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 Une mission pour changer la face d'Haïti !

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gwotoro
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MessageSujet: Une mission pour changer la face d'Haïti !   Mer 14 Mar 2007 - 19:16

HAITI-PARIS-BORDEAUX-NICE-BRUXELLES
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Une mission pour changer la face d'Haïti !

PARIS, 11 Mars - Haïti a exposé au monde sa politique économique à la faveur d'une mission organisée par les deux secteurs public et privé et qui vient de se dérouler à travers la France pendant la semaine du 5 au 12 mars écoulé.

Rencontrant les institutions de financement et des responsables d'entreprises françaises parmi les plus importantes, la délégation présidée par les ministres Daniel Dorsainvil - Economie ; Travaux publics : Frantz Verella ; Commerce : Maggy Durcé et Tourisme Patrick Delatour et à l'initiative de la Chambre franco-haïtienne du commerce et de l'industrie (CFHCI), aujourd'hui sous la direction de M. Grégory Brandt, a participé à une quantité de rencontres, tables rondes, discussions mais aussi dîners, soirées et conférences de presse, d'abord dans la capitale française, puis à Bordeaux et Nice. Cette semaine, la CFHCI poursuit ses tournées à Lille et Nantes ainsi qu'à Bruxelles (Belgique).

Haïti est de retour, tel est le message. Et elle est prête pour cela à mettre tout le paquet en termes de facilitations des investissements : franchise, liberté de rapatriement des dividendes, garantie de protection du droit de propriété (immobilière ou intellectuelle), souplesse de la législation...

En échange, des emplois et des tarifs à la portée des petites bourses. Donc amélioration des conditions de vie. Voilà tout ce à quoi l'Etat haïtien aspire en ce moment.

" Toute personne a droit à l'eau "...

Aussi les projets présentés sont-ils de divers ordres mais se complétant. Ce sont en premier lieu des travaux d'infrastructures de base, sans quoi aucun développement n'est possible. Routes nationales et départementales. Energie. Eau.

La délégation n'a pas chômé, rencontrant des dirigeants d'entreprises parmi les plus notoires (Bouygues, Alcatel etc), au sein de la MEDEF (association du patronat français), puis en petit comité.

A Bordeaux, le jeudi 8 mars, nous eûmes une journée de l'eau. Sous le thème, " toute personne a droit à l'eau " (pesez bien chaque mot), nous voilà assistant à une démonstration magistrale et combien éloquente (surtout en ce qui nous concerne car nous faisons dans ce domaine tout le contraire) d'une gestion démocratique et économe de l'eau. Et tout cela, sur une base de partenariat public et privé.

Changer la face d'Haïti...

Vendredi à Nice, comment l'Internet - plus exactement les nouvelles technologies de la communication - peut changer la face d'Haïti. Au siège du café Malongo (entreprise niçoise produisant et distribuant le café Haitian Bleu) : démonstration d'un info-centre agricole.

Il s'agit de l'utilisation du téléphone cellulaire nouvelle-génération comme instrument d'information et d'exploitation agricole. Tout sur votre portable et en temps réel : les cours du marché, la météo, la vente, les " marchandages " si chers à nos " madan sara " mais aussi la prévention des catastrophes naturelles, les consignes de santé, l'alphabétisation, tout quoi. En version vidéo et audio, s'il vous plait.

Une généralisation des info-centres pourrait certainement permettre à Haïti de rattraper dans maints domaines ses nombreuses décennies de retard. Nous ne devrions pas rater cette nouvelle révolution.

Tous les aspects de la politique dite de développement durable y sont compris. Gestion démocratique et participative. Décentralisation et déconcentration. La démonstration à laquelle nous avons assisté à Nice est une simulation des activités d'une coopérative agricole. Caféière, bien entendu, cela ayant lieu à Malongo, quartier général européen du Haitian Bleu.

La couverture numérique du pays...

Conclusion du ministre des Travaux publics, Frantz Verella : la couverture numérique du pays se révèle plus importante à installer même avant le maillage routier.

Diverses firmes et non des moindres seront appelées à participer à ce défi haïtien du siècle, dont des étrangères (Alcatel, Telecom ou encore d'ailleurs), des entreprises privées locales ou déjà installées dans nos murs, et aussi les Télécommunications d'Haïti (TELECO) qui devront dans un premier temps être remises en état, donc autant de bonnes affaires à saisir.

Toutes ces infrastructures (routes et ponts, adduction d'eau, énergie, nouvelles technologies etc) ne sont cependant pas une fin en soi. Et les ministres du gouvernement sont du voyage parce que les projets privés ne peuvent s'accomplir sans ces préalables.

Des emplois, des emplois, des emplois...

Cependant projets locaux eux aussi complémentaires et tout à fait dans l'air du temps. Rappelons le message du chef de l'Etat délivré par les ministres à tous leurs interlocuteurs : des emplois, des emplois, des emplois.

Et aussi de nouveaux tarifs qui améliorent les conditions de vie générales. De la croissance, mais pas en vase clos, essentiellement conçue également au bénéfice du plus grand nombre. Ce que les institutions d'assistance françaises rencontrées (AFD - Agence française de développement) définissent par le mot de " politique publique. "

Pour y arriver, le gouvernement du président René Préval et du premier ministre Jacques Edouard Alexis déploie une infinité de mesures incitatives au plan fiscal et autres (système de facilitation des investissements, loi sur les zones franches, modifications au code d'investissements, garantie du respect absolu des concessions etc)...

A cela vient s'ajouter la loi HOPE votée récemment au Congrès américain qui autorise l'importation aux Etats-Unis sans payer de droits de douane des articles en textile fabriqués en Haïti, avec l'avantage important que le textile peut être acheté sur n'importe quel marché où il revient à moins cher. Et pourquoi pas, en Chine !

Relancer la croissance...

C'est dans le cadre de toutes ces nouvelles dispositions, et dans le souci avant tout de créer de nombreux emplois, donc de la richesse nationale, donc de relancer la croissance, que l'on voit apparaître les nouveaux projets que le secteur privé haïtien a présentés lors de cette mission en France.

Ce sont pour la plupart des zones franches industrielles et commerciales (Tabarre, Drouillard, Croix des Bouquets, Fort Liberté...), de nouvelles installations portuaires (Port Saint Louis, dans le sud du pays ; un port à Fort Liberté, au Nord-est, secondé par une zone franche installée à la Plantation Dauphin etc).

Ce sont aussi des projets d'adduction d'eau potable et en assainissement urbain et traitement des déchets (dont nous n'avons guère besoin de souligner l'urgence).

Le ministre des Travaux publics a eu des rencontres innombrables dans tous ces domaines, y compris bien entendu celui de l'énergie.

Créateur de richesses numéro 1...

C'est également le tourisme, qui est à l'heure actuelle le créateur de richesses numéro 1 dans notre partie du monde et qui se chiffre en plusieurs millions de touristes reçus par an chez nos voisins (République dominicaine, Cuba, Jamaïque, les Bahamas etc).

Plusieurs projets sont destinés à voir le jour : La Gonave ; Montrouis ; Môle Saint Nicholas ; Milot etc.

Dans la même veine, des projets agro-industriels en produits d'origine ethnique.

Qui dit tourisme dit Culture. Une visite est arrangée au siège central de l'UNESCO par la déléguée Mme Marie Denise Jean.

Le secteur privé haïtien est venu à la recherche de capitaux. Plus exactement de participation ou " joint ventures ". Nous en manquons cruellement car il s'agit de projets qui se chiffrent en plusieurs centaines de millions. Le catalogue présenté lors de cette mission s'élève à 1.6 milliard de dollars.

Là où le bât blesse...

Cependant selon le PDG de la Unibank, Carl Braun, qui faisait partie du voyage, ainsi que son vice-président Edouard Baussan, le secteur privé haïtien peut quand même totaliser quelque 300 millions de dollars si un effort de regroupement était fait.

C'est là où le bât blesse. Le capital haïtien n'est pas seulement faible, mais il est aussi trop dispersé. Et c'est le moins que l'on puisse dire.

Car c'est beau de faire appel aux investissements extérieurs. Mais il faut commencer par mettre de l'ordre chez soi. Existe-t-il un capital haïtien ? Pour le moment, non. Il est soit placé " en sécurité " à l'extérieur ; soit dispersé entre familles (mais familles menacées par la loi du nombre comme la famille paysanne qui s'est écroulée sous le poids des familles trop nombreuses) ; soit enfin trop frileux.

Seul le regroupement, la loi de la corporation peut sauver le capitalisme national de la marginalisation, suivie de son élimination subséquente et fatale.

Y compris aussi celle du système bancaire haïtien. A quoi riment des banques si elles ne font pas d'affaires ? Mais qui plus est (hélas), les économies réalisées dans le pays continueront à prendre le chemin de l'étranger. Un vrai cercle vicieux.

En tout cas, retenez-le une fois pour toutes, on ne peut arrêter la mondialisation. Surtout dans un pays où tout est à faire ou à refaire.

La diaspora...

Un deuxième élément de réflexion c'est le risque d'oublier la diaspora qui représente cependant un apport capital en ressources humaines qualifiées, en plus d'importantes économies.

Outre qu'elle (la diaspora) bénéficie du respect du pays d'accueil. C'est la nouvelle politique dite de la " coopération décentralisée " par laquelle en France et dans les Antilles (la Guyane, dont la population est déjà à 40% d'origine haïtienne), des conseils municipaux sont déjà engagés dans de fructueux jumelages avec leurs homologues haïtiens.

Développement, décentralisation et participation.

Enfin, le dernier risque c'est que le gouvernement oublie tout, une fois embourbé dans les urgences du moment, la médiocrité des politiques résultant de ces dites urgences, la banalité des choses et des hommes.

Marcus à Paris, une courtoisie de Comcel/Voilà


Dernière édition par le Mar 20 Mar 2007 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une mission pour changer la face d'Haïti !   Mer 14 Mar 2007 - 19:18

Selon des oui-dires, le succes de la revolution cubaine est due en partie au fait que dans les premiers temps de la Revolution, il y avait deux gouvernements.

Un groupe s'occupait de regler les problemes qui apparaissait a court terme, tandis qu'un autre s'occupait de dessiner la vision et la direction du pays dnas le futur plus eloigne...
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