Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 ÉNIGME DE LA RÉUSSITE

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Edpoete
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Date d'inscription : 24/10/2006

MessageSujet: ÉNIGME DE LA RÉUSSITE   Sam 2 Juil 2011 - 15:37


CACIQUE HENRI À VALENZUELA :
RENONCEZ À NOUS PRENDRE, CAR JAMAIS PLUS NOUS NE SERVIRONS LES BLANCS… Nous avons juré de vivre libres ou de mourir. Allez remercier Dieu, de ce que je vous laisse la vie.


ÉNIGME DE LA RÉUSSITE

Si tu continues à me traiter en Laquais
Je peux enfoncer le clou dans la plaie
Entrer en la bulle en attrapant le bulbe pour faire sauter la bile
Afin de convertir l’insolence prétentieuse en onde tranquille

Réjouissez vous avec pleine espérance
De votre savoureuse ration de potion
Dans la foi en un deus ex machine
Qui va venir vous apporter le salut

Réjouissez vous avec espérance
De votre exquise ration d’opium
Dans la foi en un deus ex machine
Qui va vous apporter le salut

Avec la force de la foi rien n’impossible
On peut transporter Haïti jusqu’en Floride
La réussite est dans nos mains sans effort
La société est un immense No Man’s Land

Avec la force de la foi rien n’impossible
On peut transporter Haïti jusqu’en Floride
La réussite est dans nos mains sans effort
La baguette magique amène au No Man’s Land

La mystification n’existe pas
L’occultation n’existe pas
L’ésotérisme n’existe pas
La cachette n’existe pas.

La spéculation n’existe pas
L’élucubration n’existe pas
La fiction n’existe pas
L’illusion n’existe pas

Le blocus n’existe pas
Le boycott n’existe pas
L’embargo n’existe pas
Le sabotage n’existe

L’égoïsme n’existe pas
Le prédateur n’existe pas
Le pirate n’existe pas
L’arnaqueur n’existe pas

L’arriviste n’existe pas
L’opportuniste n’existe pas
Le petit parvenu n’existe pas
Le transfuge n’existe pas


L’insulte n’existe pas
L’injure n’existe pas
La calomnie n’existe pas
Le mensonge n’existe pas

La coercition n’existe pas
La persuasion n’existe pas
La dissuasion n’existe pas
L’agression n’existe pas

La force n’existe pas
La contrainte n’existe pas
La sujétion n’existe pas
Les représailles n’existent

Le Lion n’existe pas
Le Tigre n’existe pas
Le Renard n’existe pas
Le Léviathan n’existe pas

Œil pour œil n’existe pas
Homo homini lupus n’existe pas
Chen manje chen n’existe pas
La loi de la jungle n’existe pas


Le préjugé n’existe pas
La discrimination n’existe pas
L’ignorance n’existe pas
La superstition n’existe pas

La présomption n’existe pas
La prétention n’existe pas
La somptuosité n’existe pas
La fastuosité n’existe pas

L’ombre n’existe pas
La pénombre n’existe pas
Les ténèbres n’existent pas
L’obscurantisme n’existe pas

Le désert n’existe pas
L’aridité n’existe pas
La stérilité n’existe pas
Le vide n’existe pas

Le manque n’existe pas
Le défaut n’existe pas
L’inanition n’existe pas
L’implosion n’existe pas

La démesure n’existe pas
L’obsession n’existe pas
L’excès n’existe pas
L’explosion n’existe pas

L’abîme n’existe pas
Le précipice n’existe pas
La ruine n’existe pas
La destruction n’existe pas

La connivence n’existe pas
La complicité n’existe pas
Le receleur n’existe pas
La caution n’existe pas

La piraterie n’existe pas
L’extorsion n’existe pas
Les prébendes n’existent pas
Le crime n’existe pas

Avec la joie coiffée de la chance
Vous aurez le salut dans le No Man’s Land
Car toutes idées amies intimes et fidèles
Ne sont pas contraire au chemin de la réussite

Croyez dans votre indéfectible potion
Tous ces alliés ne complotent jamais
Contre le succès, contre la réussite
Contre le rêve, l’idéal de votre foi

Le vieux malheur de Saint-Amour Pétion
Ne fait pas le bonheur de Jean Napoléon
La victoire est linéaire dans la balance
Vous mettrez vos mains sur la réussite

La victoire linéaire est un No man’s Land
Vous mettrez vos mains sur le succès
Comme on saisit une baguette magique
Le fantasme peut conduire au bout des rêves

La société humaine ne connaît que la réussite
Mais ne condamne ni le transfuge ni le parvenu
La société humaine ne reconnaît que la réussite
Mais ne condamne pas le changement de classe

Il faut à tout prix réussir
Mais sans changer de classe
De coutumes, de valeurs
Sinon on n’est pas un traître


RÉGIME DU CRIME

Si tu continues à me traiter en Laquais
Je peux enfoncer le clou dans la plaie
Entrer en la bulle en attrapant le bulbe pour faire sauter la bile
Afin de convertir l’insolence prétentieuse en onde tranquille

Les dés sont pipés au moment des semailles
Au premier jour du germe au sein des entrailles
Certains ont moisson pour retrouvaille
D’autres l’airain qui les tenaille

Malheur de Marron fait bonheur de Larron
L’existence s’étend sur des piliers de contradictions
Même si la pérennité de la vie vibrant chaque jour
Réside dans la sublime transcendance de l’Amour

Il existe dans la société le funeste conflit d’intérêt
Voulant qu’un Patron possède son propre Laquais
Qui travaille contre ses propres intérêts et vie
Au service du maître qui accumule les profits

Le patron a besoin des bras de l’ouvrier cendrillon
Pour que l’économie gravite autour de millions
La réussite de cendrillon est contraire à la loi du profit
Qui incarne le succube, le parasite, le virus, la bactérie

L’ouvrier doit travailler toute bouline
Au rythme accélérant de la machine
Alors que l’économie privatise sans limite
Dans l’espace sous un globe qui se délimite

Ainsi le droit finit par céder la place au capital, à César, l’argent
Pour établir le régime arrogant et fastueux de prestige et de rang
Oui! Le sang cesse son règne de la Noblesse et de la domination
Mais le capital le continue par le biais du profit garant des millions

La prédiction présomptueuse moderne faillit dans sa promesse
Le rêve du paradis sur terre par l’accumulation de la richesse
Ne venait pas à sa réalisation vue l’infimité de ses prouesses
On rate l’Eldorado! L’Exploitation n’a jamais bonne presse

Après quoi, on impute le tort, le mal, le blâme au Poète
Taxé de cigale libertine dont les hymnes gâchent la fête
Qu’on accuse d’être responsable, à l’origine de la paresse
En le condamnant comme auteur du crime de la détresse

Devant l’Économie qui lui attribue le statut de cendrillon
Il devient un moins qu’un brimborion, la lie de la création
Certes les vers de la Poésie n’ont pas les pieds assez puissants
Pour se convertir en profit ou produit rentable aux marchands

Mais l’insulte accentué de ridicule de l’Économie
N’importune point chez le poète la vague du dépit
Plus que le profit de l’argent qui le sous-estime
Le poète s’assume, se valorise en aimant ses rimes

Même si la fortune manque, fait défaut à son existence
La poésie lui procure sérénité garantissant l’assurance
Il mène son existence en quête du bonheur dans la modération
Cette vie qui est pour le poète divine célébration et constellation


La poésie réussir ses rythmes, rime et pieds
Doit se soumettre au caprice du marché
Chaque rime doit incarner les friandises
Digne d’un marchant offrant marchandise

Pour réussir dans le domaine de la poésie
Ses vers doivent se tenir sur un plat de riz
Pour mieux viser le mercantile ou le profit
Qu’encaissera la machine de l’économie

La poésie pour avoir la joue capitale
Doit se donner une vaste base sociale
Non pour le salut de la masse à sauver
Mais pour l’expansion express du marché

Depuis fort longtemps cette mise en scène
Par la vanité des ruses malsaines obscènes
Allant à l’encontre de la masse mobilisée
Selon la règle de conflit d’intérêt inventé

Dans la modernité pour faire de la bonne poésie
Il faut avoir au bout de ses rimes un bol de riz
Afin que l’inspiration atteste l’œuvre d’un talent
Digne d’un million de César, une tonne d’argent

Quelle que soit la preuve tangible du génie
Si l’on n’y voit pas une montagne de profit
Le poète peut aller sombrer son existence
Dans le funèbre mutisme absolu du silence

L’art devient une banale marchandise
Soumise à la loi de la gourmandise
Qui doit se vendre sur le grand marché
Pour gonfler la poche des gens aisés

Bref le pied de chaque vers de la poésie
Doit obéir strictement à la logique du profit
Pour que le poète soit mis en mondaine valeur
Et atteigne la renommée, la célébrité, l’honneur

La pochette des riches demeure un droit sacré
Au point que nul ne doit troubler le marché
Le ventre des démunis, des pauvres affamés
indigne au droit doit être détruire telle l’araignée

Le démuni n’étant pas utile à la société
N’est pas membre de la sublime humanité
Ce sont les riches qui brassent le marché
Qui doivent avoir droit sacré à la satiété

L’existence du poète est devenue une blague
sur laquelle on applique des tapes, des claques
comme les prétendues grandes organisations internationales
prônant la liberté en étant esclave des firmes multinationales

Quand l’humanité appelle au salut, au sauvetage
La main mercenaire intervient en dieu de sabotage
Quand le cœur humain donne l’alerte du sauvetage
La main criminelle interpose son grand mur de blocage

Bateau of Hope ne doit pas battre pavillon
Pour aller sauver la vie de la lie de la création
Des démunis qui ne méritent pas d’avoir la vie
Sans merci ni pitié le profit ignore tous les soucis

Pour monter dans l’échelle de gallon en gallon
Il faut avoir la naissance écrite avec un million
Dans le capitalisme l’argent doit précéder le talent
Pour y être une étoile qui brille dans le firmament

On accuse Jean de crime contre l’humanité
Parce que la fortune des riches est attaquée
Les enfants qui mourant de faim telle l’araignée
N’est pas un crime de lèse droit contre l’humanité

Non! Non à la lie Bateau Domma Nevel
Ne peut pas apporter la bonne nouvelle
Organisation rime avec sabotage
Comme le sauvetage rime avec blocage

Quand la nature nous accule à une enclave
On doit mener toute sa vie comme l’esclave
Tous les patrons et maîtres du monde se liguent
Pour que l’enclave n’accouche pas de prodiges


Les grandes organisations internationales
Aiment se porter en juge de la cour pénale
Pour condamner les méchants allant à contre courant
De la logique sans limite et toute bouline de l’argent

N’est ce pas dans les grandes eaux internationales
Qu’on jette des tonnes de nourritures saines ou sales
Pour que le surplus ne vienne perturber le marché
Plutôt que de soulager le ventre des enfants affamés

Le droit légitime revient aux saints du marché
Le sans foi ni c’est la grande masse des affamés
La misère est l’âme fidèle du Pic de la Mirandole
Dans laquelle se cache une deuxieme Hitler Adolf

En même temps que le profit se compte par millions
Chaque jour par minute des enfants meurent par millions
La mort des démunis affamés n’est pas un cauchemar
Devant la perte infime de quelque centaine de dollars

Accélérez votre machine sans limite
Vous atteignez le sommet au plus vite
Accélérez votre machine toute bouline
La ruine ne peut pas attirer la bobine

Accélérez votre machine sans frein
La limite ne résiste pas à votre destin
Accélérez votre machine sans lumière
Vous pouvez voyager sans risque ni repère

Accélérez votre barque sans boussole
Pour entrer à l’eldorado de l’acropole
Dans le grand paradis du No Man’s Land
Aucune loi de la nature ne peut contraindre

Accélérez votre barque sans boussole
Pour entrer à l’eldorado de la métropole
Dans le grand paradis du No Man’s Land
Aucune loi de la nature ne peut contraindre

Accélérez votre barque sans boussole
Pour entrer à l’eldorado du grand monopole
Dans le grand paradis du No Man’s Land
Aucune loi de la nature ne peut contraindre
2 juillet 2011







TEMPS DE CRISE, TEMPS DE SOLIDARITÉ
Il serait mieux que le peuple haïtien cherche lui-même à se situer, à s’orienter dans la voie de sa propre destinée que personne ne peut lui dicter. Je n’ai rien à proposer non plus en ce sens puisque son destin ne dépend d’aucun deus ex machina qui va lui apporter le salut sans qu’il ne déploie ses propres efforts. La seule chose que la sagesse de l’histoire enseigne dans le registre du patrimoine de l’humanité, c’est que « en période de danger ou de crise grave, les hommes de par son instinct de conservation tendent naturellement à se renforcer les liens sociaux fragilisés ou brisés pour se fraterniser dans l’optique d’une meilleure union capable de mieux les protéger ou leur procurer une meilleure emprise sur le cours de leur vie. En temps de crise on n’encourage pas les hostilités propres à creuser davantage le fossé de la division. Lorsque la colonisation menaçait la vie des anciens noirs africains importés d’Afrique pour cultiver le sol de l’Amérique, les gens qui aspiraient à la liberté comme à l’indépendance avaient leur esprit convergé vers l’unité, la fraternité. C’est pourquoi ils choisissaient de se réunir en une grande majorité en assemblée générale à Bois Caïman en août 1791 ou de se réunir à l’Arcahaie le 18 mai 1803 pour célébrer leur union indéfectible qui se révélait plus que nécessaire après le meurtre horrible de Maurepas et la déportation de Toussaint Louverture. C’est pourquoi ils avaient aussi opté pour mater les petites groupes d’insurgés de Charles Belair, Sans Souci, Lamour Dérance, Petit Noël, Larose, qui créaient trop de divisions au sein de l’armée indigène déjà trop fragilisée par la défaite de Toussaint Louverture. Le 11 septembre 2001 qui assistait à la chute du Wold trade center a été un grand et triste jour de malheur pour les New-Yorkais tout comme le peuple américain en entier qui avant restait inébranlable comme imperturbable au danger. Mais ce malheur a été aussi l’occasion qui les portait à expérimenter l’émotion négative de peine, de tristesse teintée de peur à telle enseigne qu’il les portait à mieux se fraterniser, mieux renforcer leurs liens sociaux de solidarité. La vulnérabilité d’un peuple peut être l’occasion qui réveille le sentiment de fraternité, de solidarité, d’affectivité, d’amour. L’indifférence était remplacée par le slogan «I Love New-york». En ce sens si seul le contraire demeure faux, alors plus rien à ajouter. Ces leçons d’histoire suffisent pour tout apprendre et comprendre. Amen, Ayibobo.


PYGMÉE
Ton ami demeure le grand favori
Il a gagné les tournois et les paris
Maintenant au sommet de la gloire
Tu peux célébrer ta grande victoire

Malgré que dans son triste clivage
Avait toujours apporté le carnage
Où les deux guerres mondiales
Témoignent des blessures rivales

Malgré que dans son triste clivage
Avait toujours apporté le carnage
L’œil ne voit encore que le pourboire
Sans retenir aucune leçon d’histoire

Dans la modernité où le cœur sourit
Par la magie de la ruse de l’hypocrisie
Pour demeurer assez valable la poésie
Doit coudre à ses rimes un bol de riz

L’idéal étant d’être toujours un repus
Le poète doit incarner l’éternel trapu
Toujours du gain comme preuve de rébus
Sinon on devient ce rebut réduit en reclus

À l’autre Pour la traiter en valeur égale
La poésie doit être un récital de régal
La valeur sociale de ce que tu penses
Doit être aussi égale à celle de ta panse

Si tu ne peux pas contempler ton nombril
Tu ne seras ni un astre ni une étoile qui brille
Car l’argent, la fortune doit précéder le talent
Ainsi seulement tu figureras parmi les gagnants

On se met toujours dans la peau du renard
Pour te faire bien tomber dans le traquenard
Ainsi on creuse éternellement le fossé de la division
Sans vaccin pour traiter le germe de la destruction

On se laisse rouler, aller librement vers sa propre ruine
Dans la barque qui s’accélère sans limite toute bouline
Assouvir sa faim au caprice du présent quotidien
Voilà un idéal qui ne tient pas compte du lendemain

La fortune accouche de vrais et véritables fêtards
Qui vivent à la seule merci de la chance, du hasard
Hélas! Ils vous prêchent l’apocalypse de leurs ténèbres
Juste pour les accompagner dans leur pompe funèbre

L’égoïste ne veut point avoir la balance déficitaire
Mais creuse le fossé recrutant des bénéficiaires
Parce que de leur fidéisme allié du fiduciaire
Il ne demeurera pas moins le seul actionnaire

Attention aux rires! Attention aux larmes et pleurs!
Le renard canular est souvent porteur de malheurs
Car il veut même par l’agression entrer dans ta bulle
À chaque action comme chaque verbe que tu gesticules

Attention aux âmes dont les pieds explorateurs pressent
Dans la machine allant de pleine accélération hors vitesse
Retenons que L’histoire un petit bébé, un fragile pygmée
Devant la géante Préhistoire vieille de milliards d’années


LARMES DE L’ARME DANS L’ÂME

Je ne peux pas entrer dans le jeu de la concurrence
Dans une machine qui a perdu son frein et sa balance
Qui s’accélère au quotidien toute bouline sans limite
Sans doute pour mieux atteindre l’abime au plus vite

Non! Non L’heure n’a pas encore sonné
Pour me dépouiller de mon humanité
De ma conscience, ma morale, mon histoire
Le patrimoine reste encore dans ma mémoire

À ne vouloir compter que sur la gâchette
Pour assurer éternellement sa sécurité
On ne se comporte pas mieux que la mouette
Dépourvue de tout qui s’appelle humanité

À ne vouloir compter que sur la pochette
Pour assurer éternellement sa sécurité
On ne se comporte pas mieux que la chouette
Ignorant sa leçon d’humanité et de sérénité

Quand l’agression supplante de loin l’affectivité
L’homme compte sur la force pour sa sécurité
Et le crime qui en résulte et fragilise l’humanité
En aucun cas ne favorise ni solidarité ni sérénité

Aussi longtemps que l’humanité est gouvernée par l’Amour
Qui garder sa pleine pérennité dans le temps au fil des jours
La force ne pourra jamais remplacer l’estime de soi
À l’intérieur le vide s’installera avec grand désarroi

Quand le régime que nous érigeons est proche de sa fin
Où les démons commencent par s’agiter de notre sein
Alors nous comprendrons tous l’importance de l’humanité
L’importance de la fraternité, de la solidarité de l’affectivité

Si l’histoire reste un tout petit fragile bébé de pygmée
Devant la géante préhistoire vieille de milliard d’années
Il se révèle trop tôt pour crier victoire de la force d’agression
Rien ne confirme une telle hypothèse au sein de la création


Dans un moment de graves crises
Exigeant recharge de la matière grise
Hélas! Les gens beaucoup obsédé par la fortune
Se laissent diviser par des âmes qui importunent

Quand on voyage dans la machine de la politesse
Qui dépasse la gravitation jusqu’à la bassesse
L’ennemi génie du mal peut voir la faiblesse
Pour appliquer le grand coup fatal qui blesse

Guacanagaric était une âme hospitalière
Qui accueillait Colomb comme un frère
Avec il échangeait même plusieurs cadeaux
Fort la nativité était un présent et non un cachot

Mais la soif de l’or ne portèrent-ils pas les espagnols
À faire couler le sang indien comme l’eau de la rigole
Guacanagaric fut la victime d’un canular vieux frère
Rejeté par les indiens il mourut de chagrin de misère

Lors de l’expédition madichon d’un général Leclerc
La France jouait à la fois la fraternité et la guerre
Pour toucher la fibre émotionnelle d’un Toussaint déterminé
À Saint Domingue ses deux fils furent ainsi débarqués

Pour ramener le cœur de Louverture à la défaillance
Son fils Isaac se ralliait à la cause de la France
Mais pour que la division inflige une profonde blessure
Placide avait choisi de rester fidèle à Toussaint Louverture

Imagine un fils au grand fort de la guerre
Qui va livrer feu sur la tête de son père
Et un père contraint d’engager une bataille
Contre le fruit légitime de ses propres entrailles

Au moment de cette agression outrancière
Ordonnée par Bonaparte dirigée par Leclerc
Le cœur de Toussaint sombrait dans la contradiction
La piété devait rivaliser avec la bravoure en ébullition

Pour Son fils Isaac l’amour était une obligeance
Avec Placide le concert pour l’indépendance
Le cœur de Toussaint sombrait dans la contradiction
La piété devait rivaliser avec la bravoure en ébullition

Gagner la guerre d’une main héroïque et magnanime
Il se rendra coupable du crime de son fils légitime
Perdre la grande guerre décisive pour l’indépendance
Son fils et la postérité rateront la grande délivrance


Cette guerre était tellement pleine de charge d’émotion
Qu’avant même la bataille la défaite était à l’horizon
Autant que devait penser à ses propres enfants légitimes
Autant qu’il devait épousait la cause de l’indépendance

Retenons que la défense est la première du droit
La conscience oblige à reconnaître cette grande loi
Les forces négatives sont nos moyens de défense
Devant être mobilisés au maintien de notre existence

Dangereux de jouer l’amour et la guerre en même temps
Le cœur s’agite quand de son ami il doit faire couler le sang
Il est toujours triste d’être l’auteur du crime
D’un être humain qui est notre fils légitime
30 juin 2011

Leçon d’histoire

Lorsque j’étais a New York comme séminariste pour devenir un prêtre de la congrégation Saint Charles de Borromée dit Scalabrini en l’honneur du père fondateur de la congrégation j’avais fini par apprendre une leçon qui me servait beaucoup a me comprendre surtout même mon passe

J’ai appris qu’on peut faire appel aux émotions positives des gens plutôt qu’à leurs émotions négatives pour modifier leurs comportements. On m’a appris que Tison a été un grand bagarreur de rue. Au lieu de perdre ce talent, un entraîneur de boxe avait juge nécessaire de le prendre pour l’entraîner à la boxe afin de le rendre utile à la société plutôt que de se ruiner dans les bagarres de rue. Ainsi c’est en cherchant la facette positive de l’homme qu’il finit par devenir un grand boxeur de renommée internationale qui captivait l’admiration de beaucoup de monde y compris moi-même qui était son admirateur. De plus, j’ai appris qu’au moment ou la mafia envahissait New York comme tout le reste des États-Unis, les autorités américaines avaient juge nécessaire de faire une table avec les mafiosi pour leur faire comprendre que le pays est aussi a eux, et qu’ils doivent a la paix de ce pays. A cette invitation cordiale et fraternelle, la mafia se montrait compréhensive en termes de collaboration. C’est ainsi que le crime stoppait radicalement en faveur de la peur. Aussi en Afrique du Sud, le chef de tribu appelée Butu Butulezi faisait la pluie et le beau temps dans le règne de la violence. Le président Nelson Mandela au lieu de le jeter en prison ou de lui faire la guerre, avait plutôt choisi de le placer à la tête de la sécurité du pays. Comme un chef de l’ordre ne pouvait pas se permettre de créer du trouble, la vengeance diminuait radicalement. Ces leçons me permettait de comprendre pourquoi le petit séminaire collège Saint de Porrès avait choisi de me nommer préfet de discipline ou président de classe pendant quatre années consécutives ou d’affilée a chaque élection. Ma renommée inquiétait sans que je le sache. Ainsi pour redresser la situation sans me réprimer on avait choisi de me nommer président de classe. En tant que chef de discipline je ne pouvais en aucun cas afficher mes avances de galanterie dans l’école pour gagner les cœurs des filles. Je vois aussi l’élection du populaire chanteur sweet Michy ou Michel Martelly dans le même angle. Un homme un peu vagabond qui dansait le carnaval, devenu président ne pouvait pas de permettre de créer des troubles. On le tranquillise comme on avait tranquillise Mike Tyson, la Mafia et moi-même. Pour moi c’est une politique éclairée à mettre en pratique au profit des gens qui en sont l’objet plutôt que d’opter pour la répression.

Au séminaire Saint Charles house of studies de Queens New York, certes on m’avait expulse pour des raisons inattendues, mais avec honneur par une lettre m’indiquant que je serai un meilleur professeur plutôt qu’un prêtre. Preuve qu’on avait beaucoup respecte malgré mes erreurs naïves ajoutées à ma santé précaire qui coûtait chère au séminaire. Mais comme je cultive encore la tendance de faire appel a la paix la ou il y a la division, cela entraîne que je vis encore présentement en parfaite harmonie avec les gens de mon alentour. Par exemple, dans une fête consacre en l’honneur d’un personnage de ma ville, j’avais du par la force des choses m’absenter malgré moi. Cela n’empêche qu’une bonne amie de moi m’a envoyé en cadeau une grosse chaudière de nourriture que j’ai passe presque une semaine pour en finir. Pour moi ce cadeau me dit beaucoup de chose, car il témoigne de l’amitié sincère. Quand je tombe malade parfois jusqu'à me rendre à l’hôpital les cadeaux tombent sur moi les gouttes de pluies. Témoignage d’une grande chaîne d’amitié. Se pou sa map di a tout vye frè ak sè ayisyen mwen yo, ke rale dife miyò ke pouse dife nan moman kote ki genyen kont. Sa yon moun fè de byen pa janm pèdi, wap rekolte sa kan menm yon fason osinon yon lòt. Rale dife pi bon ke mete dife. Se te vye zanmi wou Edner saint-Amour, Bètèwòy ou le poète pour les amis proches.



INDIEN AUTOCHTONE CACIQUE HENRI :

RENONCEZ À NOUS PRENDRE, CAR JAMAIS PLUS NOUS NE SERVIRONS LES BLANCS… Nous avons juré de vivre libres ou de mourir. Allez remercier Dieu, de ce que je vous laisse la vie.

DÉCRET DU 18 AOUT 1789
TOUS LES HOMMES NAISSENT ET DEMEURENT ÉGAUX EN DROIT

DÉCRET DU 4 AVRIL 1792
TOUS LES HOMMES DE COULEURS ET NOIRS LIBRES SONT ADMIS À VOTER DANS LES ASSEMBLÉES PAROISSIALES, ILS ÉTAIENT ÉLIGIBLES À TOUTES LES PLACES

DECRET DU 29 AOUT 1793
PROCLAMATION DE LA LIBERTÉ GÉNÉRALE

ART 3 DE LA CONSTITUTION DE 1801
…LA SERVITUDE EST ABOLIE, QUE TOUS LES HOMMES NAISSENT, VIVENT ET DEMEURENT LIBRES….


TOUSSAINT LOUVERTURE
LA LIBERTÉ SEULE NE SUFFIT PAS, IL FAUT UN HOMME RESPONSABLE POUR EDUQUER LES MASSES, LES PLIER AUX EXIGENCES REVOLUTIONNAIRES.

ANTOINE DUPRÉ
SI UN JOUR SUR TES RIVES
REPARAISSENT NOS TYRANS
QUE LEUR HORDE FUGITIVE
SERVE D’ANGRAIS À NOS CHAMPS

EMPEREUR FAUSTIN SOULOUQUE
À LA FORCE, JE RÉPONDRAI PAR LA FORCE


ÉTAT
1) RENDRE JUSTICE À TOUS INDISTICTEMENT 2) ATTRIBUER LES CHARGES AUX SEULS TALENTS ET MÉRITE SANS TENIR COMPTE DE LA DATE DE NAISSANCE, DU SEXE, DE LA RICHESSE 3) PROTECTION ET SÉCURITÉ À TOUS





PRINCIPE DE RÉVOLUTION
EN PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE L’ACTION A PRÉSÉANCE SUR LE DROIT, EN PÉRIODE DE PAIX LE DROIT DOIT GUIDER L’ACTION

POTION D’ESPOIR
Mon regard curieux lorsque je le projette
Sur la Mire attractive de ta silhouette
Je décèle sur la motion de ton âme assidue
Que tu incarnes l’effort, le bien et la vertu

Oui! Sur ton visage rayonnant de séduction
Tout autour gravite le cortège de l’admiration
J’ai vu un cœur battant tout rempli d’énergie
À travers tes actions visant l’infini de la vie

La force de ton caractère dit que tout est parfait
Fierté d’une grande âme pleine de nobles souhaits
L’estime de soi qui t’accompagne du soir au matin
Dessine que tu es maitresse de la maison du destin

L’impression rassurante que tu dégages au dehors
Laisse lire ton courage, tes atours et atout sans décor
Prélude d’une belle étoile d’une Avenir sonore
Promesse d’un Devenir sur un Avenue Ténor

Oh, oui! La lumière de ton étoile augure la réussite
Sa chaleur ou splendeur dit que le succès t’habite
Dieu fit l’univers en sept jours et non en un seul instant
Pour boucler le cycle de la réussite, il faut aussi du temps

Même si la vie est faite de chute, de grève et de trêve
Et qu’il faut prendre du recul au moment de la grève
Sache que tu as en toi tout pour réussir ton grand rêve
Dieu te donnera l’espérance pour que bien tout s’achève

Souviens-toi que tous les gens sont devenus héros
Dans leur aventure ont subi beaucoup d’assauts
Mais leur rêve restant allié à leur courage dirige l’opération
De manière telle que la victoire débouche sur leur destination

Mille fois retenu sur le chemin de ton rêve souhaité, désiré
Mille fois reprendre l’effort dans le dessein de ta destinée
Le courage et la patience nous vaporisent de malheurs
Mais souvent leur fruit au printemps apporte du bonheur

mardi, 28 juin 2011
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]









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*Cinq territoires, cinq Caciquats*
5 Mai 2011 - *Cinq territoires, cinq Caciquats*






Le HIGUEY, la MAGUA, la MAGUANA, le MARYEN et le XARAGUA.

Les limites de chaque caciquat étaient claires et précises, les 1ers habitants de l'île utilisaient les éléments naturels comme références, par exemple les grands cours d'eau, les hautes montagnes, les vallées et les plaines notables. Ceci permettait d'établir exactement jusqu'où s'étendait chaque territoire.
Le Caciquat du HIGUEY (aussi connu sous le nom de Higüanamo) était gouverné par le cacique CAYACOA. La déeesse-mère de ce Caciquat est "Atabeira", qui signifie “la Mère de la Pierre Originale”.

Le Caciquat de la MAGUA était gouverné par le c...acique GUARIONEX et était l'une des régions les plus riches de l'île. Magua signifie “la Pierre” et sa déesse-mère était "Guacar" ou la Pierre Mère.

Le Caciquat de la MAGUANA était gouverné par le cacique CAONABO, époux d'Anacaona. Il était le principal de l'île et était représenté par “la Pierre”, dont le terme Maguana signifie: “la première pierre, la pierre unique”. Sa déesse-mère était "Apito", qui signifie “Mère de la Pierre”. Le cacique Caonabo fut le premier à opposer résistance à l'occupation espagnole.

Le Caciquat du MARYEN était gouverné par le cacique GUACANAGARIC. Il fut le premier à accueillir Christophe Colomb. La déesse-mère de ce caciquat était la "Mère Iermao"qui signifie “Corps de pierre”. ACCUEIL AVEC HOSPITALITÉ

Le Caciquat de XARAGUA était gouverné par le cacique BOHECHIO, frère d'Anacaona. Il était le plus étendu de l'île. La déesse-mère du Caciquat de Xaragua était "Zuimaco", dérivé de l'union de Xaragua (Zui) et Yaquimo (Maco).






Au moment de l'arrivée européenne sur cette île, Haïti était principalement peuplée par des migrants arawaks débarqués de l'Amazonie sud-américaine (bassins de l'Orénoque et du Rio Negro-Venezuela) vers la fin du 1er millénaire de notre ère.
Cette civilisation agricole sédentarisée qui, à Puerto Rico, Haïti et dans l'Est de Cuba, avait atteint un niveau de culture assez avancé, se distingue par un ensemble bien défini d'éléments linguistiques, religieux, artistiques, économiques et politiques, connu sous le terme "classique" Taïno (Chican-Ostinoide). Son centre le plus évolué sur l'île d'Haiti se trouvait situé dans la province fortement peuplée du Xaragua.

Prolongeant et remplaçant des établissements humains qui remontaient à quatre millénaires avant notre ère (successivement lithique, archaique, ostinoïde et meillacoide), la population Taïno d'Española, forte d'environ un million d'habitants, a été décimée en quinze ans.
De la "découverte" au début du XVIème siècle, l'île d'Hayti est occupée par les Espagnols qui, progressivement s'implantent à l'Est du territoire, alors que les Français, dont la présence est reconnue officiellement par le Traité de Ryswick en 1697, s'installent à l'Ouest de l'île. Ce traité, entre l'Espagne et la France, révisé en 1777 par celui d'Araniuez, délimite la première frontière qui partage l'île en deux parties: espagnole (Hispañola) et française (Saint-Domingue).
Par le traité de Bâle en juillet 1795, l'Espagne cède la partie orientale de l'île à la France. En janvier 1801, Toussaint Louverture, conformément a ce traité, occupe, au nom de la France, la partie Est qui restera sous son autorité jusqu'à l'arrivée de l'expédition Leclerc.
Par le traité de Paris de 1814, la France rétrocède à l'Espagne l'ancienne partie espagnole, amputée des territoires occupés en 1809 par Henri Christophe.
De 1822 à 1844, avec la fusion des deux peuples de l'île, Haïti n'a plus de frontières. Elles sont rétablies à la création de la République Dominicaine en 1844, telles qu'elles existaient en 1822.
Les tentatives de réoccupation de Rivière Hérard, de Pierrot et de Soulouque n'apportent aucune modification à cette situation. Le tracé des frontières demeure imprécis, favorisant des incursions de citoyens haïtiens en territoire dominicain. Ce n'est qu'en 1929, par le traité conclu entre la République d'Haïti et la République Dominicaine, et rectifié par celui de 1935, que le tracé de la ligne frontière haïtiano-dominicaine se trouvera définitivement fixé.



1 MÔLE SAINT NICOLAS
1492 (6 décembre) Christophe Colomb découvre l'île "Hayti" et passe la nuit dans la baie qu'il nomme "St Nicolas".
1764 Installation au Môle Saint-Nicolas de ses premiers habitants, les Acadiens, qui fuyaient la proscription anglaise. Français et Anglais y établissent successivement d'importantes fortifications à la fin du XVIIIe siècle, le Môle est alors le théâtre de luttes incessantes entre ces deux puissances pour le contrôle de Saint-Domingue.
1791 C'est dans la rade du Môle que les 300 esclaves, surnommés "Suisses", qui avaient pris les armes avec les affranchis de l'Ouest furent égorgés et jetés à la mer.
1799 Toussaint Louverture rentre au Môle pour mater la ville gagnée à la cause de Rigaud.
1810 (10 juillet) Mort du général Lamarre, héros de la guerre de l'Indépendance, au cours de la lutte opposant la République du Sud au Royaume du Nord.
1887 Le gouvernement du président Salomon signe un contrat avec le comte d'Ockza pour l'établissement d'un câble sous-marin permettant les communications avec l'Europe et l'Amérique.


2 BAIE DES MOUSTIQUES
1492 (7 décembre) Christophe Colomb mouille dans cette baie et la baptise Port de la Conception.
1492 (9 décembre) La région rappelle à l'Amiral les plaines de Castille: il choisit pour l'île le nom d'Hispañola.
1492 (12 décembre) Colomb consacre l'île à Dieu et à leurs altesses. Sur une éminence à l'entrée ouest de la baie, il plante la "croix du Sauveur".


3 ILE DE LA TORTUE
1492 (6 décembre) Christophe Colomb navigue au large d'une île au nord de la grande terre qu'il désigne du nom d'Ile de la Tortue en raison de son profil.
1630 Arrivée des premiers boucaniers.
1641 François Levasseur, gouverneur de l'Ile de la Tortue par droit de conquête.
Arrivée des premiers engagés. On désignait sous ce vocable les européens qui vendaient leur travail à un patron pour une durée de trente six mois.
1651 Louis XIV signe la concession de plusieurs îles dont l'île de la Tortue à l'ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem ou Ordre de Malte. Louis d'Ache chevalier de Fontenay est nommé gouverneur.
1656 Nomination de Du Rausset, premier gouverneur de l'île de la Tortue par commission royale.
1664 Louis XIV nomme Bertrand d'Ogeron gouverneur de La Tortue. Le siège du gouvernement restera sur l'île jusqu'à sa mort en 1676.
1697 Le Traité de Ryswick établit la souveraineté définitive de la France sur la partie occidentale de l'île d'Hispañola.
1802 L'île est un lieu de villégiature. Les Français s'y réfugient pour échapper à la fièvre jaune. La dépouille de Leclerc y est transportée pour être rapatriée en France.


4 PORT DE PAIX
1492 (16 décembre) Christophe Colomb explore cette région et la baptise "Vallée des délices" (Val Paraiso). Il désigne sous le nom de Puerto Paix le site de la ville actuelle.
1676 Le siège du gouvernement est transféré de l'Ile de la Tortue à Port de Paix qui devient la première capitale française de la grande île. Première révolte des marrons dirigée par Padre Jean.
1766 Naissance à l'habitation Delaunay, non loin de Port de Paix, du général Cappoix, héros de la guerre de l'Indépendance.
1794 Toussaint signe un traité avec le gouverneur Laveaux. Abandonnant l'Espagne, il se rallie à la République française avec ses 5000 hommes de troupe.
1802 (17 octobre) Cappoix extermine les Européens à Port de Paix et se montre si impitoyable qu'il y gagna son surnom de Cappoix la Mort.
Pendant le règne de Christophe, Port de Paix est une ville rebelle. Elle s'oppose au monarque sous le commandement de Rébécca, officier que le roi Christophe avait dégradé et qu'il décapite en 1807, mettant fin à la résistance de la ville.


5 BAIE DE L'ACUL
1492 (21 décembre) Jour de Saint Thomas. Christophe Colomb pénètre dans une baie magnifique qu'il baptise Port Saint Thomas.
1492 (22 décembre) Première rencontre entre Colomb et Guacanagaric, cacique du Marien.
La baie gardera jusqu'en 1740 son nom de Port Camp Louise donné par les français.
1740 Elle prend le nom de Baie de l'Acul.


6 CAP HAÏTIEN
1492 (24 décembre) Christophe Colomb traverse la baie du Cap-Haïtien et longe les rives du Marien, le caciquat de Guacanagaric.
Les Espagnols désignent sous le nom de Guarico le site où sera bâtie la ville du Cap.
1670 Les flibustiers français venus de La Tortue sous le gouvernement de Bertrand d'Ogeron, s'établissent au Haut du Cap.
1711 Fondation de la ville du Cap-Français par décret royal . Elle deviendra la plus prospère de la colonie.
1743 Naissance de Toussaint Louverture sur l'habitation Bréda non loin du Cap-Français.
1758 Naissance de Dessalines sur l'habitation Cormier près du Cap.
1758 (20 janvier) Makandal est brûlé vif sur la place d'armes du Cap.
1774 L'église paroissiale du Cap-Français est achevée.
1791 (25 février) Vincent Ogé et Jean-Baptiste Chavannes, chefs du mouvement de revendication des affranchis et leurs compagnons meurent roués sur la place du Cap-Français.
1791 (22 août) La grande révolte des esclaves éclate dans la région du Cap Français.
1793 (29 août) Proclamation de l'affranchissement des esclaves du Nord par Sonthonax.
1802 (janvier) Arrivée dans la baie du Cap-Français des vaisseaux de guerre de l'expédition Leclerc. La ville est incendiée par Henri Christophe, commandant du Cap-Français.
1802 (7 juin) Toussaint Louverture est embarqué sur le vaisseau "Le Héros" et déporté au Fort de Joux dans le Jura où il meurt.
1802 (2 novembre) Le général Leclerc succombe à la fièvre jaune. Il est enterré au Panthéon à Paris.
1803 (18 novembre) Les troupes françaises subissent une cuisante défaite à la bataille de Vertières qui met fin à la colonie française de Saint Domingue.
1804 Proclamation de l'Indépendance aux Gonaïves, le Cap Français devient Cap Haïtien.
1804 (8 octobre) Couronnement de Dessalines, premier empereur d'Haïti.
1811 (2 juin) Couronnement du Roi Christophe sous le nom d'Henry 1er en l'église paroissiale du Cap Haïtien. Le Cap Haïtien devient Cap Henry, nom qu'elle gardera jusqu'à la mort du roi Christophe.
1820 Boyer lui redonne son nom de Cap Haïtien.
1840 Naissance du poète Oswald Durand, un des plus grands poètes de la literature haïtienne du XIXe siècle.
1842 Un tremblement de terre détruit presque toute la ville. Les deux tiers de ses habitant périssent sous les décombres.
1843 Le Cap Haïtien est décrété par le président Pierrot, capitale d'Haïti. Durée éphémère.
1867 Soulèvement populaire dirigé par le Général Sylvain Salnave contre le gouvernement Geffrard. Il devait durer près de sept mois. La tombe de Salnave jusqu'à l'occupation américaine de 1915 se trouvait sur la place d'Armes du Cap en face de la statue de Jean Jacques Dessalines.
1891 (20 juillet) Philomé Obin, le peintre le plus célèbre de "I'Ecole du Nord", naquit, vécut et mourut au Cap Haïtien.
1893 Premier voyage du poète et homme politique cubain José Marti en Haïti.
La ville du Cap pour la première fois est éclairée par des lampes au kérosène. Un phare et un réseau hydraulique sont installés.
1895 Fondation de l'école libre de Droit du Cap-Haïtien par l'écrivain Tertulien Guilbaud.
1896 Achèvement officiel du pont Hyppolite et inauguration du premier marché couvert.
1898 Fondation de l'école Sainte Marie par Edmond Etienne devenue plus tard, le collège Notre-Dame.
1899 Démarrage des travaux pour la construction d'un important réseau ferroviaire devant relier la ville du Cap à plusieurs autres localités du Nord.


7 BORD DE MER LIMONADE
1492 (25 décembre) La Santa Maria échoue dans la baie du Cap. Le fort Navidad, première implantation européenne dans le Nouveau Monde est érigé avec les restes de la nef amirale, près du lieu connu de nos jours sous le nom de Bord de Mer Limonade.
1493 (4 janvier) Colomb reprend la mer pour l'Europe.
1503 Rodrigo de Mexia, I'un des lieutenants du gouverneur espagnol Nicolas Ovando, fonde la ville de Puerto Réal.
1578 La ville est incendiée puis abandonnée. Elle sera redécouverte en 1975 par William Hodges.
1787 Moreau de Saint-Méry, historien et géographe français, explore des vestiges connus sous le nom de "château Colomb". Il croit découvrir les restes du fort de la Navidad. Il s'agit en réalité des ruines de Puerto Réal. Le site fut successivement occupé par les indiens, les Espagnols et les Français.


8 LIMONADE
1707 (26 juillet) Consécration de la première église de Limonade à Sainte Anne.
1806 (19 octobre) Cappoix la Mort périt dans une embuscade à l'entrée de Limonade.
1820 (15 août) Au cours des offices de l'Assomption à l'église de Limonade, le roi Christophe s'écroule, frappé d'apoplexie.
Natifs célèbres de la ville: Chabanon du Maugris de l'Académie française, le général Prévost, lieutenant-général des armées, secrétaire d'Etat, ministre des Affaires Etrangères du roi Christophe, comte de Limonade.


9 FORT LIBERTÉ
1578 Fondation de la ville espagnole de Bayaha après l'abandon de Puerto Réal.
1725 Fondation de la ville française qui garde son nom espagnol de Bayaha.
1731 La ville change de nom pour s'appeler Fort Dauphin.
1792 Sous la République française, la ville prend le nom de Fort Liberté.
1803 (28 novembre) Proclamation de l'Indépendance. Le texte signé par Dessalines, Christophe et Clerveaux sera publié le 4 janvier 1804 dans la gazette de Philadelphie.
1811 (26 mars) Au cours d'une réception à Fort Liberté, Christophe se fait nommer roi sous le nom de Henry 1er. La ville prend le nom de Fort Royal, dénomination qu'elle gardera toute la durée du royaume.
Autour de la baie de Fort Liberté on peut encore admirer les vestiges d'un système défensif colonial très élaboré: Fort Labouque, Batterie de l'Anse, Fort Saint Charles, Fort Saint Frédérique et Fort Dauphin (également appelé Fort Saint Joseph ou Fort Liberté) - Ile Bayau, lieu de prédilection des flibustiers.
Zone d'influence privilégiée des cacos de 1870 à l'Occupation américaine en 1915.


10 RIVIERE DU MASSACRE
Les Indiens désignaient cette rivière du nom de Guatapana.
1728 Des colons espagnols massacrent 30 boucaniers français qui tentaient de franchir la frontière chargés de butin. Depuis lors, la rivière Guatapana porte le nom de Massacre.


11 MILOT
1806 Henry Christophe choisit cette bourgade située à 25 Km du Cap Henry (Ancien Cap Français, qui deviendra le Cap Haïtien) pour en faire sa capitale administrative. Il construisit le Palais de Sans Souci et ses dépendances et, proche de Milot, sur la chaîne du Bonnet à l'Evêque, la Citadelle et le site fortifié des Ramiers qu'englobent aujourd'hui les limites du Parc national Historique. Le roi se suicida dans son Palais le 8 octobre 1820. Depuis 1982, l'ensemble monumental et le Parc sont classés par l'UNESCO Patrimoine Mondial.
1842 Violent tremblement de terre qui endommage gravement le Palais de Sans Souci et la Citadelle.


12 DONDON
Aux environs du Dondon se trouve un sanctuaire précolombien appelé Voûte à Minguet. Les caciques et leurs sujets s'y réunissaient chaque année pour rendre hommage à leurs dieux.
1776 (28 octobre) Naissance du général Gabart, compagnon et arni de Dessalines, héros de la bataille de la Butte Charrier (Vertières).
1803 L'abbé de la Haye, confesseur et ami de Jean-François et de Biassou, curé du Dondon, est noyé dans la rade du Cap sur l'ordre de Rochambeau.
1804 Mort de Clerveaux, signataire de l'Acte de l'Indépendance. Dondon est la ville natale de Vincent Ogé.


13 HINCHE
1790 (20 novembre) Capture de Vincent Ogé et de ses 23 compagnons.
1844 Hinche est rattachée à la République d'Haïti lors de la fondation de la République Dominicaine.
1886 Naissance de Charlemagne Péralte, héros de la résistance contre l'occupation américaine. Haut lieu de la résistance contre l'occupant américain de 1915 à 1919.


14 LIMBÉ
1715 Fondation de la ville, consacrée par l'inauguration d'une chapelle dédiée à Saint Pierre.
La région du Limbé, très fertile, abrite d'importantes habitations coloniales dont l'habitation Dufresne où fut arrêté le célèbre marron Makandal.
1824 Le Président Boyer y fait établir une colonie de cultivateurs Noirs américains.
Lamartine évoque le Limbé dans son poème à Toussaint Louverture: "O mornes du Limbé, vallons, anses profondes".
1902 Au cours de la guerre civile, le Limbé est un bastion du Firminisme.


15 PLAISANCE
1802 Plaisance est le foyer d'insurrections dirigées par le marron Sylla.
1802 (7 août) Rencontre historique entre Dessalines et Pétion, au cours de laquelle, un pacte scelle l'union sacrée entre les nouveaux libres et les hommes de couleur. C'est ce pacte qui conduira à l'Indépendance d'Haïti.


16 ENNERY
1776 Fondation de la ville qui porte le nom d'un célèbre gouverneur de Saint Domingue, le comte d'Ennery.
1802 (février) Isaac et Placide, les deux fils de Toussaint Louverture, arrivés avec l'expédition Leclerc, rejoignent leur pére à Ennery, munis d'une lettre de Bonaparte pour négocier sa soumission.


17 GONAÏVES
La ville tire son nom du vocable indien Gonaubo qui désignait une localité du caciquat de la Maguana.
1802 (février) Bataille de la Ravine à Couleuvre aux environs des Gonaives. Cette bataille illustre marque la première confrontation entre l'armée de Toussaint Louverture et les troupes de Rochambeau.
1804 (ler janvier) Proclamation de l'Indépendance d'Haïti par Dessalines sur la place d'armes des Gonaïves.
1902 (6 septembre) L'amiral firministe Hammerton Killick, pour ne pas livrer son aviso "La Crête à Pierrot" au "Panthef', canonnière allemande, le fait sauter et sombre avec lui dans la rade des Gonaïves.
1904 (1er janvier) Commémoration grandiose par Nord Alexis du premier centenaire de l'indépendance nationale.
Gonaïves est la ville natale de J. B. Damier, ministre de l'Instruction Publique sous Geffrard.


18 MARCHAND DESSALINES
Il reste peu de vestiges de l'époque où la ville fut créée par Dessalines et qui devint la première capitale d'Haïti. Elle est défendue par cinq forts construits par Dessalines sur les crêtes dominant la ville: forts Doco, Culbuté, La Source, Innocent et Fin du Monde. On y voit encore les vestiges des résidences de l'impératrice et de Charlotin Marcadieu.
1804 (22 septembre) Dessalines est proclamé empereur par son état major sous le nom de Jacques 1er.
1805 (20 mai) Publication de la Constitution Impériale.
Lamour Dérance, marron qui avait pris les armes contre Leclerc, y meurt en prison.


19 PETITE RIVIÈRE DE L'ARTIBONITE
1802 (4 au 24 mars) Bataille de la Crète à Pierrot. Le fort de la Crète à Pierrot est le théâtre d'une des batailles les plus glorieuses de la guerre de l'Indépendance. Un millier de soldats de l'armée indigène y subissent un siège de vingt jours face à l'armée expéditionnaire de Leclerc.
Le roi Henri Christophe construit le Palais aux 365 Portes dans cette ville.


20 SAINT MARC
1716 Une chapelle consacrée à Saint Marc est inaugurée sur le site de la ville actuelle.
Saint Marc devient par la suite une ville coloniale prospère, et le deuxième port de Saint Domingue.
1779 Départ des volontaires de Saint Domingue pour assister le peuple des Etats Unis dans sa lutte pour l'Indépendance. Henri Christophe agé de 12 ans faisait partie du corps expéditionnaire.
1790 (25 mars) Création de l'Assemblée de Saint Marc. 212 députés élus par les blancs des paroisses de Saint Domingue se constituent en Assemblée Générale de la partie française de Saint Domingue et manifestent leur adhésion à la Révolution, contre le pouvoir royal.
1802 (24 février) Dessalines incendie Saint Marc, fait enlever les pierres de taille des ruines de la ville pour construire Marchand dont il fait en 1804 sa capitale sous le nom de Dessalines.
1805 (30 octobre) Le général Gabart, héros de la guerre de l'Indépendance, mort à 29 ans, est enterré à Saint Marc. Les présidents Philippe Guerrier et Nissage Saget y reposent.


21 ARCAHAIE
L'Arcahaie, ville frontière entre le Royaume d'Henry 1er et la République de l'Ouest et du Sud, tire son nom de la province Taïno de Cayaha dépendant du caciquat de Xaragua.
1803 (18 mai) Congrès de l'Arcahaie sous la présidence de Dessalines, au cours duquel aurait été créé le drapeau haïtien bleu et rouge. L'impératrice Adélina, femme de l'empereur Faustin 1er, est née à I'Arcahaie sur l'habitation Manègue.


22 ILE DE LA GONÂVE
1502 Les survivants du massacre de la cour de la reine Anacaona se réfugient sur l'île de la Gonâve. Ils appellent cette île Guanabo ou Guanarana (corossol).
La Gonave est considérée par de nombreuses personnalités étrangères du monde culturel qui l'ont visitée, comme une richesse v inexploitée.


23 PORT AU PRINCE
Suivant une tradition rapportée par Charlevoix, le nom de Port-auPrince vient du vaisseau "Le Prince" qui mouilla dans ce port en 1706.
1749 (7 juin) Fondation de la ville par ordonnance du gouverneur de la colonie. Son premier site est l'habitation Randot qui s'étendait du Bel Air à l'actuelle rue Pavée.
Port Au Prince est proclamée par Louis XV, capitale de Saint Domingue.
1793 Port-au-Prince devient Port-Républicain pendant la Révolution Française.
1798 Rencontre historique entre Toussaint Louverture et André Rigaud.
1799 (21 juin) Célèbre discours de Toussaint Louverture prononcé du haut de la chaire de l'église paroissiale de Port au Prince. Ce discours déclenchera la terrible guerre du Sud.
1802 La ville est occupée par la division Boudet (française), malgré la vigoureuse opposition de Lamartinière.
1803 (septembre) Dessalines assiège Port-au-Prince.
1803 (10 octobre) L'armée indigène est victorieuse. Les généraux français Lavalette et Lux, vaincus s'embarquent pour la France.
1804 A la proclamation de l'Indépendance, le Port Républicain redevient Port au Prince.
1804 (16 mars) Dessalines ordonne le massacre des Français.
1806 (17 octobre) Assassinat de Dessalines au Pont Rouge, à l'entrée Nord de la ville. Il était âgé de 48 ans.
1812 (25 mars) Deuxième siège de Port-au-Prince par Christophe à la tête d'une armée de 25,000 hommes. Le général Magny, commandant de l'avant garde du Roi, fit défection avec ses troupes ce qui força Christophe à lever le siège de la ville.
1818 (29 mars) Alexandre Pétion, président de la partie sud d'Haïti, meurt des suites d'une fièvre maligne. Il était âgé de 48 ans. Son coeur est enterré au Fort National.
1849 Proclamation de l'Empire d'Haiti au bénéfice de Faustin Soulouque.
1859 Abolition de l'Empire et rétablissement de la République.
1860 Apparition de l'architecture de fer qui connaîtra son plein épanouissement sous Hyppolite.
1890 Apparition du style gingerbread.
1915 (28 juillet) Débarquement américain. Le pays restera occupé jusqu'en 1934.
Le lieu-dit Portail Saint Joseph, à l'entrée Nord de la ville, voit à travers l'histoire passer plusieurs invasions militaires, toutes destinées à conquérir le pouvoir: 1869, les troupes qui renversèrent Sylvain Salnave, 1888, celles dirigées par Séide Télémaque pour tenter de prendre le pouvoir après la chute de Salomon, 1889, Florvil Hippolyte à la tête de l'armée du Nord,1902, les troupes du général Nord Alexis, les hordes de cacos, venues installer leurs présidents (Cincinnatus Leconte, 1911,Oreste Zamor, 1914, Davilmar Théodore, 1914, Vilbrun Guillaume Sam,1915)...
La ville ayant subi de nombreux tremblements de terre et incendies porte peu de traces de son passé. Citons cependant: le fort National construit par les Anglais en 1794/1796, le mausolée du comte d'Ennery à l'ancien cimetière Sainte-Anne et la Terrasse de l'Intendance qui fait face à la nouvelle cathédrale.
Natifs célèbres de la ville: Alexandre Pétion (2 mars 1770), Jean Pierre Boyer (15 février 1773) Nissage Saget (6 janvier 1800) Louis Borno, présidents de la République. Coriolan Ardouin (1812) historien, Jean-Pierre Boyer Bazelais, homme politique, Thomas Madiou (1814), historien, Frédéric Marcelin (1848) romancier et essayiste, Massillon Coicou, poète et dramaturge, Justin Lhérisson (1873) auteur des paroles de l'hymne national d'Haïti, la Desssalinienne.


24 PÉTIONVILLE
1831 Le président Boyer fonde cette ville en l'honneur de Pétion ancien président de la République d'Haïti, dans les hauteurs de l'habitation La Coupe. Cette ville, protégée par les forts Jacques et Alexandre, était destinée à être la capitale d'Haïti.
Pétionville fut le lieu de résidence entre autres, de Boisrond Canal, président en retraite et de Léon Laleau, diplomate, journaliste, écrivain, couronné Prince des Poètes.


25 CROIX DES BOUQUETS
1710 Dès cette date, se développe dans la plaine du Cul de Sac, sous la direction du chef marron Michel un foyer de marronnage très actif.
1749 Fondation de la petite ville de la Croix des Bouquets dans la plaine du Cul de Sac.
1790 Les hommes de couleur, sous la conduite de Pinchinat, Beauvais et Lambert, partent, les armes à la main, à la conquête de leurs droits civils et politiques.
1792 (30-31 mars) 1500 esclaves insurgés, sous la direction du marron Yacinthe, s'emparent du bourg de la Croix des Bouquets.
1794 (9 février) Mort au combat du célèbre marron Halaou.


26 LÉOGÂNE
1502 Capitale du caciquat du Xaragua, Yaguana, la ville d'Anacaona, samba et souveraine, est le théâtre d'un des épisodes les plus tristes de la colonisation espagnole dans le Nouveau Monde: la capture de la reine et le massacre de ses sujets par Nicolas Ovando.
Jusqu'a la fondation de Port-au-Prince en 1749, Léogâne et Petit Goâve se disputent le titre de capitale de Saint-Domingue.
1792 Le chef marron, Romaine la Prophétesse, séme la terreur dans la plaine de Léogâne jusqu'à sa mort en 1795.
1915 Charlemagne Péralte y est commandant d'arrondissement. Il refuse de livrer la ville aux troupes américaines, ce qui marque le début de sa résistance à l'occupation.
Léogane est la ville natale d'Inginac, secrétaire de Dessalines, du général Bonnet, signataire de l'Acte de l'indépendance, des généraux Gédéon, Cangé et Marion, du poète Ignace Nau, de Larnartinière, héros de la Crète à Pierrot, de Marie Claire Heureuse, épouse de l'empereur Dessalines.


27 MIRAGOÂNE
1799 Objet d'un litige entre Toussaint et Rigaud, elle a été à l'origine de la guerre du Sud en 1799.
1883 (27 mars) Boyer Bazelais et une centaine de ses amis s'emparent de la ville. Ils y subissent un siège de prés d'un an au cours duquel la population meurt en grand nombre de faim, de maladies et de privations. Les survivants sont impitoyablement exécutés le 9 janvier 1884. Une longue lutte fratricide entre le Parti National, ayant à sa tête le président Salomon et le Parti Libéral, ayant à sa tête Boyer Bazelais, s'achève ainsi dans le sang.


28 JÉRÉMIE
1756 Les plans de la ville actuelle de Jérémie sont tracés. C'était auparavant un petit village de pécheurs nommé Trou Jérémie, du nom d'un pécheur qui y habitait.
A l'époque de la colonie française, les marrons Plymouth et Macaya, (qui portent des noms de montagnes de la région) sillonnent la région avec leurs bandes.
1807
-1819 Goman, chef d'un mouvement paysan, édifie dans les montagnes de la Hotte à 14 lieues de Jérémie, un "Etat", le Grand Doco, qui résiste avec succès au pouvoir central.
Jérémie est appelée "Ville des Poètes": Antoine Laforest, Etzer Vilaire (1872), Emile Roumer, Othello Bayard, compositeur "d'Haïti Chérie", sont parmi les plus connus.
Jérémie a donné naissance à François D. Légitime, président d'Haïti (1887), et à d'autres Haïtiens remarquables comme le juriste Linstant de Pradines et Calisthènes Fouchard (1840).


29 TIBURON
1800 (29 juillet) Rigaud, aprés sa défaite face aux armées de Toussaint, s'embarque à Tiburon avec sa famille pour la Guadeloupe.
1802 Les troupes du major Lozinsky de la Légion polonaise débarquent à Tiburon.


30 PORT SALUT
1805 Un contingent de la Légion polonaise s'est établi à Port-Salut. C'est dans cette ville que commence l'insurrection qui conduit à l'attentat du Pont Rouge au cours duquel périra l'empereur Dessalines le 17 octobre 1806.


31 TORBECK
1776 Naissance à Torbeck de Boisrond Tonnerre, rédacteur de 1' Acte de l'lndépendance.
Jean-Jacques Acaau, chef de "L'Armée Souffrante", y voit le jour.
1843 (13 mars) À l'habitation Praslin, dans la plaine de Torbeck, débute le soulèvement qui renversera le président Boyer.


32 LES CAYES
1720 Approbation par le roi de l'établissement du bourg des Cayes.
1726 Le plan du bourg est dressé par M. de la Lance.
1803 (juillet) Réunion tenue au Camp Gérard, à quelques kilomètres des Cayes, au cours de laquelle les généraux de l'armée indigène du Sud sous le commandement de Geffrard, concluent avec Dessalines le pacte d'union qui conduira à la victoire contre la France.
1810
-1812 La ville est la capitale du gouvernement départemental du Sud lors de la scission du Sud et de l'Ouest.
1816 Séjour de Simon Bolivar. Il part des Cayes pour le Vénézuéla avec son expedition fournie et armée par Pétion.
1911 Destruction presque complète de la ville par un violent incendie Sont nés aux Cayes: le général Geffrard (1761), signataire de l'Acte de l'lndépendance, André Rigaud (1761), chef des hommes de couleur du Sud, les présidents Charles (Rivière) Hérard âîné, Michel Domingue, Lysius Félicité Salomon jeune (1815), Boisrond Canal (1832), Antoine Simon (1843).


33 CAMP PERRIN
1844 Départ de la grande jacquerie paysanne dirigée par Jean-Jacques Acaau. Les combattants de son "Armée Souffrante" sont appelés piquets à cause de leur arme: une pique en bois. Acaau est l'auteur de la fommule célèbre: "Le nègre riche est un mulâtre, le mulâtre pauvre est un nègre."


34 SAINT LOUIS DU SUD
1655 Cette baie est nommée baie de Cromwell du nom du vaisseau qui y mouilla en route pour conquérir la Jamaique.
1677 La ville prend le nom de Saint Louis.
1698 La "Compagnie de Saint Domingue" ou "Compagnie Royale des Indes" y établit ses bâtiments et entrepôts.
Au XVIIIe siècle, d'après des plans revus par Vauban, le Fort Saint Louis est édifié sur l'îlet commandant l'accès à la baie.
1748 Destruction partielle du fort par les Anglais.
1753 Construction du fort des Oliviers et du fort St Eloi pour assurer la protection de la baie.
Le port de Saint Louis du Sud sera délaissé au profit de celui des Cayes.


35 AQUIN
1494 Christophe Colomb mouille dans le port d'Aquin que les Indiens appelaient Yaquimo.
1499
/1502 A deux reprises, Amerigo Vespucci visite l'endroit.
Au début du 16ème siècle les Espagnols fondent Villa Nueva de Yaquimo.
1660 Les boucaniers français investissent la ville espagnole abandonnée et la nomment Aquin. Ils fondent aussi le Bourg d'Aquin à quelques lieues de distance.
Aquin est la ville natale de Julien Raymond, homme de couleur, riche propriétaire et érudit, lié à la Société des Amis des Noirs et du Citoyen. En 1796, il est membre de la troisième Commission Civile avec Sonthonax, Roume, Giraud et Leblanc.
David Saint-Preux, brillant tribun, natif d'Aquin, représente sa ville à la Chambre des Communes en 1832.


36 JACMEL
La région de Jacmel, réputée impénétrable, a constitué un sanctuaire du marronage au XVle siècle (guérilla précoce du cacique Henry, 1510) et au XVllle siècle (zone de domination du chef de bande Yacinthe). Dans ses hautes montagnes pousse en abondance le meilleur café de l'île.
1698 La "Compagnie de Saint Domingue" construit ses magasins et entrepôts dans le très petit bourg de Jacmel. La ville connaîtra un essor considérable grâce à son port ouvert au commerce extérieur. Francisco de Miranda, venu demander de l'aide à la jeune nation haïtienne, séjourne à Jacmel.
1816 Séjour de Simon Bolivar.
1890 L'architecture de fer est adoptée par les propriétaires aises pour la construction de leur résidence et de leur magasin pour éviter les risques d'incendie.
1908
-1910 Electrification de la ville, la première de l'île à bénéficier de cette nouvelle technique.
Jacmel est célèbre pour son Carnaval et son artisanat.
Eaux "étagées" des Bassins Bleus du morne Laporte, aux environs de Jacmel, d'une exaltante beauté.
Elle a donné naissance à de nombreux poètes, écrivains, artistes: Juste Chanlatte, Alcibiade de Pommeyrac, Hannibal Price, Préfette Duffaut, Charles Moravia, Seymour Pradel.




Christophe Colomb atteint le Nouveau Monde

Ce document existe en version intégrale pour les Amis d'Hérodote

Le vendredi 12 octobre 1492, après deux longs mois de mer, Christophe Colomb pose le pied sur une île des Bahamas.
Le navigateur génois croit de bonne foi avoir atteint l'Asie des épices et pour cette raison appelle «Indiens» (habitants de l'Inde) les premiers indigènes de rencontre.
Le voyage de l'imprévu
Six mois plus tôt, Christophe Colomb (en espagnol, Cristobal Colón) a convaincu les souverains espagnols de le soutenir dans son projet fou d'atteindre l'Asie des épices en navigant vers l'Ouest, à travers l'Océan Atlantique.
Fort de leur soutien et grâce à l'aide matérielle de deux armateurs, les frères Pinzón, il a pu armer une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles, la Niña et la Pinta. Le départ a lieu le 3 août 1492.
Après une escale dans l'archipel des Canaries, possession espagnole, la flotille fonce vers le sud-ouest en suivant les alizés.
Les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre. Le 10 octobre, ils sont à bout et sur le point de se mutiner. Enfin, après 36 jours de navigation (au lieu des 15 escomptés), la vigie de la Pinta crie pour de bon : «Tierra»!...
Les navires accostent sur une petite île. Elle est comme de juste baptisée «San Salvador»(Saint Sauveur) par les Espagnols. Les marins, quand ils descendent à terre, sont bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks.
Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis. En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées.
Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba. Une homonymie des noms convainc Christophe Colomb qu'il est aux portes de l'empire chinois du Grand Khan.
Découverte d'Haïti

Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti) ou Quisqueya.
Les Espagnols la rebaptisent Isla española (dont on fera Hispaniola). L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources aurifères dans le sous-sol et les rivières.
Dans la nuit de Noël, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, au nord de l'île.
Faute de pouvoir ramener tous les hommes en Espagne, l'Amiral fait construire un fort avec les débris du navire et laisse sur place 39 hommes.
Le 4 janvier 1493, enfin, il prend le chemin du retour avec la Niña. Après une difficile traversée, le 31 mars, c'est l'entrée triomphale à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussitôt d'«Indiens» (car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes).
À Haïti, les choses tournent très mal pour les hommes restés sur place. Plutôt que de se


tenir tranquilles, ils tentent de soumettre leurs voisins indiens. Ces derniers ripostent en attaquant le fort et massacrant ses habitants. Mauvais début pour la colonisation. -

Histoire de la colonisation, l'île Hispaniola

C'est Christophe Colomb qui nomma ainsi cette île lorsqu'il y posa pour la première fois le pied le 6 décembre 1492 ; Hispaniola, " la petite Espagne " était peuplée par les indiens Tainos qui accueillirent d'abord pacifiquement les navires européens, aidant même les explorateurs à construire le fort de la Nativité à Saint-Domingue.

Le 25 décembre 1492, l'une des trois caravelles de l'expédition espagnole sombra au large des côtes de l'actuelle Haïti, entre la frontière dominicaine et le cap haïtien. La " Santa Maria " constituait le joyau de la flotte de Colomb, longue de 26 mètres et lourde de plus de cent tonnes. L'équipage ne parvint qu'à sauver sa cargaison d'or et d'argent avant que la caravelle ne disparaisse. Elle gît toujours sous la mer des Caraïbes, récemment découverte par des plongeurs ; son ancre est aujourd'hui exposée au Phare de Colomb, à la capitale Santo Domingo.

Christophe Colomb eut un véritable coup de cœur pour les lagons et la végétation de cette île sauvage et accueillante. Il écrivit à Luis de Santangel : " C'est une terre à désirer et, une fois vue, à ne jamais quitter. "





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