Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 Malgre tout pawòl, a la fen Ayiti pral oblije chwazi Lachin

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Sasaye
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MessageSujet: Malgre tout pawòl, a la fen Ayiti pral oblije chwazi Lachin   Lun 28 Mai 2018 - 13:54

La République dominicaine a choisi Pékin à Taiwan, quid d’Haïti ?


 Création : lundi 21 mai 2018 00:00
VISITE DU PRESIDENT MOISE A TAIWAN LE 26 MAI
ADAPTE DU MIAMI HERALD, 19 Mai –





La République dominicaine a rejeté Taïwan pour la Chine. Est-ce que Haïti sera le prochain pays à faire de même?, titre le Miami Herald sous la plume de sa correspondante dans la Caraïbe, la journaliste d’origine haïtienne, Jacqueline Charles.
Selon l’article, des secteurs aussi bien publics que privés en Haïti sont favorables à un accord avec Pékin, tandis que le président Jovenel Privé a renouvelé sa fidélité à Taiwan et se prépare à voyager officiellement dans ce pays à la fin de ce mois. 

Par ailleurs des membres du Congrès américain sont également hostiles à l’influence prise par la grande Chine dans la région. Cependant ils n’ont rien pu pour empêcher notre voisine la République dominicaine de rejeter plus de 70 années de relations diplomatiques avec Taiwan en faveur de Pékin.

De son côté, le maire de Port-au-Prince, Youri Chevry, qui a fait campagne sur la promesse de sortir la capitale haïtienne des décombres sous lesquels elle git depuis le séisme du 12 janvier 2010, dispose déjà d’un plan de reconstruction de Port-au-Prince avec les Chinois.
‘Ce n’est pas une question de la Chine ni de personne d’autre, il s’agit de reconstruire Port-au-Prince. Or la Chine m’offre quelque chose que j’aime et que je veux avoir.’

Entre-temps cependant c’est notre voisine, la République dominicaine, qui entre en partenariat avec la Chine après que celle-ci lui eut offert 3.1 milliards de dollars en investissements et prêts.
Mais pour cela acceptant de rompre ses relations diplomatiques vieilles de 77 ans avec Taiwan.
C’est une exigence de Pékin qui ne considère pas Taiwan comme un Etat mais comme une province rebelle lui appartenant.

Haïti sera-t-elle NEXT ?
Et s’interroge le Miami Herald : Haïti sera-t-elle le prochain pays de la région à trouver l’argent chinois trop tentant pour le refuser ?
Depuis plusieurs mois, deux compagnies chinoises sont présentes en Haïti, ce sont la Southwest Municipal Engineering Design and Research Institute et la Metallurgical Corporation of China (MCC), cette dernière une firme de construction d’Etat – avec laquelle le maire Youri Chevry est en négociations au sujet d’un plan de 4.7 milliards de dollars pour reconstruire la municipalité de Port-au-Prince et transformer celle-ci en une ville moderne, selon le maire ainsi que des représentants en Haïti de la compagnie chinoise.


Chevry dit que dans un échange de correspondance en Août 2017, la municipalité de Port-au-Prince a accepté l’offre de Pékin. Cela, dit-il, après mûre réflexion.

Parmi les projets en question, figurent une plante électrique d’une puissance de 600 megawatts, un large système de distribution d’eau potable, un système de tout-à-l’égout ainsi que de traitement des déchets, la reconstruction de routes ainsi que des cameras de surveillance pour la sécurité sur les routes, la reconstruction du centre commercial ainsi que de l’Hôtel de ville de Port-au-Prince, des parcs et des marchés publics.
‘Si toutes ces choses arrivent, cela va être un vrai redémarrage pour Haïti, et pas seulement pour Port-au-Prince’ dit le maire Chevry.

Inquiétudes du côté américain ...
Mais il y a un hic. Le président d’Haïti, Jovenel Moïse, a renouvelé la fidélité d’Haïti à Taiwan qui se bat pour garder les quelques alliés qui lui restent face à la campagne agressive de Pékin pour appliquer sa politique de ‘une seule Chine’ et cela à coups d’incitations économiques.


La République dominicaine vient d’être le second pays de la région à traverser dans le camp chinois, après le Panama l’année dernière, ce qui réduit en tout à 19 le nombre d’alliés de Taiwan dans le monde.
Tout cela a lieu, poursuit le Miami Herald, au milieu d’une guerre commerciale qui ne dit pas son nom entre les Etats-Unis et la grande Chine et les inquiétudes de certains parlementaires américains vis-à-vis de l’expansion chinoise dans le continent américain.

Un porte-parole du Département d’Etat américain a répondu qu’ils ne sont pas seulement désappointés par la décision de la République dominicaine mais aussi par ‘le timing de la décision et la manière dont elle a été annoncée aux partenaires internationaux.’
A Port-au-Prince, les officiels de l’ambassade des Etats-Unis (dit le Miami Herald) ont essayé d’évaluer l’état des relations entre Haïti et Taiwan qui remontent à 1956, après la séparation d’avec la Chine continentale en 1949 et le début de la rivalité entre les deux voisins.

Après l’annonce de la décision dominicaine, l’ambassadeur de Taiwan, Hu Cheng-Hao, a fait le tour des institutions officielles à Port-au-Prince, rencontrant les présidents des deux chambres du Parlement, ainsi que le président de la République, Jovenel Moïse, en promettant à ce dernier d’investir dans son programme pour relancer la production agricole.

Peu après, Taipei, la capitale taïwanaise, annonçait un prêt à Haïti de 150 millions de dollars à un taux d’intérêt minime pour établir des plantes électriques dans les villes de province, en même temps qu’une visite d’Etat pour le président d’Haïti à Taiwan est planifiée pour le 26 Mai prochain.
Mécontentement face à une hausse des prix du carburant ...
Le Miami Herald souligne que l’administration Moïse-Lafontant (PM Jacques Guy Lafontant) fait face actuellement à un déficit budgétaire de l’ordre de 155 millions de dollars américains, une diminution drastique de l’aide internationale et un climat de mécontentement face à une hausse des prix du carburant à la pompe devant entrer en application le mois prochain.

Cependant le gouvernement est également sous pression de membres du secteur privé pour suivre la voie ouverte par la République dominicaine.
Alors que Taiwan a financé la construction de la nouvelle Cour de cassation de Port-au-Prince après le séisme de 2010, il a souvent été critiqué pour aider surtout à enrichir personnellement les dirigeants du pays qu’à booster le développement parce que les chèques pour l’aide sont versés sans conditions ni mécanisme de révision des projets accomplis.


‘Après 59 ans de relations haïtiano-taiwanaises, les dirigeants haïtiens sont habitués à un allié donnant directement de l’argent aux autorités, sans conditionnalités’ dit au Miami Herald l’économiste et ex-gouverneur de la banque centrale d’Haïti, Fritz Jean.


A savoir ce que le président Moïse peut tirer de sa visite à Taipei, Fritz Jean répond : ‘quelque 50 millions de dollars de plus !’

‘C’est rater la plus grande opportunité du siècle’ ...
Selon Nicolás Santo, un entrepreneur qui a de l’expérience dans les affaires avec la Chine et ses investissements en Amérique latine, la République dominicaine a bien fait de rejoindre, en reconnaissant la République Populaire de Chine, ‘un mouvement qui touche la majorité des pays du monde’. 
Ajoutant que cette décision apportera ‘beaucoup de prospérité au peuple dominicain.


‘Rejeter la possibilité d’établir des relations diplomatiques avec la plus grande économie du monde n’a aucun sens. La Chine est le plus grand pays exportateur du monde, le second plus grand importateur et le second plus grand investisseur. Ne pas établir des relations diplomatiques avec ce pays c’est rater la plus grande opportunité du siècle’ dit Nicolás Santo.

Mais l’assistance chinoise a aussi ses critiques. Comme le sénateur cubain-américain Marco Rubio, président de la sous-commission des Affaires étrangères du Sénat américain pour l’Hémisphère occidental, pour qui l’expansion chinoise est ‘une menace et qui a besoin de constituer une priorité pour les Etats-Unis’.

Selon le sénateur républicain Marco Rubio, ‘l’investissement chinois n’est pas comme notre investissement. Numéro 1, ils viennent avec leurs propres ouvriers. Numéro 2, ils utilisent leur investissement pour aligner la politique étrangère des pays alliés avec la leur, et souvent contre nos intérêts, dont le vote devant les forums internationaux. Et troisièmement, c’est une source de corruption. Si c’est une compagnie américaine qui essaie de corrompre un officiel d’un pays étranger, chez nous il ira en prison. Mais pour eux, c’est une façon normale de conduire les affaires. Voilà pourquoi il est difficile de les concurrencer.’
Et Marco Rubio d’apostropher l’Assistant-Secrétaire d’Etat Alex Wong : ‘ Allons-nous continuer à les laisser faire ?’

L’administration Trump n’a pas de position claire (sauf peut-être dans le cas d’Haïti éventuellement !) ...
Cependant pour un expert dans les affaires latino-américaines, Daniel Erikson, l’administration Trump n’a pas une position claire vis-à-vis de la percée chinoise dans la Région


‘Le paradoxe est que alors que l’administration Trump se dit concernée par l’influence grandissante de la Chine dans la région, mais elle ne fait pas un geste quand la Chine enlève un nouvel allié à Taiwan’ constate Erikson.
Cependant la Chine a déjà eu des rapports en affaires avec Haïti, rappelle le Miami Herald.


Ainsi en 2015, l’administration Martelly (présidence de Michel Martelly, 2011-2016) a signé un contrat avec une compagnie chinoise pour construire un nouveau terminal et agrandir l’Aéroport international de Port-au-Prince. D’une valeur de 289.3 millions de dollars, le contrat requiert que Haïti paye 42,5 millions sur le prêt, ce qui a été acquitté par le président provisoire Jocelerme Privert.


Mais Privert a été obligé de faire marche arrière après que les Etats-Unis et d’autres donateurs eurent objecté que le contrat viole une disposition signée par Haïti avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international en échange de l’annulation de la dette publique haïtienne au lendemain du séisme de 2010, à savoir que Haïti ne peut accepter que des prêts à très bas taux d’intérêt. 

Toutefois selon le projet conclu avec la municipalité de Port-au-Prince, le maire Youri Chevry déclare : ‘ce n’est pas un prêt. C’est une forme d’investissement. Ils vont construire ces choses. C’est eux-mêmes encore qui vont les gérer. Et qui vont ainsi se rembourser.’
(Adapté d’un article paru dans le Miami Herald, 17 Mai 2018)
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MessageSujet: Re: Malgre tout pawòl, a la fen Ayiti pral oblije chwazi Lachin   Jeu 31 Mai 2018 - 13:50

Haïti doit choisir entre la Chine et Taiwan


 Création : lundi 28 mai 2018 00:00


PORT-AU-PRINCE, 26 Mai – Le président haïtien Jovenel Moïse s’est envolé le samedi 26 mai pour Taiwan en visite officielle.
Cette visite a été décidée (et de manière précipitée) après la reconnaissance de la Chine (Pékin) par notre voisine la République dominicaine le 30 avril écoulé, mettant fin aux liens diplomatiques datant de 70 ans entre cette dernière et Taiwan.


Or on sait que la Chine réclame Taiwan comme n’étant autre qu’une province rebelle et une partie intégrante de son territoire.
Dans un long article, la journaliste du Miami Herald, Jacqueline Charles, qui a accès aux multiples sources concernées par cette question, cite cette importante déclaration du Chef de cabinet du président haïtien, l’académicien et ex-ministre de l’Economie, Wilson Laleau.
‘Taiwan est un ami de longue date ... Mais Haïti recherche ce qui est meilleur pour ses intérêts.’


Pour le moment, Haïti est alignée avec Taiwan, d’où la visite accomplie actuellement par son président à Taipei, accompagné par une palette de parlementaires, d’hommes d’affaires et de membres de son Administration. 
Malgré cela, le Chef de cabinet et principal conseiller politique du président, Wilson Laleau, note que Haïti ne ferme pas la porte à d’autres partenaires potentiels. 
Y compris la Chine.


‘Nous parlons à tous ceux qui peuvent nous aider dans cette situation’, poursuit Laleau.
‘Nous recherchons des alliances, des partenaires qui veulent venir investir chez nous. Nous ne recherchons pas l’aide traditionnelle, ni la charité publique. C’est cette dernière qui a mis Haïti dans la situation où elle se trouve aujourd’hui’ dit Laleau.


La fidélité récemment renouvelée par le président Jovenel Moïse à Taiwan n’est donc pas une fin en soi, à un moment où la Chine continue de marquer des points au niveau diplomatique sur sa rivale ; jeudi dernier c’est le Burkina Faso, nation d’Afrique de l’Ouest, qui est passé également dans le camp de Pékin, réduisant désormais à 18 le nombre d’alliés de Taipei dans le monde.

 
Washington paraît avoir été pris par surprise ou fait semblant ...
L’administration américaine ne reste pas insensible à cette percée extraordinaire de la diplomatie chinoise, y compris dans notre continent.
Et cela à coups de milliards promis en investissements et prêts pour le développement.


La décision de la République Dominicaine semble avoir pris Washington par surprise, tout comme l’année dernière le Panama : ‘nous avons averti nos ambassades dans des pays comme Haïti pour dire aux gouvernements de ne pas commettre la même erreur parce que cela remettrait aussi en question leurs relations avec les Etats-Unis’, dit le sénateur républicain Marco Rubio, président de la Sous-commission sénatoriale des Affaires étrangères pour l’Hémisphère occidental.

Cependant le sénateur Rubio semble avoir compris la nécessité de mieux préciser sa pensée.
Selon le Miami Herald, Marco Rubio dit qu’il comprend la nécessité pour Haïti d’attirer des investissements et il ‘n’est pas nécessairement contre les investissements chinois en soi’ mais selon lui, ‘rien n’empêche la Chine d’utiliser ses investissements privés dans des pays, comme un levier pour aligner la politique de ces pays-là avec les intérêts de Pékin.’



Compétition géopolitique ? ...
‘La Chine nous voit (entendez les Etats-Unis) comme engagés avec elle dans une compétition géopolitique et elle essaie de diminuer notre influence ...’.
‘Ce genre d’accords n’est jamais aussi innocent que cela paraît’ dit Rubio.
Bien entendu on pourrait répondre au sénateur Rubio, plus connu comme un anti-castriste notoire au Congrès américain : est-ce le même jugement qu’il porte sur les milliards ou plutôt trillions investis également par la Chine aux Etats-Unis, y compris dans le propre Etat de Floride qu’il représente au Sénat américain, ainsi que dans les pays de l’Union européenne ?



Chantage à l’aide étrangère ? ...
Il n’empêche que faute de prendre directement ses responsabilités comme le gouvernement dominicain du président Danilo Medina, le gouvernement haïtien du président Jovenel Moïse semble en train de jouer le même jeu qu’autrefois la dictature Duvalier : le chantage à l’aide étrangère ! L’acquisition au plus offrant.
Qui dit mieux ? 
Alors que, comme le souligne le Miami Herald, Haïti se trouve dans une rare position de force de toute son Histoire.



Que veut Haïti au fait ? ...
‘Haïti se trouve dans une position unique aujourd’hui, du fait que l’île soit devenue soudainement un « ground zero » ou plaque tournante dans la bataille Chine-Taiwan pour la reconnaissance diplomatique’ explique Daniel Erikson, un ancien conseiller de l’administration Obama pour l’Amérique latine. 


‘La question est que veut Haïti ? Utiliser ce nouvel avantage pour renforcer ses relations avec Taiwan, et en cela espérer cultiver par la même occasion les faveurs de l’administration Trump, ou Haïti est-elle prête au contraire à changer de vitesse et à embrasser la Chine, coupant donc ses liens avec Taiwan ?’


C’est la responsabilité qui repose aujourd’hui sur la présidence d’Haïti.
En un mot, précise Daniel Erikson : ‘Est-ce que Haïti est intéressée à augmenter dramatiquement les investissements étrangers pour relancer son développement économique ... et cela devrait peser lourdement sur les conversations à Taiwan que visite en ce moment le président haïtien.’
Cependant pour un ancien haut cadre du gouvernement haïtien (qui a requis l’anonymat), l’actuel pouvoir haïtien n’a probablement pas le talent nécessaire pour négocier à un tel niveau.
‘Pour commencer, dit-il, vous devez avoir une vision claire, or tout le monde dans le pays se plaint de ne pas voir où nous conduit le gouvernement.’



En Haïti aucun réel débat ! ...
Ensuite, ‘en République dominicaine il y a eu un débat autour de la décision de reconnaître la Chine. En Haïti, il n’y a aucun réel débat au sujet des bénéfices pour le pays à s’aligner avec Taiwan ou avec la Chine.’
Outre que le président Jovenel Moïse est sous pression aussi bien localement que internationalement.


Le pays fait face à un déficit budgétaire massif, des mesures de réforme imposées par le Fonds monétaire international dont l’augmentation des prix du carburant à la pompe qui enflamme déjà les catégories sociales concernées, or sans l’accomplissement de ces réformes c’est le risque de perdre 96 millions de dollars en support budgétaire de la part de la Banque Interaméricaine de développement, de l’Union européenne et de la Banque mondiale.

Avec toutes ces pressions, conclut cet ex-haut cadre haïtien non identifié, le gouvernement haïtien va probablement essayer de manœuvrer pour conserver les deux possibilités, c’est-à-dire Taiwan aujourd’hui pour une aide immédiate et dès que le moment sera propice, passer dans le camp de la Chine.



Proximité avec le marché américain ...
Un dernier chapitre de l’article du Miami Herald se penche sur les intérêts que représenterait Haïti pour l’investisseur chinois.
Il y a bien sûr l’exploitation des minerais (or, cuivre, argent etc), mais mieux encore, contrairement à la République dominicaine, la Chine ne rencontrerait aucun autre important investisseur en Haïti. Ensuite Haïti est un pays où tout est à construire ou à reconstruire. 


Pour finir, la proximité avec le marché américain où les articles de l’industrie haïtienne de la sous-traitance entrent sans payer de droits de douane.
Pour Robert Fatton, un expert d’Haïti à Washington, ‘la Chine n’est pas dans le business de charité publique et impose d’être reconnue diplomatiquement avant toute chose.’


‘Après tout, poursuit Fatton, la Chine fait comme toute autre grande puissance, elle défend son économie et ses intérêts stratégiques. Cependant elle peut offrir des prêts à un taux préférentiel ou même très bas qui pourraient être d’un grand bénéfice pour Haïti.’ 


Ensuite, poursuit Robert Fatton, ‘la Chine n’a pas pour habitude de dicter au pays quel régime adopter ... comme les Etats-Unis.


Parmi les autres personnalités accompagnant le président haïtien à Taiwan se trouvant aussi le Président du Sénat ainsi que le Gouverneur de la banque centrale.



(Adapté du Miami Herald, ‘Le Président d’Haïti en route pour Taiwan pour négocier’, 25 Mai 2018)
Haïti en Marche, 26 Mai 2018
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MessageSujet: Re: Malgre tout pawòl, a la fen Ayiti pral oblije chwazi Lachin   Jeu 31 Mai 2018 - 16:34

Se sa ki fe nou an reta kon sa.

ELIT yo REFIZE enfome POPILASYON an.Se premye REZON ki fe yo REFIZE kreye LEKOL pou MAS yo.

Tankou ATIK MIAMI HERALD lan di l;lan RD te gen SOLID DISKISYON lan pou ou kont ETABLISMAN RELASYON ant RD ak LA CHINE.
Ann AYITI ,si RADYO GRANGOU yo reyalize ke GOUVENMAN an vle kenbe RELASYON ak TAYIWANN plis ke 3/4 ladan yo ap jis repete sa GOUVENMAN an di e APIYE l.

ATANSYON bann RETROGRAD.Sa a se DENYE CHIF CIA (WI CIA) pou fen lanne 2017 LAN ,sou FOS EKONOMI DIFERAN PEYI.
Se pou nou ajoute ke KWASANS EKONOMI AMERIKEN an ,se 2% e CHINWA yo an mwayenn 7%

http://cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2001rank.html
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MessageSujet: Re: Malgre tout pawòl, a la fen Ayiti pral oblije chwazi Lachin   

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