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 Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared

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Marc-Henry
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MessageSujet: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 14:07

Culture et Développement : Organiser la riposte


Dans « Le diable et le bon Dieu », il y avait deux points essentiels :

1) Haïti et la République Dominicaine auraient eu, au départ, les mêmes attributs physiques mais leur évolution économique et sociale a divergé au cours des années à l'avantage de la République Dominicaine alors que Haïti, pour sa part, reculait.
2) La différence s'expliquerait par les politiques économiques suivies dans les deux pays. Nous croyons avoir démontré que ces deux hypothèses sont fausses.

Par contre, ce qui était implicite, aussi bien dans l'analyse de Jared Diamond que dans le pamphlet des deux fonctionnaires du Fonds Monétaire International, est que la culture de la République Dominicaine, de langue espagnole, à population presque blanche est proche de celle de l'Occident chrétien alors que la culture des Haïtiens, descendants d'esclaves noirs et parlant créole, est d'essence africaine.

A.- Des allégations à ne pas prendre à la légère

De telles allégations ne doivent pas être prises à la légère, au moins pour trois séries de raisons :
1) si elles sont vraies, tous les sacrifices que nous consentons maintenant, en termes d'ajustement structurel pour nous adapter à la globalisation, seraient en pure perte. L'aide étrangère qui nous est allouée serait pur gaspillage et pourrait être arrêtée à tous moments. Les investisseurs étrangers n'auraient pas raison de s'engager chez nous. À moins de changer notre culture -dans quel sens et pendant combien de temps- nous serions un pays condamné.
2) L'idée que, à moins de changer sa culture, Haïti est un pays condamné, ne va pas s'éteindre d'elle-même, comme par épuisement. Au contraire, on constate qu'elle tend à se répéter et à faire tâche d'huile. Lancées en 1985 par Lawrence E. Harrison dans un livre intitulé « Development is a State of Mind », poursuivies en 1998 par David S. Landes, Professeur d'économie à Harvard University dans un livre intitulé « The Wealth and Poverty of Nations - Why Some are so Rich and Some so Poor», confirmées en 2000 dans « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order » de Samuel P. Huntington, ces mêmes allégations ont été reprises, on l'a vu, par Jared Diamond en 2005 et couronnées, si l'on peut dire, par Harrison lui-même dans « The Central Liberal Truth » paru en 2006 et en 2007 par Mandelbaum dans « Democracy's Good Name ».
3) La prolifération de ces idées, qui professent ouvertement que certaines cultures sont résistantes au progrès et le plus souvent, en donnant comme exemple Haïti et la République Dominicaine, n'est pas le fait du hasard. Elles ont leur source dans un symposium organisé en Avril 1999, sous les auspices de l'Académie d'Etudes Internationales de l'Université Harvard. À ce symposium, ont participé des universitaires, des journalistes, des politiciens et des experts du développement avec pour objectif de discuter des relations entre la culture et le progrès humain.

B.- Le symposium de Harvard

Qu'est-ce que la culture ? Qu'est-ce que le progrès humain ? La culture peut avoir différentes définitions et plusieurs sens dans plusieurs disciplines et dans des contextes différents -musique, danse, production littéraire-. Ici, elle s'entend en termes des valeurs, des attitudes et des croyances qui sont à la base des rapports sociaux qui sont à l'oeuvre à l'intérieur d'une société. Quant au progrès humain, c'est le mouvement vers le développement économique, le bien-être matériel, la démocratie. Le progrès humain peut se résumer en termes simples : la vie est mieux que la mort, la santé meilleure que la maladie, la liberté meilleure que l'esclavage, la prospérité préférable à la pauvreté, l'éducation préférable à l'ignorance, la justice préférable à l'injustice.

la suite de l'analyse;

http://www.lenouvelliste.com/blogs/blogforprint.php?r=2&n=40


PS: Chers amis , je vous encourage grandement à participer dans ce débat initié par Bazin sur la riposte à donner aux penseurs étrangers qui parlent de la culture haitienne comme facteur de blocage au développement d'Haiti.
Je pense qu'il est important pour Haiti et les haitiens de réflechir sur ces allégations ...

Je tiens à remercier Marc Bazin pour son analyse réflexive sur ce symposium...

Merci d'avance.

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Dernière édition par le Lun 10 Déc 2007 - 14:21, édité 1 fois
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Marc-Henry
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MessageSujet: Re: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 14:11

Marc Bazin Propose:

Citation :
Pour organiser la riposte, nous proposons deux lignes d'action :

a) un argumentaire tiré d'un examen froid, objectif et rationnel de la question des rapports entre la culture et le sous-développement
b) un symposium international à Port-au-Prince sur le thème : « Culture et Développement - le cas d'Haïti ».

I.- L'argumentaire

L'argumentaire serait en sept points, comme il suit :

1) il n'est pas question de nier l'influence de la culture sur le développement. La culture est inhérente à l'activité humaine. La vraie question est plutôt de savoir quelles sont les différentes façons dont la culture influence le développement, comment comprendre ces influences, comment mieux les interpréter, comment au besoin les modifier, comment les cultures s'influencent les unes les autres et quel rôle joue l'éducation dans l'évolution des individus, à l'intérieur même d'une culture donnée. Ce sont là quelques unes des questions de fond que le symposium de Port-au-Prince pourrait examiner. Ensuite, il y a les faits, qu'il conviendra d'examiner sérieusement. Quelques exemples :
2) pour des raisons sur lesquelles il ne nous semble pas devoir nous étendre, nous estimons qu'aucune référence à la période de l'esclavage ne peut être considérée comme une base valable d'appréciation de la prospérité d'Haïti et servir de point de comparaison utile avec la période d'après 1804. À notre avis, par conséquent, la dissertation des panélistes du symposium de Harvard est donc faussée au départ sur un point essentiel
3) il n'est pas vrai que Haïti et la République Dominicaine aient démarré avec des conditions identiques. Les sols dominicains sont plus fertiles, mieux arrosés, plus profonds, les plaines plus vastes. Haïti n'a que 15% de terrains plats. 40% de notre superficie ne sont pas cultivables. Les Dominicains n'ont pas eu à payer pour leur indépendance. Indépendants, ils n'ont pas été mis au ban des nations. Alors que les prix mondiaux du sucre s'étaient écroulés, par suite de l'introduction du sucre de betterave en Europe à la fin de la seconde moitié du 19e siècle, ce qui mettait fin à l'avantage comparatif d'Haïti, d'importantes sociétés américaines ont investi à fond dans l'industrie sucrière dominicaine, et encore davantage dans le tourisme. Pour Haïti, il n'y a rien eu de pareil.

La République Dominicaine n'a jamais connu un embargo de trois ans qui lui aurait fait perdre 40% d'un revenu national déjà maigre. La République Dominicaine n'a pas connu l'ostracisme du SIDA. Depuis près de cinquante ans, la croissance dominicaine est portée principalement par des investissements, le plus souvent financés par l'extérieur. Déjà en l991, la dette extérieure de la République Dominicaine, était plus de quatre fois supérieure à ce que notre dette est aujourd'hui. Entre 1983 et 1996, le quota de sucre dominicain vers les USA a été globalement de 3.887.000 tonnes à un prix moyen de 16cts la livre, soit donc, au total, des recettes de près de $700 millions. Pour ce qui est d'Haïti, dès le début des années 80, le sucre avait pratiquement disparu de la colonne de nos exportations. S'agissant de l'industrie d'assemblage dominicain, ses exportations, entre 1980 et 1990 s'établissaient à une moyenne de $780 millions par an. Entre 1991 et 1995 (les années d'embargos sur Haïti) les exportations du secteur se sont élevées à un total de 11.6 milliards de dollars, soit donc une moyenne annuelle de $2.3 milliards pendant les cinq ans.
4) Il n'est pas vrai de dire que le vaudou décourage l'esprit d'initiative, l'accès au marché et la prise de risques. Les gens qui disent des choses parelles n'ont jamais vu les marchandes de légumes descendre des mornes avec leurs paniers sur la tête, n'ont jamais observé les rues d'Haïti encombrées par des centaines de milliers de marchandes de tous articles même les plus petits, ni les Madan Sara qui commercialisent l'agriculture. Ils n'ont pas non plus pris conscience des braceros qui s'exposent à de grandes privations et humiliations, pour gagner leur vie, ni non plus des boat people qui risquent leur vie en haute mer
5) La culture n'est pas que malfaisance. La culture produit des biens économiques : des monuments, des musées, des sites sacrés, des carnavals, des danses et de la musique, lesquels alimentent le tourisme, produisent des recettes, inspirent, expriment et symbolisent la mémoire collective, l'héritage et l'âme d'un peuple
6) La culture n'est pas un mal rigide et sans remède. La culture s'adapte : autrement, comment expliquer la réussite des Haïtiens à l'étranger ?
7) De même un leadership éclairé peut, chaque fois que cela est nécessaire, modifier profondément une culture. Un leadership politique éclairé, avec une vision démocratique et moderne, sans appétit d'argent ou de pouvoir, préoccupé uniquement de l'intérêt national, peut modifier la culture. Deng Xioping a renversé des siècles d'hostilité aux affaires de la part des empereurs et du communisme en disant : « Devenir riche est glorieux », Juan Carlos a sauvé la démocratie en Espagne, Nelson Mandela a évité l'esprit de revanche et de carnage et a sauvé l'unité et la stabilité de son pays. Dans un livre de classe distribué en 1930, les Japonais, bien connus pour leur sens profond de l'identité nationale, écrivent une phrase qui, à notre avis, pourrait avoir raison de toutes les infirmités d'une culture. Cette phrase dit : « La meilleure façon, pour un citoyen, de pratiquer son patriotisme est d'observer une stricte discipline dans sa vie de tous les jours, de veiller à faire régner l'ordre dans sa famille et de s'acquitter pleinement de ses responsabilités dans son travail ».

Ce sont là quelques-unes des idées qu'à notre avis l'argumentaire devrait développer. D'autres -agronomes, sociologues, géographes, experts en développement, artistes, écrivains pour ne citer que ceux-là- auront certainement beaucoup de choses à ajouter à cette liste. Ce qui précède ne serait donc que ma modeste contribution.


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MessageSujet: Re: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 15:45

Marc-Bazin a fait une belle plaidoirie pour la cause d'Haiti. Par contre, je trouve qu'il a un peu minimisé le facteur haitien dans notre échec. Mes réserves sur son approche:

"Les Dominicains n'ont pas eu à payer pour leur indépendance"

Boyer a decidé de payer la dette de l'Indépendance mais a aussi envahi la dominicanie. J'imagine que les soldats haitiens n'étaient pas allés seulement à la recherche de belles femmes. Comme toute force d'occupation, Haiti était supposé piller les ressources de la dominicanie durant cette période.

"Haïti n'a que 15% de terrains plats. 40% de notre superficie ne sont pas cultivables. "

1) La savanne désolée n'est pas si aride que cela et se trouve à quelques km du fleuve artibonite qui se jette dans la mer.
2) La plaine du Cul-de-Sac très fertile est occupée par des maisons.
3)...

"La République Dominicaine n'a jamais connu un embargo de trois ans qui lui aurait fait perdre 40% d'un revenu national déjà maigre."

L'embargo a été imposé sur le pays par des haitiens. Un groupe a donné le coup d'état et l'autre groupe a crée des conditions d'asphyxie pour étouffer son rival.

"Déjà en l991, la dette extérieure de la République Dominicaine, était
plus de quatre fois supérieure à ce que notre dette est aujourd'hui"

La dominicanie peut absorber des fonds dans des projets de développement, c'est pourquoi sa dette est si élevée. Les dirigeants haitiens sont des corrompus qui vont grossir leurs capitaux dans des banques suisses.

D'après le sénateur Anacacis (source audio Radio Kiskeya), des représentants de la MINUSTA ont insulté des parlementaires (Group Fanm) qui ont dilapé des fonds mis à leur disposition pour réaliser des projets.

....

Tout cela, pour dire, nous les haitiens avons notre part de responsabilité. Innocenter les haitiens, c'est contourner une grande partie du problème d'Haiti, et rien ne sera jamais résolue.
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MessageSujet: Re: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 16:44

Il ne faut pas minimiser les points soulevés par Marc bazin.C'est superflu de comparer le poids de la dette payée aux francais par les haitiens et l'envahissment de la republique dominicaine par les troupes haitiennes. sous le gouvernement de jean Pierre Boyer.

Oui haiti est un pays montagneux.il ya des plaines comme la plaine du cul de sac .la plaine de Leogane ,la plaine du nord etc ,mais point n'est besoin d'etre geographe pour verifier cette affirmation.Considerant la technologie haitienne et l'etat lamentable des techniques de culture on peut comprendre pourquoi seulement 15% de nos terres sont cultivables.

ce qui a retenu mon attention d'une facon speciale est cette assertion que le vaudou ,contrairement aux religions du christianisme soit la raison primordiale de notre fatalisme et de notre sous-developpement.Comment des gens eduques peuvent-ils deblaterer de tels illogismes.Les pays blancs sous-developpes sont-ils habités par des vaudouisants?Les pays comme le Cambodge,l'Inde 'l'afghanistan et meme la chine tout recemment ou certains endroits sont encore sous-developpés pratiquent-ils le vaudou;sont -ils si près de la culture africaine?

je n'ai pas l'expertise nécéssaire pour refuter categoriquement l'illogisme de ces idées farfelues du symposium de harvard ,mais la replique de mr. bazin est judicieux et merite notre consideration.

A la yon mal ti peyi saaa fè lap peye papa.Se la raj
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MessageSujet: Re: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 17:14

Malice, Radio-Canada a réalisé un reportage en Haiti ou les journalistes rencontrent des pretres du vaudou qui prétendent guérir le sida.

"Le sida fait d’énormes ravages. Beaucoup de jeunes croient que le condom est une invention des étrangers pour empêcher les Haïtiens de se reproduire. Certains croient que la maladie est provoquée par un sort jeté par un ennemi. Des prêtres et prêtresses vaudou font des affaires d’or en prétendant traiter le sida. La médecine scientifique doit se battre constamment contre ces préjugés. Dure bataille."

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/regardinteractif/haiti/


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MessageSujet: Re: Marc Bazin ne prend pas à la légère les allégations Jared   Lun 10 Déc 2007 - 20:15

Toutes les religions ont leurs affairistes ;certains pasteurs protestants aussi promettent des guerisons.La ou règnent la superstition et l'ignorance on trouvera toujours des exploiteurs qui vivent aux depens des pauvres .Je me rappelle cette episode de mon enfance ou mon oncle etait atteint de la malaria qui le faisait delirer.Une voisine a suggére à ma grand mere de faire "une sortie"ce qui signifie d'aller consulter un hougan parce que mon oncle delirait'et bien malgré la foi chretienne de ma grand mere elle a consulté un hougan de Plaisance qui est entre au cap avec ses fouets pour chasser le zombi;il fallait entendre les cris du jeune homme sou les coups de fouet du Hougan jusqu'au matin ou mon grand père chassait le hougan de la maison.grace aux soins du docteur de la shada a l'epoque mon oncle fut traité.

nous savons combien nos jeunes gens sont mal eduqués sexuellement.Nous ne devons pas repeter ces sottises pour montrer a nos denigreurs le degré de notre ignorance.
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