Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

FOROM AYITI : Tèt Ansanm Pou'n Chanje Ayiti.
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  PortailPortail  CalendrierCalendrier  PublicationsPublications  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Haïti : Une économie de simulacres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Doub-Sossis
Super Star
Super Star
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2426
Localisation : Montreal
Loisirs : cockfighting
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: Haïti : Une économie de simulacres   Dim 27 Jan 2013 - 12:24

Haïti : Une économie de simulacres
Par Leslie Péan, 25 janvier 2013

Publié le samedi 26 janvier 2013

Il n’y a actuellement aucun développement réel en marche en Haïti. Tout ce qui ressort de l’analyse des indicateurs économiques, ce sont plutôt des simulacres, du bluff et des apparences trompeuses. On l’a vu avec la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) qui a été créée après le séisme et dont la maigreur des résultats a été reconnue de manière unanime. Trois ans après le séisme, il est universellement admis que la reconstruction annoncée à grand renfort de publicité a été un fiasco. Les images de la désolation sont affichées dans tous les journaux du globe (1). Et les causes de cette désolation ne sont pas uniquement naturelles, avec les ouragans et la sécheresse qui ont suivi le séisme. Elles sont aussi et surtout humaines dans cette société qui, selon les plus avisés, persiste à se choisir des incapables pour la diriger (2). Vingt mois après la prestation de serment du président Martelly, « 360.000 Haïtiens sont encore déplacés et vivent au jour le jour dans 496 camps de tentes à travers le pays, selon l’Organisation internationale pour les Migrations. La plupart ne mangent qu’un repas par jour (3). »

La communauté internationale considère que le gouvernement haïtien est composé d’incapables et refuse de lui confier les fonds promis pour la reconstruction. En effet, le gouvernement Martelly n’a pas reçu 1% de l’aide dépensée en Haïti (4). Après le tremblement de terre de janvier 2010, une propagande malsaine avait été orchestrée autour d’un taux de croissance que l’économie haïtienne allait atteindre. Les propagandistes avaient alors parlé d’un taux de croissance de 8% pour l’économie. C’était au début une façon d’appuyer le gouvernement Préval, puis celui de Martelly qui a prêté serment en mai 2011. La réalité a été tout autre. Le taux de croissance de l’économie haïtienne en 2012 n’a été que de 2.5% et les pays donateurs ont réduit l’appui budgétaire au gouvernement parce que disent-ils, ce dernier n’a pas les compétences nécessaires pour exécuter les projets et ni l’intégrité qu’il faut pour en assurer le suivi (5). Haïti est ainsi devenue la risée du monde.

L’apartheid bancaire

Les dépenses folles du nouveau gouvernement ont contribué à augmenter le ratio du déficit public au PIB à près de 7.7%, soit le double de ce qu’il était à la prise du pouvoir du président Martelly (6). Le Tableau 1 intitulé Hausse des prix des produits alimentaires montre à quel point les politiques du gouvernement de Martelly ont pénalisé les ménages à faible revenu. L’escalade des prix se manifeste particulièrement dans les cas du riz, du pois noir, du maïs, local et importé, du petit mil, du sucre rouge, de l’huile de cuisine, des spaghetti (7). La population vivant dans l’insécurité alimentaire est passée de 0.8 million en 2011 à 1.52 million de personnes en 2012 (Cool. Dans le même temps, les dispositions légales relatives au salaire minimum ne sont pas respectées par 21 des 22 entreprises d’assemblage du secteur industriel (9). Le ratio du crédit intérieur au secteur privé par rapport au PIB n’est que 15% en 2011 alors qu’il est de 22% en République Dominicaine.

Le rationnement du crédit par les banques commerciales a pénalisé rudement les agents économiques tout en procurant des liquidités à l’État à travers l’achat des bons BRH et en finançant le gouvernement américain par l’achat des bons du trésor américain. Quelle ironie de voir les pauvres épargnants haïtiens financer les riches américains ! Cet effet d’éviction (crowding-out effect) qui se produit quand l’État entre en concurrence avec les autres agents économiques a durement frappé ces derniers au cours de la période 1996-2010. L’apartheid bancaire continue de fonctionner à plein rendement en servant moins de 1% de la population (90 000 personnes). Cet apartheid du système financier est un obstacle qui bloque l’accumulation du capital. Le nombre des emprunteurs en 2010 n’était que de 11 597 personnes (ce nombre était de 13 583 en 2008) dont 795 représentant 6.85% recevaient 88.8% des prêts. La concentration du crédit vient ainsi renforcer la concentration du capital au détriment du développement.

Au cours de la même période, l’encours des prêts de 5 000 000 gourdes et plus était de 22 246.458 millions de gourdes sur un encours total des prêts de 27 170.43 millions de gourdes (10). Dix ans auparavant, soit en 2001, le système bancaire avait un total de 6 322 emprunteurs et un encours de dix milliards de gourdes avec 465 emprunteurs, dont 425 représentant 7% recevaient 68% des prêts. Remarquons que le développement de la microfinance avec un portefeuille de 95 millions de dollars en 2010 ne change en rien l’apartheid bancaire. Les 240 000 emprunteurs de ce sous-secteur avec des emprunts d’une moyenne de 470 dollars américains ne représentent qu’une goutte d’eau, une infime fraction de l’encours des prêts du système bancaire global.

De manière générale, la politique économique et monétaire qui continue sans aucun changement est désastreuse pour la compétitivité de l’économie haïtienne en général et pour celle du secteur agricole en particulier. Au lieu de réfléchir sur ces choses-là, nous persistons à accorder des valeurs à des choses qui n’en ont pas. En souscrivant à une économie de simulacres, souvent sans en prendre conscience. Les bailleurs de fonds internationaux trouvent dans l’inexpérience du nouveau pouvoir une bonne raison ou un prétexte pour consolider leur vision du pays comme la république des ONG (organisations non-gouvernementales). Dans leur optique, Haïti est dirigée par un gouvernement de voyageurs dont les « pérégrinations et les indemnités journalières soupçonnées d’être associées avec eux sont devenues une source de plaisanteries mordantes (11). »

L’élément fondamental de mesure du faux-semblant du gouvernement actuel est le budget de 2012-2013 qui n’a même pas été voté par le Parlement haïtien. On n’y trouve aucune mesure structurelle pouvant avoir un impact important sur l’emploi des jeunes, la justice, la sécurité des citoyens, la reconstruction, le logement, l’énergie électrique, l’assainissement, etc. Le programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO) au coût annuel de 43 millions de dollars américains (12) est un vaste gaspillage. C’est aussi le cas pour le « Ti-manman-chéri » au coût annuel de 15 millions de dollars américains et le « Aba grangou » également au coût annuel de 15 millions de dollars américains. Ce sont essentiellement des lieux à partir desquels le gouvernement tente de faire sa propre base politique en achetant des allégeances. De véritables trous noirs.

Une réalité en porte-à-faux avec la propagande

Ces programmes sont des faux-semblants sur le plan économique et ne peuvent pas accélérer la croissance pour le développement. Ils sont mal conçus et leur mise en œuvre ne contient aucun dispositif de suivi et d’évaluation. Prenons l’exemple du programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO). Le Ministère de l’Éducation Nationale ne peut ni retracer les enfants qui bénéficient du programme, ni assurer que les écoles privées qui sont les plus grands bénéficiaires des subventions de 90 dollars par élève ont le nombre d’élèves qu’elles prétendent. Il y a aussi une corruption incroyable qui se développe du fait que chaque parlementaire a un quota d’enfants qu’il peut parrainer dans sa juridiction. De plus, il n’existe aucun dispositif de pilotage stable. Également, du point de vue éducatif, aucun programme de formation des maitres n’a été mis en place.

Enfin, rien n’est prévu pour que les bénéficiaires du programme (en majorité dans le privé) puissent rendre des comptes sur la gestion des fonds. Ainsi donc, le gouvernement est incapable de fournir des résultats fiables. La qualité et l’efficacité ne sont pas au rendez-vous. Sans compter le fait que les taxes collectées et versées au Fonds National d’Éducation (FNE) ne sont pas utilisées à cet effet. La confusion totale règne quant au nombre de nouveaux élèves qui sont rentrés dans le système. Les estimations prudentes évoquent 200 000 élèves, celles plus audacieuses évoquent 430 000 élèves, mais le gouvernement voulant faire de la mauvaise propagande avance le chiffre de 1 000 000 de nouveaux élèves.

Ce chiffre d’un million d’élèves est d’autant plus fantaisiste que le gouvernement ne dispose que de 43 millions dans le budget et qu’au chiffre de 90 dollars de subvention par élève, cela nécessiterait un budget de 90 millions de dollars. Dans tous les cas de figure, l’opacité qui entoure le programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO) reprend avec les pratiques d’impossibilité qui font qu’il ne pourra pas rendre compte. Élaboré en rupture avec tout ce qu’enseigne la planification, le PSUGO ne peut faire l’objet d’aucune évaluation sérieuse par une entité non étatique. De toute façon, aucun budget n’a été prévu pour telle évaluation et, le cas échéant, aucune firme compétente ne pourra être recrutée dans le respect des procédures de passation de marché.

Fondamentalement, les pratiques scabreuses qui ont lieu dans le secteur de l’éducation se retrouvent aussi dans les autres secteurs de l’économie. Qu’il s’agisse du commerce, de la finance, de l’emploi, de la santé, la réalité est en porte-à-faux par rapport à la propagande et aux vœux pieux exprimés dans les déclarations officielles. Généralement, il n’y a rien qui indique le développement d’une vision claire sur le long terme, seule capable de propulser l’activité économique, la croissance et le développement.

Des gestionnaires sans jugeote

Le plus grand simulacre du gouvernement actuel a été de déplacer les victimes du séisme des places publiques et du Champ-de-Mars pour les placer dans des conditions similaires ou pire dans des endroits moins fréquentés et qui échappent aux regards des visiteurs. C’est le cas avec les réfugiés qui étaient au camp du terrain de golf de Pétion-ville Club et qui ont été installés presque de force sur le terrain rocailleux et désertique de Corail-Cesselesse (13), à proximité de la Côte des Arcadins.

Ce déplacement de population s’est effectué sans la moindre planification, avec le même réflexe d’improvisation qui avait porté Préval à convertir le ranch de Jean-Claude Duvalier en port au lendemain de l’accident de La Fierté Gonaivienne. Dans les deux cas, cela s’est fait au mépris de la vocation touristique de ce lieu de concentration hôtelière (Kaliko, Wahoo Bay, Indigo, Moulin sur Mer, Xaragua) et de tourisme. Préval n’ayant jamais accordé la moindre attention au tourisme comme source de revenus, cela se comprenait facilement jusqu’à 2011. Sans compter les avantages que cela lui procurait au chapitre de la démagogie.

Mais que dire du gouvernement de Martelly qui, tout en prétendant attirer les touristes, laisse s’étendre le processus de bidonvilisation qui étouffe la Capitale à la seule zone du pays dotée d’un minimum d’infrastructures touristiques ? Le faux-semblant n’a jamais été aussi loin. Seuls des gestionnaires sans jugeote peuvent effectuer de pareils choix sans se poser une seule question. Kettly Mars vient de décrire dans un roman vraiment poignant intitulé Aux frontières de la soif (14) les conditions extrêmes de vie et les perversions de tous ordres qui se développent à Canaan, un camp similaire à Corail-Cesselesse. On est vraiment loin de la terre promise !

Dans le dernier rapport sur la compétitivité dans le monde (15) pour l’année 2012, rapport établi par le groupe qui organise à Davos en Suisse le Forum Économique mondial chaque année, Haïti est classée 142e sur 144 pays, en baisse d’un cran par rapport à l’année précédente où elle occupait la 141e place. Si on peut comprendre qu’Haïti soit bon dernier (144e) au titre des infrastructures à cause du séisme de janvier 2010, on ne peut expliquer que par l’incompétence et la mauvaise foi des dirigeants qu’elle soit reléguée à l’avant-dernière place (143e ) pour ce qui est des institutions. Cela se voit également pour des indicateurs sectoriels tels que l’éducation où Haïti est classée la dernière (144e), l’innovation (143e), la sophistication dans les affaires (142e) et la finance (141e). Avec de tels résultats, il faut avoir autre chose dans la tête que de la matière grise pour oser aller s’afficher à Davos et ouvrir la bouche pour dire Haïti is open for business. Les gens qui s’amusent en écoutant les CD 100%, 200% et 400% connaissent bien la nature de cette chose-là. Surtout s’ils ne se révoltent pas.

Le son de cloche n’est pas différent dans Doing business 2013 publiée par la Banque mondiale (16). La mauvaise performance dénoncée dans cette publication est également manifeste. Des dix indicateurs considérés fondamentaux pour déterminer le climat des affaires, huit ont empiré ou n’ont pas changé en 2012, notamment le temps requis pour la création d’une entreprise, l’obtention d’un prêt, l’octroi d’un permis de construire, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats, le paiement des impôts, la protection des investisseurs et le transfert de propriétés.

Enfin, le gouvernement a violé les lois du pays en signant les récents contrats relatifs à l’exploitation des mines d’or et de cuivre dans le département du Nord (17). Selon le sénateur Jocelerme Privert, « ces contrats sont illégaux et inconstitutionnels ». En effet selon la Constitution de 1987, « les accords, les traités, les conventions doivent être signés par le président de la République et approuvés par l’Assemblée nationale (18). » Les gisements d’or, d’argent et de cuivre ont été estimés au moins à 20 milliards de dollars (19) dont Haïti s’en tirerait avec des redevances de 2.5%, un montant inférieur au 5% obtenu par d’autres pays pour des projets similaires (20). Les nouvelles négociations faites sans transparence avec d’autres compagnies n’ont pas amélioré fondamentalement les conditions surtout au niveau de la protection de l’environnent. Tout comme les contrats signés sous le gouvernement de Préval, ces derniers ne contiennent aucune mesure pour interdire l’utilisation de la technique de cyanuration. En effet le cyanure de sodium utilisé pour l’extraction de l’or est un poison qui peut polluer toutes les sources d’eau dans la zone utilisée.

En attendant que ces investissements donnent des résultats concrets, les dirigeants actuels risquent d’engager le pays dans une nouvelle spirale d’endettement. Comme ils ont recommencé avec le gouvernement Martelly après l’annulation d’une partie de la dette extérieure qui avait atteint 1 884 millions en 2009 (21). Voie étroite de la politique de surendettement dans laquelle le Japon, les États-Unis et les pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne) sont engagés avec une montagne de dettes atteignant respectivement 500%, 344% et une moyenne de 300% de leur PIB.

Les risques d’inflation inhérents à cette stratégie de désespoir n’inaugurent rien de bon pour les populations de ces pays. Mais aussi pour Haïti qui importe une partie grandissante de ce qu’elle consomme. Les dépenses pour les importations de produits alimentaires ont doublé entre 2001 et 2010, atteignant un sommet de 624 millions de dollars en 2008. Au cours de cette dernière décennie, les dépenses d’importation de produits alimentaires ont représenté une moyenne de 22% du total des importations. Ce qui laisse entendre des achats de produits alimentaires en 2012 dépassant celles de 2008.

Le défi lancé aux Haïtiens pour trouver une solution aux problèmes qui les assaillent est de taille. Il leur faut surtout un sens du consensus, de l’abnégation et de la confiance. Trois éléments qui sont sapés à la racine par les simulacres électoraux (22) extrêmement nuisibles pour la société haïtienne. Avec la nouvelle technique de contrôle de l’organisme électoral inaugurée par le populisme de pagaille, Haïti n’est-elle pas condamnée à vivre à vie dans ce que la malice populaire appelle, non sans trivialité, l’ère des kokorats ? L’exclusion n’a jamais été une bonne politique et ne peut en aucun cas créer la confiance pour porter les capitaux à s’investir. Les pratiques sectaires du gouvernement ne peuvent que mettre plus de distance entre les Haïtiens et restent en marge du savoir nécessaire au développement.

Tableau 1. Hausse des prix des produits alimentaires (de Juin 2011 à Janvier 2013)

Produits Prix (Juin 2011) Prix (Janvier 2013)
Riz Tchako 18.33 20.83
Pois noir 26.67 40.83
Mais importé 18.33 25
Mais local 10 15
Petit mil 12.5 16.67
Sucre rouge 20.83 21.67
Huile 79.33 85.98
Spaghetti 17.5 20
Note : Les prix sont en gourdes au marché de la Croix des Bossales et les six premiers produits sont en livre, l’huile de cuisine est en litre et le spaghetti est en sachet de 350 grammes.

Source : Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Prix de marché 2011 et 2013, P-au-P, 2011 et janvier 2013

(1) « Terramoto : Haiti, três anos depois do sismo, Haiti continua a sofrer », Jornal de Noticiais, Lisboa, Portugal, 12 de Janeiro 2013. Lire aussi Deborah Sontag, « Rebuilding in Haiti Lags After Billions in Post-Quake Aid », New York Times, Decembre 24, 2012.

(2) Renata Giraldi, « Três anos depois, Haiti relembra terremoto », Brasil 24/7, 12 de Janeiro de 2013.

(3) Bill Quigley and Amber Ramanauskas, « Hundreds of Thousands Remain Homeless in Haiti Three Years After Earthquake », Haiti Liberté, January 8, 2013.

(4) Bill Quigley and Amber Ramanauskas, Haiti : Seven Places Where Earthquake Money Did, CommonDreams.org, January 3, 2012

(5) « Still waiting for recovery », The Economist, London, January 5, 2013.

(6) International Monetary Fund, World Economic Outlook, Statistical Appendix, Washington, April 2012, p. B-14.

(7) Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Prix de marché 2011 et 2013, P-au-P, 2011 et 2013.

(8)Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Alerte à l’Insécurité Alimentaire, P-au-P, janvier 2013.

(9) Better Work Haïti, Better Work Haiti : 5th Biannual Report Under the HOPE II Legislation, ILO and IFC, 15/10/2012, p. 13.

(10) BRH, Rapport annuel, 2010, p.49.

(11) « peregrinations and the per diems alleged to be associated with them have become a source of mordant jokes. », « Still waiting for recovery », The Economist, London, January 5, 2013.

(12) Le dollar américain est égal à 41.50 gourdes.

(13) Janet Reitman, « Beyond Relief : How the World Failed Haiti », Rolling Stones, August 4, 2011.

(14) Kettly Mars, Aux frontières de la soif, Paris, Mercure de France, 2013.

(15)Klaus Schwab, The Global Competitiveness Report 2012-2013, World Economic Forum, Geneva, 2012

(16) International Bank for Reconstruction and Development, Doing Business 2013, Washington D.C., 2013.

(17) Danica Coto ans Evens Sanon, « Haiti awards gold, copper mining permits », Associated Press and News Tribune, Missouri, December 22, 2012.

(18) Roberson Alphonse, « Mines d’Or et de cuivre, les "contrats sont illégaux et inconstitutionnels" », Le Nouvelliste, 23 janvier 2013.

(19) Martha Mendoza, « Gold ! Haiti eyes potential $20 billion bonanza », Bloomburg Businessweek, May 11, 2012.

(20) Haiti Grassroot Watch, « Haïti bon dernier dans la « course aux royalties », 31 mai 2012.

(21) International Development Association and International Monetary Fund, Haiti – Enhanced Heavily Poor Indebted Country (HPIC) Initiative, Washington, D.C., October 2009, p. 43.

(22) Leslie Péan, « A la source de nos simulacres électoraux », Alterpresse, 27 septembre 2010.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Joel
Membre-fondateur
Membre-fondateur


Masculin
Nombre de messages : 14943
Localisation : USA
Loisirs : Histoire
Date d'inscription : 24/08/2006

Feuille de personnage
Jeu de rôle: Le patriote

MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   Dim 27 Jan 2013 - 18:51

LESLIE PEAN a été prolifique ces derniers temps.
Je dois dire que je suis de plus en plus confus par les arguments de PÉAN.
D'une part ,il dit que ""cette société persiste à choisir des INCAPABLES pour la diriger"",d'autre part ,il parle de simulacres électoraux.
La question que je demanderais est qui sont les plus ""CAPABLES"" et comment cette ""société"' découvrirait qui ils sont?

Peut ètre que DOUB SOSSIS qui reproduit souvent les articles de LESLIE PÉAN m'éclairerait.

Pour moi ,j'avoue que je suis dans la confusion la plus totale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marc H
Super Star
Super Star
avatar

Masculin
Nombre de messages : 8664
Localisation : Quebec
Opinion politique : Démocrate
Loisirs : soccer
Date d'inscription : 28/08/2006

Feuille de personnage
Jeu de rôle: Le voyeur

MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   Dim 27 Jan 2013 - 19:44

Joel

M. Pean était à l'émission dominicale de Lesly Jacques ce midi . Je viens d'apprendre que cette émission sera rediffusée ce soir à 21:30
ici
http://whsrradio.com/streamer/

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marc H
Super Star
Super Star
avatar

Masculin
Nombre de messages : 8664
Localisation : Quebec
Opinion politique : Démocrate
Loisirs : soccer
Date d'inscription : 28/08/2006

Feuille de personnage
Jeu de rôle: Le voyeur

MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   Lun 28 Jan 2013 - 11:59

Mak a écrit:
Joel

M. Pean était à l'émission dominicale de Lesly Jacques ce midi . Je viens d'apprendre que cette émission sera rediffusée ce soir à 21:30
ici
http://whsrradio.com/streamer/


Qui a écouté l'émission de Lesly Jacques et que peut-on en conclure ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Doub-Sossis
Super Star
Super Star
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2426
Localisation : Montreal
Loisirs : cockfighting
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   Mar 29 Jan 2013 - 19:25

Joel en guise de reponse, et faisant suite a nos discussions au sujet de la mal donne originelle entre Haiti et la republique dominicaine (rappel ratio libres/ esclaves ou bossales tres faible). Voici un article pour eclairer votre lanterne.

Pourquoi Haïti est-elle si pauvre ?
Le Nouvelliste | Publié le : 2013-01-28 Thomas Lalime thomaslalime@yahoo.fr
Share on email Email Imprimer
Ce titre est celui d'un article de Daron Acemoglu et James Robinson disponible sur leur blog http://whynationsfail.com. Il s'agit de deux des penseurs de l'économie du développement les plus connus au cours de la dernière décennie. Dans le milieu académique, on voit dans le profil d'Acemoglu celui d'un futur prix Nobel d'économie tant il est prolifique et tant sa contribution aux sciences économiques est cruciale et significative. Professeur au département d'économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT), il a reçu en 2005 la médaille John Bates Clark récompensant des économistes de moins de 40 ans qui ont fait la contribution la plus significative à la pensée et au savoir économiques.

James Robinson, professeur à l'Université Harvard, est politologue et économiste, spécialiste de l'Amérique latine et de l'Afrique de renommée mondiale. Il conduit actuellement des recherches sur la République démocratique du Congo, la Sierra Léone, Haïti et la Colombie où il a enseigné pendant plusieurs années durant les sessions d'été à l'Université Los Andes. Les deux professeurs sont connus notamment pour leurs contributions essentielles montrant l'importance des institutions dans le développement économique à l'aide des données historiques à l'échelle internationale. Ils démontrent que les origines coloniales représentent un déterminant important des institutions contemporaines des anciennes colonies et donc leur niveau de développement économique. Donc, il m'a semblé très opportun d'avoir l'opinion de ces sommités sur les éventuelles causes de la pauvreté haïtienne. La lecture de leur chronique m'a conforté dans ma conviction de l'obligation et de la responsabilité de l'élite intellectuelle haïtienne de prendre le leadership de la pensée sur le développement national. Je reprends ici l'essence de l'article d'Acemoglu et de Robinson.

En effet, l'énigme pour les penseurs de l'économie du développement consiste à expliquer pourquoi Haïti, qui disposait en 1960 du même niveau de vie, représenté par le produit intérieur brut (PIB) par habitant, que la République dominicaine, garde aujourd'hui, un demi-siècle plus tard, un PIB par habitant d'à peine 13 % de celui de son voisin dominicain et de 2.5% de celui de son voisin américain.Comme explications à cet état lamentable, il ne manque pas d'explications mais la majeure partie d'entre elles sont insatisfaisantes, affirment Acemoglu et Robinson. Ces derniers ont fait un état des lieux des facteurs les plus cités en commençant par ceux évoqués par Jared Diamond qui, dans son livre intitulé Collapse (Effondrement*), explique la pauvreté d'Haïti par rapport à la République dominicaine, par des facteurs géographiques.

Jared Mason Diamond est un biologiste évolutionniste américain, également physiologiste et géonomiste (qui étudie les rapports entre les sociétés humaines et leur environnement). Professeur de géographie à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), il est surtout connu pour ses ouvrages: De l'inégalité parmi les sociétés (prix Pulitzer en 1998) et Collapse.L'un de ses arguments dans Collapse est que les vents venant généralement de l'est sont bloqués par les hautes montagnes, réduisant ainsi les précipitations sur la partie haïtienne de l'île.

Ce faible niveau de pluie combiné à une faible qualité du sol et une plus forte densité de la population conduit, selon Diamond, à une déforestation en Haïti pendant que la République dominicaine arrive à maintenir sa forêt verte et une grande qualité de son sol. Il reconnaît que la forte densité de population était le résultat de l'implantation de l'agriculture en Haïti supportée par le commerce des esclaves tout en mentionnant d'autres facteurs sociaux et culturels. À ce niveau, d'autres auteurs estiment qu'il ne devrait pas y avoir de grande différence entre Haïti et la République dominicaine qui ont eu en commun ce douloureux passé colonial. Diamond démontre, à partir notamment des exemples d'Haïti et de la République dominicaine, que les choix d'une société peuvent conduire à son salut ou à sa ruine. Malheureusement, on ne peut pas prétendre que les choix de politiques publiques des dirigeants haïtiens arrivent à placer le pays dans les rangs de ceux qui concourent à leur salut.

Plus populaires que les explications géographiques sont les arguments culturels. Certains commentateurs, nous disent Acemoglu et Robinson, arrivent à la conclusion qu'Haïti est si pauvre à cause de son peuple. Dans un ouvrage datant de 2012 intitulé : «Haïti : the Aftershocks of History», Laurent Dubois tente de faire une importante correction de ces arguments, mentionnent Acemoglu et Robinson. Le professeur Dubois, spécialiste de l'histoire et de la culture de la France et de la Caraïbe, enseigne l'histoire à Duke University et est directeur du Centre d'études françaises et francophones et codirecteur du laboratoire sur Haïti de l'institut humanitaire Franklin. Il commence par rappeler les arguments culturels qui datent pour certains de plusieurs siècles.

Par exemple, Victor Cochinat, avocat, journaliste et écrivain martiniquais du XIXe siècle affirmait que « Les Haïtiens sont paresseux et ont « honte » de travailler,...,c'est pourquoi ils sont si pauvres. Ils dépensent trop d'argent dans le rhum ». Cochinat est connu pour avoir été secrétaire d'Alexandre Dumas père, et fut un temps rédacteur au Mousquetaire, au Figaro et à de nombreux journaux parisiens.

On peut toujours penser qu'il s'agit de divagations d'un excentrique explorateur du XIXe siècle, mais le professeur Dubois montre comment les mêmes arguments persistent encore aujourd'hui. Par exemple, les jours qui ont suivi le séisme du 12 janvier 2010, le télé-évangéliste Pat Robertson affirmait que les Haïtiens souffrent autant parce qu'ils avaient vendu leurs âmes au diable. Paradoxalement, aujourd'hui encore, des « pasteurs» et croyants haïtiens répètent ces mêmes inepties. Une version à peine plus polie de cet argument était venue d'un des plus influents chroniqueurs du New York Times, David Brooks, qui avait accusé Haïti d'avoir «des influences culturelles résistantes» y compris « l'influence de la religion vaudou»...

J'ai beaucoup hésité avant de citer ces arguments mais à bien y réfléchir je me suis dit qu'il est important de discuter de la perception d'Haïti par des étrangers, et pas des moindres puisqu'il s'agit d'intellectuels et leaders d'opinion influents au niveau mondial. Qui plus est, ces arguments sont incrustés dans l'imaginaire de beaucoup de nos concitoyens. Il suffit de faire un tour sur les forums haïtiens sur Internet ou écouter certains prédicateurs pour s'en rendre compte.

De pareilles arguties ont conduit leurs adeptes, notamment les internationaux,à réclamer ouvertement un protectorat pour Haïti. David Brooks a même préconisé «un paternalisme intrusif» qui devra faire changer la culture locale en faisant la promotion d'un «No excuses countercultures». J'avoue ne pas trop savoir ce que cela veut dire...Le livre du professeur Dubois, indiquent Acemoglu et Robinson, fait une lecture animée, dissipe ces perceptions et localise fermement les racines de la pauvreté d'Haïti dans son histoire. Nous aurons à montrer dans cette chronique, en nous servant d'ailleurs des résultats des travaux de recherche d'Acemoglu et de Robinson, comment Haïti a été l'une des colonies les plus extractives que les Européens eussent mises en place. La majorité de sa population travaillait comme esclaves dans les plantations pour leurs maîtres français.Un passé lourd de conséquences aujourd'hui encore.

Une histoire coûteuse et compromettante
Une estimation datant de 1789, citée par les auteurs, établit le nombre de gens libres sur l'île à 55 000 et les esclaves à 450 000, soit 88 % de la population.
Haïti a été une colonie dystopique basée sur la terreur et la répression des esclaves. Des institutions cruelles octroyaient des punitions brutales à la plus petite des infractions des esclaves qui mouraient à des taux élevés, soit de la maladie, de la maltraitance, de la surcharge de travail, etc. Haïti a choqué le monde par sa formidable révolte des esclaves ayant conduit à son indépendance de la France en 1804, mais cette révolution n'a pas conduit à la création d'institutions inclusives, ont fait remarquer Acemoglu et Robinson. La lutte haïtienne contre les Français qui ont tenté de reprendre la colonie a été longue et coûteuse. Par exemple, le professeur Dubois soutient que les besoins budgétaires imposés par cette guerre continue ont rendu l'abolition de l'esclavage essentiellement impossible. Une façon de dire que la pratique esclavagiste a perduré même après l'indépendance.

On peut penser par exemple au paiement de la dette de l'indépendance, les 150 millions de francs-or extorqués par les Français, qui a constitué un lourd fardeau sur le dos des paysans haïtiens. Cet état de fait a engendré un retard considérable dans l'évolution de ce nouvel État indépendant en investissant dans une politique de militarisation excessive après l'indépendance. Mais, peut-être plus important encore, selon Acemoglu et Robinson, est le cercle vicieux créé par les institutions extractives postindépendance qui oeuvrent au profit d'un groupe ou d'un clan au détriment de la collectivité.

On en garde encore des séquelles pour ne pas dire l'essentiel. Selon Acemoglu et Robinson, il y avait des contraintes suffisantes sur le pouvoir des chefs d'État durant la période postindépendance comme Dessalines, Christophe ou Pétion qui s'érigeront en élite exploitant les Haïtiens par les mêmes moyens que les Français avaient utilisés auparavent. On ne peut sûrement pas mettre les trois dans le même panier mais l'argument garde toute son essence.

Le professeur Dubois montre comment l'histoire d'après l'indépendance d'Haïti a influencé sa politique ultérieure avec notamment la persistance des institutions extractives coloniales qui ont engendré un chaos quasipermanent et généralisé. Il se montre aussi critique envers la communauté internationale en citant l'ex-chef de mission de l'Organisation des États américains en Haïti qui affirmait que la présence de l'Onu en Haïti était «inutile et même dangereuse». Le Brésilien Ricardo Seitenfus allait encore plus loin en indiquant qu'il existe un lien malveillant et pervers entre le groupe des organisations non gouvernementales et la faiblesse de l'État haïtien.

Tout en admettant que le livre du professeur Dubois est instructif et provocateur, l'énigme haïtienne demeure cependant intacte aux yeux d'Acemoglu et Robinson. Ils se posent une question fondamentale: pourquoi Haïti, pas la Barbade, la Jamaïque ou la République dominicaine ? À la fin de la seconde Guerre mondiale, Haïti et la République dominicaine étaient d'ailleurs essentiellement identiques en termes de revenu par habitant. Par la suite, les tendances ont divergé. Des situations de ce genre abondent dans l'histoire universelle. Par exemple, en 1800, les États-Unis n'étaient pas beaucoup plus riches que l'Amérique latine en termes de revenus, mais, soutiennent Acemoglu et Robinson, leurs institutions étaient différentes et constituaient un fort potentiel de développement économique.

L'écart commençait à se creuser notamment avec la révolution industrielle britannique qui, étant donné la qualité des institutions américaines, a profité aux États-Unis et pas à l'Amérique latine.
Tout semble indiquer qu'en République dominicaine, les leaders dominicains de la période post-Trujillo ont réussi une transition bien qu'imparfaite mais acceptable vers des institutions politiques plus inclusives susceptibles de promouvoir la croissance économique durable. À l'autre bout de l'île, l'absence et/ou la faiblesse institutionnelle se sont plutôt accentuées, engendrant ainsi une instabilité politique chronique. La période des Duvalier a vu les tontons macoutes se substituer à l'armée d'Haïti qui s'attelait davantage à défendre les intérêts d'une classe au détriment de la grande masse, notent Acemoglu et Robinson. Cet échec dans la mise en place d'institutions inclusives, poursuivent-ils, est en grande partie responsable de la différence observée entre Haïti et la République dominicaine en termes de développement économique. Une thèse quelque part conciliable avec celle de Jared Diamond puisque construire des institutions inclusives est également un choix politique dans lequel les leaders dominicains se sont montrés plus habiles que leurs homologues haïtiens. Et s'il y a des inquiétudes à avoir sur le développement économique d'Haïti,c'est le manque de mesures concrètes devant pallier cette déficience institutionnelle.




(*) Un résumé commenté de la thèse de Diamond a été publié dans les colonnes du Nouvelliste par l'agronome Jean André Victor à compter du 22 novembre 2012. Thomas Lalime thomaslalime@yahoo.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Joel
Membre-fondateur
Membre-fondateur


Masculin
Nombre de messages : 14943
Localisation : USA
Loisirs : Histoire
Date d'inscription : 24/08/2006

Feuille de personnage
Jeu de rôle: Le patriote

MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   Mer 30 Jan 2013 - 6:42

J'ai lu cet article dans le NOUVELLISTE ;c'est juste l'opinion de l'auteur ;je ne suis pas d'accord avec ses conclusions.
Je continuerai à dire que nous sommes si en retard parce que nos leaders ,notre élite avaient refusé d'éduquer le PEUPLE.

En 1868,le JAPON un pays sans RESSOURCES NATURELLES était un pays FÉODAL .L'amiral AMÉRICAIN PERRY avec seulement 3 BATEAUX de GUERRE avait imposé un TRAITÉ à l'EMPEREUR JAPONAIS.
L'EMPEREUR MEJII après cette humiliation s'était engagé dans un grand programme de modernisation AXÉE premièrement sur l'EDUCATION.
Après moins de 30 ans ,le JAPON était un pays INDUSTRIALISÉ.

Pourquoi cet INCULTE de TRUJILLO avait il la PRESCIENCE de batir toutes ces écoles en DOMINICANIE alors que ses CONTEMPORAINS :VINCENT,LESCOT,ESTIMÉ,MAGLOIRE,DUVALIER n'en batissaient presque aucune.

C'est la d'ou vient le GRAND ÉCART que nous avons avec la DOMINICANIE;les autres considérations sont secondaires

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Haïti : Une économie de simulacres   

Revenir en haut Aller en bas
 
Haïti : Une économie de simulacres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haïti : Une économie de simulacres
» L’économie haïtienne sur la bonne voie, selon le MEF (lol)
» L'économie Au Nigeria
» Des travailleurs sociaux cubains aident à l'économie d'énergie en Haiti.
» L’appel des Cayes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti :: Haiti :: Espace Haïti-
Sauter vers: