Un retour aux sources, vers l’Afrique, par l'idée de fermeture qui le caractérise, et l'utilisation politique le plus souvent malsaine qui en est faite, peut-être problématique, parce-que porteur de virtualité dangereuse. Car n'oublions pas que Duvalier, pour asseoir son régime autoritaire, allait utiliser, du moins, pervertir l'idéologie politique (le "noiriste") qui, à la base, définissait ce grand courant littéraire et ethnographique que fut la négritude. Pour nous tirer du marasme actuel, pouvoir intégrer le monde "global" qui se dessine, ce n'est plus un retour aux sources qu'il faut opérer mais plutôt un recours aux sources.
En ce sens je suis d'accord avec Jaf quand il dit que : Le monde nouveau et global passe aussi par Haiti, ses coutumes, son histoire, sa langue, sa réalité, son peuple....NOUS!
Nous n'en sommes plus aujourd'hui à la magnificence de notre héritage africain, car beaucoup d'eau a coulé les ponts depuis 46. Nous sommes à la quête de quelque chose d'autre. À savoir comment faire usage de cette somme de connaissances pratiques, de savoirs-faire, de luttes issue de deux siècles d'histoire pour enter dans la modernité, la concevoir, la définir à note manière. Par exemple le commerce des "madames sara" par son mode d'organisation, de fonctionnement opérationnel, a dévié toutes analyses, toutes les pronostiques sur sa pérennité, issues d'un système financier formel aujourd'hui en voie de blocage.
C'est de cela, ce recours aux sources, à mon sens, que nous avons besoin pour avancer.