Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 Se noumenm ki pou anpeche etranje pale nou mal

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Sasaye
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MessageSujet: Se noumenm ki pou anpeche etranje pale nou mal   Mer 24 Jan 2018 - 15:02


Qui sont mes vrais ennemis ?


Richarson Dorvil
C’est surprenant qu’un homme, un président d’un si grand pays ait tourné le vent de la rancœur contre lui, et ce, à tous les niveaux. Le monde inquiet, plus que jamais, se sent trahi et ignore comment demain sera fait. Chacun y va de ses complaintes pour éradiquer la malveillance de l’homme de service à la Maison Blanche.

Plusieurs textes enflammés, l’un plus touchant que l’autre, ont été pondus pour exprimer l’excès d’exaspération de leur auteur. Nous avons eu l’insigne honneur de publier quelques uns.

Aujourd’hui, nous voilà avec un nouveau venu, photographe de son état et commentateur prolifique, sur les frasques de Trump. Il s’agit de Richarson Dorvil. Dans une réflexion imprégnée de regrets pour les « fines fleurs de la nation », selon ses expressions, qui s’en vont, à reculons, s’échiner sur la terre étrangère, il distribue les torts avec l’espoir de voir nos gouvernants corriger la trajectoire et sauver Haïti d’une déliquescence annoncée dans un article éclairant, par cette brûlante interrogation: Qui sont mes vrais ennemis?

Bonne lecture

Max Dorismond
Pour HCN.
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Par Richarson Dorvil
Entre la lueur de la vie et les ténèbres de la mort mon pavillon chancelle, ne sachant sur quelle rive s’accoster. Je suis à un cil de ma réalité, douce ou amère, pourtant le bateau de mon existence est pourvu de cap, sa destination demeure jusqu’ici inconnue. Dans le lugubre concert du silence, c’est la voix du griot des années 90, Antoine Emmanuel Serge Beaulieu, qui surgit de mes plus lointains souvenirs, pour me susurrer: «Cedras n’est pas le problème et Aristide n’est pas la solution». Probablement une phrase suggérée par la Providence pour me garder en vie, cette nuit où la mort m’a longuement caressé et les pompes funèbres m’ont habilement courtisé.

L’indignation, la frustration, la haine, la rage, l’envie de tuer même… Voilà un bref aperçu de ce qui a traversé les pensées de tout haïtien quand Donald Trump s’est arrogé le droit de traiter le pays-éclaireur de la liberté de « trou à merde ».

Cette absinthe, nous la buvons à grandes gorgées depuis 1804 et nous savons que c’est le prix de notre choix d’être libres, la rançon de l’indépendance, la réplique pour avoir mis en déroute les plus puissantes armées du monde. Oui, nous sommes au courant et nous nous attendons à bien pire. Ce clown, qui ne vaut rien sans les milliards qu’il a hérité, qui a été élevé comme un sauvage, sans lecture ni écriture n’est qu’un maillon de la chaîne des malheurs du monde africain, d’Haïti en particulier.

Nous avons déjà connu les assauts d’autres marionnettes du système, venus d’autres horizons, certes, mais avec les mêmes objectifs, détruire les noirs, humilier les haïtiens.

Malheureusement pour ces derniers, notre énergie est inépuisable, notre soif de vivre est trop grande, notre fierté de «nègre» dépasse leur méchanceté de racistes et nous continuerons à résister, à marcher de victoire en victoire sans répondre par la violence qu’ils veulent nous imposer. Nous sommes des enfants de l’amour, issus des villages de l’Afrique chérie, des « lakou » d’Haïti, nés bons et nous le demeurerons.

Nous ne sommes pas des produits de la technologie, nous sommes encore humains et comptons le rester. A la place du gain, nous favorisons l’humain. Nos critères de sélection ne s’érigent pas sur les couleurs, mais sur les valeurs.

A des lieues de l’émotion qui m’avait traversé à la suite de la profération de ton insulte, j’ai pitié de toi Donald, quand je constate que tu as été te salir dans la boue comme n’importe quel vulgaire pourceau, mais d’un autre côté, je te félicite car tu es ce qui pouvait arriver de mieux à ton pays, tu défends ses intérêts envers et contre tous. Pour moi, tu n’es pas un ennemi.

Mes ennemis, je les connais et ils se connaissent. Ils ne m’aiment pas et ils savent très bien que c’est réciproque. Sur la liste de ceux que je déteste et que j’aimerais bien voir à six pieds sous terre, il y a ces politiques qui ne méritent pas de la patrie, qui ont ravagé, pillé, dépouillé, violé Haïti, jusqu’à le laisser en lambeaux et permettre à n’importe quel imbécile, importe peu son titre, son opulence, le traiter de « twou kaka ».

Mes ennemis, ce sont mes compatriotes qui ne pensent plus pays, qui ne rêvent plus d’avenir, qui ont baissé les bras et ont engendré une génération « timoun-granmoun », jouissant de tous les droits, mais qui n’ont aucun respect du devoir. Une postérité, habituée à la facilité, donc toujours prête à tuer, kidnapper… tous les moyens sont bons pour s’accaparer des biens d’autrui, donc, à quoi bon travailler?

Des enfants élevés dans la fumée de la nicotine, qui grandissent avec un joint à la main et qui périssent avec une balle à la tête. Dès leurs premiers jours, ils ont été conçus, entraînés pour devenir gangsters. Je ne saurais rendre Donald Trump responsable de la dépravation de mes garnements, si je les éduque au son du « rabòday » et des insanités de certains musiciens peu talentueux, mais tellement aimés, soutenus, promus…

Une vue en perspective de Labadie (Haïti)
Photo: Richarson Dorvil
Non, ce serait un péché de pointer du doigt ce cancre, qui n’a rien à voir avec l’insalubrité des rues de Port-au-Prince. «Kòm si ak je nou, nou wè Donald Trump vini jete fatra nan Bwa’d chèn»? C’est nous les responsables de la merde qu’il a décrit. Depuis que le Ministère de l’Éducation Nationale s’est transformé en bordel et que les manuels de civisme et d’hygiène ont été retirés du cursus scolaire, nous avons perdu tout bon sens et rien ne nous interpelle, pour nous rappeler que nous sommes des humains et qu’il y a une façon de vivre. Avant que le système nous aie imposé une structure composée de maires et de voleurs, ne disposions-nous pas de moyens, de techniques pour gérer nos ordures ?

Nos ennemis c’est nous ! Gagner les rues et protester contre Donald Trump ou quiconque ne fera pas d’Haïti le pays de rêve qu’il fut jadis. Nous sommes en train de gaspiller beaucoup d’énergie pour rien, énergie qu’on pouvait utiliser pour réparer nos erreurs. «Tan ke nou kontinye chita mal, yap toujou gad anba’n ».


Conan O'Brien sur l'une des plages
d'Haïti lors de sa récente tournée .
C’est bien et beau d’accueillir un grand comédien en Haïti et tourner les projecteurs et les caméras du monde sur la face cachée d’Haïti, que personnellement je présente quotidiennement… Mais, après la diffusion de cette émission tant attendue, le visage de Port-au-Prince ne sera-t-il le même ? Jalouzi, Site Solèy, Gran Ravinn, Solino, Nan Tokyo, Site Letènèl, Lasalinn, Sinkyèm avni… seront-ils assainis, sécurisés, illuminés, drainés, dotés d’espaces verts, de vraies infrastructures scolaires et sanitaires?

Ann pa bay tèt nou manti, ni fè wont sèvi kolè. Si vraiment nous souhaitons nous éviter ces propos dégradants, nous devons commencer par être sincères envers nous-mêmes, identifier nos vrais ennemis, ce qui serait très facile, car nous n’aurions qu’à jeter un regard dans le miroir.

En 2018, une grande partie de la fine fleur d’Haïti, espoir de toute une nation fait office d’ouvriers dans les hôtels de la République Dominicaine, les chantiers du Chili, les champs des États-Unis d’Amérique, les manufactures du Canada… Une considérable tranche de la jeunesse haïtienne constitue aujourd’hui le lot des esclaves modernes du monde. Et je le jure sur le reste de mes jours, Trump n’en est pas responsable, c’est nous qui avions fait de mauvais choix et puisque nous persistons dans nos erreurs, la fuite va continuer. Déjà, plusieurs pays, conscients de cette main-d’œuvre bon marché, scandent à qui veut l’entendre que les ressortissants haïtiens sont exempts de visa pour les visiter. Vous m’en donnerez des nouvelles dans quelques mois.

Déjà, plusieurs pays, conscients de cette main-d’œuvre bon marché, scandent à qui veut l’entendre que les ressortissants haïtiens sont exempts de visa pour les visiter. Vous m’en donnerez des nouvelles dans quelques mois.

Auteur: Richarson Dorvil
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MessageSujet: Re: Se noumenm ki pou anpeche etranje pale nou mal   Jeu 25 Jan 2018 - 6:51

Wi;
Yo pa p janm sispann pale nou mal,si gen de IRESPONSAB ,DWET LONG kontinye sou POUVWA a.

Yon prezidan ak yon peyi ak tout PWOBLEM EKONOMIK sa yo ,al VIZITE LE PAP ak yon "importante delegation".
MESYE WO!!!!!
Yon VWAYAJ ak TIKE AVYON ,"PER DIEM" elt...
Ak ki LAJAN ?
Se pa ak LAJAN LETA?

Jovenel Moïse en Italie pour rencontrer le pape François

Publié le 2018-01-24 | Le Nouvelliste

National -

Un mois après sa tournée européenne qui l’avait conduit en France et en Belgique, le président de la République est retourné en Europe pour une nouvelle visite officielle, cette fois-ci en Italie. Jovenel Moïse est accompagné de son épouse et d’une « importante délégation », selon un communiqué de la présidence. Le journal a appris que le président du Sénat, Joseph Lambert, accompagne aussi le chef de l’Etat.

« Dans un premier temps, il [Jovenel Moïse] sera reçu en audience, au Vatican, par sa Sainteté le pape François. Ensuite, le chef de l’Etat s’entretiendra successivement avec le secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Patrolin ; son homologue italien Sergio Mattarella, et le président du Conseil des ministres, Paolo Gentiloni Silveri », précise le communiqué.

Selon la présidence, Jovenel Moïse bouclera son périple par une rencontre avec le directeur général du Programme alimentaire mondial (PAM) et le directeur général du Fonds de développement agricole (FIDA). Le retour de la délégation est prévu le dimanche 28 janvier 2018.


Pou montre ke gen DIRIJAN ak DIRIJAN.Annou oze pran EGZANP VYETNAM.A PRE 2 ge ,youn kont KOLONIZATE FRANSE yo ki te fini an 1954,yon lot kont ENPERYALIS AMERIKEN yo ki te fini an 1974,VYETNAM te devaste ,pa t gen anyen ki te KANPE lan NO an.
An pasan ,mwens ke 6%POPILASYON VYETNAM lan te konn li ak ekri an 1954 anba KOLONYALIS FRANSE yo ,paske se yon patiklirate FRANSE yo kote yo KOLONIZE,yo pa t kwe lan BATI LEKOL.
Le VYETNAMYEN yo libere TET yo ,yo deklare yon PEMANANS lan bati LEKOL ki bay REZILTA ke nou genyen jounen Jodi an.

Tout sa pou m ENTWODWI lot ATIK lan .Neg ap VOLO LAJAN LETA,ap fe VWAYAJ "PER DIEM" .
PENDANT CE TEMPS!!!!!!!!!

Huit ans sous les hangars, le lycée Marie Jeanne n'en peut plus
Effondré lors du séisme du 12 janvier 2010, le lycée Marie-Jeanne, qui cohabite avec l'École nationale République du Liberia, est encore dans les hangars huit ans plus tard. Les dirigeants de cette institution, les élèves et les enseignants, malgré la poursuite des activités scolaires, sont unanimes à exiger des responsables du ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) sa reconstruction .
Publié le 2018-01-24 | Le Nouvelliste

National -

Le Lycée Marie-Jeanne (LMJ), déjà huit ans dans les hangars avec quelque 26 salles de classe, partage l'espace avec l’École nationale République du Liberia. Francesca Souvenir Polycarpe, directrice du lycée, explique dans la foulée que les élèves sont très mal logées dans ces abris provisoires. Selon elle, une rencontre s'est tenue le lundi 22 janvier 2018 à l'auditorium du Lycée Marie-Jeanne entre les enseignants, des cadres du MENFP, des directeurs départementaux de l'éducation... pour statuer sur cette situation.

« Lors de cette rencontre, le chef du cabinet du ministre a décrit les étapes déjà franchies pour la délocalisation et la reconstruction du Lycée Marie-Jeanne. Les responsables entendent procéder à la validation du plan de reconstruction, à l'affichage de la maquette, au relogement des élèves, à l'appel d'offres... en attendant qu'on procède à la reconstruction des bâtiments logeant le lycée », a-t-elle raconté.

Selon le vœu du ministère, poursuit-elle, le Lycée Marie-Jeanne a de janvier à juin passé dans des hangars en attendant qu'on trouve un autre endroit. Dès septembre 2018, affirme-t-elle, le lycée qu'elle dirige et l'École nationale République du Libéria fonctionneront dans d'autres bâtiments. Avec près de 3 000 élèves dans l'ensemble, Mme Polycarpe soutient que les conditions d'apprentissage dès 11 heures du matin sont mauvaises à cause de la persistance du soleil qui provoque une chaleur caniculaire. Sans oublier la pluie qui aggrave la situation. « S'il y a de la pluie un jour, pas de classe, car les eaux de pluie envahissent les hangars et rendent impraticables les salles de cours », renchérit-elle, ajoutant que les enseignants ont mis de côté les problèmes de nomination, de salaire pour embrasser avec force la question de reconstruction du lycée tout en exprimant leur peur d'utiliser l'auditorium fissuré le 12 janvier 2010 et n'ayant jamais été évalué depuis.

À l'École nationale République du Libéria, qui accueille des élèves de sexe masculin de la 1re à la 6e année, la situation reste la même. Les planches et les bois formant les hangars sont troués, voire pourris, laissant entrevoir la cour depuis l’intérieur des salles de classe et la direction. Nativida Julien, directrice de l'établissement, dit avoir fait usage de balai et de vadrouille pour mettre à sec les salles de classe et la direction, après la pluie. Ce qui, selon elle, constitue un supplice. Elle explique que l'école qu'elle dirige contient 12 salles dont six sont logées, à cause de l'insuffisance d'espace, à l'École nationale Colbert Lochard. Cette dernière, pour sa part, est exposée aux mêmes problèmes.

Située à l'avenue Lamartinière (Bois-Verna), à quelques pas du Lycée Marie-Jeanne, l’École nationale Colbert Lochard, une école mixte accueillant des élèves de la 1re à la 6e année, n'est pas exempte des multiples problèmes auxquels sont exposés les établissements scolaires précités. Sur la cour de cette école il y a une ancienne maison à deux étages délaissée dont l'état de délabrement très avancé représente un danger pour les élèves, les enseignants et autres usagers. Dans cette vieille maison, on peut constater des tas d'ordures, des restants de chaise, des bancs, des fers entre autres, pouvant être à l'origine de nombreuses maladies. Les poteaux sont sur le point de plier, tandis que les portes et les fenêtres restent ouvertes. Ce qui pourrait faire des morts et des blessés en cas d'effondrement.

La directrice de ladite école, Myrtha Bélizaire, a fait savoir que les six salles abritant les élèves venus de l'École nationale République du Liberia ont réduit effectivement le nombre des inscrits habituels de cette école. Optant pour la reconstruction de l'école, elle affirme que les responsables du MENFP n'ont pas encore promis de faire diligence pour reconstruire ladite école.

Woody Duffault Woodyduffault@gmail.com
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MessageSujet: Re: Se noumenm ki pou anpeche etranje pale nou mal   Ven 26 Jan 2018 - 8:27

Pandan ke NEG ap organize VWAYAJ "per diem",PA GEN BOUCH:


Dèyè katye », un bidonville du Cap-Haitien presque sans latrines

Publié le 2018-01-25 | Le Nouvelliste




National -

Se dressant sur une montagne à proximité de l’Hôpital Justinien, ce vaste quartier populaire qui porte le nom de Dèyé katye domine la ville du Cap-Haitien. Ses habitants, plusieurs milliers environ, peinent à survivre. Ils luttent contre la faim, la soif et ils n’ont pas de latrines. À en croire certaines personnalités, ce quartier alimente en grande partie le cœur de la ville du Cap en déchets de toutes sortes, notamment pendant la saison pluvieuse, où l’on peut observer toute une colonie de sachets noirs qui en descend avec leurs souillures. Ces petits paquets, explique le professeur Fanfan Joseph, traduisent la nécessité de construire des latrines dans cette localité.

« C’est inadmissible de vivre dans cette précarité. Les besoins de bases ne sont pas satisfaits dans ce quartier où à chaque jour suffit sa peine », a déclaré un habitant de la zone, décriant au passage la faim qui ronge la population, le manque d’accès à l’eau potable et l’absence de latrines.

Les constructions sont anarchiques à Dèyè Katye. Elles facilitent, entre autres, une vie de promiscuité à outrance, explique le président du Rotary Club du Cap-Haitien, Marc Donald Bazile qui dit espérer trouver de l’argent pour construire quelques latrines pour la population. Car, selon lui, l’État a oublié ces gens-là. M. Bazile qui administre aussi une université privée au pied du morne qui abrite ce bidonville, l’Université LaFerrière à la Rue 15 Q, a souligné que les gens ont exploité un endroit qui était jadis une réserve forestière afin de construire de façon désordonnée de petites maisons de fortune.

Dèyè Katye est une zone urbaine très densément peuplée, caractérisée par un habitat éloigné des normes et misérable. Cette agglomération alimente en grande partie le cœur de la ville du Cap en déchets de toutes sortes. Surtout, quand il pleut. C’est la catastrophe. De petits sachets noirs dans lesquels les gens ont déféqué sont omniprésents, à en croire des habitants de la cité christophienne.

Pour résoudre le problème lié au manque d’accès à l’eau potable dans cette localité, M. Marc Donald Bazile a expliqué que le Rotary Club du Cap a déjà procédé à la distribution de petits filtres à eau afin que les gens puissent traiter l’eau et la rendre potable. Mais selon lui, toute la population n’a pas été touchée par ce projet. « Notre plus grand objectif actuel c’est de construire des latrines afin d’éviter la propagation de microbes », a-t-il indiqué.

Le phénomène de l’urbanisation donne naissance à la bidonvilisation. Et cette pathologie urbaine conduit à la dégradation de l’environnement. Surpeuplée et bidonvillisée, la ville du Cap-Haïtien perd énormément de sa beauté et de sa fierté de deuxième ville du pays. Les détritus sont un peu partout. Le décor est odieux. Les rues et quartiers de la cité se ressentent d'un niveau d’insalubrité exagéré. Les rues sont laides. Comme à la marelle, la population est en exhibition à travers de petits monts de déchets éparpillés, particulièrement, à l’entrée de la ville, à Vertières, à Sainte-Philomène et dans les quartiers avoisinants.

Par ailleurs, il est à rappeler que la deuxième ville du pays qui savait accueillir beaucoup de touristes était jadis une ville attractive.


Emmanuel Thélusma

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