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 Faut-il fêter le 30 septembre ?

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Jude
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MessageSujet: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 13:58

Jour béni pour certains, maudit pour d'autres.

Votre opinion mesdames et messieurs !
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Marc-Henry
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:09

Il faut surtout se souvenir du 30 septembre1991. Vous savez que 30 septembre 91 a changé le destin d'Haiti. Ma foi, s'il n'y avait pas de 30 Septembre 91 ou serions-nous aujourd'hui ? Quel aurait été le profil d'Haiti ? L'armée d'Haiti serait encore là. Il n'y aurait pas eu toute cette violence politique depuis 15 ans. La Souveraineté d'Haiti serait respectée. Bref, Haiti d'aujourd'hui aurait été autre qu'une Haiti de violence et de misère. C'est ce que je crois.

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Jude
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:16

Marc Henri a écrit:
Il faut surtout se souvenir du 30 septembre1991. Vous savez que 30 septembre 91 a changé le destin d'Haiti. Ma foi, s'il n'y avait pas de 30 Septembre 91 ou serions-nous aujourd'hui ? Quel aurait été le profil d'Haiti ? L'armée d'Haiti serait encore là. Il n'y aurait pas eu toute cette violence politique depuis 15 ans. La Souveraineté d'Haiti serait respectée. Bref, Haiti d'aujourd'hui aurait été autre qu'une Haiti de violence et de misère. C'est ce que je crois.
Aristide avait failli y passer. Je crois que c'est en partie à cause de ça qu'il a détesté l'armée par la suite.

Un des mes anciens chauffeurs fait partie du groupe qui tenait Aristide. On l'avait baigné de gaz, et quelqu'un était parti chercher des allumettes et un pneu... Une autorité militaire, Cédras je crois, est alors arrivé et l'a libéré.
Mais Aristide avait eu le temps d'avoir la trouille de sa vie et ses sphincters avaient lachés.

Ce qui est souvent caché par ceux qui racontent l'histoire, c'est que le 30 septembre a été un soulèvement "spontané" dans la mesure où les officiers n'ont pas coordonné l'action. Ce sont les "petits soldats" chers à Sans Malice qui ont fait le gros du travail.


Ce n'était qu'un rappel, j'attends vos autres commentaires !
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HenriChristophe
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:19

On ne peut pas fêter le 30 septembre ! Il faut le commemorer et le marquer d'une pierre Blanche. C'est l'un des jours les plus sombres de ma vie !
Je n'avais que 12 ans lors de ce coup d'état ! c'était un dimanche; des rumeurs de mutineries circulaient aux 4 coins de la ville. Mais bien vite le peuple etait au courant et sentait le coup d'état ! les routes furent bloqué et les militaires commencaient leur longue massacre !
Vers les 3 heures PM, j'ai perdu tout espoir en apprenant qeu le president etait arreté. Mais au fond de moi (a seulement 12 ans) je savais que les choses n'allait pas finir comme ça, ce ne sera pas un coup d'état mais "LE COUP D'ETAT". Demain et chaque 30 septembre nous devrions aux milliers de victime du coup. De la musique de circonstance devraient etre diffuser dans les radio et la télé devarie diffsuer des documentaires sur les atrocités commis par les militaires pendant le coup.

Personellement ce couup d'etat a fait basculer ma famille entiere dans la précarité. La destruction d'un pays par la CIA , par les trafiquants de ddrogues et la bourgeoisie rapaces voila ce qu'a apporté ce coup d'état. La première mort de l'espoir de tout un peuple le désir de tout une classe d'homme.
Je me rapelle que le 6 février 1991 dans mon quartier tout le monde travaillait au netoyage et a la decoration pour acceuillir celi que tout le monde a cru etre le messie. Oui Port-au-Prince avait l'air de Jerusalem qui accueille le messie le jour des rameaux. Le 30 septembre c'est le vendredi saint et comme le christ le messie est revenu apres 3 ans mais contrairement au christ il etait revenu comrrompu du raoyaume des morts !
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HenriChristophe
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:25

Rouch kote manti sa -a soti :

"Ce qui est souvent caché par ceux qui racontent l'histoire, c'est que le 30 septembre a été un soulèvement "spontané" dans la mesure où les officiers n'ont pas coordonné l'action. Ce sont les "petits soldats" chers à Sans Malice qui ont fait le gros du travail."

Ou genle pran moun pou enbesil mwen te gen yon ti kaporal bo lakay mwen le koudeta se le ke te proteje tout patizan aristid yo e li te di nou kle ke se pou zafe drog michel francois te fe kou !
En plis gen yon kouzin papa 'm ki nan bourgeoisie santi-a ki te finase kou -a depi le sa li ak papa'm se lèt ak sitron !
Sispann di teten sou moun ! Se ti solda ki fe kou -a spontane ! Ou pa byen an tet Jude !
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Jude
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:48

HenriChristophe a écrit:
Rouch kote manti sa -a soti :

"Ce qui est souvent caché par ceux qui racontent l'histoire, c'est que le 30 septembre a été un soulèvement "spontané" dans la mesure où les officiers n'ont pas coordonné l'action. Ce sont les "petits soldats" chers à Sans Malice qui ont fait le gros du travail."

Ou genle pran moun pou enbesil mwen te gen yon ti kaporal bo lakay mwen le koudeta se le ke te proteje tout patizan aristid yo e li te di nou kle ke se pou zafe drog michel francois te fe kou !
En plis gen yon kouzin papa 'm ki nan bourgeoisie santi-a ki te finase kou -a depi le sa li ak papa'm se lèt ak sitron !
Sispann di teten sou moun ! Se ti solda ki fe kou -a spontane ! Ou pa byen an tet Jude !
?? Tu te trompes de coup d'état... ou tes parents t'ont raconté des craques... Ou on les a trompé...

Tais-toi donc lol. Où est-ce que Cédras la créature d'Aristide aurait fait un coup d'état contre lui ? D'autres personnes avaient bien planifié quelque chose, mais pas Cédras. Or ce dernier étant à la tête de l'armée, cela m'autorise logiquement à dire que le coup n'était pas planifié.

Contrairement par exemple, à celui du 29 février...

Apparemment tu étais trop jeune pour comprendre ce qui se passait, mais les foules fidèles à Aristide déchouquaient militaire après militaire. Les "petits soldats" ont pris peur pour leur vie et ont riposté.
D'autres peuvent avoir compté sur ça, ou planifié ça, j'en doute fort, mais en tout cas la majorité des soldats ont fait du self-defence.

lol pour quelqu'un qui prétend défendre l'armée, ces derniers jours tu m'as l'air de plus en plus éloigné de l'armée...
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 14:54

Serais-tu une simple création virtuelle ?
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HenriChristophe
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 15:02

JE defens l'armée masi je ne défends pas les criminels ! Et toi tu fais du revisioniste ! Tu n'a pas le droit de bafouer la mémoire de milliers de victime ! Au nom de quoi ? et Pourquoi Jude ? Je ne savais pas si tu defendais l'armee pour le retour des boureaux ! Moi je défends une armée nationale et non une armé de Criminel et de trafiquant de drogue. Tu manques de probité intelectuel ? Tu me fais pitié oui tres pitié !
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 16:47

Oui les soldats de l'acabit de Sully Pierre font honneur aux haitiens ,pas les Generaux qui ont capitulé sans tirer un coup de fusils.Je respecterai toujours les militaires de l'acabit de Turnier , Cayard.Boucicaut,Blain, ceux qui ont eu le courage de dire non au tyran.

"l'armée d'haiti serait toujours la et on aurait pas ces 15 ans de desorde."

Celui qui a ecrit cette phrase doit etre un petit garcon bien eleve,très gentil mais aveugle et frappé soudainement d'amnesie.Ou bien meprise-t-il la mort des enfants ,femmes et vieillards qui ont peri durant le regne des militaires.Il me semble que dans l'esprit de certains haitiens la vie des pauvres n'a aucune valeur .Seule la vie de Mme Estimé ou de celle du colonel Guy francois ont une valeur.malgre les deux ans de la dictature de gerard latortue et de son neveu on ne peut pas les comparer aux militaires tant dans le massacre des pauvres que dans la corruption..
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Joel
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 18:20

jude,
Je suis plus agé que vous.
Donc assez d'envoyer des pointes à propos de l'age de H.Christophe.
Et puis soyez sérieux ,avec que le coup venait des petits soldats,ou bien que Cédras était une créature d'Aristide.

Cédras était sur le payroll de la CIA ,Aristide ne le savait pas.
Il était ce qu'on appelle dans le language des services d'Intelligence américains,"UN ASSET.

cessez de mentir,surtout à ceux qui vivent aux Etats Unis.
Ici,nous avons tous les moyens de découvrir la vérité.
CESSEZ DE MENTIR!
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 19:14

Oui, le 30 septembre doit etre commemore.

Il represente la date ou clairement l'elite de ce pays a montrer qu'il refusait au peuple le droit de prendre en main sa destinee et de changer le statu quo actuel.

Ce fut la premiere embuche tendue au peuple dans son combat pour une meilleure repartition des richesses.

Quelques points ont retenu mon attention au cours de ce debat:

1) Cedras n'a ete jamais une creature d'Aristide (en fait j'aimerais bien qu'on m'explique comment en 7 mois, Aristide pouvait deja avoir une telle influence sur la haute hierarchie de l'armee, au point d'avoir Cedras dans sa poche). Cedras a fait le travail pour lequel il etait la. Il semblerait que Cedras avait deja une reputation des le plus jeune age, car je me rappele qu'un ami de la famille, ami d'enfance de Cedras, a dit le lendemain de la nomination de Cedras en tant que general en chef de l'Armee qu'Aristide venait de nommer celui qui avait les capacites de le renverser. Petite anecdote: a Jeremie, le pere de Cedras etait reconnu pour aller incendier les maisons d'opposants habille en femme.

2) Contrairement a ce qu'avance Jude, le coup d'etat de 1991 a ete bien planifie et organise dans les hautes spheres de l'elite et de l'armee avec l'aval des USA bien entendu. D'ailleurs, on connait plusieurs des membres de notre elite qui ont participe au financement de ce coup d'etat. Ce n'etait pas un "mouvement spontane de petits soldats". J'aimerais bien d'ailleurs que quelqu'un m'explique depuis quand dans une armee, des "petits soldats" prennent la liberte de commettre des actes aussi lourd de consequences...

3) C'est bien egalement la premiere fois que j'entends quelqu'un declarer que les foules fideles a Aristide dechouquaient militaire apres militaire. Celle-la, elle est vraiment bonne. Pendant le coup d'etat de 1991, on a souvent voulu vendre une image d'Aristide, promoteur de violence avec son fameux discours, mais on a toujours omis de dire que sous son regne, jamais il n'y a eu de victime du "pere lebrun".

4) Le coup d'etat du 30 septembre 1991 n'etait pas la premiere tentative des 7 mois d'Aristide. Il y a eu au moins 4 tentatives avant celle du 30 septembre qui s'est soldee par un succes. Une portion de l'armee, surtout au niveau des "petits soldats" etaient acquise a la cause du renouveau que representait Lavalas et c'est ce qui a fait echoue les tentatives precedentes.

Pour finir, oui, en memoire:
- des 5000 victimes de ce coup d'etat,
- des milliers d'exiles,
- des centaines voire milliers de boat-people qui sont morts en mer ou qui ont du subir l'affront des prisons americaines avec seul crime d'avoir voulu echapper a la terreur,
- des femmes qui ont ete violees ("crime de guerre" qui n'existait pas en Haiti avant cette epoque),
- des espoirs de toute une generation qui se sont evanouis,

nous nous devons de commemorer le 30 septembre et de nous souvenir de ce jour comme un moment charniere de notre histoire.
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Ven 29 Sep 2006 - 20:29

Mais ce n'est pas la premiere fois que
l'oligarchie haitienne avec l'aide de son bras armé ait renversé l'elu du peuple haitien ;on doit se souvenir aussi du 16 Mai 1950 ou un autre Caudillo a passé les menottes au chef d'etat haitien le plus progressiste,.Son Excellence Dumarsais Estimé, le Chef d'Etat haitien le plus aimé; et il le merite bien cette estime de ses concitoyens.
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Sam 30 Sep 2006 - 13:40

Haïti-Politique
15ème anniversaire du coup d’Etat de 1991


Faits et versions autour des circonstances de la perpétration du « Coup de Cédras »

Posté le samedi 30 septembre 2006
Par Radio Kiskeya




D’aucuns se plaisent à accorder l’entière responsabilité du coup d’Etat de 1991 au major Michel François, l’ange Raoul Cédras s’étant finalement trouvé face au fait accompli. Cette thèse a été savamment entretenue, surtout au moment où, pour certains secteurs de la communauté internationale, il s’agissait de trouver avec le président constitutionnel un compromis qui devait maintenir le général en poste. On démarchait alors une formule à la chilienne, à la Pinochet donc. Tel était l’objectif du sommet de Governor’s Island, à New York.

Aucune thèse n’a été aussi fausse, selon des informations que nous tenons d’acteurs de l’époque dont l’un, au centre des événements, a laissé sa peau au Palais national le 30 septembre 1991 : le valeureux capitaine Fritz Pierre Louis.

Raoul Cédras savait. Des mois auparavant, le commandant en chef par intérim a personnellement mis tout son poids dans la balance pour empêcher le transfert vers la province de trois officiers supérieurs, dont le major Michel François qui dirigeait alors le Service de simple police, communément appelé Cafétéria. Les conseillers du président Aristide lui avaient fait comprendre que cet officier d’infanterie formé aux Etats-Unis n’était pas du tout à sa place et que le risque existait qu’il puisse aisément mettre sa compétence militaire à contribution dans n’importe quel plan de déstabilisation. Alors que, selon toute vraisemblance, celle décision allait être prise, le chef de l’Etat se ravisa, à la requête du commandant en chef par intérim.

Autre fait prouvant que Cédras savait : deux semaines avant le coup, il avait délibérément refusé de faire droit à la requête du commandant d’alors de la Garde présidentielle, le colonel Néoclès Arné, de réapprovisionner le Palais en munitions essentielles, telles que des anti-tanks. De fait, au moment du coup d’Etat, la garnison du Palais National n’a fait que vider les lieux vu qu’elle ne disposait d’aucun moyen pour repousser les assaillants.

Une anecdote, à ce sujet : ayant remarqué un char aux abords du Grand Quartier Général des Forces armées d’Haïti (FAD’H) dans la matinée du lundi 30 septembre, avec le canon braqué sur le Palais National, des membres de la Garde présidentielle sont allés demander à leurs frères d’armes de la police qui se trouvaient à côté du char, le motif de leur présence et de leur posture guerrière. Car, autre fait à prendre en compte, selon les témoignages recueillis auprès des acteurs, cette garnison n’était pas impliquée dans le coup. Pour toute réponse à la question de savoir pourquoi ils étaient en ces lieux, les militaires en faction près du blindé leur ont fait savoir qu’ils en sauraient davantage dans les minutes qui allaient suivre s’ils ont bien le goût du risque. Conséquence : le Palais s’est rapidement vidé de son personnel militaire. A l’arrivée du chef de l’Etat au Palais en compagnie de l’ambassadeur français Raphael Dufour et des éléments de sa garde rapprochée, il y avait très peu de soldats pour défendre la position, comme on dit dans le jargon miltaire. C’est à la faveur de cette situation que le capitaine Fritz Pierre Louis sera tué dans les couloirs du Palais, quelques minutes après que le chef de l’Etat ait été conduit « manu militari » au GQG des FAD’H par un petit groupe de militaires chauffés à blanc. La thèse officielle relative à la mort du capitaine Pierre Louis sera le suicide. Mais, on comprend jusqu’ici très mal qu’il eut pu se tirer une balle à la tête du côté de l’oreille gauche, alors qu’il était droitier.

Pour revenir à l’histoire du comportement du général Cédras par rapport au coup d’Etat, il faut rappeler que, 15 jours avant le coup, de concert avec d’autres membres du haut commandement de l’armée, il entreprit une tournée d’inspection des garnisons au cours de laquelle, outre les consignes militaires ordinaires à proprement parler, il a été maintes fois question de la décision scandaleuse prise par le pouvoir, selon les militaires, de détourner des fonds accordés par Taiwan pour des projets de réhabilitation de l’armée. Des allégations qui n’ont jamais pu être vérifiées, une certaine confusion ayant prévalu en ce qui concerne des fonds octroyés en don par le même pays à La Fanmi Selavi, œuvre sociale du prêtre-président. S’agissait-il donc de fonds destinés à cette œuvre ou de fonds destinés à l’armée ? Ces fonds auraient servi à la construction de la route de Tabarre qui, plus tard, au « retour à l’ordre constitutionnel », allait être baptisée « Boulevard du 15 octobre ».

Dans la suite des dispositions prises qui devaient conduire au coup, il faut signaler celle prise, sans notification au Ministère de la défense dirigé alors par le Premier ministre René Préval, de transférer vers le Camp d’application, à Frères, le stock important de munitions entreposées à Fort-Dimanche depuis l’époque de la dictature duvaliériste.

Raoul Cédras savait, donc. L’ensemble des mesures ayant précédé le coup d’Etat le prouvent suffisamment.

Mais, il faut remonter encore plus avant, dans la chronologie des faits, pour mieux comprendre comment s’est produit le coup.

D’aucuns prétendent que le prêtre-président avait soulevé le courroux des militaires dès sa décision spectaculaire, le jour de sa prestation de serment le 7 février, de renvoyer la plupart des membres du Haut-commandement de l’armée. Il n’en est absolument rien. Les informations recueillies auprès d’acteurs clés laissent plutôt croire que la liste des changements à opérer était soumise par le colonel Raoul Cédras en personne, au cours de plusieurs réunions avec des conseillers du président élu, c’est-à-dire avant l’investiture. L’un de ces conseillers devait par la suite remplir la fonction de secrétaire d’Etat à la sécurité publique au sein de l’un des nombreux gouvernements lavalas. Il était alors clairement entendu au cours de ces réunions que, en raison de ses bons et loyaux services à l’occasion de la supervision des élections de 1990, le colonel Cédras serait promu brigadier général et chef d’Etat major général par intérim des FAD’H. Une proposition soutenue alors par de nombreux proches du président élu, dont un influent journaliste.

Aucun contentieux n’a donc existé entre Aristide/Préval et Raoul Cédras au sujet du coup de balai opéré au sein du Haut commandement militaire par l’élu du 16 décembre lors de son discours d’investiture.

D’aucuns prétendent donc à tort que le prêtre-président avait soulevé le courroux des militaires avec cette décision spectaculaire.

En écartant ce groupe d’officiers, Jean Bertrand Aristide n’avait plutôt fait qu’offrir à Cédras la possibilité d’homogénéiser le commandement militaire, les postes-clés devant être désormais occupés, exclusivement, par les membres de la promotion duvaliériste de 1973 de l’Académie militaire à laquelle appartenait justement le commandant en chef par interim. A partir de ce moment, ce dernier disposait des moyens pour « réglementer » le pouvoir civil et la vie politique.

Le coup de balai du 7 février 1991, en éliminant les contradictions et les rivalités de promotion et/ou de génération au sein du Haut commandement militaire, a-t-il été une mesure intelligente ? N’était-il pas déjà révélateur d’un certain amateurisme qui allait par la suite présider à l’adoption de nombreuses autres mesures maladroites et catastrophiques dans d’autres domaines ?

Concernant des griefs du général Cédras contre le pouvoir du 16 décembre, il faut signaler, par ordre d’importance, un ensemble de faits. Des dispositions prises au niveau du Ministère de la défense ont été particulièrement mal accueillies par le Haut commandement. Dans le cadre des réformes envisagées, ce Ministère avait entrepris avec audace de rompre avec une vieille tradition, celle faisant de l’armée une entité indépendante de toutes les autres. Désormais, l’armée devait se résigner à être un simple service déconcentré du Ministère de la défense. A ce titre, elle devait, de façon réglementaire, fournir à son Ministère de tutelle des informations qui, curieusement, n‘ont jamais existé au niveau du Ministère en question. Quelles sont ces informations ? 1-L’effectif réel de l’armée. le Ministère de la défense n’a jamais disposé de données y relatives ; 2- La grille des salaires au sein de l’institution ; 3- L’inventaire des biens meubles et immeubles de l’armée ; 4- La liste détaillée des équipements militaires, armes et munitions.

La mesure encore plus humiliante, du point de vue du Haut commandement, était celle qui l’enjoignait à soumettre désormais son projet de budget au Ministère de la défense qui l’incorporerait dans le sien propre et deviendrait du même coup le grand patron de l’institution militaire dont il gèrerait les finances. Il s’agissait alors d’une « réforme scandaleuse » du point de vue des militaires habitués à concevoir et à gérer eux-mêmes leur budget et n’ayant traditionnellement de comptes à rendre qu’à des cercles restreints du pouvoir politique. Il ne fallait pas que cela passe !

Autre contentieux : le dossier des réintégrations massives d’officiers chassés de l’armée ou l’ayant déserté, pour diverses raisons. Cédras a dû à contre-cœur entériné des mesures en ce sens du chef de l’Etat, acceptant ainsi de cotoyer des officiers qu’il avait personnellement poursuivi en cour martiale à titre d’accusateur. C’est le cas du capitaine Fritz Pierre Louis et de plusieurs de ses camarades. Le commandant en chef avait vainement fait prévaloir que certains des officiers en question avaient fait l’objet de condamnation par contumace et que leur réintégration devait représenter un dangereux précédent.

Le dernier, mais pas du tout le moindre des litiges : la durée du maintien du général dans le statut de commandant en chef par intérim. Sept longs mois d’intérim à la tête d’une institution hiérarchisée !? Où est-ce que les dirigeants de l’époque avaient-ils appris que cela pouvait se faire ?

Le coup a-t-il surpris le gouvernement et la présidence ? Certains faits permettent de répondre par la négative. Qu’est ce qui explique que le coup a pu réussir en dépit du fait qu’il était connu des autorités constitutionnelles ?

Le coup d’Etat a-t-il surpris le gouvernement ? Quelle fut sa stratégie pour le déjouer ?

Les faits valent mieux qu’une tentative de réponse qui donnerait certainement lieu à des polémiques stériles. Ce qui est loin de l’objectif visé qui n’est autre que de mettre à la disposition des chercheurs et du public en général des éléments très peu connus concernant le coup d’Etat.

Le vendredi 27 septembre 2003, à son retour de New York où il avait accompagné le chef de l’Etat aux Nations Unies, le capitaine Fritz Pierre Louis, chef de la garde rapprochée du président, confia à un fonctionnaire qu’un coup se tramait. Selon ses informations, cela avait justifié le détour par Cité Soleil pris par Jean Bertrand Aristide en quittant l’aéroport et l’autorisation qu’il donnera par la suite pour qu’on laisse le peuple des bidonvilles prendre position sur la pelouse du Palais national. Le décor était alors planté pour la menace suprême du supplice du collier.

Ayant à la mémoire le souvenir de la geste populaire du 7 janvier contre le coup d’Etat de Roger Lafontant, Jean Bertrand Aristide et René Préval doutaient visiblement de la capacité d’un quelconque secteur de réaliser un putsch. Ils allaient en être plus convaincus quand, dans la soirée du 27 septembre, le chef de l’Etat mit le commandant en chef par intérim au courant de l’existence du complot. Celui-ci lui répondit alors qu’il n’en était rien et que, de toute manière, au cas où les informations dont il dispose auraient un quelconque fondement, ce serait l’occasion rêvée pour « épurer » définitivement l’armée et en faire une institution professionnelle et a-politique. Quel discours eut pu mieux contenter nos « marassas » (les frères jumeaux Aristide et Préval) qui, à cette époque, étaient bien avides de profondes réformes institutionnelles ?

Mais c’était, comme on le verra plus tard, une astucieuse promesse de la part de l’officier, car elle allait créer chez les locataires du Palais l’attentisme indispensable à la mise en place du coup. Un attentisme somme toute béat, frisant à la limite l’irresponsabilité. Les seuls actes à retenir des autorités seront 2 appels téléphoniques à la nation, l’un de la ministre de l’information, Marie Laurence Lassègue, l’autre du premier ministre René Préval, de sa planque étant. On rapporte, mais nous n’avons pas pu le vérifier, qu’avant le déclenchement des hostilités, un ministre influent avait proposé de fomenter des troubles au Centre Ville dans la matinée du 28 septembre qui favoriserait, au cours de la journée l’arrestation des conspirateurs. Mais, confiant en la parole donnée par le commandant en chef a.i., le président aurait demandé d’attendre...


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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Sam 30 Sep 2006 - 13:40

Cet attentisme mettra à rude épreuve les qualités guerrières du capitaine Fritz Pierre Louis, prêt au combat contre les putschistes. De la résidence du chef de l’Etat à Tabarre où il se trouvait alors depuis la veille, vers 11 hres 30 a.m. le lundi 30 septembre, il confia au téléphone à un ami qu’il était en train de perdre patience dans l’attente d’un ordre formel de contre attaque du chef de l’Etat. Selon lui, le président ne réalise apparemment pas qu’il s’agit d’un coup d’état. Il a à ses côtés, dit-il, deux hommes qui ne sont pas de véritables militaires, en l’occurrence le major Fourel Célestin et le capitaine Nicolas Sperduto, médecins de leur état.

Selon ce témoignage, Fritz Pierre Louis s’est emporté au téléphone, affirmant disposer d’une centaine d’hommes, militaires et civils, déterminés à affronter le groupe alors insignifiant de militaires ayant pris l’initiative du putsch. Car, tout au départ, ces derniers n’étaient pas du tout nombreux. Leur audace allait les récompenser en fin d’après-midi quand, ayant procédé à l’arrestation du président grâce à la débandade de la garde présidentielle et aux tueries réalisées dans la population tout au cours de la journée, le gros de la troupe allait tout simplement se soumettre à leur autorité.

Des acteurs de l’époque rapportent que, jusqu’à l’arrivée chez lui de l’ambassadeur de France, Jean Raphaël Dufour, Jean Bertrand Aristide n’était pas encore convaincu de l’implication de Raoul Cédras dans le coup. Le général, avec qui il était constamment en contact téléphonique pendant tout le déroulement des événements, lui faisait croire qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’Etat, mais plutôt d’une simple mutinerie. Cédras avait soutenu pareille thèse la veille dans une conversation téléphonique avec l’épouse d’un major des FAD’H qui en fera part à ses proches. A la question de cette dernière de savoir si ce qui se passait le dimanche 29 septembre au soir au Camp d’Application à Frères était effectivement un coup d’Etat, il répondit que non et que certains officiers proches du chef de l’Etat intoxiquent ce dernier à ce sujet et donc qu’il s’agit d’une mutinerie.

La thèse de la mutinerie tiendra jusque le lundi 30 septembre dans l’après-midi, vers 2 heures, quand, introduit sur Radio Soleil par le colonel Alix Sylva, un sous-officier présenta un cahier de charges en `10 points dont l’un concernait la démission immédiate du premier ministre René Préval.

A ce stade, il importe, et nous le suggérons, que les chercheurs investiguent et vérifient certaines données. Car, il parait qu’il y avait un sérieux malentendu parmi les putschistes sur le fait d’obtenir soit la tête du premier ministre, soit celle du président de la République. L’un ou l’autre ou les 2 à la fois ? On rapporte que, à l’arrivée du président Aristide au GQG des FAD’H, le colonel Alix Sylva qui y était s’étonna qu’il ait été fait prisonnier et qu’on lui ait passé les menottes. Selon certains témoignages, il semble qu’il croyait que l’opération visait plutôt le premier ministre. Il a failli payer de sa peau une telle erreur car, quand il tenta de contraindre ses subalternes à adopter l’attitude requise face au chef de l’Etat, ces derniers ouvrir le feu en sa direction. Ayant échappé à l’agression, il sera par la suite poursuivi jusque chez lui avant de devoir prendre le chemin de l’exil.

Il semble donc que plus d’uns, y compris l’énigmatique Alvin P. Adams, « Bourik chaje », l’ambassadeur américain, se soient bêtement laissés prendre au piège d’une simple mutinerie pour obtenir la tête du premier ministre mais que d’habiles stratèges allaient rapidement transformer en coup d’Etat contre les autorités constitutionnelles.

Des acteurs-clés de l’époque soutiennent que le Palais était au courant d’un plan d’exécution physique de René Préval qui serait réalisée à l’occasion de l’une de ses tentatives, nombreuses à l’époque, de calmer le courroux de mutins de plusieurs garnisons, réclamant pour la plupart de meilleures conditions de travail. Selon ces acteurs, les secteurs traditionnels soutenus par des puissances étrangères dont les Etats-Unis, semblaient encore déterminés à contraindre Jean Bertrand Aristide à accepter un « deal » qu’on lui avait proposé dès la proclamation des résultats des élections de 1990, c’est-à-dire le porter à accepter un premier ministre qui viendrait vraisemblablement de l’opposition.

Serait-ce la découverte de ce plan qui aurait motivé l’instruction formelle passée dès le vendredi 27 septembre au soir, au premier ministre et ministre de la défense René Préval, pour qu’il se mette à couvert pendant tout le week-end et qu’il ne réponde à aucune sollicitation, venant de qui que ce soit, de se présenter dans une quelconque garnison militaire pour y résoudre même le plus insignifiant des problèmes ? De fait, dans la soirée du 29 septembre, Cédras cherchera en vain le premier ministre pour lui « confier » la drôle de mission, qui lui incombait en fait, de mettre fin à un début de « mutinerie » au Camp d’Application.

L’ensemble des faits et versions contenus dans cet article conduisent à beaucoup d’interrogations sur la responsabilité ou même l’irresponsabilité des dirigeants de l’époque dans la gestion d’une situation qui a abouti à la mort de plusieurs milliers de personnes. Ils constituent des pistes de recherche pour une étude plus approfondie du coup d’Etat le plus sanglant de l’histoire nationale.

Il va sans dire que l’étude devra aussi bien s’orienter vers le rôle joué dans la perpétration du coup par les puissances d’argent et donc l’oligarchie haïtienne dont l’hostilité à Aristide et au mouvement lavalas en général ne fut un secret pour personne.

Il importera également d’analyser le rôle joué dans le coup d’Etat par certaines ambassades étrangères, en particulier celle des Etats-Unis et de leur ambassadeur « Bourik Chaje », Alvin P. Adams. [jmd/RK]
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Sam 30 Sep 2006 - 14:36

C'est une analyse typique de la Camarilla de Radio Kiskeya.
Le Coup d'Etat était planifié par l'officine des Etats Unis .
Point barre.
Cette affaire de ou bien Préval ,ou bien Aristide ,c'est une façon pour Radio Kiskekya de faire pécher en eaux troubles.

Le gouvernement américain était déterminé à se débarasser d'Aristide.
Que le Capitaine Fritz Pierre Louis aurait réussi à défendre Aristide contre cette "mutinerie" les services de renseignements reviendraient à la charge et utiliseraient d'autres moyens.
Si Aristide aurait réussi à se débarssser de ceux qui complotaient le Coup d'Etat en Haiti,il aurait été accusé de tous les crimes par les américains et d'autres moyens auraient été utilisés.

Il n'y a qu'une seule chose qui aurait pu sauver Aristide,c'est que s'il pouvait résister ,jusqu'à l'avènement de CLINTON,mais par contre le gouvernement américain était déterminé de se débarasser de lui avant l'avènement d'un autre gouvernement ,possiblement démocrate.

Et puis pour Radio Kiskeya ,d'imputer que le gouvernement d'Aristide-Préval aurait une responsabilité des 5000+ morts ,qui s'ensuivirent.
HONTE A VOUS RADIO KISKEYA !SHAME!SHAME!SHAME!

Allez lire l'histoire du Coup d'Etat contre JACOBO ARBENZ GUZMAN en 1954.Ce coup d'Etat avait causé plus de 200000 morts,sur une période de plus de 30 ans,et Guzman avait fait tout ce qui était possible pou éviter ce Coup d'Etat.
Lilianne Pierre Paul ,ou la personne qui a écrit cet article ,à chaque fois que ARBENZ avait trouvé une réponse pour contrecarrer le Coup,le gouvernement américain ,avait "up the ante" comme on dit.

Et puis en ce qui concerne Cédras ,le "Cable Channel" "HISTORY CHANNEL" a de temps en temps diffusé un documentaire comment les services d'Intelligence de l'Armée Arméricaine et de la CIA ,avaient ménagé la montée de MANUEL NORIEGA au Panama ,depuis quand il était un simple Lieutenant.

Ce sont des officiers d'Intelligence à la Retraite ,qui ont fait ces révélations.Ils disent carrément qu'ils ne voulaient pas d'un gouvernement démocratique au Panama,et leur mission c'était de garder le Controle du Canal de Panama et il est toujours difficile de 'deal" avec un gouvernement démocratique.

On peut dire que CEDRAS ayant été "an asset",sa mission était de prendre le controle de l'Armée ,et puis Aristide aurait peut étre avoir sauvé la vie à certains des généraux q'il avait limogé.

N'oublions pas que le Général SCHNEIDER ,le chef d'Etat major de l'Armée Chilienne avait été froidement abattu avant le coup D'etat contre Allende,sur les ordres de Henry Kissinger dit on.
Schneidet ayant refusé de participer au Coup d'Etat.
La fille de Schneider avait assigné Kissinger dans les tribunaux américains ,pour responsabilité dans la mort de son pére.

Et puis encore HONTE A VOUS,Radio Kiskeya pour avoir imputé à Aristide ou Préval,la moindre responsabilité dans les morts faits durant le Coup D'Etat de 1991.
Encore.
SHAME!SHAME!SHAME!
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Sam 30 Sep 2006 - 16:55

AMEN
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Dim 1 Oct 2006 - 14:47

monshe, tout moun konsa, se aristid ki bay pwop tet li koudeta nan pa tande li.
depi le sedras bay lod pou pran depo zam pou ale nan ka daplikasyon, fritz pierre di misye konsa, zam ak minisyon an se nan zon pep la ke li ye, si gen yon bagay ke nou paka depann de etat-major, nou ka depann de volontye pou kontre-kare malveyan.
e si an verite zam ak minisyon yo te rete fo dimansh, apre ti katoush ti mesye kafeterya yo te fini, fok nou te ka mashe pran yo.
pa bliye fritz pierre-louis te pran ekzil le li te akize eta-major wa te mashann dwog.
misye se yonn nan jenn gason ki te di lame sa bezwen gwo refonn paske li we kap pase nan lame sa se bagay pou kita fe moun kriye.
menm youri latortue te nan gwoup ti mesye fritz pierre louis ke tap travay ak aristid.
entrenman cin lan, yourie latortue se yonn nan eleman kle ke li te ye.
monshe, se yonn nan koudeta ki te ka pi fasil pou kontrekare si presiden pat yon NAIF.
te gentan gen batay ant diferan group solda, te menm gen solda nan kafeterya ki te kont koudeta ki te gentan ale nan pale.
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Dim 1 Oct 2006 - 19:57

Avec le recul, il est toujours facile de dire que les choses auraient pu etre differentes...
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Dim 1 Oct 2006 - 21:04

Big Deal!

Fritz Pierre Louis aurait déplacé les munitions ,arrété les mutins et 3 mois plus tard ,les commanditaires du Coup d'Etat auraient trouvé d'autres officiers pour perpétrer le Coup.
Ceux qui disent qu'Aristide aurait pu éviter le coup d'Etat,aller lire l'histoire de l'Amérique Latine,ces 60 dernières années!
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MessageSujet: Re: Faut-il fêter le 30 septembre ?   Dim 1 Oct 2006 - 21:49

non joel, pour toute l'estime que j'ai pour toi, je ne pourrais tolerer ton apparent sens soudain de fatalisme. ce coups-d'etat pourrait etre evite avec les precautions les plus prelimnaires
joel, j'ai un cousin qui faisait partie du groupe de jeunes officiers de charactere qui voulaient une haiti saine, et il avait propose un plan brillant qui prennait en consideration l'avantage geopolitique du corps-du-genie.
comme vous le savez, le corps-du-genie se trouvait a la rue saint matin; et l'avantage du corps-du-genie, partiellment a cause du terrain des freres, c'est qu'un groupe d'hommes armes, militaires ou civils pourraient se rendre dans les quartiers populaires( vice versa) de portail saint joseph, tokyo, tamarin club, et orphelin, et meme rue neuf en ne traverssant, au plus, qu'une relativement petite rue( a l'exception du boulevard jean jacques dessalines en ce qui concerne les quartiers populaires de l'oeust du boulevard).
mon cousin avait propose de remplir ce corps-du-genie d'hommes militaires sympatisants qui habitaient dans les proximites.
en cas d'un coups-d'etat, ce corps-du-genie se transformerait en un camp de ralliement protege psychologiquement par la grande sympathie des residents, et geographiquement par la morne " lavoie" et l'altitude relative du bel'air.
une situation qui donnerait aux accupants du corps-du-genie, une avantage strategique sur les occupants du palais ou quartier-general.
les sympatisants militaires auraient utilise la relative elevation de la citerne du bel'air pour ecraser les tanks avec des anti-tanks avec toute la complicite des residents civils.
et si les tanks decideraient de s'aventurer vers le corps du genie, ils seraient vulnerables, du fait qu'ils se trouveraient dans une petite vallee exposee aux attaques des resistants relativelement eleves( assumant que les tanks viendraient du quartier general en passant par la morne lavoie), et si les tanks viendraient du camp d'application, les voies etroites de delmas et de tokyo, leur donnerait un desavantage apparemment suicidaire.
avec ces precautions argumente mon cousin, un coups-d'etat serait une grande opportunite de reformer cette armee une fois pour tous.
avec la transformation du corps-du-genie en resistance militaire et le support psychologique des quartiers populaires, le coups-d'etat serair echoue et tous elements suspects des forces armees auraient vide les lieux ou arretes ou tues en combats.
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