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 Le syndrome japonais hante la chine

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MessageSujet: Le syndrome japonais hante la chine   Dim 31 Juil 2011 - 22:04

- Drapeau japonais devant une torchère de la zone industrielle de Kawasaki au sud de Tokyo Toru Hanai / Reuters -
L'AUTEUR
Foreign Policy Les articles signés Foreign Policy ont d'abord été publiés en anglais sur Foreign Policy, magazine en ligne américain de Slate Group, spécialisé dans les affaires étrangères et l'économie. Ses articles
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* chine
* crise économique
* crise financière
* décennie perdue
* exportations
* japon
* monnaies
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* ECONOMIE

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Cette année, la Chine a ravi au Japon la place de deuxième puissance économique mondiale, un changement dans la hiérarchie qui n'étonnera pas ceux ayant été un peu attentif ces vingt dernières années.

La véritable surprise, c'est que le Japon ait toujours été numéro 2. Tout comme le faire-part de décès d'un oncle lointain vous rappelle qu'il était toujours en vie, ce qu'il y a de remarquable avec le Japon, c'est comment ce pays est sorti furtivement de la scène mondiale. Une telle disparition est extraordinaire pour un pays dont l'hégémonie mondiale avait tout du fait accompli* voici encore vingt ans. Mais l'ancien rouleau-compresseur asiatique des exportations s'est ratatiné, et cela par sa propre faute. Le livre Japan as Number One [Le Japon médaille d'or] se languit aujourd'hui à la 400 000ème place sur Amazon tandis que When China Rules the World [Quand la Chine mène le monde] est un best-seller.

Le truc drôle, c'est que le gros du modèle économique chinois a été emprunté au Japon: financer les investissements domestiques par des exportations à bas prix tout en exaspérant ses partenaires commerciaux. A certains moments, on a l'impression que seuls les noms ont changé. A l'époque, les constructeurs automobiles de Détroit accusaient Honda et Toyota de déverser des flots de berlines économiques et peu gourmandes en carburant sur les mères de famille américaines; aujourd'hui les secrétaires au Trésor s'arrachent les cheveux sur un yuan sous-évalué tandis que les excédents commerciaux chinois enflent.
L'explosion de la bulle

Mais même si l'idée d'avoir battu le Japon à son propre jeu a tout pour être agréable aux yeux des dirigeants chinois, la plaisanterie pourrait bientôt se retourner contre eux. En fait, il faudrait mieux qu'ils sortent rapidement du sillage du développement japonais. Certes, le boom des exportations japonaises a permis au pays de connaître une croissance stellaire pendant quatre décennies. Mais la sous-évaluation de sa monnaie a provoqué l'explosion d'une des bulles financières les plus importantes de l'histoire, une explosion dont le Japon a toujours du mal aujourd'hui à se remettre. La tristement célèbre démographie japonaise n'a rien fait pour arranger les choses, mais les Chinois ne s'en sortent pas vraiment mieux. La politique de l'enfant unique, introduite par Pékin en 1979, s'est peu à peu insinuée dans la pyramide des âges chinoise, tant et si bien que le nombre de travailleurs agricoles âgés de 20 à 29 ans sera divisé par deux d'ici 2030. Pire, la Chine est un pays bien plus vaste que le Japon – ce qui signifie que les conséquences planétaires d'une telle crise seront bien plus importantes. Pour l'instant, Pékin a le vent en poupe. Mais pour atteindre un succès durable, la Chine devra comprendre pourquoi le Japon a si mal tourné.

Certaines réponses peuvent se trouver à 400 kms au nord de Tokyo, à Kamaishi. Le dernier fourneau s'est éteint en 1988, et le lieu de naissance de la sidérurgie japonaise est aujourd'hui une somnolente ville de pêcheurs. Kamaishi s'est essayée à de nombreux plans de relance sous le slogan «Ville de l'acier, du poisson et du tourisme». Sur les trois, le poisson reste le plus fiable, mais l'acier et le tourisme peuvent s'allier d'une façon surprenante. Bien que le nombre annuel de visiteurs ait été divisé par deux depuis les années 1990, les hauts fourneaux désaffectés de Kamaishi attirent toujours une race particulière de touristes: les fanas de villes fantômes. Les aciéries de Kamaishi ont même une fois été classées comme les plus belles haikyo japonaises, ces ruines des temps modernes.
http://www.slate.fr/story/28279/chine-japon-crise-decennie-perdue
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