Haïti et les choix énergétiques du futur
mercredi 4 octobre 2006
« Il faut faire preuve de pédagogie pour modifier les attitudes et les cultures. »
I. Calvino
Par Marc Antoine Archer [1]
Soumis à AlterPresse le 1er octobre 2006
Cela peut paraître un peu prétentieux de ma part, de parler de choix énergétique, actuellement en Haïti, dans un pays dans lequel l’absence de choix semble être la seule option de vie, de survie, devrais-je dire.
Si parler de choix semble être utopique, chimérique, parler de futur semble l’être encore plus. Cependant, pour prendre le contre-pied de ce que je semblais vouloir avancer, je vais commencer par dire que l’absence de choix étant déjà un choix, et que puisque le futur existe, indépendamment de nous-mêmes, essayons de le modeler, de le faire nôtre, en un mot, de le construire, collectivement.
Dans cette tentative de construction du futur, les choix énergétiques sont les premiers à réaliser. Puisque l’énergie est l’épine dorsale de notre société, car rien ne se fait sans énergie, je vous propose donc, dans ce texte, d’explorer « l’univers énergétique haïtien », d’analyser les choix énergétiques possibles, pour la construction d’une société moderne ou du moins d’une société ayant une vision de permanence. Cela, sans énergie, sans ressources énergétiques disponibles, et, le choix de la force humaine, gratuite, n’étant plus de mise, les garanties de survie sont alors minimes.
Pour commencer, voyons pourquoi nous devrions faire ces choix.
1- Haïti est actuellement l’un des pays les plus pauvres énergétiquement, aussi bien au niveau de la disponibilité de ressources énergétiques qu’au niveau de la disponibilité de ressources économiques et/ou technologiques.
2- La consommation énergétique, basée sur l’exploitation des ressources locales, exerce une pression « INSOUTENABLE » sur l’environnement, mettant même en jeu la permanence des structures du pays.
3- Le fossé, qui nous sépare des autres pays, se fait de plus en plus grand, et cela, aussi bien au niveau économique que technologique. Cela se traduit par une destruction de plus en plus forte des capacités de construction de la société, d’où un sérieux problème de sustentation pour le pays.
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