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 Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)

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ainsi ne soit-il
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MessageSujet: Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)   Ven 27 Mai 2011 - 19:51



Ils s'envoient des fleurs... avec des épines!



Ils ont la même soif de leadership. Peuvent-ils s’entendre? Petite mise au point avant que le président américain débarque en Normandie pour l’anniversaire du D-Day.

Il débarquera donc. Et le 6 juin, c’est à Barack Obama qu’il reviendra de recevoir Nicolas Sarkozy au cimetière américain de Colleville-sur-mer, en Normandie… Au terme d’escarmouches diplomatiques dans les couloirs des chancelleries, le maître de la Maison-Blanche a emporté la préséance dans les commémorations du 65e anniversaire du débarquement. Le cimetière de Colleville ayant été concédé par la France aux Etats-Unis, le protocole lui donne le beau rôle, celui de l’hôte. De quoi faire jardiner les médias français sur le sujet!

Depuis des mois, l’affaire aurait été en délicatesse entre les deux présidents, chacun ayant fourbi son plan comme pour l’occasion. Rien dont la presse, à New York ou Washington, puisse faire ses choux gras: on n’a que faire, là-bas, de cette petite guéguerre d’ego à échelle hexagonale. Mais – cocorico oblige! –, à Paris, on se fait un jeu de gloser sur la rivalité qui couve entre les deux hommes d’Etat sous leurs assauts de politesse courtoise. Tout est d’abord affaire de style. Jusqu’à ce que Barack Obama accède au poste de «taulier de la planète» (pour reprendre les mots de Nicolas Sarkozy) notre hyper-Président, flirtant avec le don d’ubiquité, avait eu tout loisir d’occuper le devant de la scène. Toujours dans l’urgence pendant la présidence européenne, avec une avance moteur sur ses collègues… voilà qui augurait d’un leadership international pour un Speedy Sarkozy gonflé à bloc. Tombé dans la potion magique, notre Astérix franco-hongrois avait un appétit à bouffer le monde entier.



C’était compter sans la cool-attitude de ce longiligne et mince Black-métis d’Obama. Sans rien renier de son élégance nonchalante, le nouveau président américain s’est taillé la plus belle côte d’amour qu’on n’ait jamais vue sur la planète. Plus jeune, plus posé, plus grand, avec ce physique de beau gosse bien dans sa peau et qui n’en fait pas trop, un talent d’orateur lyrique à enflammer les foules, une vraie grâce de danseur… difficile de rivaliser avec ce champion de la séduction qu’est Potus 44 (en abrégé «Président of the United States», quarante-quatrième du nom) ! Nicolas Sarkozy et Barack Obama sont tous deux des hommes tactiles qui jouent beaucoup de l’accolade chaleureuse: Angela Merkel se sera assez plainte de la familiarité trop enveloppante de son homologue français.

Mais au G20 de Londres, Nicolas Sarkozy a trouvé son maître. Il suffisait d’observer la gestuelle amusée de Barack Obama à son égard – le bras protecteur passé autour de ses épaules, la poignée de main comme un bras de fer, et jusqu’à cette façon d’ignorer le président français à l’heure de la photo de famille – pour savoir qui revendiquait l’ascendant. Pas de fauteuil pour deux à la gouvernance du monde! Le message était clair. Nicolas Sarkozy, qui emprunte volontiers à son copain Christian Clavier ou à Louis De Funès un certain art des mimiques, en a fait la soupe à la grimace. Sur la scène publique, les deux hommes n’en affichent pas moins une belle entente, se prodiguant sourires et protestations d’amitié. Pour leur première conférence de presse commune à Strasbourg, le 3 avril, le président américain n’a pas tari d’éloges sur son homologue français, saluant son «leadership extraordinaire», sa «créativité», son «imagination». En ajoutant, avec une certaine ironie : «Il est courageux sur tellement de fronts qu’il est difficile de les énumérer en totalité!»



Un hommage trop appuyé? On pense à la phrase du cardinal de Bernis disant du marquis de Sade : «A trop le louer, on l’édulcore.» De son côté, Nicolas Sarkozy a reconnu en privé «qu’Obama est très subtil, très intelligent, très charismatique», mais en lui déniant toute «efficience» : «Il n’a jamais géré un ministère ni un Etat de sa vie.» Entre pattes de velours et petits coups de griffe, les deux fauves politiques se jaugent et se ménagent. Afin de mieux affronter les divergences de fond qui plombent les relations entre l’Elysée et la Maison-Blanche, sur l’Otan, l’Afghanistan, l’Iran, le désarmement nucléaire, l’économie? Soucieux de ne pas laisser le président américain empiéter sur les prérogatives de l’Europe, Nicolas Sarkozy lui a ainsi vertement répondu qu’il revenait aux Européens de trancher sur la question de l’adhésion de la Turquie. Chacun son pré carré, et les vaches seront bien gardées! Un peu indigeste aussi, la lettre qu’Obama a envoyée au mois de mars à Jacques Chirac, lui proposant de travailler avec lui «pour la paix»!

Qu’il ne parvienne pas, à sa grande déconvenue, à s’imposer comme le principal interlocuteur de Washington sur le Vieux Continent, qu’Obama lui préfère l’Allemagne, soit! Mais au royaume de l’image, il reste à Nicolas Sarkozy un atout maître pour s’aligner en glamour avec Potus 44: sa Carlita! A Strasbourg, le courant a semblé passer entre l’impétueuse Michelle Obama, avocate de formation, et l’atypique première dame de France, artiste à ses heures, devenues toutes deux des figures de proue de l’élégance sur la scène internationale. A l’Elysée, on est encore loin, pourtant, du style décontracté des Obama, qui dînent en ville, ouvrent la Maison-Blanche aux photographes, participent à des talk-shows télévisés, ou chatent en live sur le Net. Mais Nicolas Sarkozy y travaille. La preuve, il vient de tomber la cravate sur Facebook…
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Eliane Georges
Article paru dans Gala, juin 2009
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MessageSujet: Re: Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)   Ven 27 Mai 2011 - 20:39

Sarko n'a pas le charisme de Barack Obama.
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deza
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MessageSujet: Re: Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)   Sam 28 Mai 2011 - 5:32

Sarko fait vieux a cote d'Obama ...un president qui veut courir au lieu de marcher tant il est bourre d'energie et... qu'il veut projeter cette image .
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MessageSujet: Re: Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)   

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