Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 Kelkeswa pati ki opouvwa Ozeta, menm politik pou Ayiti

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MessageSujet: Kelkeswa pati ki opouvwa Ozeta, menm politik pou Ayiti   Dim 13 Nov 2016 - 21:17


Franklin Delano Roosevelt, le concepteur du New Deal, fut le seul président américain à être élu à quatre reprises. En 1920, Roosevelt, le premier chef d’état à utiliser la radio et la télévision pour communiquer à la nation américaine, présomptueusement, faisait écho de son rôle dans la rédaction de la constitution imposée honteusement, à Haïti en 1915: »J’ai écrit moi-même la constitution d’Haïti, et je pense qu’elle est plutôt bonne’’. Elu à la présidence en 1932, il décida de mettre fin à l’occupation de l’île en 1934, sous la présidence de Stenio Vincent.

Grâce à Trump, Haiti malgré tout, était mentionné au troisième et dernier débat de la présidentielle américaine. Cet événement a été retransmis au monde entier et des millions et millions de personnes ont pu établir la différence de vue politique et économique, des deux prétendants à substituer le président Obama.

Malgré le séisme de 2010, le premier noir à siéger au bureau Oval, n’a pas privilégié Haiti dans son agenda de presque huit ans. Il a visité les pays les plus lointains de la planète, alors que Haiti se trouve à moins d’une heure de vol de la Floride. Mister Obama ne s’indignait même pas, de voir le président Sarkozy, traverser l’Atlantique pour visiter Haiti, le 17 février 2010. Il a préféré déléguer Mr Clinton et lui conférer tous les pouvoirs de décider sur l’avenir d’Haiti. La soirée du mardi 18 octobre 2016 a marqué le dernier dîner présidentiel à la maison blanche. Le couple présidentiel avait accueilli, Matteo Renzi ce soir-là, le premier ministre italien et sa femme Agnese Landin. Il parait que le président des Etats-Unis va laisser la pennsylvania avenue sans visiter la première nation nègre indépendante du monde.

Des emails de wikileaks, relayés par le journal le Nouvelliste en date 14 septembre 2016, dans un article, titré, « Coups de massue contre l’empire Clinton en Haïti… » sous la plume de Roberson Alphonse, ont démontré l’ingérence du département d’état américain et de la fondation Bill Clinton, quand aux résultats des élections présidentielles de 2010. Selon ses e-mails privés, il y aurait une sorte de « deal » entre le candidat d’alors, Michel Joseph Martelly, et les fameux américains pour l’aider à gagner les joutes électorales de 2010. Ce qui d’ailleurs, a été aussi révélé dans le livre du professeur Ricardo Seitenfus, « l’échec de l’aide internationale à Haiti, dilemmes et égarements ». Selon le brésilien, ancien fonctionnaire de l’OEA, ces e-mails rendent des « services énormes à Haiti et que les haïtiens prennent encore conscience d’une réalité présente et suffocante ».

La majorité haïtienne pense que Trump n’est pas le choix idéal, et j’en suis d’avis. Par probité, il faut dire, qu’il est le seul des deux candidats à rappeler que Haiti existe au cours de la compétition électorale. Mr Trump n’a pas hésité, une seule seconde, de colporter que Haiti à été largement victime d’une conspiration économique. Pendant plusieurs activités de campagne, il a largement indexé les Clinton sur la mauvaise gestion de l’aide humanitaire à Haiti, après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Il a eu toujours le soin de lire des séquences du livre, « The Clinton cash » écrit par M. Peter Schweizer, qui dénonce la « corruption » du couple présidentiel en Haiti.
Il revient au peuple américain de décider et de choisir son prochain président. Quoi qu’il advienne, l’histoire aura retenu que Haiti a été la plus distinguée dans le débat présidentiel américain de 2016, après la Russie de Vladimir Putine.

Souhaitons avant qu’il conclue et abandonne la Maison Blanche, laquelle a été construite majoritairement par des esclaves, que quelqu’un ressouvienne au président Obama que sans la naissance de la nation haïtienne et la contribution des haïtiens à la bataille de Savannah, il ne serait jamais parvenu à la présidence américaine. Rappelons qu’un monument a été dressé en 2007 pour vénérer le courage et la contribution des chasseurs volontaires haïtiens de Saint Domingue, qui ont combattu les Anglais en 1779 aux cotés des indépendantistes américains avec le soutien du jeune Henry Christophe, qui n’avait à l’époque, que 16 ans.

Il a été au continent africain à plusieurs reprises, mais il a oublié que, Haiti est le berceau de la liberté et de l’émancipation de l’homme noir. A mes frères haïtiens, soyez courageux. Ce n’est pas la première fois que, le pays de Dessalines a été oublié, il n’est que de mentionner le grand congrès de Panama en 1826, sous le leadership de Simon Bolivar à qui Pétion avait tout offert pour libérer les pays de l’Amérique latine, pour se rendre compte de cette machination contre Haiti. Pour la vérité et pour l’histoire, il faut souligner que le commandant Hugo Chavez et le président Maduro, par ses multiples coopérations avec Haiti, ont réparé ce tort historique causé à la jeune République, qui a osé l’une des plus belles épopées du monde, la bataille de Vertieres.

Si par tradition et émotion, les haïtiens votent pour les démocrates, il n’est pas superflu de remémorer que c’est le parti républicain communément appelé, le parti d’Abraham Lincoln, qui abolit l’esclavage aux États-Unis. Il n’est pas non plus futile d’alléger, que c’était sous la présidence d’un démocrate, Woodrow Wilson, que Haiti était occupée pour la première fois en 1915. Paradoxalement, encore un démocrate a envahit Haiti en 1994 pour rétablir l’ancien président haïtien déchu, Jean Bertrand Aristide. L’histoire a prouvé que les démocrates n’ont pas été toujours de bons alliés à la cause de l’émancipation haïtienne et son développement durable.

Le chapitre dix du livre le plus révélateur sur les Clinton, « The Clinton Cash », a démontré que, Hillary pendant son passage au département d’état, a utilisé son pouvoir, pour aider son mari Bill, à donner des contrats « Quid Pro Quo » aux donateurs de sa fondation et ses amis. Plusieurs journaux américains ont écrit sur le rôle multi-dimensionnel de l’ancien président américain en Haiti. Il était simultanément président de la CIRH, envoyé spécial de l’ONU, ancien président et époux de la secrétaire d’état. Il a tout mélangé: philanthropie, politique et business.

Lors d’une audience devant la commission sénatoriale des relations étrangères. Il avait publiquement demandé pardon pour avoir, au cours de son mandat, forcé Haïti à baisser ses tarifs sur les importations de riz subventionné des États-Unis. Cette politique a anéanti la riziculture haïtienne et a gravement compromis la capacité d’Haïti à être autosuffisante.

Une grande confusion règne au sein des votants haitiano-américains. Ils se demandent perplexes dans quelle direction orientent-ils leur vote? Voter pour Hillary Clinton sur laquelle repose un grand nombre d’accusations dans le cas d’Haiti, ou voter pour Trump, accusé lui aussi d’avoir une position extrêmement polarisée en matière d’immigration?

L’électorat haïtien dans presque sa totalité a toujours voté pour les candidats démocrates au cours des vingt dernières années. Le Parti démocrate se présente comme l’ami et le défenseur de la classe des travailleurs, des minorités ethniques et des femmes, mais son passé montre une réalité bien différente. Le parti démocrate, dès sa genèse, après la révolution américaine jusqu’à l’investiture de Barak Obama comme le 54ème président des Etats-Unis, a toujours représenté les intérêts de la classe dirigeante. Il a débuté en tant que parti des esclavagistes du Sud puis, après la défaite de ce système, a toujours défendu les intérêts du monde des affaires et des banques. Le Parti de Kennedy et de Bill Clinton prétend être celui de la paix et le défenseur de la liberté dans le monde. En réalité, les Démocrates ont soutenu la participation des États-Unis à tous les conflits du vingtième siècle, de la première guerre mondiale à la déstabilisation des pays comme la syrie, la libie et l’Irak.

Même si, la campagne de Hillary paraît plus convaincante pour les haïtiens, que celle de Donald Trump, force est de constater que, la présidence d’Obama, est celle qui a réalisée le plus grand nombre de déportations au cours de ces dernières années. Selon les données du gouvernement américain, l’administration d’Obama a procédé à plus de 2.5 million de cas de déportations.

Cependant, il est important de souligner que madame Clinton est pro-choix, elle soutient le droit à l’avortement à n’importe quel âge du fétus. La candidate démocrate, comme Obama, épouse l’idée du mariage homosexuel et l’égalité des droits de la communauté LGBT. On se rappelle du pèlerinage d’Obama à travers le monde entier et surtout dans les pays africains en vue de promouvoir cette condition ou choix. Il a fallu le courage de certains leaders africains pour lui dire que cette pratique ne fait pas partie de leur culture. Les présidents du Zimbabwe, Mr Mugabe et celui de Kenya, Mr Kenyatta ont tous deux refusé au président Obama sa demande. Heureusement, il n’a pas visité Haiti, le festival Massimadi aurait été réalisé, peut-être.

Avec des larmes de crocodiles, la candidate démocrate a déclaré pendant le débat que Haiti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère, sachant le rôle qu’elle a joué dans cette pauvreté chronique. Il n’est pas un secret pour personne que la doctrine de Monroe complétée en 1904 par le ‘’corollaire Roosevelt’’, s’est essentiellement manifestée par un interventionnisme dans la zone latino-américaine afin d’y défendre les intérêts américains. La pauvreté multidimensionnelle haïtienne a augmenté sous la férule des deux administrations, démocrates et républicaines. On dirait que les deux partis ont la même philosophie quand il s’agit d’Haïti. Il est clair, pas qu’importe le parti gagnant, la situation d’Haïti ne changera. Notre position comme le seul pays moins avancé de la zone ne dérange aucunement aux américains.

Le pays le plus pauvre de l’hémisphère ne dérange pas, car les ONGs doivent trouver un endroit plus proche de l’Amérique pour justifier leur assistance mortelle. Nous sommes la république des NGOs. En tout cas, rien plus dérange. Si les haïtiens pensent que c’est la démocrate ou le républicain qui viendra nous sauver, que Dieu nous confesse….
Dans les deux cas, pour les haïtiens, le dilemme est cornélien. Attendons voir!

Dr jean Ford G. Figaro, MD/Ms-HEM
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MessageSujet: Re: Kelkeswa pati ki opouvwa Ozeta, menm politik pou Ayiti   Lun 14 Nov 2016 - 6:00

Se pou AYISYEN sispann konsidere sa AMERIKEN yo panse.

2 PEYI ,jis lan LANNE 1990s yo ke yo te di ki osi POV ke AYITI pran DESTEN yo lan MEN.

Mwen te tande GOUVENE BUSH di KAREMAN ke ETAZINI pa p AKSEPTE SANDINIS yo lan TET NICARAGUA.Yo sou 3 MANDA.PEP NICARAGUA a pa bayo santi PETE lan KOTON.

Lan BOLIVI menm ,ANBASADE AMERIKEN an deklare ke ETAZINI pa p AKSEPTE EVO MORALES paske MISYE se yon KILTIVATE KOKA pou fe KOKAYIN.
Pep BOLIVYEN an reponn .Li OKIPE LA RI KAPITAL lan LA PAZ pandan plis ke 3 MWA.
Yo di yo bezwen bon eleksyon pou yo sa eli EVO MORALES.
RES lan se ISTWA tankou yo di.

Se pou PEP AYISYEN an ,ranmase KARAKTE pou bon ELEKSYON fet e pou pa gen DOUT ke MOUN yo bay PLIS VOT lan se li ki monte sou POUVWA a.
Si gen DOUT ke se pa sa k FET ;se DECHOUKE MALANDREN.
Peyi an paka PRAN GOUVENMAN anko ki ap PEPETYE GRANGOU,MALSITE ,PA BATI LEKOL.
Li le pou yo mete PYE lan BOUNDA KABAL GNBis lan ki anpeche PWOGRE FET lan PEYI an.
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