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 Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti

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Marc H
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MessageSujet: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Lun 10 Déc 2018 - 0:07

Rappel du premier message :

Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti
[Discours Graduation 1ère promotion Maitrise ENS-UEH]

Par l'ancien ministre Nesmy Manigat

Il y a de ces rares moments, comme aujourd’hui, pour lesquels, malgré les risques de la vie politique en Haïti, on ne regrette pas d’avoir apporté sa modeste contribution à son pays. Il n’y a rien de plus gratifiant quand sa décision, sa signature servent à faire un impact positif dans la vie de jeunes et servent à poser les fondations de la nouvelle école haïtienne, les germes d’un renouveau de la pensée haïtienne, d’un nouveau pays.

Aussi, je suis honoré de votre invitation à cette cérémonie de graduation de l’Ecole Nationale Supérieure. A un moment où le pays a un besoin urgent de ressources humaines, j’avais raison, comme ministre de l’éducation nationale de m’engager avec l’UEH et l’Université du Québec à Chicoutimi, dans la mise en place de ce projet innovant. Doublement honoré, car je suis aussi un gradué de ces deux universités. Ce très vieux rêve de l’ENS est aujourd’hui réalité pour des jeunes professionnels haïtiens voulant décrocher leurs master en éducation en Haïti. Tout un défi pour nos universités qui démarrent à peine leurs programmes de maîtrise et de doctorat. Merci à Michaelle Jean pour son soutien dès le début à ce projet. Un résultat qui atteste qu'Haïti peut réussir quand elle joue sa carte, la carte de l'intelligence collective, des partenariats nationaux internationaux et de la modernité à travers les nouvelles technologies.

Chers gradué (e) s, après un parcours de combattant, je vous souhaite la bienvenue dans la communauté des moins de 1% d’haïtiens qui ont fait des études universitaires graduées. Cette communauté, qui avec d’autres, a la lourde responsabilité et obligation de penser, repenser et panser Haïti. Ce n’est pas un privilège, pas encore, tant qu’Haïti est cette terre d’inégalités.

Pourtant, nous constatons que la pensée scientifique et la voix universitaires sont aujourd’hui imperceptibles. Pire, elles ont même fini par abandonner l’espace des débats publics et déserté les lieux de propositions aux problèmes de notre grand village qu’est Haïti. La voix universitaire haïtienne est devenue inaudible, non pertinente. Les quelques rares interventions empruntent parfois sans filtre des voix de scientifiques occidentaux en grande partie, ou on se tait par incompréhension de ce que pense « la rue » au delà du brouhaha public. Entre l’assimilation à un discours scientifique « étranger » et la méfiance des idées « ordinaires » locales, notre université s’est installée dans une « schizophrénie épistémique » incapable d’une propre pensée transformatrice de son milieu.

Chers gradué (e)s, sachez que nos déficits économiques, culturels, éducatifs sont avant tout des déficits de la pensée. Aujourd’hui, plus que jamais, l’analyse des défis politiques, sociaux et économiques nationaux et les solutions durables passent par une double construction, celle d’un cadre épistémique adapté aux problèmes nationaux et celle d’un dialogue avec tous les savoirs, universitaires et non-universitaires. En empruntant de l’Occident, le cadre conceptuel et les pratiques scientifiques pour penser Haïti, l’université haïtienne s’éloigne de la scène où l’action se passe, avec le risque d’agir comme une université « extérieure ». Penser du lieu de son habitat, c’est à dire avec ses propres catégories, ses propres concepts et représentations est essentiel pour que la pensée scientifique haïtienne ait du sens pour le commun des citoyens et soit porteuses de réelles solutions. C’est aussi la seule façon pour que l’université trouve sa place dans l’espace des débats publics pris d’assaut par ceux qui parlent plus forts, profitant légitimement du peu d’existence ou de la non-pertinence de ses travaux de recherche.

Après 1986, nous avons repensé notre constitution à travers un cadre épistémique occidental, ce qui vaut, en grande partie, cette impasse politique que nous vivons. Nous continuons à faire de même avec notre système de santé qui minimise les savoirs traditionnels, notre système de justice qui ignore les pratiques coutumières ou notre système éducatif qui veut « décoloniser » tout ayant du mal à se défaire du symbolisme du baccalauréat classique de Napoléon. Bref, rompre avec cette schizophrénie épistémique demande une distance critique et davantage de programmes de maîtrise et de doctorat en Haïti, comme celui que nous inaugurons aujourd’hui.

La gestion de nos institutions politiques, de nos écoles, de nos lieux de cultes, de notre espace rural, de nos bidonvilles, ne peut pas être abordé uniquement par des théories correspondant à des vécus occidentaux, qu’elles soient de Karl Max, d’Hegel, de Bourdieu etc…. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons revisiter Anténor Firmin, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Demesvar Delorme, Leslie Manigat, Georges Anglade, Suzie Castor etc… non pas simplement à partir d’une perspective littéraire, mais d’un ancrage scientifique. Nous devons aussi pousser notre curiosité scientifique à lire des penseurs étrangers, indiens, africains, caraibéens, latino-américains ayant en commun avec nous des héritages post-coloniaux, des problématiques sociaux tels que la gestion de bidonvilles, de la violence, de pauvreté etc…, bref un habitat social relativement semblable.

Aussi, il ne s’agit pas de rejeter à tout prix des théories occidentales ou de tomber dans une hystérie nationaliste, il s’agit d’en prendre une « possession intelligente », d’en rejeter s’il le faut, mais en connaissance de cause ou d’en garder l’essentiel. Il devient surtout urgent d’élargir le champs de vision et construire un cadre de pensée et de réflexion nourri tant par des concepts pertinents venant de différentes régions du monde, mais aussi par l’histoire, le réel et le vécu haïtiens. Avec un réel où 80% de l’offre scolaire est privée, où 80% des maîtres sont mal ou pas formés, mal payés, où les surâgés constituent la norme, un enseignant haïtien doit avant tout prendre possession de son environnement et développer des outils adaptés.

J’insiste aussi sur les projets de loi portant sur la réforme de l’Enseignement supérieur et sur la recherche scientifique que j’ai déposés au Parlement en 2014 et qui (après débats) devraient permettre d’avoir et d’encadrer une offre plus importante d’études graduées, donc de penseurs, de scientifiques avec maîtrise et doctorat formés aussi en Haïti. J’en profite pour saluer en ce sens les récents efforts de l’UEH, l’Université Quisqueya, l’Université Notre-Dame, l’ISTEAH.

Chers gradué ( e) s cela ne suffira pas, car il faudra également favoriser un dialogue des différents types de savoirs. Méfiez- vous également dans la hiérarchie des savoirs de vous placer dans une échelle qui du haut du savoir universitaire reste fermé à certaines solutions locales novatrices. Méfiez-vous de emprisonner dans une tour d’ivoire, avec le jargon académique inaccessible à la grande majorité. Méfiez-vous, méfions-nous de notre science d’enseignement-apprentissage qui ignore les bonnes pratiques locales.

Rappelez-vous que nous ne sommes pas les seuls détenteurs du savoir. Nous sommes les détenteurs du savoir universitaire, d’un certain savoir universitaire très occidentalisé pour certains. Plus que jamais, nous devons être dans une posture de dialogue avec le savoir « profane » de l’homme/femme de la rue, le savoir traditionnel du guérisseur, le savoir local du paysan haïtien, le savoir professionnel du chauffeur de taxi, le savoir empirique du fonctionnaire moyen…. L’heure est à l’humilité du savoir universitaire, au parler simple, au parler citoyen, pour être à la rencontre de tous dans le village, des parents d’élèves, des décrochés du système etc... L’Université doit descendre de son piédestal et n’avoir ni honte ni peur du dialogue social. C’est à ce prix que l’université haïtienne, l’universitaire haïtien trouveront leur place, leur pertinence sociale, bref leur voix. Une voix aujourd’hui qui par gêne de se mêler à la foule bruyante, par peur de la contradiction ou par arrogance se tait.

Chers gradué ( e) s, c’est pour cela que je profite également de cette tribune pour appeler à renforcer le protocole du MENFP avec l’Akademi Kreyòl Ayisyen de 2015 prévoyant la promotion du créole dans les écoles haïtiennes. J’insiste aussi pour l’application de l’évaluation nationale de l’apprentissage du créole dès la 4e année de l’école fondamentale tel que recommandée dans l’arrêté des 12 mesures sur le fonctionnement des écoles. Le créole n’est pas qu’une langue d’apprentissage, il nous permet de prendre possession pleinement de notre culture et de faciliter un dialogue respectueux et productif entre les détenteurs des différents savoirs. Je souhaite également qu’on accélère la mise en place du nouveau secondaire qui rend obligatoire le créole au secondaire et promeut davantage l’éducation à la citoyenneté. Bref, il nous faut plus que jamais une nouvelle école, plus moderne, plus ouverte sur les défis mondiaux de notre temps, mais plus haïtienne.

Pour conclure, j’invite donc, le ministère de l’Education, les autorités haïtiennes à assurer le suivi de ce beau projet en utilisant à la bonne place le potentiel de ces jeunes maitres et ceux qui viendront par la suite. Je suis convaincu que bien utilisés, bien outillés et plus motivés, ces nouveaux maîtres sauront faire bouger des lignes. Je rappelle l’importance du Pacte pour l’Education de Qualité de 2015 qui propose de doubler le financement public de l’éducation en faveur des réformes indispensables et pour sortir de la grande précarité les professionnels de l’éducation. Des salaires de misère ne sont pas un encouragement pour des professionnels qualifiés. C’est l’occasion pour moi de dire aussi que je continuerai à m’engager pour que ces gradués aillent encore plus loin dans leur vie professionnelle et leur parcours scientifique. Leurs essais témoignent de la qualité de leur vision, de leurs ambitions. Temps de céder la place aux nouvelles idées.

Chers gradué (e)s, merci pour vos efforts. Le pays a semé à travers vous la bonne graine, même si la terre reste encore très aride et le relief hostile. Il vous reste à ne pas attendre la pluie, à vous adapter aux saisons et à continuer, ensemble, à la défricher, à la remuer. Je compte sur vous pour être cette cohorte des gouverneurs de la rosée, après l’eau de Jacques Roumain, pour que l’éducation de qualité arrive au village. Mais de grâce, pas seuls, car l’heure n’est plus aux aventures solitaires, mais aux aventures solidaires. Soyez donc, ensemble, plus que des maîtres en salle de classe, soyez ensemble des leaders, des acteurs du changement. Soyez humbles, curieux, porteurs du renouvellement de la production et de la connaissance scientifique en éducation pour Haïti, ouverts aux autres savoirs. Soyez les acteurs de cette rupture épistémique. Démarquez-vous et marquez votre temps. Finalement, faites que tout se transforme à votre passage ! C’est votre devoir, c’est votre heure !

Nesmy Manigat
7 décembre 2018
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Dim 16 Déc 2018 - 11:53

C'est une bonne observation MARC,si je comprends ce que vous disez.

Je ne sais pas ,ce qui va arriver.

Apres la REVOLUTION FRANCAISE de 1789,apres la CHUTE DE NAPOLEON ,la FRANCE avait connue presque un SIECLE de GOUVERNEMENTS REACTIONNAIRES,la plupart monarchique.

Soit dit en passant ,j'ai entendu quelqu'un sur une radio en HAITI parler de SOULOUQUERIES!!!!

Le gouvernement de l'EMPEREUR SOULOUQUE ,l'un des GRANDS NATIONALISTES de l'HISTOIRE D'HAITI etait un gouvernement DEMOCRATE compare a celui de NAPOLEON III.
Oui ce NAPOLEON III qui pendant le COUP D'ETAT de DECEMBRE 1851 avec l'appui de L'ARMEE FRANCAISE avait fait environ 6000 VICTIMES.

BON,
Ce qu'il faut dire c'est que HAITI ne peut pas continuer comme il est .
MARC;
Je n'ai rien contre NESMY MANIGAT,il est trop "establishment".Quelqu'un qui est "establishment" sera absorbe comme un "amoeba" ,comme par osmose.

Il faut quelqu'un ou un groupe pret a AFFRONTER le statu quo.

Je ne veux plus entendre cette affaire de ce que veut le BLANC.Que le BLANC aille se faire FOUTRE
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Marc H
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Dim 16 Déc 2018 - 11:59

Pour votre information , Nesmy Manigat a affirmé récemment que cela ne l’intéresse pas . Il n'est pas et ne sera pas candidat . Voilà !
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Dim 16 Déc 2018 - 18:22

MARC;

C'est son DROIT le plus entier que le JEUNE HOMME voudrait etre PRESIDENT.

Ce que je voudrais voir,ce sont des ELECTIONS LIBRES quand ca sera possible.

On a assez des ELECTIONS a la OPONT et BERLANGER;peut etre qu'on aura une ELECTION comme le 16 DECEMBRE 1990 et le PEUPLE choisira qui il VOUDRA.
LA DOMINICANIE a vraiment demarre quand des ELECTIONS LIBRES avec une participation minimum de 60% avaient ete commences a etre organisees en 1996
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Mer 19 Déc 2018 - 13:48

Ye swa m fe yon rev ! kenbe tet nou byen ni se pa yon kochma ! M reyalize sa Marc ak ou Joel pa janm panko janm ka reyalize !

M rive etabli distans ki genyen ant rev et reyalie ! Depi lo map viv Heuereux ! affraid affraid affraid affraid
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Mer 19 Déc 2018 - 14:56

KAKAKOK;
Si w pran lan PYEJ ke yon AYITI kote AYISYEN ka VIV plizoumwen adekwatman ,se yon REV;se lan PYEJ MALPWOPTE yo wi ,w ap pran.

MALFRENDENG ki anpeche AYISYEN parey yo VIV,pa chita sou anyen VRE.

Se poutet sa ,y ap voye tout kalite rans monte ,tankou sa BLAN an vle,tankou sa AMERIKEN vle.

F..K.
KAKAKOK,

Se pa SLOGAN non,se pa voye monte non.

Mwen sonje ke apre 2zyem GE MONDYAL lan ,le GHANDI te rankontre ak GOUVENE (KOLONYALIS ANGLE) an;GHANDI te di misye ke ANGLE yo gen 100000 SOLDA ann END E yo se 300 MILYON ENDYEN.
GHANDI di yo ,le yo deside vre pou yo pa kite ANGLE yo dirije ,komande ;nan pwen anyen ke y ap kapab fe.

Mwen pa konnen ,men si NEG sou pouvwa yo kontinye ap dirije PEYI an ,jan y ap fe l lan ,lan pwen jan ke y ap ka kontinye kenbe POUVWA a.
Pwoblem yo ,yo se DIVALYERIS ak neo-DIVALYERIS yo pa konn lot jan pou yo dirije.

Pou mwen menm ,bagay sa BLAN an vle ,mwen pa vle tande l;sa pa vle di anyen si PEP lan vle pran bagay lan an men.

Se pa SLOGAN,se pa REV,se yon REYALITE.
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kakakok
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Mer 19 Déc 2018 - 19:27

bounce affraid Joel sa fem anpil plezi konya m we ou vle pran titan pou nou diskite bravo ! eske se paske nou pa pale sije ki pou fe neg fache ????

Yon lot kote mwen byen etone repons ou a paske m santi ou pa tro enterese nan konen ki distans ki separe Rev Ak reyalite !Ou ka gen rezon w pou sa tou ..paske Ti neg pa gen problen kite lot la ap fe matibasyon Ap viv nan Rev pou pa nianmede yo nan reyalite a aaaa.


Antouka m pa long a swe aaaa Pandan map kontinye pa domi bone pou evite yon lot rev !
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Jeu 20 Déc 2018 - 6:59

KAKAKOK,

Neg blije ap fe ti REFLEKSYON,FE Waj SEVO an vire.

De plizanpli ou tande gen NEG ak NEGES ki lan 60s yo ki ap gen ALZHEIMER.

Mwenmen ,mwen lan 70s mwen ,mesi bondye ou byen mesi LISIFE ou byen 300 MILYON LANNE EVOLISYON.
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Jeu 20 Déc 2018 - 10:23

Nesmy Manigat

LekòlPaKaTann. Jodi a nou pra l remande tout otorite ak sitwayen ki te siyen nan lane 2015-2016 #PacteEducation an sonje angajman pou double depans piblik Edikasyon. Okontrè, bidjè 2018-2019 prevwa malerezman mwens kòb pou edikasyon. Ki vle di Leta kontinye lage chay lou sa sou do paran ak lekòl prive. Klas pre-eskolè, kantin eskolè pa ka tann ankò. Menm jan, apre vòt lwa sou fòmasyon pwofesyonèl, lwa FNE, konstriksyon kèk sant, nou ta dwe avanse pi vit nan fòmasyon metye tradisyonèl ak nouvo metye yo. Menm bagay pou Inivèsite tout bon pou evite anachi ki nan sektè a. Nou pra l pale tou nesesite kontinye refòm sou kalite, #12mesures, elimine sa ki pa itil pou depans yo pi efikas e rive jwenn elèv yo. Leta pa ta dwe envesti mwens ke 20% bidjè li nan edikasyon. Jodi a li pra l redwi a mwens ke 14% #LekòlPaKaTann a écrit:
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Jeu 20 Déc 2018 - 11:28

Lan pwen EDIKASYON an ye ann AYITI se preske 40% BIDJE an ki te dwe pou EDIKASYON.

Si pou gen yon KONFERANS ,se te dwe sou EDIKASYON pou l ta fet.Fo k gen yon MASIF KANPAY pou konstwi LEKOL.Tout grenn GOUD ki ap flannen se lan EDIKASYON li te dwe depanse.

NEG ki ap toujou imite la FRANS yo ,li te vin yon PWISANS se le LA FRANS lan fen lanne 1870s,1880s yo ,EDIKASYON te vini INIVESEL vre.
Fos REYAKSYONE yo pa t renmen sa,LEGLIZ KATOLIK ak LAME FRANSE an te menm tante fe yon KOUDETA kont PATI SOSYALIS FERRY an ,an 1886.

Pi FO PWOBLEM nou ann AYITI vini deske KLAS DOMINANT yo te toujou refize EDIKE POPILASYON an.Menm jounen jodi an se pa yon PRIYORITE pou yo.
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MessageSujet: Re: Sortir de la schizophrénie épistémique pour penser Haïti   Mar 25 Déc 2018 - 19:41

Citation :
penser, repenser et panser Haïti
Je vois cette formule tellement souvent que maintenant ça me fait rire Laughing Very Happy

Je ne comprends pas pourquoi les haïtiens sont tombés amoureux d'elle mais ça me fait sourire sunny
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