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 Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI

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Joel
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MessageSujet: Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI   Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI EmptyVen 24 Juin 2016 - 6:36

AYISYEN pa konnen ,ou byen anpil AYISYEN pa konnen ke zafe ki KOULE yon MOUN ye an ,se lan ESKLAVAY yo te envante sa.
Yon FRANSE ,pa EGZANP pa t konn ki KOULE li ye .
Sou TAN GREK yo ,TWO BLAN ou byen TWO KLE te ASOSYE a INYORANS.
PO FONSE te ASOSYE ak ENTELIJANS ,tou senpman ,lan SID GRES lan ,kote EJIPSYEN a po FONSE (jis pou bezwen diskisyon an).se te MOUN ki pi AVANSE ke yo KILTIRELMAN ,si nou ka di sa ,ki te rete .

Mwen kwe ke se ARISTOT ki te di an plen FLOREZON SIVILIZASYON GREK lan ki te di ke li renmen ki jan GREK yo ye.
Misye te di ,ke lan NO GRES ,se yon bann BABA ki genyen ,yo SOT ,YO SOVAJ e yo pa gen TEN.
Li di ke mesye sa yo se yon sel bagay yo konn fe ,se fe la GE.
ARISTOT kontinye pou l di ke lan SID GRES ,gen MOUN a PO FONSE ,se MOUN ki pi ENTELIJAN ki genyen ,men yo pa konn fe la GE.
Misye di ke TEN GREK yo pa osi fonse ke EJIPSYEN yo ,yo pa osi ENTELIJAN ke EJIPSYEN yo pa egzanp,yo pa osi KLE ke BARBAR yo lan NO GRES ;alos yo ENTELIJAN e yo konn fe la GE tou.

Li ATIK LOUIS HALL ,li pa di bagay ke anpil lan nou pa deja konnen ,men li di yo byen::

Le syndrome du chien couchant (4 de 6)

146 il y a 1 jours  Publié le 23 juin 2016
     
           
 
           
             Par Alin Louis Hall
Un mois avant sa mort, Frantz Fanon écrivait à l’un des amis : « Nous ne sommes rien sur terre si nous ne sommes d’abord esclaves d’une cause : celle des peuples, celle de la justice et celle de la liberté. » Il s’agit ici de faire bien comprendre que chaque génération doit  découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. Selon Karl Marx, « les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner ». En remontant à la surface après cette plongée de mémoire, avec une facilité déconcertante, l’identification des nombreuses filiations parentales de Kina devient plus facile. Il ne devient pas trop compliqué de répertorier la descendance du bon nègre de service. On pourrait même avancer qu’il est l’aïeul du chien couchant.
De l’esclavage à l’asservissement
Comme le phénix renaît de ses cendres, le statu quo renaît toujours à partir du vide existentiel du VSN. Pour mieux étayer notre thèse, il est urgent de relayer encore une fois Aimé Césaire  dans son Discours sur le colonialisme : « Je veux parler de ce système de pensée ou plutôt de l’instinctive tendance d’une civilisation éminente et prestigieuse à abuser de son prestige même pour faire le vide autour d’elle en ramenant abusivement la notion d’universel à ses propres dimensions, autrement dit à penser l’universel à partir de ses seuls postulats et à travers ses catégories propres. » En clair, ce que le VSN ne comprend pas, c’est que le néocolonialisme ne se contente pas de constater l'existence de tribus, il les renforce, les différencie, alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. « L’impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d’abord spirituellement et culturellement l’être, avant de chercher à l’éliminer physiquement. La négation de l’histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde. » (1)
La dépersonnalisation du projet colonial avait dissocié l'âme du corps de l’esclave qui ne parvenait pas à organiser ses idées. Sans raisonnement logique, son discours devenait incohérent. La reconduction de la société coloniale sans sanction a pérennisé une multitude d’attitudes, de comportements inintelligibles, de gestes impulsifs, des mouvements répétés tels que se balancer et se gratter compulsivement, des grimaces convulsives telles que mâchoires serrées et paupières fermées, des sourires ou des rires paradoxaux sans rapport avec la situation. Il a généralement une sensibilité exacerbée et un fort besoin d’affection, mais il existe une discordance totale entre ses émotions et la façon dont il les exprime. Ainsi peut-on mieux cerner et s’expliquer  l’omniprésence du chien couchant sur les réseaux sociaux. Avec son besoin excessif d'être admiré, il  pense que tout lui est dû. Il est envieux et pense que les autres l'envient. Il a tendance à surestimer ses compétences, ses réalisations.
On se doit d’apprécier à sa juste valeur le coup de sang du Général en chef lorsqu’il arracha le blanc du drapeau français. On ne peut avoir que du respect pour les 37 signataires de l’Acte et pour tous ces hommes et femmes qui se mirent debout à la face du monde le 1er janvier 1804 aux Gonaïves. Pourtant, le VSN ne comprend pas que notre bicolore a conservé les couleurs la France et ne rêve que de « voir Paris ou mourir ». Pour passer sous l’Arc de Triomphe et présenter ses respects  à Rochambeau, le bourreau de nos pères. À ce sujet, pour illustrer davantage l’inhumanité sur laquelle nous avions promis de revenir au début du texte, elle mérite d’être analysée dans le contexte  qui a permis aux Français de créer toutes sortes d’opportunités pour satisfaire leurs inclinaisons naturelles à l’agression, la brutalité et la violence  sur le continent africain. Depuis 1963, plus d’une vingtaine de présidents ont été assassinés au pouvoir en Afrique parce qu’ils ont tenu tête aux puissances coloniales européennes et surtout à la France. Or, justement, en passant sous l’Arc de Triomphe, le chien couchant devrait plutôt avoir une pensée magnanime et  transcendante non seulement pour les Héros de Vertières, mais surtout pour « ces hommes qui ont marqué l’histoire récente de l’Afrique dans le sens de sa dignité, de sa liberté et de sa conscience ».  Parlant de « l’hypocrisie de l’inhumanité de la prédation française en Afrique noire », Aminou Balogun nous apprend que, des trois anglophones, deux sont morts de leur belle mort et le troisième est encore en vie (Jerry Rawlings), alors que les trois francophones ont été lâchement assassinés. On veut ainsi prendre le relais pour attirer l’attention sur cette « dichotomie du destin » en comparant la fin tragique de Sylvanus Olympio, Patrice Lumumba et Thomas Sankara  et à celle de Kwame N’krumah et de Nelson Mandela. Mais personne n’est  dupe. De de Gaule à Sarkozy, la France a été  le principal sous-traitant des intérêts de l’Empire en Afrique. (2)
Sans pour autant verser dans la démagogie, il est urgent de reprendre le cri d’Aimé Césaire  dans « La tragédie du roi Christophe » : «  Il est temps de mettre à la raison ces nègres qui croient que la Révolution, ça consiste à prendre la place des Blancs et continuer sur le dos des nègres, à faire le Blanc. » Et c’est justement cet aspect déshumanisant de l’action coloniale, de l’entreprise coloniale, de la conquête coloniale, fondée sur l’eurocentrisme réducteur que le VSN n’arrive pas à comprendre. Il est temps de sonner le tocsin pour exiger que les pseudocomédiens haïtiens cessent de caricaturer le paysan pour le passer en dérision et amuser un public d’abrutis. Il faut vraiment être mentalement âgé de 7 ans pour rire du mimétisme grossier de la mentalité de plantation. Pour trouver une explication rationnelle au phénomène de la popularité en Haïti, il faut poser le problème du coefficient mental de l’Haïtien. Avec un niveau de corrélation aussi élevé avec la médiocrité, la popularité mérite d’être plutôt considérée comme une occasion de se remettre en question sans hésiter. En clair, un sujet d’interrogations et de graves préoccupations. D’inquiétude même !
En fait, c’est que le chien couchant  ne comprend pas que le colonisateur  dans son mépris du non-européen n’a eu qu’un seul objectif : abêtir l’autre, ensauvager l’autre jusqu'à ce que l’autre se transforme lui-même en bête. Le grand abolitionniste Victor Schoelcher avait lui aussi remarqué des cas où des Africains «esclavagisés» « aiment leurs maîtres » et « leur sont dévoués à la vie et à la mort». En plus des «esclaves de maison» qui ne relevaient pas la tête, il y avait également les «esclaves à talents » qui partaient avec leurs maîtres blancs fuyant la colonie. Pour paraphraser Fanon, le VSN est un être parqué, l'apartheid n'est qu'une modalité de la compartimentation du monde colonial. La première chose qu’il apprend, c'est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites. Or, le vrai intellectuel est quelqu’un qui a pour vocation de se mêler de ce qui ne le regarde pas. Pourtant, le VSN n’arrive pas à se débarrasser des œillères du colbertisme et de l’arbitraire colonial. Son cadre de référence.
Au niveau stratégique, le SIN est ce que le VSN est au niveau opérationnel. Incapable de saisir le taureau par les cornes, il préfère passer son temps à caresser dans le sens du poil la bête sans poil. Avec un niveau de caractère aussi bas, ce thuriféraire de l’absurde se conforte à combattre la conscience nationale pour pérenniser le vide existentiel dans la société haïtienne. Plus qu’une fermeture à la communication. Une opacité épaisse pour maintenir le statu quo au point où il faut  marteler dans  la tête des Haïtiens que seule la conscience nationale est capable de mettre Haïti sur une autre trajectoire. Ce que nous devrions donc rechercher, c'est comment aider le chien couchant à se libérer de l'arsenal complexuel qui l’a abêti au rythme de l’ensauvagement. En fait, en intériorisant la flibusterie du colon comme mode de vie, nous avons reconduit la société coloniale sans sanction en continuant à faire le Blanc. Selon l’historien Gabriel Debien, « les Blancs ne venaient à Saint-Domingue que pour faire fortune au plus vite. Ils comptaient les années de leur exil, les mois, les jours. Ils ne faisaient que les projets qui les ramèneraient riches dans la métropole. Saint-Domingue n'était pour un grand nombre qu'un lieu de passage, tout au plus une demi-patrie». (3)
Alors, au-delà de la nécessité d’un simple moratoire que nous devons exiger de la communauté internationale, il s’agit d’abord de reconnaître non seulement l’échec de l’économie de rente, mais également celui de notre système politique. En ce sens, au lieu d’agiter sa queue, le chien couchant devrait au moins admettre que les politiques néolibérales et les ajustements structurels ont mis l’économie haïtienne à genoux. À la vérité, il préfère la masturbation intellectuelle pour faire triompher la stagnation sur l’immobilisme. Pour renverser l’hégémonie des chiens couchants, il faut reconduire le projet républicain en affirmation de notre droit imprescriptible à l’autodétermination.
Un prisme déformant
Dans un contexte de restrictions de liberté, il fallait franchir la barrière de la couleur pour être admis au sein de la classe dominante blanche. La primauté du teint clair fera dire à l’anthropologue Rolf Trouillot : « De Toussaint Louverture à François Duvalier, en passant par Dessalines et Salomon, ils misaient tous dans un certain futur clair. Ce n’est pas sans raison que Jean-Claude Duvalier fut mulâtriste dans sa pratique : les présupposés venaient d’en haut. Fou qui croit que Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : C’était ça, le rêve ! » (4)
Métissé lui-même, mais d’une teinte claire suffisamment rapprochée de l’élément blanc, Médéric Moreau de Saint-Méry fut le théoricien du néoblanc et le penseur de la nomenclature de l’épiderme. Ayant contribué à faire baisser la ligne de couleur, il fut l’un des fondateurs de la Société correspondante des colons français, dit club Massiac. Pour les grands Blancs, l’arbitraire colonial esclavagiste leur permet de préserver l’équilibre précaire du rapport disproportionné entre Africains «esclavagisés» et colons. Particulièrement à Saint-Domingue, vers la fin de 1789, les données statistiques confirment une vingtaine d’Africains «esclavagisés» pour chaque colon. À leur force physique, le Blanc avait déjà contrebalancé psychologiquement avec la chosification et l’animalisation de l’homme-à-peau- couleur- d’ébène à travers les siècles. Question de reprendre ce que Florence Gauthier définit comme une «double distance de mépris: celle qui existe entre les maîtres et les esclaves, celle qui existe entre les esclaves et les libres de couleur ». Autrement dit, le but est de «lier la couleur nègre à la servitude et la couleur blanche à la liberté. […] Le préjugé de couleur est une construction intellectuelle qui relève des sciences humaines: éthique et politique. Le racisme biologique est le fruit d’un déplacement du choix d’un critère prétendument scientifique ».(5)  
Pour une meilleure compréhension de cette aristocratie de l’épiderme, il faut analyser la composition  de la migration française vers Saint-Domingue. Soulignons que la plupart des Français qui émigrent aux colonies sont incapables de payer leur voyage aux îles. Ils se retrouvent donc obligés de servir pour une durée de trois ans ceux qui payent les frais de la longue traversée. À côté des Africains «esclavagisés», des Blancs qu’on appelait  engagés qui se vendaient en Europe comme esclaves  sont venus chercher fortune à Saint-Domingue. Afin de purger le Royaume de France de ses impuretés et de ses rejets, des aventuriers de sac et de corde  qui ne vivaient que de rapines et d’exactions étaient d’ailleurs expulsés vers les colonies. À ce sujet, les statistiques de Raphael Confiant sur la composition des premiers colons sont très édifiantes:
« 60% de paysans venus du fin fond des provinces du Nord-Ouest de la France (Vendée, Normandie, Poitou, Bretagne, etc.) étaient employés comme « engagés » ou « 36 mois » par quelques grands planteurs et qui travaillaient sur les « habitations » aux côtés des esclaves noirs »;
« 30% de repris de justice, de malandrins, de hors-la-loi, bref de gens qui n’ont rien à perdre et qui sont prêts à tenter l’aventure vers l’Amérique afin de se refaire une nouvelle vie »;
« 10% de cadets de famille, c’est-à-dire de fils de nobles qui, dans le droit de l'Ancien régime, ne pouvait bénéficier d’aucune part de l’héritage de leur père (cet héritage revenant tout entier à l’aîné) et qui n’ayant aucune perspective en France, tentaient eux aussi de se construire une vie meilleure par-delà l’Atlantique ».
Ainsi, en remontant à l’époque où débarquent les premiers Français, on peut se faire une meilleure idée de la qualité du matériel humain qui arrive à Saint-Domingue. Pour dire les choses autrement, cette origine « noble » revendiquée par certains Haïtiens renvoie plutôt  au délire fantasmagorique du déni permanent.
Néanmoins, pour partir du bon pied, il faut remonter à la première tentative de mondialisation. Ce sont donc les Espagnols qui, par leur soi-disant découverte du « Nouveau Monde », vont être amenés à proposer le premier lexique racial, avec l’apparition de mots jusque-là inconnus : nègre, métis, mulâtre, etc. En Europe, c’était la « soi-disant » noblesse du nom, mais en Amérique c’était celle de la peau. Le système colonial raciste et esclavagiste a donc engendré sous les tropiques une aristocratie de l’épiderme aussi dangereuse que celle d’Europe. Au-delà du maintien du système colonialiste esclavagiste, c’est la mise en chantier de la déconstruction de toute africanité. Un tableau d’une familiarité révoltante.  
Revenons à Saint-Méry, l’architecte de la nomenclature de l’épiderme. Pour diviser les bossales venus d’Afrique ainsi que les indigènes créoles nés dans les colonies, les Blancs catégorisaient les teintes de différentes manières et établissaient des distinctions de peau excessives. Ainsi Saint-Méry présenta-t-il le prisme déformant du regroupement épidermique sur les fonts baptismaux. Il convient également d’affirmer sans hypocrisie que le symbolisme chromatique extrêmement affirmé du christianisme a pesé lourd dans la balance en associant la blancheur à la pureté et la noirceur au péché. Il est opportun également de rappeler que la civilisation musulmane bien avant les Européens avait déjà pris des longueurs d’avance dans le domaine de la dévalorisation du Noir.  
Avec burin, il faut donc marteler le cri de Fanon dans « Les damnés de la terre »: « L’immobilité à laquelle est condamné le colonisé ne peut être remise en question que si le colonisé décide de mettre un terme à l'histoire de la colonisation, à l'histoire du pillage, pour faire exister l'histoire de la nation, l'histoire de la décolonisation.» Pourtant, le chien couchant ne voit le monde qu’à travers les lunettes de Saint-Méry et  ne croit qu’en un destin épidermique clair. Il a dans son arsenal linguistique une pléthore d’expressions coloniales telles que congo, africain ou ti nwa pour narguer, mais grimo,  grimelle ,grif, chabine, marabou, etc; pour rejeter toute africanité. Dans ce même ordre d’idées, le cheveu non crépu est déclaré « swa» et est in extenso valorisé en tant que bon en soi. Il faut vraiment avoir un esprit tordu pour reconnaître des qualités intrinsèques au cheveu. En ce sens, on peut toujours compter sur le chien couchant.
(à suivre)
 

Références : (1) Cheikh Anta Diop, Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, Paris, 1981, page 10. (2) Aminou Balogun, « L’Insoutenable Inhumanité de la Prédation Française en Afrique noire », consulté le 10 juin 2016,https://babilown.com/2016/05/27/linsoutenable-inhumanite-de-la-predation-francaise-en-afrique-noire/. (3) Gabriel Debien, « Gens de couleur libres et colons de Saint-Domingue devant la Constituante (1789 - mars 1790) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 4, n° 2, 1950, p. 216. (4) Michel Rolf-Trouillot, Les racines historiques de l’État duvaliérien, Port-au-Prince, Deschamps, 1986, p. 136. (5) Jean Bart, « Florence Gauthier, L’aristocratie de l’épiderme. Le combat de la Société des citoyens de couleur 1789-1791 », Annales historiques de la Révolution française [En ligne], 355 | janvier-mars 2009, mis en ligne le 01 décembre 2009, consulté le 15 juin 2016. URL : http://ahrf.revues.org/10775

- See more at: http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/160069/Le-syndrome-du-chien-couchant-4-de-6#sthash.MweDEPFO.dpuf
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MessageSujet: Re: Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI   Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI EmptyVen 24 Juin 2016 - 7:38

Sa a se pou yon NEG ki te vle KRITIKE "LA CINEASTE"
Misye t ap di ke MANMZEL soti lan BOUJWAZI an ,antouka li yon ATIK ke l EKRI pou l komante youn lan ATIK LOUIS HALL yo.

SAN KOMANTE:

A propos du contrat passé entre l'oligarchie et les enfants de paysans arrivés... (2)

Publié par siel sur 24 Juin 2016, 10:53am

Catégories : #REFLEXIONS perso




A propos du contrat passé entre l'oligarchie et les enfants de paysans arrivés... (2)


CCe deuxième volet de la série de publications de  de M. Hall m'a passionnée. Parce que, comme je le dis souvent ici, les Haïtiens - je parle de ceux qui ont accès à la lecture - s'intéressent, quand ils s'y intéressent - de manière très conventionnelle, style jako/répèt, aux moments qui ont précédé l'indépendance. Et l'on entrevoit en lisant l'article les raisons profondes à la base de ce silence

La politique pro-esclavage menée par ce Jean Kina - que je découvre grâce à cet article - avec son désir que je qualifierai de pathologique et morbide, de bien servir ses maîtres en maintenant les esclaves sour leur domination, renvoie à mon propos sur le pacte entre les Nègres arrivés et l'oligarchie pour maintenir la population, non plus dans les fers de l'esclavage effectif, mais dans le confinement de l'esclavage dit moderne. Dont l'exemple le plus parlant est celui des bateyes en RD, sorte de camp de concentration.

Je ne sais pas si vous avez remarqué que j'ai été la seule à relever cette loi scélérate prise à la vite avant le départ des Tèt Kale dans laquelle était inscrite le projet d'empêcher la libre circulation des Haïtiens en les maintenant dans "les frontières intérieures".

Il s'agit d'un projet totalement criminel qui n'a d'autre but que de surveiller la population et de la maintenir dans des conditions de vie abjectes.

Pourquoi croyez-vous, qu'aucun des acteurs politiques, société civile, organisation des droits de l'Homme n'a réagi ?

Pourquoi croyez vous que V. Numa de Vision 2000 puisse lire à l'antenne ce passage sans même tiquer, ne serait qu'en se demandant :

"C'est quoi ce truc de " frontières intérieures " ?

Ce n'est pas parce qu'il serait "génétiquement "méchant, c'est tout simplement qu'il a tellement intériorisé les termes du contrat, et le rôle qui lui a été attribué en tant que journaliste, qu'il ne remarque même plus ces atteintes aux droits de l'homme, qu'il ne lui viendrait même pas à l'idée de les questionner, et encore moins de s'en offusquer.

De même que sur leurs actes de naissance, les Haïtiens de la campagne étaient labellisés "paysans", sans que ça ne fasse ni chaud ni froid aux fils de paysans arrivés.

Notez que ce sont les lalavalas 100% kk qui ont oeuvré à ce que disparaisse ce label discriminant des actes de naissance de la majorité de la population. En ce faisant , ils ont porté atteinte au pacte - comme dans beaucoup d'autres domaines d'ailleurs( dont le devenu international "tout moun se moun")  et il fallait les éradiquer d'une manière ou d'une autre.

Ce qui explique l'investissement en finances  - Guy Philippe : " L'argent, ce n'est pas ce qui manquait" - en propagande  pour "démoniser" ce parti. Et  la haine viscérale  de ces deux secteurs qui ont passé un deal depuis l'indépendance :  celui de l'oligarchie (Noire, Mulâtre, locale, d'origine syro-libanaise et européenne) avec les enfants arrivés des paysans ( zentellectuels, artistes, journalistes, petits et moyens commerçants, fonctionnaires, personnel politique, police et ex-armée).

Vous avez, avec ce titre du Nouvelliste, un exemple de ce rôle dévolu aux enfants des paysans arrivés ici : la péjoration de la langue de la majorité et bien entendu le mépris sous-jacent exprimé pour ceux qui la parle.

De même que, comme l'a bien décrit G. Barthélémy, les dits "moun an deyo" étaient et sont considérés comme des "inférieurs", des pas vraiment humains, un statut entre le bien meuble, les bouts de bois du système esclavagiste et l'individu sans droits, exploitable et corvéable à merci, que l'on enverra en tant que marchandise dans les bateyes de la RD.

Une marchandise payée par les sucriers de la RD. Qui restera sur place, pour une partie, et qui accouchera, des décennies plus tard, de ces Dominicains d'origine haïtienne que, comme une marchandise encore, la RD renvoie en Haïti actuellement, ayant pour projet de moderniser son industrie sucrière, elle n'en a plus l'usage.

Les "Kina" se sont reproduits tout au long de l'histoire d'Haïti nous dit M. Alin Lous Hall. Leur fonction n'étant autre que de servir les maîtres. Les" Kina" d'aujourd'hui vont en Europe et aux USA pour demander au "blan" de boycotter la commémoration des 200 ans d'indépendance de leur pays. Les "Kina" d'aujourd'hui fraudent dans les élections pour propulser le candidat du "blan". Les "Kina " ne veulent ni de vérifications, ni d'audits et sont prêts à mettre le pays à feu et à sang pour que ça n'arrivent pas.

Ce n'est pas parce qu'ils sont "génétiquement " égoïstes, c'est tout simplement parce qu'ils remplissent le rôle qui leur a été attribué dans le contrat  - jadis en échange de souliers, aujourd'hui en échange de billets verts, de visas, de subventions, de prix littéraires - maintenir la population dans l'abject, traiter les pauvres, les paysans pire que des chiens avec le fouet quand nécessaire, sinon avec  condescendance et force sourires hypocrites.

Les "Rapaces " du roman Mme Marie Vieux, ces gran don, ces gwo peyizan, ne sont autres que ces Kina qui font suer le nègre et dont le rôle, je le redis, est de maintenir le pacte néo-colonial qui octroie la surveillance des anciens esclaves devenus libres, des Haïtiens donc, à ceux en charge de les confiner dans les "frontières intérieures" de la misère matérielle et morale. Ceci en échange de souliers remplacés à notre époque contemporainne par récompenses diverses et prix littéraires à gogo.

Enfin, je voudrais signaler au lecteur du texte de M. Hall le passage où il parle d'une tentative des Marrons d'ériger dans les Plantains, un royaume du nom de "Kilongo", un nom congolais.

Or, ces Marrons étaient d'origine congolaise - ce qui encore une fois permet de comprendre l'acharnement de l'esclavagiste à faire du Marron uen figure négative et comment les colonisés l'ont eux-mêmes intériorisé dans l'ensemble des Amériques Noires - à l'exception notable des Guyanes. Ceci parce qu'ils sont arrivés dans ces régions à combattre les esclavagistes et à construire une culture propre.

Or le fameux Kina et ses troupes, étaient originaire des Coromantees " Au lieu du tambour et du fifre, ils utilisaient le « Banger » et la flûte des Coromantees, les instruments de musique de leurs pays natals.

C'est-à-dire d'une région couvrant le Ghana et le Bénin actuel. Des espaces où se pratiquaient localement l'esclavage, où la traite des Noirs se "dealait" avec d'autres "Kina" locaux, à l'inverse de ce qui se passait dans la région du Congo. Et de ceci, de l'histoire du royaume du Congo, de sa lutte farouche contre la colonisation et l'esclavage jusqu'à sa capitulation, je vous en ai déjà parlé en l'illustrant par une gravure de la ville de Loango, capitale du royaume du Congo en 1668.

C'est de ce Kongo là que les esclavagistes ont fait  dans l'ensemble des Caraïbes, un "congo " niais, stupide, lâche. En gros ayant tous les défauts et aucunes qualités; et de ces habitants des Coromantees ( Afrique de l'Ouest)  qui ont produit et produisent encore des Kina dont ils ont fait des modèles.

Et ceci s'est imposé jusque même dans le vodou où les dieux, les lwa dits  Ginen ( Bénin, Nigéria, Ghana) sont valorisés, sont des sortes de seigneurs, face aux lwa Kongo, des rigolos portés sur le sexe et les obscénités.




Pourquoi les élites haïtiennes prennent plaisir à faire souffrir les masses ? - Le Monde du Sud// Elsie news

On sait que dans la réponse se trouvent le sadisme, le gôut de faire du mal, et la perversion sexuelle héritée de la longue période esclavagiste - que tout un chacun s'est empressé de mettre ...




Dernière édition par Joel le Ven 24 Juin 2016 - 16:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI   Le Syndrome du chien couchant-BON ZOUTI EmptyVen 24 Juin 2016 - 12:39

Yon lot ATIK de ALAIN LOUIS HALL ki ap pale de ISTWA DAYITI yon lot FASON ,antouka pa tankou nou we l lan DORSAINVILLE ,ARDOUIN ak MADIOU ou byen ka CHE FRE yo ak CHE SE yo:


Analyses & Opinions

Haiti: Le Syndrome du Chien Couchant (2 de 6)  
hien couchant2

Par Alin Louis Hall,   22 Juin 2016 --- Selon Frantz Fanon, « le peuple colonisé est idéologiquement présenté comme un peuple arrêté dans son évolution, imperméable à la raison, incapable de diriger ses propres affaires, exigeant la présence permanente d'une direction. L'histoire des peuples colonisés est transformée en agitation sans aucune signification et, de ce fait, on a bien l'impression que pour ces peuples l'humanité a commencé avec l'arrivée de ces valeureux colons.» (1)

Une brutale chosification

Dans son éditorial du 28 avril 2016, le journaliste Lemoine Bonneau du quotidien « Le Nouvelliste » n’enfile pas de gants. Il dit haut et fort ce que tous les démocrates et progressistes devraient clamer sur tous les toits. L’entêtement des nouveaux Commissaires Civils que dénonce Bonneau doit être placé dans le contexte déshumanisant de la société coloniale sans sanction. A la vérité, les Américains se sont toujours érigés contre le projet républicain en Haïti. Depuis John Adams. Pour une meilleure compréhension de nos relations avec les Etats-Unis, il est important de faire une plongée de mémoire dans le contexte international de l’époque et se pencher sur les circonstances qui allaient produire « le bon nègre » idéal des planteurs, défenseur farouche du royalisme, de l’esclavage et de la suprématie des blancs. Le colonialisme, en inaugurant la légitimé de l’esclavage à Saint-Domingue, a ainsi inventé le moule à fabriquer le serviteur de l’idéal nihiliste (SIN) et le « volontaire de la servitude nihiliste » (VSN). (2) C’est avec cet état d’esprit qu’il faut aborder le grand succès des pays dits « amis d’Haïti » qui ont toujours pu corrompre un si grand nombre d’Haïtiens qui ont intériorisé le fratricide comme l’échappatoire à l’enfer esclavagiste du monde colonial. Un modèle qui a la vie dure.

Dans les derniers mois de 1791, apparut un chef d’un profil différent. Alors que, dès le 24 janvier les Africains «esclavagisés» des Cayes et de Port-Salut allumèrent l’embrasement général en incendiant les 100 plantations sucrières de la Plaine-du-Fond des Cayes, Jean Kina ne se battait pas contre mais plutôt pour le maintien du régime esclavagiste. Qui est Jean Kina ? La vraie réponse est d’une familiarité déconcertante. Son fantôme hante encore les quatre coins d’Haïti. On le rencontre déambulant les rues de nos villes et parcourant les sentiers d’Haïti. Il a le visage le plus innocent. Il est un bon employé d’ONG ou une bonne secrétaire d’ambassade. Il est partout, en nous et chez nous. Il est notre voisin, notre cousin et notre conjoint. Mais, il est surtout le politicien haïtien. Un vrai chien couchant au cerveau lent.

Toutefois, pour mieux cerner la silhouette de ce fameux personnage, continuons notre plongée de mémoire. Né esclave vers 1755 probablement, Kina se disait « natif de Tiburon ». A la solde des planteurs de Saint-Domingue, il fut un habile chef de guérilla. Sous ses ordres, plus de deux cent de ses acolytes ratiboisèrent le Massif de la Hotte pour exterminer les marrons. Ils remportèrent de nombreuses victoires, et leurs services furent très appréciés des colons. Selon David Patrick Geggus, c’est au début de 1792 que Jean Kina sortit de l’obscurité de sa plantation, quand la commune de Tiburon l’affranchit avec le consentement de son maître. Les colons armèrent les plus forts de leurs Africains «esclavagisés» et placèrent Jean Kina, paraît-il, à leur tête. « Ce nègre », dit-on, « est craint absolument de tous les brigands et non brigands, mulâtres et nègres. Son aspect les fait trembler ». (3) « rompt à se mettre en colère, il semble avoir partagé cette mentalité, commune aux blancs et esclaves, qui regardait les gens de couleur libres comme objets d’envie mais non de respect. C’est un paradoxe, bien sûr, puisque Kina lui-même est maintenant homme de couleur libre. Néanmoins, il refuse d’accepter son affranchissement, et quoique sa liberté soit ratifiée par le Gouvernement et l’Assemblée Coloniale, il résiste longtemps, paraît-il, à ce changement de statut. »(4)

Toujours selon David Patrick Geggus, les Commissaires Civils dans le Nord déclarèrent le 10 juillet 1793 la liberté des Africains «esclavagisés» sous les armes en les enrôlant dans des Légions de l'Egalité. Cette mesure fut appliquée au corps de Jean Kina le 17 juillet par le Commissaire Delpêche dont Kina continuait néanmoins à se méfier. (5) Déjà en janvier 1793, Jean Kina et ses hommes s’étaient distingués particulièrement dans une offensive contre les rebelles du sommet des Platons qui, quelques mois auparavant, avaient mis en en déroute une armée menée par le Gouverneur Blanchelande.(6 Il est toutefois opportun de rappeler que cette rébellion fut l’unique expérience d’un retour au modèle politique africain. Selon la tradition kikongo, le Royaume des Platons avait même intronisé leur propre Roi. On y reviendra.

Toujours est-il que les historiens s’accordent sur le fait que la victoire fut gagnée grâce au fameux bataillon de Jean Kina. Les va-nu-pieds de sa troupe déguenillée étaient des soldats intrépides, bien adaptés au climat et au terrain. Sur ce point-là, l’éclairage de David Patrick Geggus est encore plus intéressant : «  La capacité de gravir rapidement des pentes raides et rocheuses, de manœuvrer en silence dans des forêts de montagne, de marcher sans fatigue sous un soleil vertical, de dépister et de dresser des embuscades, tout cela était à la base du pouvoir de Jean Kina. Cependant, ce n’était pas sa seule utilité pour les planteurs. Il faisait travailler les esclaves, et il possédait en sus une certaine valeur de symbole, pas seulement à cause de ses talents de guerrier, mais aussi son exemple était considéré par les Colons du Sud comme un soutien important du régime esclavagiste. Il démontrait comment devrait se comporter un « bon nègre » et bien plus la façon selon laquelle on pourrait récompenser les fidèles. » (7)

Au constat d’une pareille déconstruction de la personnalité, c’est encore David Patrick Geggus qui nous apprend qu’au lendemain de la grande attaque des Platons, les hommes de Jean Kina voulurent retourner à Tiburon, chez leurs maîtres apparemment, à la défense desquels ils s’étaient plus particulièrement dévoués. L’Assemblée Paroissiale des Cayes, cependant, l’invita à rester dans sa dépendance pour achever l’écrasement des nègres révoltés qui s’étaient refugiés sur le Pic Macaya. Kina demanda en revanche d’augmenter son effectif.

Dans l’intervalle, la guerre éclata entre la France et l’Angleterre. Voyant leur pouvoir s’effondrer partout dans la colonie sous les assauts des révoltés, les royalistes blancs firent appel à la couronne britannique pour préserver et consolider le régime esclavagiste. Sans hésiter, Jean Kina et ses hommes se rallièrent à leurs maîtres aux Anglais qui débarquèrent le 20 septembre 1793 dans la Grande-Anse. Un capitaine britannique vit cette troupe aux Irois au début d’octobre et nous a laissé ce portrait de Kina :

« C’est un homme d’âge moyen, bien portant et d’une grande fidélité, ayant refusé à plusieurs reprises la liberté qu’on lui offre. Plus vigoureux, rusé et courageux que la généralité des nègres, il a gagné sur eux une grande influence et sous ses ordres ils sont restés sans être corrompus par leurs voisins malintentionnés. Dans une guerre de brousse que, seuls, ils savent entreprendre, ils les ont maintes fois beaucoup harcelés. Leur aspect, comme vous pouvez imaginer, était très grotesque. Au lieu du tambour et du fifre, ils utilisaient le « Banger » et la flûte des Coromantees, les instruments de musique de leurs pays natals. Les uns portaient des armes à feu, les autres des serpes attachées à de longues perches et des « Bangers » de gardien de plantation. La plupart étaient très mal habillés en jupons d’Osnaburgh.»(Cool

Avec une assurance déconcertante, c’est encore Geggus qui nous renseigne sur l’importance que les colons blancs accordaient à Kina et à la valeur de son corps. Les Anglais ne tardèrent pas à s’en rendre compte et promirent aux guerriers de Kina solde et habillement. Des souliers, symboles de la liberté dans la société créole furent immédiatement distribues. Les Britanniques comblèrent Kina de marques de respect et le firent colonel. Kina reçut à plusieurs reprises des épées de cérémonie, un sabre, un portrait de George III, aussi bien de l’argent. Conscients de l’importance de Kina, les officiers britanniques, dans leur correspondance avec les ministres à Londres, écrivaient « mon ami Jean Kina » ou « le brave Jean Kina ». Avec condescendance, peut-être mais avec affection aussi tant ils étaient conscients du rôle important de son fameux bataillon. Les troupes britanniques étaient en petit nombre et les soldats mouraient vite, du paludisme et surtout de la fièvre jaune (9) De bons chiens de chasse immunisés contre les maladies endémiques étaient un atout majeur pour repousser les nombreuses attaques de l’armée du général républicain André Rigaud.

(à suivre)

Références :




(1) Frantz Fanon, L'An V de la révolution algérienne (1959), éd. La Découverte, 2001, p. 176

(2)Leslie Péan, « L’occupation américaine et les Volontaires de la Servitude Nihiliste (VSN) »; [1 à 7] , publié du 2 au 9 janvier 2015 sur www.alterpresse.org

(3) David Patrick Geggus, page consultée le 12 juin Cité dans « Du Charpentier au Colonel: Jean Kina et la révolution de Saint-Domingue» [en ligne] dans Association de Généalogie d'Haiti (AGH) , http://www.agh.qc.ca/articles/?id=6, Cité dans B. Foubert, « Les volontaires nationaux de l'Aube et de la Seine inférieure à Saint-Domingue », paru dans Annales d'histoire de la Guadeloupe 50 (1982)

(4) David Patrick Geggus, page consultée le 12 juin Cité dans « Du Charpentier au Colonel: Jean Kina et la révolution de Saint-Domingue» [en ligne] dans Association de Généalogie d'Haiti (AGH) , http://www.agh.qc.ca/articles/?id=6, Cahier du Capitaine Colville, propriété du Lord Colville de Culross, sans pagination. Il est intéressant de noter que les hommes portaient des jupons et pas des pantalons. Ces « flûtes des Coromantees » ne signifient pas qu'il s'agit ici des noirs « Caramenty » (Fante/Asante du Ghana actuel). Le capitaine pensait à la Jamaïque, d'où il était venu. Les esclaves de cette ethnie étaient très rares à Saint-Domingue et surtout dans la Grand'Anse : D. Geggus, « The salves of British-occupied Saint-Domingue : an analysis of the workforces of 197 absentee plantations », Caribean Studies 18 (1978), part 2.

(5) Adolphe Cabon, Histoire d'Haïti, vol. 3 p. 164

(6) David Patrick Geggus, page consultée le 12 juin Cité dans « Du Charpentier au Colonel: Jean Kina et la révolution de Saint-Domingue» [en ligne] dans Association de Généalogie d'Haiti (AGH), http://www.agh.qc.ca/articles/?id=6, Procès-verbaux des séances de l'assemblée paroissiale des Cayes, le 29 janvier 1793, parus dans la Revue de la Société Haïtienne d'Histoire No. 137, texte de Mme Françoise Thésée.

(7) David Patrick Geggus, « Du Charpentier au Colonel: Jean Kina et la révolution de Saint-Domingue », http://www.agh.qc.ca/articles/?id=6

(Cool Voir Note 4

(9) David Patrick Geggus (1979). Yellow fever in the 1790s: the British army in occupied Saint Domingue. Medical History, 23, pp 38-58 doi:10.1017/S0025727300051012



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