Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.

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Sasaye
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MessageSujet: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Mar 4 Sep 2018 - 11:42

Pou nou retire deba saa lan Pòs Péril dans la demeure ki yon sijè politik. Ann vin laa pito.


http://infrarouge.mondoblog.org/2017/07/05/le-francais-en-haiti-un-stigmate/
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Sasaye
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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Mar 4 Sep 2018 - 12:04

 Ne doit pas être confondu avec français haïtien.
[th]Pays[/th][th]Nombre de locuteurs[/th][th]Classification par famille[/th][th]Statut officiel[/th][th]Langue officielle[/th][th]Régi par[/th][th]Codes de langue[/th][th]ISO 639-1[/th][th]ISO 639-2[/th][th]ISO 639-3[/th][th]IETF[/th]
Créole haïtien
Kreyòl[1]
HaïtiMartiniqueGuyaneGuadeloupeÉtats-Unis et Bahamas
environ 10 millions en Haïti, 2 millions en dehors du pays

 Haïti
Ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle
ht
hat
hat
ht
[size]
Le créole haïtien, en créole : kreyòl[1], est un créole à base lexicale française parlée par 10 millions de personnes en Haïti et environ 2 millions dans le reste du monde, surtout aux États-Unis. Il s'agit d'un créole à base de français avec des influences de diverses langues ouest-africaines et centre-africaines comme le wolof, le fon, l'éwé, le kikongo, le yoruba et l'igbo. Depuis 1987, le créole haïtien est reconnu comme langue officielle d'Haïti à côté du français[2], grâce à la mobilisation de nombreux écrivains et intellectuels haïtiens et de linguistes tels que Pradel Pompilus et Pierre Vernet. Seule une minorité de locuteurs (généralement estimée à moins de 10 % de la population) est effectivement bilingue dans le sens large. En effet, nombreux sont ceux et celles qui parlent créole, mais qui ne l'écrivent pas. Son utilisation littéraire est anecdotique mais croissante[réf. nécessaire], par contre la langue est utilisée dans les médias : les journaux et la radio.
Généralement, il peut y avoir inter-compréhension avec un locuteur francophone, à condition que le locuteur du créole haïtien parle à un rythme assez lent, et aussi, en fonction des accents du créole haïtien, qui évolue, d'une région à une autre du pays. Souvent, pour bien comprendre, le locuteur francophone demandera de répéter une seconde fois la phrase. En Haïti, on parle de conversasyon (conversation) avèk (avec) un "Z'oreille, quand un Antillais des Antilles françaises parle en créole avec un locuteur de la métropole (le locuteur français écoute avec ses oreilles). La prononciation Créole peut être très rapide, surtout au sud et au centre d'Haïti. Globalement, un locuteur français qui vivra longtemps en Haïti s'habituera sans trop de difficultés à comprendre le créole haïtien, mais le parler sera plus difficile.



Sommaire

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VariétésModifier

On distingue trois variantes dialectales : le créole du Nord (incluant Cap-Haïtien), le créole du Centre (dont la capitale Port-au-Prince) et le créole du Sud. L'intercompréhension entre ces trois variétés de créole haïtien demeure aisée, malgré les différences phonétiques ou lexicales, d'autant que les habitants du pays parlent à la fois leur propre dialecte régional et celui de Port-au-Prince pour des raisons pratiques[3].


Les pronoms personnels du créole haïtienModifier

Singulier[size=16]Modifier

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  • 1re personne : mwen/ m (en forme contractée) = je
  • 2e personne : ou / w (en forme contractée) = tu / vous (au singulier)
  • 3e personne : li / l (en forme contractée) = il / elle

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PlurielModifier

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  • 1re personne : nou / n (en forme contractée) = nous
  • 2e personne : nou / n (en forme contractée) = vous
  • 3e personne : yo / y (en forme contractée) = ils / elles

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On peut trouver également « nou » et « ou » pour dire « vous ». « zòt » comme dans les Petites Antilles est parfois attesté dans le Nord d'Haïti. La reconnaissance est donc un phénomène de contexte.

AdjectifsModifier

Comme il n'existe pas de réelle distinction de genres en créole (yon bèl fiyon bèl gasonyon bèl chwal), les adjectifs ne varient pas toujours en genre ; nous signalons ci-dessous quelques cas d'exception. En second lieu, tout comme les substantifs, ils ne varient pas non plus en nombre : le contexte ou le pronom personnel utilisé (mwen, ou, li, nou, yo) marquent ou le singulier ou le pluriel.
Ainsi, l'on dira : yon bèl fanmyon bèl gason ; yo gwo, nou kontan, li trankil (« ils sont grands, nous sommes contents, il est tranquille ») ; bèl nonm sa yobèl legliz sa a, etc.
Notons cependant ceci :
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  • a) l'adjectif créole peut avoir emprunté au français ou la forme masculine (bon, méchant) ou la forme féminine (belle, courte) :

    • Nonm nan mechan ; fi a mechan ; ti gason an kout ; ti fi a kout ;


  • b) certains adjectifs comportent une forme masculine et une forme féminine :

    • vòlèvòlèz ; visyevisyez.



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Quant aux adjectifs substantivés servant à désigner la nationalité, ils connaissent en principe les deux genres : Ayisyen, Ayisyèn (Haïtien, Haïtienne) ; Kebekwa, Kebekwaz (Québécois, Québécoise) ; Kanadyen, Kanadyèn (Canadien, Canadienne) ; Ameriken, Amerikèn(Américain, Américaine) ; Fransè, Fransèz (Français, Française) ; Anglè, Anglèz (Anglais, Anglaise), etc.
Pour désigner les natifs d’une région particulière d’Haïti, le créole n’utilise presque jamais le gentilé français (par exemple : Capois, Capoise). Il recourt de préférence à une courte périphrase formés du mot moun et du nom de la région dont il s’agit :
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  • moun Jakmèl (Jacmelien / Jacmelienne), moun Gonayiv (Gonaïvien / Gonaïvienne), moun Senmak (Saint-Marcois / Saint-Marcoise).



Les temps verbaux du créole haïtienModifier

Le créole haïtien possède 10 temps verbaux qui proviennent tous des divers dialectes français. La section suivante donne le sens de chaque temps en français ; elle examine également leurs origines étymologiques. Le verbe pale (parler) sera utilisé comme exemple. 

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Étymologie de paleModifier

Pale vient du français parler qui vient du mot grec parabolê par le latin du viie siècle parabolare. La mutation de parler à pale s'explique facilement par le fait que les consonnes [l] et [ʁ] sont toutes deux des liquides ; certaines langues comme le coréen ne font pas la distinction entre ces deux lettres. La juxtaposition de deux consonnes liquides (comme c'est le cas dans parler) rend assez probable une élision, l'élimination de l'une d'entre elles.

Le présentModifier

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Pale (Parler) présent
Mwen / M — paleNou — pale
Ou — palenou — pale
Li — paleYo — pale
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Le présent en créole est employé un peu comme on utilise le présent de l'indicatif en français : pour décrire une action habituelle. Donc, dire mwen pale, c’est exprimer qu’en général, je parle et non pas je parle maintenant. NB : La première et la deuxième personne du pluriel du français s'expriment en haïtien de la même façon : Nou.

Le progressif du présentModifier

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Pale (Parler) progressif du présent
Mwen / M — ap paleNou / N — ap pale
Ou / W — ap paleNou / N — ap pale
Li / L — ap paleYo / Y — ap pale
[size]
Ap ou Ape
Le progressif du présent en créole haïtien (m'ap pale) se traduit en français par la locution française « être en train de parler », ou juste le présent simple. On utilise ce temps à peu près comme on utilise son équivalent anglais « I’m talking ». C’est aussi plutôt similaire à la phrase « estoy hablando » en espagnol.
L’étymologie de ce temps est assez claire ; dans plusieurs dialectes du français, on dit : « Je suis après parler. » pour dire « Je suis en train de parler. ». Puisqu’on a arrêté d’utiliser « je » en créole haïtien – en le remplaçant d’abord par « moi » et plus tard par « m' » – il est clair qu’on n’a fait que supprimer « suis ». Il est bien naturel qu'« après » a été changé en « ap » – l’élision du -re terminal étant assez fréquente.

PrétéritModifier

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Pale (Parler) Prétérit
Mwen / M - paleNou — pale
Ou - paleNou — pale
Li — paleYo — pale
[size]
'Ou'
[/size]
Pale (Parler) Prétérit
Mwen / M — fèk paleNou — fèk pale
Ou — fèk paleNou — fèk pale
Li — fèk paleYo — fèk pale
[size]
On remarque que le prétérit possède exactement la même structure. Pour distinguer les deux temps verbaux, on ajoute d’autres mots pour signifier que l’action décrite a eu lieu dans le passé. Par exemple, pour exprimer le présent (« Ils parlent. »), on dit : « Yo pale. », mais pour exprimer le passé (« Ils ont parlé. »), on dit : « Yo fai'k pale. » Cette construction vient de la phrase : « Ils n’ont fait que parler. », qui est devenue « Ils ont fait que parler. », puis « Ils fait que parler. » avant la création du mot fai'q.

PasséModifier

[/size]
Pale (Parler) Passé
Mwen / M — te paleNou — te pale
Ou — te paleNou — te pale
Li — te paleYo — te pale
[size]
Le sens de ce temps est semblable à celui du passé composé en français. Quant à son étymologie, le  vient d’esté, une ancienne forme du participe passé d’être (été). Dans plusieurs dialectes français (normand, angevin), on disait par exemple : « J’ai té », au lieu de dire « J’ai esté ». La forme composée rendait l'idée d'accomplissement (comme aujourd'hui). On a donc utilisé  pour former un temps parfait. En dépit de ce qu’on pourrait penser quand on songe à la construction du passif en français qui utilise être, le sens de ce temps est actif.

Progressif de passéModifier

[/size]
Pale (Parler) Progressif de passé
Mwen / M' — t'ap paleNous — t'ap pale
Ou — t'ap paleNou — t'ap pale
Li — t'ap paleYo — t'ap pale
[size]
Si le sens de ce temps n’est pas très difficile à comprendre pour un anglophone ou un francophone, son étymologie est un peu plus compliquée.

ÉtymologieModifier

T'ap vient d’un mélange entre le  qu’on voit pour former le parfait, et l’ap qui s’utilise pour former le progressif du présent. (Rappel :  et ap viennent respectivement, d’été et d’après).
Ainsi, d’un point de vue lexical et étymologique, le progressif du passé n’est qu’une combinaison du progressif du présent et du parfait. Au début de la langue créole haïtienne, on disait :
« J’ai té après parler. », ce qui est devenu l’actuel « M' t'ap pale. » par les forces de compression. Ces deux phrases se traduiraient, en français, par : « J’étais en train de parler. »

ImparfaitModifier

[/size]
Pale (Parler) Imparfait
Mwen / M' — konn paleNou — konn pale
Ou — konn paleNou — konn pale
Li — konn paleYo — konn pale
[size]
Il existe une petite différence de sens entre l’imparfait français et son équivalent créole, car ce dernier ne veut pas seulement dire « Je parlais », mais plutôt « Je parlais, mais je me suis arrêté de parler. »

ÉtymologieModifier

Le konn dont se forme ce temps vient de connaître. Ainsi, on disait autrefois en proto-créole : mwen konn pale avec le sens de « Je sais parler. ». Cette idée s’est changée en le nouveau sens (je parlais, mais je m’en suis arrêté) par un processus encore inconnu.

Plus-que-parfaitModifier

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Pale (Parler) Plus-que-parfait
Mwen / M — te fin paleNou — te fin pale
Ou — te fin paleNou — te fin pale
Li — te fin paleYo — te fin pale
[size]
Le plus-que-parfait s’emploie, comme en français, pour décrire une action qui a eu lieu avant que l’action principale dans le récit ait eu lieu. Ainsi, la phrase : « J’avais déjà parlé quand il a dansé. » se traduit en créole haïtien par « M'té fine déjà páler ló lui té danser. » (le plus-que-parfait est en italique).

ÉtymologieModifier

Ce temps se compose avec fin, qui vient de finir. On peut également utiliser d’autres mots similaires. L’addition de fin veut dire que l’action a eu lieu dans un passé plus lointain que l’usage du prétérit impliquerait.
On utilise aussi Mwen t'ap fin pale pour exprimer la progression de l’action.

FuturModifier

Le futur s'exprime également au moyen des formes a ou prale.
La forme progressive ap (ape), déjà vue, s'emploie aussi pour exprimer :
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  • a) un futur relativement proche ou tout à fait certain :

    • ex : M' ap pati aswè a...

      • Demen maten map pase wè yon zanmi mwen…
      • M'ap chanje machin ane pwochèn!




  • b) ou encore un futur réellement indéterminé (même si l'action ou l'état envisagés sont ou semblent certains à la personne qui parle) :

    • ex : M di w m ap pase wè w...

      • Yon jou konsa m'ap kite fredi sa a !
      • Si w manje bagay sa a, w ap malad, wi…





[size]
Le futur s'exprime également au moyen des formes a, va, ava, et prale :
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  • Yon jou w a sonje m!
  • Demen, si m gen tan, m a di nou kisa pou nou achte…
  • M' a ale…

[size]
La forme prale (pou ale) implique souvent une idée de proximité dans le temps, de décision ou de certitude. Son emploi s'apparente alors à celui de ap (ou ap). Il n'est d'ailleurs pas rare que ces deux formes concurrentes s'allient pour donner ap prale (ap prale) :
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  • ex : M' prale lekol… M' prale nan mache…

    • M' ap prale aprann pale panyòl…
    • M' ap prale an Ayiti pou m' visite Sitadèl Laferyè (Citadelle La Ferrière)…




Pale (Parler) Futur
Mwen / M' — a paleNou / N' — a pale
Ou / W' — a paleNou / N' — a pale
Li / L' — a paleYo / Y' — a Pale
[size]

ÉtymologieModifier

Mwen pral pale vient de la formule : « J’ai à parler. » 
« Si vous avez à parler, vous devez le faire, et donc, si vous devez le faire, vous le ferez. » Telle est la logique de cette construction.

Futur progressifModifier

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Pale (Parler) Futur
Mwen / M' — pral paleNou — pral pale
Ou — pral paleNou — pral pale
Li — pral paleYo — pral pale
[size]
M pral pale veut dire « Je vais parler. ».
« Pral » est une contraction de « pour » et de « aller ». On retrouve en créole martiniquais et guadeloupéen des tournures similaires basées sur l'utilisation de « pour » ou de « aller » pour exprimer le futur : « Man pou fè sa », « man pou mandé'y fè sa », « man kay fè sa » (« kay » étant en créole martiniquais et guadeloupéen une contraction de « ka », équivalent de « ap » en créole haïtien, et de « ay » pour aller).

Conditionnel présentModifier

[/size]
Pale (Parler) Futur
Mwen / M — ta paleNou — ta pale
Ou / W — ta paleNou — ta pale
Li — ta paleYo — ta pale
[size]
En créole, le morphème ta permet d'exprimer le conditionnel.
ex : Si W te di M sa avan, M ta vini pi vit!
M ta pale veut dire « Je parlerais ».

ÉtymologieModifier

Ta vient de la contraction de te, marque du passé et a, marque du futur, comme dans m'a fè sa « Je le ferai. ». Le processus est similaire en anglais et en allemand (et dans beaucoup d'autres langues) où la marque du conditionnel est la forme passée de l'auxiliaire du futur. 
[/size]

  • Ich würde sprechen (Je parlerais) – Ici, würde est l’imparfait de werden
  • I would speak (Je parlerais) Ici, would est l’imparfait de will

[size]
Il en va de même en français où le conditionnel avait formellement des désinences de passé sur l'infinitif (le futur se forme sur l'infinitif avec des terminaisons propres). Comparez :
[/size]

  • je parler-ai (futur)
  • je parler-ais (conditionnel présent, formé à partir de l'infinitif et d'une désinence de l'imparfait)

[size]

Conditionnel passéModifier

M' ta fin pale ou M' ta fèk pale
Ce temps se forme de la même façon que le plus-que-parfait, avec des mots comme « fèk » et « fin ».

ImpératifModifier

L'impératif ne pose aucun problème particulier. Trois possibilités seront envisagées :
[/size]

  • a) utilisation de la forme habituelle d'un verbe d'action sans pronom personnel sujet :

    • ex : Vini! (Viens/venez !) Tande M' ! (Écoute-moi !) Kanpe! (arrête(z) ! ou Reste(z) debout!) Chita! (Assieds-toi/asseyez-vous !)

      • Di granmoun bonjou ! (Dis bonjour aux adultes)
      • Sispann mache pye atè ! (Arrête(z) de marcher pieds nus)




  • b) utilisation d'un adjectif seul (épithète ou attribut) :

    • ex : Malad!

      • Pare, M ap vini!
      • Si se pou w sòt pou w gen djòb la, alò : sòt!




  • c) emploi de l'expression ann (ou annou) en manière d'exhortation (correspond à la deuxième personne de l'impératif français).

    • ex : Ann ale! (Allons-y !) ; Ann nou fè yon koze! (Causons un peu ! Faisons un brin de causette !)

      • Ann nou danse! (Dansons !)





[size]
Signalons que, dans la phrase « pare, m ap vini », le mot pare correspond au français « soit prêt » et non à « prépare-toi », qui se dirait : pare 'w.
[/size]

  • Remarque : on peut aussi exprimer l'ordre ou le souhait par le recours à une locution ou à une périphrase, comme les exemples suivants le montrent :

    • ex : Fò w konprann… Fòk sa chanje !…



[size]

ÉtymologieModifier

On sait d’où provient l'usage de pale comme impératif : ann nou pale vient de la phrase « C'est à nous de parler. ».

Subjonctif présentModifier

Fòk provient du français « [il] faut que ». Il n'y a pas de marque formelle du subjonctif.
[/size]

  • fòk mwen pale
  • fòk ou pale
  • fòk li pale
  • fòk nou pale
  • fòk nou pale
  • fòk yo pale

[size]

Subjonctif passé = structure obligatoire du passéModifier

[/size]

  • fòk mwen te fin pale
  • fòk ou te fin pale
  • fòk li te fin pale
  • fòk nou te fin pale
  • fòk nou te fin pale
  • fòk yo te fin pale



Prononciation du créole haïtienModifier


Le Créole a divers accents, selon les régions du pays. Un locuteur Francophone métropolitain ne comprendra généralement pas une personne s'exprimant en créole sans l'avoir appris, hormis certains mots et expressions. Le créole et "les créoles" malgré leur base française n'étant pas mutuellement intelligibles avec le Français. 


Une comptine en créole haïtienModifier

Lè Manman m al lavil, li kite pitit la nan men papa m, mwen menm avèk lòt timoun yo.

  • Lorsque maman s'en va à la ville, elle laisse le petit enfant avec mon père, moi et les autres enfants. Litt. « Elle a laissé le petit enfant au soin de mon père. »

[size]
Lè papa m' vire l' ap okipe travay li, li kite m' veye pitit la.
[/size]

  • Lorsque mon père tourne le dos, occupé par son travail, il me laisse prendre soin du bébé. Litt. « Il m’a quitté, de sorte qu’il était à moi de voir le bébé. »

[size]
Lè pitit la kriye, m pran li, m kenbe l nan de ti men, mwen di : « Do, do, do, do, do, tande ti sè »
[/size]

  • Quand le bébé pleure, je le prends dans mes bras ; je prends les deux mains de l'enfant, et je dis : « Dors, dors dors..., d'accord sœurette ».

[size]
Manman ou, manman ou ale lavil, ale lavil, l a pote pen pou ou, piga ou kriye pou chat mawon pa pran ou.
[/size]

  • Ta mère, ta mère est allée à la ville, allée à la ville, elle t'apportera du pain, ne pleure pas, pour que le chat sauvage ne te prenne pas.



Notes et référencesModifier

[list=references]
[*]↑ a et b (en) Nicholas Faraclas, Arthur K. Spears, Elizabeth Barrows et Mayra Cortes Piñeiro, The Haitian Creole Language: History, Structure, Use, and Education, 2012 (ISBN 978-0-7391-7221-6OCLC 838418590LCCN 2010015856lire en ligne), « Structure and Use § Orthography », p. 100
[*] http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/haiti.htm paragraphe 4 Le statut du français et du créole
[*] Le créole haïtien sur le site L'aménagement linguistique dans le monde
[/list]


Voir aussiModifier


Wikipédia en créole haïtien.

Bibliographie[size=16]Modifier

[/size]

  • Philologie créole: études historiques et étymologiques sur la langue créole d'Haïti de Jules Faine. Imprimerie de l'état, Port-au-Prince, Haïti (1937)
  • 1911- Haitian Creole: grammar, texts, vocabulary de Robert A. Hall, Jr., with the collaboration of Suzanne Comhaire-Sylvain, H. Ormonde McConnell [et] Alfred Métraux. American Anthropological Association (1953) (Menasha, Wisconsin.)
  • Diksyonnè Kréòl-Fransé, L. Peleman, C.I.C.M. Imprimerie Bon Nouvel, Port-au-Prince (1976)
  • Recherche sur les notions de temps et d'aspect en créole haïtien et en français: Application à l'enseignement du français de Robert Damoiseau, Centre de Linguistique Appliquée Université d'Haïti. Imprimerie Le Natal, Port-au-Prince, Haïti (Avril 1989).
  • ↑ a et b Maximilien LarocheEsquisse d’une sémantique du créole haïtien et du joual québécoisVoix et images du pays, vol. 9, no 1, 1975 (ISSN 0318-921X et [url=tel:1918-5499]1918-5499[/url], DOI 10.7202/600306ar, lire en ligne [archive])

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Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Mar 4 Sep 2018 - 12:09

Le français en Haïti, un stigmate du passé colonial.


Le français, langue seconde en Haïti, est utilisé dans l’administration, l’enseignement et dans la presse. Le français est apprise à l’école. Même après le bac, ceux qui maîtrisent parfaitement la langue de Voltaire sont peu nombreux. Seulement 10% d’Haïtiens parlent vraiment le français. Contrairement à l’Africain, l’Haïtien qui s’exprime en une langue étrangère fera tout pour articuler comme un natif. Du moins qu’il peut si j’ose direVous comprendrez donc pourquoi nos pères conscrits se couvrent de ridicule en commettant un lapsus linguæ. C’est devenu la grande mode chez d’ignares parlementaires haïtiens. De quoi pisser dans sa culotte.
Ici, le français est la langue de prestige social au détriment du créole. Dès lors, on se pose la question : Le français menace-t-il le créole? Une prise de parole en public en langue française peut mettre mal à l’aise un Haïtien. Et pourquoi donc? Parce qu’ils ont peur de commettre des erreurs. Alors, soit que vous soyez aux abonnés absents, soit que vous préparez votre discours, pas facile d’improviser en français. Toujours est-il que le français ne peut clouer le bec à nous tous. 😜
Au XIXe et jusqu’au début du XXe siècle, l’intelligentsia haïtienne envoyait ses enfants au Berceau du Savoir. Tout cela est révolu. Aujourd’hui, les quelques liens culturels qui semblent nous lier à la France sont une histoire et une langue commune. En 2015, la visite officielle de M. Hollande à Haïti devait aussi établir les bases d’une coopération franco-haïtienne ambitieuse et durable… Tout cela parce que les temps ont changé. L’usage de l’anglais se révèle aujourd’hui provocateur pour l’épanouissement du français en Haïti.


Depuis 1970, Haïti adhère en tant que membre de la Francophonie. Le XVe Sommet de la Francophonie a été un peu singulier. Le Forum économique de la Francophonie chérissait de faire de la francophonie une véritable communauté économique. L’élection de Madame Michaëlle Jean au poste de Secrétaire Générale de la Francophonie avait emballé bon nombre d’Haïtiens comme si elle allait représenter Haïti. Il est évident que si la Francophonie fait un grand pas vers le progrès économique, Haïti fera un petit pas. Toutefois, là n’est pas mon combat.
Est-ce que le français menacerait le créole?
Citation :
Le Dr. Pradel Pompilus, l’un des pionniers de la créolistique, a écrit en 1973 dans l’avant-propos de son ouvrage Contribution à l’étude comparée du créole et du français à partir du créole haïtien : «Le français n’est pas notre langue maternelle; la langue de notre vie affective, la langue de notre vie profonde, la langue de notre vie pratique, pour la plupart d’entre nous du moins, c’est le créole, idiome à la fois très proche et très éloigné du français.»
Qui a honte de sa langue a honte de lui-même. À noter que la plupart des Haïtiens sont des néo-colonisés et disent que le créole  n’est pas une langue. Ne dit-on pas que la langue véhicule l’expérience socio-culturelle? Car, elle nous permet de nous intéresser à la pensée et au comportement des sujets parlants! Dès sa rentrée à l’école l’Haïtien est forcé d’oublier, de négliger ou de renier sa langue maternelle. Néanmoins, l’Akademi Kreyòl Ayisyen ferait la plaidoirie pour que pour que les enfants, à l’école, puissent avoir le droit de parler leur langue maternelle sans aucune restriction. Dans les classes moyennes et bourgeoises, les parents s’efforcent à ce que la langue maternelle des enfants soit le français. Je crains que, dans les années à venir, nous ayons une langue qui ne soit ni créole ni français. Le créole serait donc menacé de disparition à plus ou moins long terme.

Repensons l’Haïti francophone de demain

La Sénégalaise Hulo Guillabert s’est rendue compte de bien de vérité sur l’Afrique que nous pouvons appliquer.
Citation :
«Il faut conduire un grand changement de consciences pour que l’Afrique devienne une terre promise pour ses enfants, au lieu d’être l’enfer qui les oblige à fuir vers d’autres cieux.»
Pour cela, il est important que le système scolaire soit totalement refondé partout dans le continent, surtout en Afrique francophone, où nous sommes tous le fruit d’un système éducatif colonial bien ficelé pour nous aliéner gravement. Ce système est en crise partout dans cet espace», a-t-elle soutenu.
Dr Pradel Pompilus, dans son fameux ouvrage « Le problème linguistique haïtien », 1985, Ed. Fardin, a fait un constat similaire au chapitre III intitulé La langue française en Haïti.
Citation :
Le français «s’est maintenu grâce à nos écoles surtout, qui ont toujours compté dans le cadre de leurs professeurs des enseignants français».
© Calua
Je trouve intéressant le cas d’Algérie. La langue d’instruction du système éducatif algérien est l’arabe standard qui existe exclusivement en situation d’apprentissage. Néanmoins, la récente réforme du système éducatif (2003) met l’accent sur l’enseignement précoce du français dès la troisième année primaire (CE2). En Haïti, notre société n’est pas plurilingue et multiculturelle comme c’est le cas de l’Algérie.

Aménagement ou déménagement linguistique?

Dans son livre « Yon lekòl tèt anba nan yon peyi tèt anba », l’éminent linguiste haïtien Yves Déjean a évoqué la situation de l’école haïtienne dans un pays mal organisé. Encore selon le nonagénaire, « sur chaque 100 élèves qui entrent en 1ère année fondamentale, seulement 8 d’entre eux ont atteint la classe de philo. » L’aptitude à comprendre et à produire en français témoigne de ce grand parcours du combattant. Comme il est si bien proposé ici, il faut une politique éducative cohérente en Haïti.
Crédit photo : NAVFAC
Nier le fait français en Haïti –au nom d’une ‘’exemplaire’’ défense du créole–, constitue à l’évidence une scotomisation, pour citer le linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol. Cela servira-t-il à grand chose d’annuler la langue française au bénéfice du créole? Pas vraiment ! Pour reprendre Michaëlle Jean : « Le français nous permet de parler au reste du monde ». Qui va prendre du temps pour produire des informations scientifiques et philosophiques pour un petit groupe uniquement créolophone?
Dès lors, la mise en oeuvre de politiques linguistiques pour une révolution culturelle est plus que nécessaire. Pour citer le linguiste français Louis-Jean Calvet (1999), par politique linguistique, on entend «l’ensemble des choix conscients effectués dans le domaine des rapports entre langue et vie sociale, et plus particulièrement entre langue et vie nationale.»
Selon Pierre Vernet, de regretté mémoire, le pays ne verra pas le changement tant souhaité sans une modification profonde de « notre système de pensée, à l’origine de nos actions et de nos comportements ».
Le français reste la langue dominante socialement, celle qui donne accès à la mobilité sociale. Pourtant, le français n’est ni parlée, ni comprise par l’immense majorité des locuteurs haïtiens.
Pour conclure, je ne saurais prôner le bannissement du français pour donner droit de cité au créole. Mais, un aménagement en même temps des deux langues officielles d’Haïti.



par Garens Jean-Louis
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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Mar 4 Sep 2018 - 13:04

Gen anpil bagay NEG lan di la a ,ki pa vreman VERITE.

Se pa vre ke 10% AYISYEN pale FRANSE.Ou gen dwa ka ekri yon LANG ,sa pa vle di ke w ka pale l.
PALE MANDE PRATIK.

Defen IV DEJAN limenm mete KANTITE an ,a 3% POPILASYON an.
IV DEJAN di TIMOUN yo bebe (e aksan fos) an FRANSE lan SAL de KLAS yo

Yon lot bagay ,NEG ki ap plede di ke KREYOL ap IZOLE nou.Se yon bann RANS.

Gen anpil PEYI ,se yo selman ki pale LANG yo ,sa pa ENPECHE yo aprann lot LANG.

2 PEYI ,ki gen REVNI ki pi wo sou PLANET lan ;de PEYI tankou FINLAND,ICELAND elt....

Sa MOUN ki konnen ,tankou IV DEJAN ,MICHEL DEGRAFF te di ,nou se youn lan RA,tre RA peyi  sou planet lan ,ke TIMOUN yo dwe aprann yon LANG ETRANJE  pou yo aprann LEKOL.
IV DEJAN di ke se noumenm sel ki gen 200 ZAN+ ENDEPANDANS ki kontinye ap fe sa.


MOUN KI BEZWEN JOURE,PA REPONN SA M VLE DI.

Epitou,se LIS LANG ke GOOGLE bay "INSTANT TRANSLATION" pou yo.

http://translate.google.com

Sa a se LANG ki pale plis sou PLANET lan.

Gade sou 3zyem "row" an ,2zem pozisyon ;ki LANG nou we ,se "HAITIAN CREOLE"

Sa vle di ou gen dwa we yon ATIK lan "URDU" epi ou KLIKE "HAITIAN CREOLE" e TRADIKSYON an OTOMATIK
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Jude
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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Sam 8 Sep 2018 - 12:53

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Dernière édition par Jude le Mer 7 Nov 2018 - 9:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   Sam 8 Sep 2018 - 12:57

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MessageSujet: Re: Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.   

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Ann diskite konfli lang FRANSE ak lang AYISIEN An.
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