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WIFOUT Star


 Nombre de messages: 161 Localisation: MIAMI Loisirs: COURSE DE VOITURE Date d'inscription: 18/09/2009
 | Sujet: Repose en paix Mireille. Lun 28 Mar 2011 - 12:20 | |
| Rappel du premier message :
Dejas 16 ans
Repose en paix Mireille on ne t'oubliera jamais.
Assassinat de Mireille Durocher Bertin Le 28 Mars 1995 Mireille Durocher etait assassine par des officiels du gouvernement Haitien apres des ordres donnes par le president de la republique Jean Bertrand Aristide. L'enquete du FBI revelera plus tard que le ministre de l'interieur Beaubrun au nom de Jean Bertrand Aristide etait le coordonnateur de l'assassinat de madame Bertin.
Mireille Durocher etait un avocat brillant et un militant politique. Elle luttait pour le respect des lois et de la constitution d'Haiti en 1995 quand elle a ete assassinee. En 1995, Mireille Durocher Bertin officiellement plaidait pour le respect de la souverainete nationale. Elle a demande aux instances de notre republique et particulierement a Jean Bertrand Aristide les references constitutionnelles de la demande d'intervention militaire sollicitee par ce dernier en 1994.
Aristide savait a l'avance que les demarches de Mireille Durocher Bertin sur l'illegalite de la demande officielle d'intervention militaire de 1994 et son embargo economique contre Haiti sollicitee en 1993 seraient comdamnes par devant les tribunaux Haitiens comme des actes inconstitutionnels et lillegaux.
Aristide risquait d'etre convoque par devant la Cour de Haute Trahison pour ces crimes. C'est dans ce contexte que le complot pour assassiner Mireille Durocher Bertin prit naissance au palais national. Les freres Arbrouet qui ont assassine Bertin pour Aristide, pour eviter leurs temoignages, furent ensuite executes a Leogane par le regime Lavalas alors qu'ils etaient dans leur sommeil. L'instruction donnee avant cette operation d'execution des freres Arbrouet conduite par l'unite politique de la SWATT team etait simple: Ne les ramenez pas vivants!
Le ministre de la justice en poste Jean Joseph Exume qui etait l'un des conseillers privilegies d'Aristide et aussi Ministre de la Justice en 1995 en sait long sur cette affaire.
Mireille Durocher Bertin, Pasteur Leroy, Jacques Roche, Senateur Yvon Toussaint, Michel Gonzalez font partie d'une longue liste de citoyens executes par lavalas pour des raisons politiques. Le Senateur Irvelt Chery dans sa lettre officielle eaux commissaires du gouvernement de la republique donne une idee de la liste des victimes du regime lavalas, pour lire cette lettre et decouvrir les noms des victimes cliquez ici: http://www.haitianinternet.com/messages.php/7222
Nous devons travailler a la reforme de la justice, a l'egalite des citoyens devant la loi pour qu'enfin justice soit faite. Mireille que la terre te soit legere! Assassins lavalas, bay kou bliye pote mak sonje
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deza Super Star


 Nombre de messages: 3886 Localisation: U.S.A Loisirs: READING FOOOTBALL SOCCER TENNIS M Date d'inscription: 29/07/2007
Feuille de personnage Jeu de rôle: Le nouveau citoyen haitien
 | Sujet: Re: Repose en paix Mireille. Dim 3 Avr 2011 - 3:29 | |
| Goya souffre et le temps passe .Il ne peut trouver remède à toutes ces peines, tous ces chagrins tumultueux qu’il a appris à chérir dans son esprit pour soulager les pincements vigoureux de maux qui ont créés le vide en son cœur. Et cette disposition que lui impose son tempérament et ses expériences lui retirent l’indépendance du jugement sain dont il a besoin pour gravir les marches supérieures de l'évolution. Sait-il au moins que ses mécontentements et ses peurs le retiennent prisonniers d’un cercle vicieux qui lui défend l’accès a la pensée libératrice et transcendantale du milieu qui l’a vu naitre ? Peut-on se libérer de ses chaines quand ces liens de la servitude se sont transformées en raison de vivre d’un rêve fou qui exige des châtiments de la raison sociale ?
Il me semble que notre ami qui vit dans le spirale de ses afflictions a fait un pacte avec l’incréé de son Id, son Docteur Faust .Il n’a pas bien compris la portée morale et socio-psychologique de l’œuvre. Il s’est laisse subjuguer par la force des défis existentiels .Il a renoncé à son humanité .Il ne lui reste plus rien de gentil et de beau après son parcours initiatique à la fois rude et bouleversant dans les champs de l'aigreur, de la rancune et de la revanche .Il est maintenant, peut-être à son insu, une pauvre bête blessée qui attaque tout passant qui n'a pas l'odeur fauve de son troupeau.
Que peut-on dire à un homme qui veut avilir une mère, une épouse, une amie tuée lâchement en plein jour alors qu’elle portait son bébé, la vie meme qu’il prétendra vouloir défendre au cours de ses arguments spécieux ? Combien de fois a-t-il vécu pareille monstruosité au sein de notre société pour qu’il traite cette abomination comme un fait divers des politiques de l’incompatibilité de nos prédateurs cruels et sanguinaires ? Que peut-on dire de la morale d’un homme qui critique une défunte parce qu’elle a été assassinée en compagnie d’un client qu’elle représentait ? Comprend-il les lois de l’etat de droit auxquelles il veut s’accrocher pour exprimer sa haine de ses compatriotes ?
O honte !Honte à celui qui se sert de la mort abominable d’une mère qui portait en elle la semence de la vie citoyenne !Honte à celui qui cherche à donner raison aux exigences de ses instincts qui ne font honneur ni à l’intelligence humaine ni aux nobles émotions de notre humanité !A force de descendre les marches de son enfer pour regarder dans ses miroirs multiples les outrages faits à son psyché ,à sa triste vie , le voyageur égaré sur les routes tortueuses du moi imposteur s’est laissé hypnotiser par le canon intermédiaire de ces pèlerinages obligés du ressentiment. Il est devenu une créature, un partisan de ces moyens, de ces procèdes de l’enfer qui corrompent et avilissent notre humanité .L’ange de l’origine qui a connu la révolte, le chérubin de la justice qui se voulait conscience élevée de l’âme n’est plus .Il s'est transformé présentement en l’alter ego de son mal à cause de la faiblesse du caractère.
Ce que la morale perverse de Goya nous propose c’est une sorte de foire d’échanges de la mort entre les moments des défaites de la civilité et du pilonnage politique de l’opposition .Je suis beaucoup trop intelligent et sophistiqué pour m’abaisser à ce jeu de la médiocrité de l’intellect assiégé et du mépris du devoir citoyen .Je ne peux jamais épouser le semblant de moralité qui se vend parmi les habitués des marchés aux puces de l’ignominie. Et, fort souvent, cette décision individuelle de la séparation et du refus, c’est là, bon dieu, la différence entre le Bien et le Mal. ,  ,  ,  ,  ,  ,  , Je reclame Justice .La vengeance c'est le cri des esprits faibles |
|  | | deza Super Star


 Nombre de messages: 3886 Localisation: U.S.A Loisirs: READING FOOOTBALL SOCCER TENNIS M Date d'inscription: 29/07/2007
Feuille de personnage Jeu de rôle: Le nouveau citoyen haitien
 | Sujet: Re: Repose en paix Mireille. Dim 3 Avr 2011 - 8:49 | |
| Un article qui merite toute notre attentiion.
LA DÉRAISON POLITIQUE CELLULE CANCEREUSE DE LA DÉMOCRATIE HAÏTIENNE.[/b] Hier à 23:49
[b[color=blue]] LA DÉRAISON POLITIQUE: CELLULE CANCEREUSE DE LA DÉMOCRATIE HAÏTIENNE. Ou
([size=18]Nous ne pratiquons tous la philosophie de la revanche -Deza)
Par : Jean-Ulrick Pavilus, criminologue-analyste
La violence vindicative continue son ascendance dans la société haïtienne par la déraison politique où le désire de rendre le mal pour le mal s’installe dans l’âme des délinquants politiques haïtiens; au sens que l’exercice des droits politiques en Haïti doit demeurer le privilège exclusif des adeptes du régime au pouvoir. Or, toute autre intention d’opposition ou d’opinion contraire à un gouvernement haïtien représente une menace éminente, un ennemi du pouvoir en place qu’il faut éliminer à tout prix. Une déraison politique dans laquelle la violence vindicative devient une institution, une passion et la formule d’expiation par excellence en matière de résolution des conflits politiques et de répression des droits de l’opinion contraire et de l’opposition politique.
Depuis 1986 à ce jour, cette déraison politique transforme la société haïtienne en une scène de démonstration de force vindicative, par les ripostes des actes violents des régimes politiques qui se sont succédés au pouvoir et de certains groupes d’oppositions politiques divers. Les préjudices qui en découlent de la pratique primitive de cette violence placent le peuple haïtien dans une situation de vulnérabilité et d’une insécurité traumatisante inacceptable. Les préjudices subis placent les victimes directes devant une alternative de réplique ou encore avouer sa faiblesse dans une sorte de rapport de force à savoir qui va inspirer la crainte de l’autre.
La déraison politique est un état d’esprit qui s’est installé dans la gestion et la pratique du pouvoir politique des hommes d’états haïtiens depuis la répression précoce de la douloureuse période dictatoriale qui se poursuit avec la révolution des années 80 à ce jour. Notamment, incluant les putschistes, les militaires, les policiers, les attachés, les Fraps, les rouleaux compresseurs, le père lebrun, les zenglendous pour finalement arriver aux présents gouvernements lavalas dotés de ses chimères et des groupes fanatisés attachés de police. Et, plus récemment le phénomène d’enlèvement et des (rats pas caca) etc...
Cet état esprit de gestion du pouvoir par la déraison politique des chefs d’états haïtiens a subordonné la justice aux personnalités politiques, policières et aux forces de sécurité politisées. Un résultat de dysfonctionnement qui crée des conflits de compétence entre les différentes institutions des trois pouvoirs et du système pénal et judiciaire haïtien. De plus, leurs responsabilités respectives ne sont pas toujours claires et elles ne connaissent pas bien leurs fonctions les unes aux autres. L’article 263-1 de la Constitution haïtienne stipule qu’aucun corps armé ne peut exister en dehors de l’armée et de la police.(d’Haïti).
De ce principe constitutionnel, seule l’existence de la force de police nationale est consacrée par la Constitution haïtienne. Néanmoins, depuis 1995, des fonctions relevant de la police sont assurées par des groupes de civils, de partisans politiques armés qui s’arrogent illégalement des pouvoirs d’arrestations, de fouilles et de saisies en commettant eux-mêmes des crimes à l’intégrité physique et de violation de droit au profit de leur allégeance politique. Des membres de service d’intelligence nationale (SIN) opéraient en civil lourdement armés sont impliqués dans des opérations illégales à Port-au-Prince. Ils sont impliqués parfois dans des conflits ouverts avec la police nationale.
Des membres de l’unité de sécurité générale présidentielle du Palais national établissent des contrôles routiers, conduisent des opérations, effectuent des perquisitions de toutes sortes. Le rôle d’une telle unité spécialisée ne mérite-t-elle pas d’être clarifié publiquement? Et ces activités ne prêtent-elles à équivoque et ne soulèvent-elles pas de questions d’inquiétudes préoccupantes pour la bonne marche démocratique?
Il faut considérer aussi le recours systématique par les autorités administratives et des élus à des gardes de sécurité pour assurer la fonction de gardes du corps armées et la sécurité des infrastructures. Ces agents sont parfois responsables des incidents de violence.
Ce dysfonctionnement des institutions du contrôle social de l’État haïtien par la subordination de la justice aux pouvoirs politiques engendre aujourd’hui le potentiel des abus de répressions de toutes sortes, des violations de tous les droits et de la montée de revendications de justice du peuple haïtien par manque d’équité. Alors que la police nationale d’Haïti devrait être la seule force de police ayant le pouvoir de perquisitionner, d’arrêter, d’effectuer des fouilles, d’établir des contrôles routiers, d’effectuer des enquêtes criminelles et de faire de détention en garde à vue.
Il est impératif, premièrement de comprendre que cet état d’esprit de la gestion du pouvoir par la déraison politique perpétue l’héritage d’impunité qui a caractérisé les régimes "de facto" et les régimes autoritaires du passé où des violations massives des droits de l’homme ont été commises sans que les coupables soient rendus responsables, d’où la revendication de justice du peuple haïtien résonne encore à ce jour.
C’est la problématique fondamentale des instabilités : politiques, de sécurité publique, d’équité judiciaire et économique qui constituent des vraies menaces de la démocratisation de la société haïtienne. Elles sont en mesure de renverser tout pratique et tout processus démocratique en Haïti en une véritable réaction en chaîne aux conséquences fatales par la multiplication des représailles qui peuvent ensanglanter la mémoire de la société haïtienne. Plus spécifiquement, à ce stade-ci de la situation politique d’antagonisme actuelle où les groupes politiques s’interposent et se préparent à l’assaut du pouvoir à n’importe quel prix. Il faut une vive vigilance pour prémunir les droits démocratiques et la protection du peuple haïtien.
En plus de l’inquiétant laxisme de la justice de l’iniquité aggravante et des lacunes des législations constitutionnelles et pénales haïtiennes qui constituent l’opportunité accrue à ces violations des droits de toutes azimuts et l’ascendance de la violence vindicative par la déraison politique. Il est essentiel, pour que le processus de la démocratisation se prospère en Haïti, que le prochain de gouvernement au pays doit nécessairement assujettie à l’inévitable transformation du contrôle social de l'état dysfonctionnel actuel. Notamment de redéfinir, de délimiter les compétences et les pouvoirs réels et respectifs de chacune des institutions dont leur existence légale et leur autorité soient consacrées par la législation constitutionnelle et ou pénales tant au niveau de la sécurité publique, de la sécurité de la défense nationale, de la justice qu’au ministère de l’Intérieur. Prioritairement, d’envisager des stratégies favorisant leur renforcement par de réel pouvoir et d’autonomie pour faciliter la capacité de la mise en œuvre des mesures rationnelles et efficientes pour garantir la sécurité au pays.
En d'autres termes, pour finir, il faut chasser cet état esprit du mal de la déraison politique dans la gestion et dans la pratique politique haïtienne. Il est primordial de savoir que l’état démocratique en lui-même comporte trois principes fondamentaux. Premièrement, les citoyens qui composent la société, qui à son tour constituent l’État, devraient être à l’abri des attaques violentes qu’elles viennent de l’intérieur ou de l'extérieur. Deuxièmement, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire devraient être protégés contre la violence et les contraintes politiques de toutes sortes. Troisièmement, il importe de sauvegarder le caractère démocratique et impartial de l'État et des ses institutions fondamentales.
Repentigny, le 2 avril 2011Jean-Ulrick Pavilus, criminologue[/[/b]color] [/size] |
|  | | Goya Star

 Nombre de messages: 368 Localisation: Montreal Loisirs: lecture Date d'inscription: 20/11/2010
 | Sujet: Re: Repose en paix Mireille. Dim 3 Avr 2011 - 23:53 | |
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AMEN, DEZA !
Connaissez-vous l'histoire des mères de la place de Mai en Argentine?
Vous confondez deux choses diamétralement opposées : le devoir de mémoire, de justice et la vengeance.
Suivant votre logique il y a deux catégories de morts, de victimes : ceux de lavalas à qui justice est dûe, dont les familles ont droit à la vérité et dont la mémoire doit être rétablie, et puis une autre catégorie dans laquelle se trouvent les victimes du duvaliérisme, ceux du push des généraux Cédras et Bianby qui n'ont droit à rien du tout, si non qu'à une sorte de déni de mémoire, d'injustice au nom d'une réconciliation indigne que prônent les défenseurs des régimes militaro-macoutes, barbares et sanguinaires ayant fait tant de mal à ce pays.
Voilà le genre de pays que vous proposez et vous avez osé parler de moralité, de perversité !
Mais de quelle moralité parlez-vous enfin?
Réconciliation dans la justice et la vérité est un devoir de l'État envers ses citoyens et la société dans son ensemble. En ce sens, je pense que ce grand homme politique Argentin, Néstor Carlos Kirchner, est l'exemple même d'homme politique qui , en répondant au besoin de justice de ses concitoyens, a permis à la société argentine, profondément marquée par une relativement longue période de dictature, de cicatriser tant bien que mal ses blessures et de se réconcilier avec elle même.
Je ne pense pas avec tout le respect que je vous droit que celui fait de pareil choix soit un immoral.
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|  | | deza Super Star


 Nombre de messages: 3886 Localisation: U.S.A Loisirs: READING FOOOTBALL SOCCER TENNIS M Date d'inscription: 29/07/2007
Feuille de personnage Jeu de rôle: Le nouveau citoyen haitien
 | Sujet: Re: Repose en paix Mireille. Lun 4 Avr 2011 - 10:14 | |
| Cela vous a pris du temps pour me répondre bien que je ne sois pas satisfait de cette réponse qui semble encore porter les œillères de la partisannerie .Vous m'aviez mal compris monsieur Goya .Vous êtes dans les griffes de la douleur insupportable ancrée dans les sentiments de la revanche et du ressentiment .Que Dieu nous vienne en aide !Vous vous êtes senti oblige de vous transporter en pays étranger pour refuser d'admettre l'innocence d'une mère, d’une épouse, d’une amie haïtienne .Le mal rend aveugle celui qu’il afflige de ses illusions de confort. C’est tout à fait pathologique. Meme pathétique au niveau de l’humain.
Et c'est ce qui me chavire un peu l'esprit avec les nouvelles vagues de l'aliénation qui nous emprisonnent à l'intérieur d’une intellectualité de pacotille qui nous empoisonne l’esprit pour déterminer dans le chaos psychique une nouvelle nature du corps social .Vous vous êtes rendu compte qu’elle a erré loin de chez soi , dans la médiocrité de la pensée des autres, pour ramasser les scories , le fatras de leurs tergiversations pour nous en faire un modèle alors que nous avons deja le matériel propre à créer le joyau chez nous ? Elle n'est pas meme digne, à mon avis, du pardon que l'on a offert appendant les temps anciens au légendaire fils prodigue.
Sachez mon bon ami qu’il n'y a pas de mère duvaliériste ,lavalasase ou Gnbistes .C'est une horreur de la pensée revancharde .Il n'y a pas de mère Soyett et Bourgeoise, c’est un mépris, une falsification de la notion de mère par les ambitieux opportunistes de nos politiques de voyous en pleine bagarre. La bourgeoise mère qui a perdu son enfant souffre avec autant de violence et de pleurs que la pauvresse -mère de notre société qui a perdu le fruit aime de ses entrailles. La mère est unique et entière .Elle ne souffre pas les tentatives de démembrement, de partage en modules dysfonctionnels de l’autre.
Separer les souffrances maternelles selon l'hysterie de nos politiques de mercenaires sans foi ni loi est un voeu hypocrite de l'ego mal qui veut falsifier la nature de la femme-mere ,se presenter en defensueur de ce qu'il ne comprend pas mais qu'il veut exploiter a des fins prsonnelles et nefastes ..Il n'y a de mères que celles que l’on retrouve, qui ressemblent, au prototype dont on fait l’éloge dans le poème père-mère du Pélican symbolique.L'amour ne connait pas les bornes des passions et des incertutudes de notre humanite .
Je vous renvoie donc au canon méprisé de nos modèles passés que l’on nous enseignait dans le temps bien que nos censeurs –je veux dire nos éducateurs- n’avaient pas pris la peine de nous expliquer la raison de cet enseignement .En effet ,beaucoup d’entre nous n’ont pas eu le cœur et l’esprit imprégnés des caractéristiques de noblesse que charriait cette pensée transcendantale .Autrement dit ,plus sage, nous aurions pu prévenir, faire echec aux assauts de ces crises d’hystérie de l’esprit étranger qui vint nous habiter ,soumettre et ruiner notre vouloir afin de déterminer -selon préméditation - notre destin maintenant à l’horizon obscur .
Je veux parler de cette conquête sournoise de notre volonté par l’ennemi .Il exige, selon les diktats de tout prédateur victorieux, que nous soyons quelque chose d’autre que nous-memes , que nous devenions des africains d’Haiti aux dépens des intérêts particuliers de ce peuple courageux des batailles de l’indépendance,ce nouveau peuple elu sorti de la forge créatrice de ses expériences guerrières. Meme la mère n’y échappe pas malgre son sacre millenaire .La bas, chez les abrutis, on les mutile et on les coupe en petits morceaux ainsi que leurs enfants .Cela explique aussi, qu’un continent éloigné, les disciples de cette idéologie punitive de la violence et de la revanche insensée acceptent sans broncher l’assassinat de Mireille Durocher Bertin comme un fait divers de la violence, dans un chez nous qui n’est plus le nôtre :
[u] Le Pélican [/u]
Alfred de Musset
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure, Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure Que les noirs séraphins t'ont faite au fond du cœur: Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète, Que ta voix ici-bas doive rester muette. Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé-d ‘un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux, Ses petits affamés courent sur le rivage En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie, Ils courent à leur père avec des cris de joie En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lents une roche élevée, De son aile pendante abritant sa couvée, Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte; En vain il a des mers fouillé la profondeur; L'Océan était vide et la plage déserte; Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre Partageant à ses fils ses entrailles de père, Dans son amour sublime il berce sa douleur, Et, regardant couler sa sanglante mamelle, Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle, Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice, Fatigué de mourir dans un trop long supplice, Il craint que ses enfants ne le laissent vivant,
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent, Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage, Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu, Que les oiseaux des mers désertent le rivage, Et que le voyageur attardé sur la plage, Sentant passer la mort, se recommande à Dieu.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes. Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps; Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées, De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur, Ce n'est pas un concert à dilater le cœur. Leurs déclamations sont comme des épées:
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant, Mais il y pend toujours quelque goutte de sang. Bonne lecture et aussi bonne compréhension de ce qui a été dit de l’amour sublime. Voyez la différence .Elle se passe de commentaires. [/size][/color][/size][/i]
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