poser : Quelle institution de contrôle faudrait-il pour en arriver à contrôler adéquatement les forces armées d’Haïti? Et Comment dépolitiser les forces armées d’Haïti pour les éloigner du pouvoir exécutif de l’État et mettre fin aux rôles politiques actifs qu’elles jouaient au sien du Gouvernement d’Haïti et de l’État exécutif d’Haïti? Évidemment en vue de nous permettre d’y arriver à la création d’une nouvelle force armée d’Haïti mieux structurée et contrôlée, qui favoriserait et entraînerait autant de transparence démocratique et de changements réels pour Haïti tout comme les forces armées de l’Amérique latine.

En guise de conclusion, nous voudrions amener en ajout pour agrémenter notre réflexion ensemble, entre nous nous les Haïtiens, ces principes fondamentaux démocratiques des relations réciproques entre l’État et les citoyens selon lesquels : L’État a pour obligation de protéger ses citoyens et ses droits. Si l’État manque de façon grave à son obligation de la protection de ses citoyens et de ses droits, les citoyens ne peuvent plus être tenus à son obligation réciproque d’aider et de soutenir l’État. Mais au préalable, il faut que les citoyens participent activement au processus de la mise en œuvre des mesures et des moyens que l’État a droit pour l’accomplissement de son obligation. En d’autres termes, il est impératif que les Haïtiens participent pleinement et de façon éclairée à des discussions sur le choix des composantes des institutions des forces publiques à faire, comme mesures et moyens nécessaires que l’État d’Haïti doit avoir, face à l’accomplissement de son obligation de protéger Haïti et le peuple haïtien.


Jean-Ulrick Pavilus, criminologue-analyste
jpavilus@hotmail.com
Repentigny, le 27 février 2011
[/b]


Dernière édition par haitimere le Jeu 7 Avr 2011 - 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Mar 1 Mar 2011 - 11:48

J'ai lu attentivement cette analyse de l'obligation de l'etat d'assurer la securité interne et territoriale du pays.Je concède à l'auteur la rigueur de sa logique ,mais il me semble, comme tous les autres haitiens qui se penchent sur cette question,il n'a pas tenu assez compte des urgences et des moyens du pays en ce moment.Il est trop idealiste et pas assez pragmatique.

C'est ce manque de realisme qui nous cause tant de deboires. On n'a qu'à regarder la structure de l'administration publique haitienne pour comrendre le gaspillage des maigres ressources du pays.Un pays qui se trouve au bord de la famine ,ou meme l'eau potable est devenue un luxe;nous avons un ministère de la culture , un ministère de la condition feminine,un ministère de la jeunesse et aux sports,un ministère des haitiens a l'etranger ;tous ces ministères n'ont pas les ressources necessaires pour remplir leurs fonctions; tandis que le Ministre de l'agriculture se plaint de l'inadequation du budget de son ministère pour aider les paysans à acheter des engrais et des semences.Il n' y a pas longtemps certaines ecoles ne disposaient meme pas de chaises pour les elèves.

Francois Duvalier pour amadouer les militaires haitiens changea le nom de la garde d'haiti en FADH et augmenta le nombre de generaux au moment ou il n'y avait plus d'argent pour acheter des medicaments pour les militaires malades ;il n'y avait pas meme des camions militaires pour transporter les troupes durant les escarmouches des rebelles;dans certains dortoirs militaires les soldats ne pouvaient meme pas avoir des matelas.pourtant ils les moquaient en criant :"J'ai oté a l'armée son role de balancier de la securité nationale."Il avait reellement ote a l'armée ce role en etablissant le corps des V.S.N.Mais qu'arriva-t-il après le départ de jean Claude Duvalier?Les militaires haitiens ont repris les memes mauvais comportements .Ils ont massacré le peuple à la ruelle vaillant pour empecher l'election de Me Gourgues.Ils se sont battus entre eux pour le pouvoir.Ils ont elu le professuer Leslie Manigat a la première magistrature de l'etat pour le renverser quelques mois après et l'exila.Après que le General propser Avril fut contraint d'abandonner le pouvoir ils renverserent le president elu democratiquement du pays par un coup d'etat formenté par l'ambassadeur americain , l'oligarchie haitienne et leurs restaveks.

Alors les haitiens conscients des coups d'etat perpetrés par "L'armée "tout au long de l'histoire d'haiti n'ont-ils pas raison de questionner ce vouloir de retablir les FADH en haiti?Oui c'est vrai l'etat a pour obligation de securiser le pays ,mais la question la plus importante est celle-ci"Vu les urgences du moment;vu la précarité de nos ressources.Quelles sont les institutions et moyens de defense du territoire pouvons -nous avoir sans contrarier la reconstruction du pays et son developpement economique?C'est futile d'avoir une petite armée de 10000 hommes et une police de 15000 hommes mal entrainés et equipés.Une armée n'est pas seulement un nombre de soldats ,de sous-officiers et d'officiers.L'armée doit avoir les moyens logistiques et l'equipement necessaire pour remplir son role;pouvons-nous nous les procurer en ce moment?
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MessageSujet: À L'ATTENTION DE GROS ROSEAU   Mar 1 Mar 2011 - 13:28


Monsieur Gros ROSEAU,

En reponse à vos commentaires, je vous fais savoir:

La chaîne de votre lieu de localisation n'est pas plus solide que le plus faible de ses maillons. Il faut comprendre que la reconstruction d'Haïti ne devrait non seulement être la remise en place des infrastructures du pays, mais également la création d'un véritable État de Droit. Malgré les urgences et les moyens d'Haïti en ce moment, il faut reflechir sur la création d'un véritable État de Droit en Haïti. Car tout progrès en Haïti est relatif à un État responsable.

Patriotiquement vôtre
HAITIMERE.
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Mar 1 Mar 2011 - 16:04

"Il faut comprendre que la reconstruction d'Haïti ne devrait non seulement être la remise en place des infrastructures du pays, mais également la création d'un véritable État de Droit. Malgré les urgences et les moyens d'Haïti en ce moment."

j'apprecie votre gentillesse et respect.La creation d'un veritable etat de droit ne signifie pas qu'on doit retablir cette institution qui fut la negation de cet etat de droit.les droits à la nourriture, à l'education, à la santé, à la justice pour tous, au travail,d'elire librement ses dirigeants.au respect du vote populaire et aux logements sont aussi des droits humains que tout gouvernement reponsable doit garantir. peut-on satisfaire tous ces droits et en meme temps consacrer une grande portion du budget à l'achat d'armes pour equiper la police et une armée moderne au moment ou un million d'haitiens sont sans abri?Il ne suffit pas seulement de vouloir une armée pour qu'elle soit une realité;il faut qu'on ait aussi les moyens.Moi aussi j'aurais voulu qu'haiti ait une armée moderne comme celle d'Israel,mais avons-nous les moyens?
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MessageSujet: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Mer 2 Mar 2011 - 9:06



Suite à la lecture de ce texte, essayons-nous ensemble de trouver des reponses
à ces questions?


Quelle institution de contrôle faudrait-il pour en arriver à contrôler adéquatement les forces armées d’Haïti? Et Comment dépolitiser les forces armées d’Haïti pour les éloigner du pouvoir exécutif de l’État et mettre fin aux rôles politiques actifs qu’elles jouaient au sien du Gouvernement d’Haïti et de l’État exécutif d’Haïti?
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Jeu 7 Avr 2011 - 15:25

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TOUT PROGRÈS EN HAÏTI EST RELATIF À UN ÉTAT DE DROIT ET CES INSTITUTIONS DE FORCES PUBLIQUES .[/color
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Jeu 14 Avr 2011 - 2:20


EN RAPPEL
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Sam 16 Avr 2011 - 14:49

haitimere a écrit:
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TOUT PROGRÈS EN HAÏTI EST RELATIF À UN ÉTAT DE DROIT ET CES INSTITUTIONS DE FORCES PUBLIQUES .[/color
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Jeu 28 Avr 2011 - 16:05

haitimere a écrit:
haitimere a écrit:
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TOUT PROGRÈS EN HAÏTI EST RELATIF À UN ÉTAT DE DROIT ET CES INSTITUTIONS DE FORCES PUBLIQUES .[/color
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Ven 29 Avr 2011 - 11:46


Haiti n'a plus besoin d'armée!

Un point c'est tout.
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Ven 29 Avr 2011 - 12:39

Goya a écrit:

Haiti n'a plus besoin d'armée!

Un point c'est tout.



Haiti n'a pas besoin d'une force armée mais depuis 2004 on a une armée étrangère sur notre sol. Je ne comprends pas la logique d'une telle déclaration; "Haiti n'a plus besoin d'armée! Un point c'est tout." Monsieur Goya a le monopole du savoir entre ses mains, et coupe court à toute discussion avec une telle déclaration. Heureusement qu'il n'a pas le pouvoir de décider pour Haiti.
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Ven 29 Avr 2011 - 15:03

On oublie souvent les premiers Presidents haitiens furent des Generaux de l'armée indigène.Quelles furent leurs grandes realisations?de 1804 jusqu'a 1994 nous avions une armée pourquoi le pays a-t-il regressé si vraiment il faut une armée pour le progrès du pays?La production nationale devrait quadrupler durant le règne des militaires de 1991-1994.L'armée detenait tous les pouvoirs pourtant Marc Bazin fut obligé d'emettre des zorey bourik pour payer les gendarmes.

Pour persaduer ceux qui n'admettent pas ce postulat ,les fanatiques de l'armée nous disent qu'il n'est pas necessaire d'acheter des armes modernes pour equiper cette armée et qu'elle n'aura pas la meme structure et les memes objectifs que les FADH.Mais ils oublient la declaration de l'ancien Commandant du Corps des Leopards :" une armée est une force de combat".Et il a raison.Quels sont les pays qui menacent haiti en ce moment?Qu'on ne me parle pas des trafficants de stupefiants qui peuvent etre maitrisés facilement par une force de police bien entrainée et equipée.Je ne suis pas un policier ,mais je ne pense pas qu'il soit trop difficile de maitriser les trafficants haitiens si vraiment le gouvernement voulait stopper ce trafiic en haiti.Donnez moi la charge de la police nationale je vous garantis dans 6 mois il n'y aura plus de trafficants en haiti.Il seront tous au pays sans chapeau.Je suis persuadé comme le general meyers:haiti n'a pas un problème militaire pour son developpement.Nous avons des problèmes politiques ,economiques et sociaux que la formation d'une nouvelle armée va empirer.
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Ven 29 Avr 2011 - 16:28

Roseau,

On n'a pas besoin de généraux pour diriger le pays, ils n'en sont pa capables, ils n'ont pas été formés pour ce poste.
On a besoin d'une force qui comprendra:


Un corps de génie

Un corps médical

Des soldats et officiers qui aideront à reboiser le pays, aideront en cas de cataclysme, seront la pour les premiers secours, Haiti est un pays qui est sur la route des cyclones et chaque année plusieurs passent sur nous et laissent notre population en deuil et dans la misère et sans défense contre les épidémies, c'est un pays a risque de tremblement de terre, et on a aucune force d'intervention rapide pour aider la population en danger.

On n’a pas besoin d’une armée répressive, qui va bastonner la population, à nous de le former pour servir et non pour détruire. Et cela vaut pour toutes nos institutions, elles doivent apprendre à servir et non à sévir. Un couteau peut être utilisé pour manger, sculpter, pour le travail en général et il est utile dans ces travaux, et peut-être nocif et très dangereux si on l’utilise pour tuer. Un outil peut-être bon ou mauvais suivant l’utilisation qu’on en fait.
Haiti est-il pire que toutes les autres nations, et ne peut pas utiliser un outil à bon escient ?
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Ven 29 Avr 2011 - 20:05

Selon votre description il me semble que le nom le plus approprié pour cette force est V.S.N.Oui le corps des volontaires de la securite nationale.c'est cela qu'il faut.Oui nous aurons des ingenieurs , des medecins, des agronomes.des infirmières.des secouristes des gardes forestiers ,des policiers, des pompiers etc.Ce n'est pas necessaire qu'ils soient des militaires.ce titre est incompatible avec la mentalité des haitiens.Il faudra des generations avant d'effacer de la mentalite des haitiens cette arrogance que manifestent les militaires haitiens envers leurs compatriotes.
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Sam 30 Avr 2011 - 10:34

Quid du nom Volontaires pour le Developpement National! VDN! "Une armee est une for ce combat" Oui de combattre la pauvrete, de participer aux travaux de rehabilitation et de la "beautification" de la structure hysique de l'etat, construction des monuments et edifices publics, hopitaux publics, reamenagement et la protection du territoire et la mission constitutionelle. Nous avons besoin d'une force qui symbolise notre souverrainete et remplacer la Minustha! Essaie de regarder par la fenetre de votre grand savoir pour reevaluer votre pensee sur ce sujet. Il parait qu'il n'existe aucune evolution ou meme reevaluation de votre part. Il faut essayer de decendre du grand autel de votre immense savoir...
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MessageSujet: Re: HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT   Sam 30 Avr 2011 - 11:10

Maximo,

Sispan bay tèt nou manti. Ou konnen byen lè nou konsidere yon ansamb de paramèt Ayiti pa gen moyen pou asume de fòs: yon fòs lame ak yon yon fòs polis.

Premyèman, pwoblèm sekirite sivil nan yon peyi, menm si mwen pa yon expè nan zafè sekirite, pa zafè lame, se pito zafè lapolis. Yon militè se yon militè. Li pa fòme pou jwe wòl polis, yo pa reagi menm jan devan yon sitiyasyon, yo pa gen menm reflex, apwòch yo pa menm. Li pa ka kenbe yon kontak pèman ak soyete'a jan polisye'a ka fèl san ke sa pa tounen a yon sitiyasyon kaotik ou yon boucheri. An fèt, polis ak militè pa fòme pou agi nan menm sitiyasyon.

Pandan lontan, sou tan FAD'H, yo fè yon melang malsin ant lame (Gad ameriken te kite pou nou'an) ak lapolis. konbinezon sa'a te mete kanpe yon represyon sistematik sou tèt sosyete'a ; se osi youn nan fason pou lame te gen kontwòl, e mentni otoritel sou tout sektè. Haiti te yon veritab eta policye : militè'a te reprezante ou konsève pou li sèl totalite pouwa nan sosyete'a. Se sak te fè dosye separasyon lame ak lapolis te konsidere kòm yon dosye cho. Oken moun, palmantè kou exzekitif te refize manyen'l. pwojè lwa separasyon lame ak lapolis Guy Malary te pwopoze palman'an nan lane 1990 yo, te pwal kòz lanmò m'sye nan kèk jou anvan lachamb te pwonose'l sou li. Se te yon sòt de pigga lame te voye bay tout moun ki te vle agi sou teren sa'a. Ka separasyon lame ak lapolis te vle di : anlve Égemoni lame d'Ayiti te gen sou peyi'a : yon kontwòl total, san limit. Sitiyasyon sa'a se pi gwo kòz delitman nap viv jodia.

Sou plan finansye : Nou gen yon polis anviron 8000 òm pou 10 milyon ayisyen ke peyi'a pa menm ka rive okipe : tout bagay manke a fòs polis sa'a kap travay nan de kondisyon vrèman exekrab : mank ekipman, moyen logistik, fèb remunerasyon ect. Nòmalman, pou yon tritwa de 27 500 km2, preske gwosè La belgik, ta dwe gen yon fòs polis ki kouvri tout teritwa'a, e byen kouvril pou asire sekirite chak moun. Si nou mete sou kote moyen finansye la belgik genyen pou te konstwi fòs polis yo wa, pou yon teritwa ki preske nan dimansyon pa nou, polis federal Belge gen 130.000 mamb pèsonèl pou yon pipilasyon de 10.4 milyon Abitan environ, selon chif ki disponib pou 2008. Ajoute ak yon fòs lame byen ekipe de 39 400 òm. Mete’n nan sitiyasyon Belgik, mwen pa di sou plan finansye, men sou plan efektik lame/lapolis, eske nou gen moyen, nan ka yon peyi ki sou pèfisyon ekonomik, kap fè fas ak pwoblèm environmantal, edikatif, sante, sosyal, fèb pwodiktivite agrikòl, eske nou gen moyen pou nou ekipe, pran swen de fòs piblik, si tou lame ki la pou agi spesyalman lè gen lagè? Repons'ou ak kesyon sa'a pa ka pozitif ! Menm lè otorite yo ta fixe tèt yo pou objectif, nan nivo polis la sèlman, pou yo ta rive aten'n nan'w pwopòsyon 2% sou di zan efektif polis Federal Belgik la, enpak sa tap genyen sou lòt sektè ki tou osi vital, si yo ta vle konstwi yon bon fòs polis, te pwal mande yo fè de chwa difisil.

Ki pati nan bidjè peyi'a nou pwal konsakre a fòs lame sa'a. Admeton nou ta konsakre 40% bidjè'a pou lame ak lapolis, ki finanse an gran’n pati pa èd extèn, ki sa kap rete pou la sante, edikasyon, enfrastrikti ect. Nou pa ke gen objectif edikasyon, sante gratis, reboisman pou an menm tan nap priorize envestisman nan resous militè, gwo zam, ki se de envestisman non pwodikti. Gen yon enkoérans kèk kote! Nou nan sitiyasyon kote pa gen gwo menas etranjè ki peze sou tèt nou. Yo toujou avance evatay dominikani pou jistifye retou lame, alòs pou kisa depi 10 zan nou pa gen lame, Dominikani pa entèveni, ki sa ki kenbe'l poul fè sa ?
Avèk ou san lame Dominikani te ka toujou envayi Ayiti piske kapasite militè dominiken te tou siperyè ak pa Ayiti. Songe sèlman kouman militè dominiken te konnen maspinen militè ayisyen sou fontyè'a, san oken reyaksyon bò kote ni lame ni gouvèman ki te la yo. Donk, yo te ka toujou entèveni.

Pou ki nou pa esaye renfòse polis nasyonal la. Entegre de kò spesyalize ki ka sipleye ak ensifizans ki genyen an matyè sekirite. Yon fòs ke nou ka fè sakrifis pou ekipe.

Nou se yon peyi kap esaye konstwi yon demokrasi, yon Éta de dwa difisilman. Nou pa exzan de kriz politik sitou ak regim palmantè inacheve, dezekilibre konstitisyon 1987 la, ki garanti nou genyen nan ka yon zriz ant enstitisyon demokratik yo, palman ak exzekitif, lame sa'a pap awoge'l dwa pote koreksyon demokratik e enstale yon regim bout di ou yon regim civil pope twèl, ki o sèvis li, jan général Cédras te fè sa. Nou gen yon long istwa fèt de san, assina, tòti, kou deta ak lame, retou lame sous kelkeswa fòm signifi, lèn konsidere difikilte ki genyen pou konstwi yon systèm demokratik stab, e nou pa sèl peyi ki, aprè yon long periòd diktaryal, ap fè fas a sitiyasyon sa’a, rantre nan yon sik entèminal enstabilite, jete nan poubèl tout aki nou arache nan san nan men diktatè nou yo.

Nou se se yon peyi ki fonde pa lame. Konsa li rete nan tèt tout militè,e chak militè, istorikman, peyi'a se pwopriete lame, ke direksyon’l revyen de dwa a chak militè. kouman nou pwal kapab derasinen yon mantalite konsa, e finalman soumèt pouwa militè'a a pouwa otorite sivil yo. Yon lòt bò, si pata gen moyen, m’pa kwè ap genyen, e pandan lontan ankò, pou byen okipe, ekipe, peye fòs "lame modèn sa'a", sak pwal enpeche’l transfòme an yon gwoup zenglendo.

Maximo ap pale de kò geni, medcin ect. Men moun sa'a yo pa oblige militè. Yo ka fè pati de yon inite especialize nan lapolis kap travay an kolaborasyon, nan ka katastwòf natirèl, ak yon sèvis pwoteksyon sivil. Gen yon pakèt amenajman ki posib san nou pa oblige retounen nan lame.

Kò wap pale la yo, Maximo, FAD’H te genyen yo, te toujou gen katastwòf naitrèl an Ayiti, mwen pat janm wè yo a lèv. Ou gen lè bliye!

An tou ka mezanmi reflechi avan nou rantre peyi nan avanti konsa.
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HAÏTI FACE À L'OBLIGATION DE L'ÉTAT

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