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 Les grandeurs réelles et nominales en economie

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Le gros roseau
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MessageSujet: Les grandeurs réelles et nominales en economie   Les grandeurs réelles et nominales en economie EmptyLun 22 Aoû 2011 - 20:42

Les grandeurs réelles et nominales en économie




Haïti: L'analyse de Kenneth Arrow se circonscrit autour de la notion fuyante, insaisissable de l'équilibre et de son opposé : le déséquilibre qui hante - et sans cesse - les esprits des théoriciens. Si ceux-ci conviennent que la réussite d'une politique est réductible à l'obtention d'un bas taux de chômage, ils ne peuvent s'empêcher de reprendre les idées controversées articulées autour de l'inflation et du chômage, du chômage et de la masse monétaire, de la masse monétaire et de l'inflation. On a vraiment l'impression désagréable de tourner en rond.

Kenneth Arrow rappelle brièvement que ce «link» entre chômage et inflation a aiguisé la curiosité soutenue des spécialistes au point que ce genre d'arbitrage a servi «de prolongement au cadre d'analyse keynésien». Arrow opine sur la nécessité de ce développement compte tenu du fait que Keynes avait traité le mouvement des prix dans des situations de plein emploi.

Toutes ces études et observations ne se départissent pas de la règle que «la monnaie joue un rôle», au moins dans une certaine mesure. Selon la théorie classique, les individus sont davantage tournés vers les biens faisant l'objet de leur production et de leurs échanges. Ainsi donc, seuls les biens réels importent. Mais quel est le sort réservé à l'instrument d'échange par excellence qu'est la monnaie ? Alors là, Arrow nous convainc que les biens réels ne peuvent se passer du bien nominal (la monnaie). C'est indéniable.

Il n'empêche que des hypothèses (axiomes) sont élaborées, tendant à concevoir l'évolution économique en termes a-monétaires. C'est d'ailleurs pourquoi Arrow signale l'insistance des économistes à visualiser les transactions sous l'angle des prix relatifs. Une manière de faire accroire que les biens peuvent être exclusivement échangés contre des biens (une remise en honneur du troc). A ce compte, les situations d'équilibre sont aisément décelables ; tout se fait avec des marchandises contre des marchandises. Mais les biens ne sont pas identiques, leur variété crée forcément une gradation, une hiérarchisation. De plus, ils se différencient par la qualité et le service (rapidité de livraison, emballage, assurances...). Que dire des quantités échangées ? Elles ne seront jamais égales.

Tout ça ne résout pas le problème de la compensation, c'est-à-dire la demande des biens s'ajoutant automatiquement aux quantités offertes. Dans le cadre interne, il est possible que O=D. Pourtant, dès qu'on pense libre-échange et interdépendance, la mutualité des besoins devient évidente. Dès lors, difficile d'imaginer l'équilibre au niveau de la production et de la consommation. Continuer >





Par-delà cette théorétisation, il n'en demeure pas moins que la fonction monétaire s'est généralisée. On ne se passe pas de monnaie. Mieux, le crédit et les systèmes mis en place reportent (diffèrent) l'usage de la monnaie. Kenneth Arrow défend le point de vue à savoir que le prix d'équilibre entre offre et demande existe certes, mais qu'il n'est pas indépendant de la monnaie («du choix du numéraire»).

C'est donc l'esprit de sa formulation du «mécanisme d'ajustement». Historiquement, une brochette d'auteurs ont brodé sur la modélisation du processus d'ajustement. Néanmoins, Arrow rappelle que O et D sont, avant d'être globales, spécifiques à chaque type de marchandise, et chaque marchandise dépend du prix de toutes les autres marchandises. Pour espérer, à ce compte-là, une situation d'équilibre, il fallait que le niveau des transactions et, assurément, des prix demeurât statique. Même Keynes s'est laissé prendre à ce piège en méconnaissant la sensibilité d'une quelconque variation de n'importe quel facteur. Si Keynes entrevoit l'équilibre dans une situation de plein emploi, il a été très éloigné d'envisager qu'une rigidité des salaires (viscosité des salaires) pût ne pas modifier le niveau d'équilibre de l'emploi. Sauf que le refus d'accepter des baisses salariales engendre des licenciements en masse. D'où le chômage. Or, Keynes n'avait jamais visualisé que le déséquilibre pût arriver par ce biais.

Bref, le sous-emploi (n'importe quel niveau de compression) perturbe l'équilibre du marché du travail. De même, la modification du prix d'un seul article change l'équilibre établi sur les marchés des biens. On en déduit que la précarité de l'équilibre est donc la règle.

Il arrive qu'en se mettant dans les sillages des monétaristes, les prix peuvent enfler rien que par la croissance du volume monétaire. Or, pour des quantités inchangées, la monnaie supplémentaire réagit sur l'équilibre des marchés de biens. L'argent n'est pas un voile pour les facteurs réels (les transactions) qui restent dominants. La politique monétaire n'est donc pas neutre, en ce sens que les modifications de la masse monétaire affectent chacune des variables réelles. D'ailleurs, l'assertion voulant que l'argent soit neutre est à écarter. Les grandeurs relatives ne sont pas autonomes, elles sont mues par l'argent. Arrow lève l'ambigüité en nous confiant d'une manière convaincante qu'il est utile de disposer d'une marchandise qui entre dans toutes les transactions.

La perfection dans l'équilibre d'un marché est illusoire ; tout marché est marqué, à tout bout de champ, par le déséquilibre, et la monnaie y est pour une grande part. On ne saurait s'en passer jusqu'à relativiser entièrement les prix des biens. Les prix sont essentiellement monétaires.


Jean-Claude Boyer



Dernière édition par Le gros roseau le Lun 22 Aoû 2011 - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les grandeurs réelles et nominales en economie   Les grandeurs réelles et nominales en economie EmptyLun 22 Aoû 2011 - 21:03

Je poste ce texte pour l'edification de toux ceux qui s'interressent à l'economie politique.je ne pretends avoir auucne expertise dans ce champ ,mais en verite l'economie politique m'a toujours intrigué.Ce matin je voulais ecrire un texte pour commenter cette demande du President Martelly à la communauté internationale :"Nous avons besoin beaucoup d'argent."En lisant cette demande du president je me suis dit pourquoi le President haitien qui constate les besoins de son pays doit-il dependre de la communaute internationale pour reconstruire la capitale.En posant cette question je me suis rendu compte de la superfluité de l'independance politique sans une independance economique.

Haiti a tant de besoins qu'il n'est pas necessaire de les enumerer ici ,pourtant le gouvernement ne peut rien faire sans l'aide etrangère. Alors on se dmeande rellement s'il n'est pas necessaire que des reformes soient operées dans les types de politique fiscale et monetaire des pays en voie de developpement.nous avons des besoins ,mais nous ne pouvons pas les satisfaire sans l'aide etrangère qui parfois tarde à se concretiser.Alors sommes-nous vraiment independants.?

mais la question qui me preoccupe est comment pouvons nous sortir de cette dependance?La valeur de notre monnaie ne depend meme pas de nous. Serons nous un jour capable de satisfaire nos besoins aussi longtemps que nous dependions de ce système qui regit l'economie mondiale?J'ai ecrit un jour l'economie n'est pas une science.Et bien les textes du Dr Boyer confirment ce constat.
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