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 Le mythe du Tibet

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piporiko
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MessageSujet: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:15

L’histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l’Hindouisme et celle de l’Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d’autres dévots au sein de leurs propres rangs. Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu’il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à l’Ouest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu’une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l’harmonie en soi. Mais à l’instar de n’importe quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans. Le bouddhisme est-il une exception ?

Un regard sur l’histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d’actes violents si caractéristiques aux groupes religieux. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires. (1) Au vingtième siècle, en Thaïlande, en Birmanie, en Corée, au Japon, et ailleurs, des Bouddhistes se sont battus aussi bien entre eux qu’avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles rangées au nom du Bouddhisme font partie de l’histoire cingalaise. (2)

Il y a juste quelques années en Corée du Sud, des milliers de moines de l’ordre bouddhiste Chogye se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l’ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec un budget annuel de 9,2 millions de dollars, auquel il faut ajouter des millions de dollars en biens immobiliers ainsi que le privilège d’appointer 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des dizaines de blessés parmi les moines, dont certains sérieusement. Le public coréen manifesta son dédain envers les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle, "elle utiliserait les dons des fidèles pour acquérir des maisons luxueuses et des voitures onéreuses". (3)

Mais qu’en était-il du Dalaï-lama et du Tibet qu’il a présidé avant l’intervention chinoise en 1959 ? Il est largement répandu par beaucoup de dévots bouddhistes que l’ancien Tibet était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux, les livres de voyage, les romans et les films Hollywoodiens ont dépeint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La (paradis terrestre).

Le Dalaï-lama, lui-même, a affirmé que "l’influence pénétrante du Bouddhisme" au Tibet, "au milieu des espaces grand ouverts d’un environnement non corrompu a eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l’harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement." (4) Une lecture de l’histoire du Tibet suggère une image différente. Au treizième siècle, l’Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l’instar d’un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l’Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s’est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C’est tout à fait une ironie de l’histoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.

Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n’appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d’autres courtisans. (5)
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:15

Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)

Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l’exploitation économique. En effet, c’est souvent l’exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d’entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d’argent." (6) Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d’entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.

Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l’armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n’a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma." (Cool En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l’ordre et traquer des serfs fugitifs.

De jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour être formés comme moines. Une fois là, ils étaient internés à vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu’il était courant que des enfants de paysans soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol répété à partir de l’âge de neuf ans. (9) Les domaines monastiques enrôlèrent de force des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme domestiques, danseurs et soldats.

Dans le vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d’autres étaient des mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance naissait dans l’esclavage. (10) La plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 sur une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Les serfs et d’autres paysans vivaient généralement un peu mieux que les esclaves. Ils n’avaient pas de scolarité ni de soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie foncière séculière. Leurs maîtres leur disaient quelle culture produire et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Et ils pouvaient facilement être séparé de leur famille s’il plaisait au propriétaire de les envoyer travailler dans un endroit éloigné. (11)

Une femme de 22 ans, elle-même une serve fugitive rapporte : "De jolies filles de serfs étaient habituellement emmenées par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Elles "étaient juste des esclaves sans droits". (12) Les serfs devaient avoir une permission pour tous leurs déplacements. Les propriétaires terriens avaient l’autorité légale pour capturer ceux qui essayaient de fuir. Un serf fugitif de 24 ans a accueilli l’intervention chinoise comme "une libération". Il affirmait que pendant le temps où il était un serf, il était soumis à un travail dur incessant, à la faim et au froid, incapable de lire ou d’écrire et ne sachant rien du tout. Après sa troisième tentative de fuite ratée, il fût impitoyablement battu par les hommes du propriétaire terrien jusqu’à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche ; puis, ils ont versé de l’alcool et de la soude caustique sur les blessures pour augmenter la douleur. (13)

Les serfs étaient dans l’obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande. (14) Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d’un nouvel arbre dans leur terrain et sur la possession d’animaux. Il y avait des impôts pour les festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyés en prison et quand ils en sortaient. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être sans emploi et s’ils allaient dans un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l’argent à un taux d’intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées du père au fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d’être réduits en esclavage, parfois pour le reste de leur vie. (15)

Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient cet ordre de classe. Le pauvre et l’affligé apprenaient qu’ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs mauvaises manières dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une rédemption karmique et en prévision de ce que leur sort s’améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense, et une preuve tangible de leur vertu dans les vies passées et présentes.

Torture et Mutilation

Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant l’énucléation, l’arrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et l’amputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs. En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir l’utiliser. Il explique qu’il n’est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m’aveugler, j’ai pensé qu’il n’y avait rien de bon dans la religion". (16) Bien qu’il était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour y mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l’Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet. (17)

En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d’équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer. (18)

L’exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer. Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s’est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles d’une femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches. (19)

D’anciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la "tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l’autorité du Dalaï-lama comme "une machine d’oppression". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O’Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses". Les dirigeants tibétains ont "inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple. En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer…. Le mendiant sur le bord de la route n’est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse." (20)
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:16

Occupation et révolte

Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 prévoyait l’autonomie apparente sous l’autorité du Dalaï-lama, mais confiait à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire les relations avec l’étranger. Les Chinois disposaient aussi d’un rôle direct dans l’administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D’abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion comme tentative pour effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu’ils ont appliquées, il y avait la réduction des taux d’intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et de routes. "Contrairement à la croyance populaire à l’Ouest", écrit un observateur, les Chinois "prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines". Aucune propriété aristocratique ou monastique n’a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés." (21)

Les seigneurs et les lamas tibétains avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient joui de bonnes relations avec le Generalissimo Chiang Kaishek et son pouvoir réactionnaire sur la Chine avec le Kuomintang. (22) L’approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhassa, c’était avec une escorte armée des troupes chinoises et un ministre chinois conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles. Ce qui contrariait les seigneurs et lamas tibétains, c’était que ces derniers chinois étaient des communistes. C’était seulement une question de temps, ils en étaient sûrs, avant que les Communistes ne commencent à imposer leurs solutions collectivistes égalitaires au Tibet.

En 1956-57, des bandes armées tibétaines tendirent une embuscade à des convois de l’Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement reçut un appui important de la Central Intelligence Agency américaine (C.I.A.), comprenant un entraînement militaire, des camps d’appui au Népal et de nombreux ponts aériens. (23) Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement fait la publicité de la cause de la résistance tibétaine avec le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, qui jouât un rôle actif dans ce groupe. Le second frère aîné du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, mis sur pied une opération de renseignements avec la C.I.A. en 1951. Il remit ça plus tard dans une unité de guérilla entraînée par la C.I.A. dont les recrues furent parachutées à nouveau au Tibet. (24)

Beaucoup de commandos et d’agents tibétains que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils des chefs. Pour nonante pour cent d’entre eux, on n’en entendit jamais plus parler, selon un rapport de la C.I.A. elle-même, signifiant en cela qu’ils avaient probablement étaient capturés ou tués. (25) "Beaucoup de lamas et de membres séculiers de l’élite et le gros de l’armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l’a pas fait, ce qui entraîna son échec", écrit Hugh Deane. (26) Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "Autant qu’il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhassa et de la campagne attenante ne rejoignis pas le combat contre les Chinois, aussi bien quand il commença qu’au cours de son déroulement." (27) Finalement, la résistance s’effondra.

Les communistes entrent

Quels que furent les maux et les nouvelles oppressions introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont supprimé l’esclavage et le système de servage de travail impayé et mirent un terme aux flagellations, aux mutilations et aux amputations comme méthodes de sanctions criminelles. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont instauré l’éducation laïque, brisant ainsi le monopole de l’éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d’eau courante et d’électricité dans Lhassa. (28)

Heinrich Harrer (il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d’Hitler) a écrit un best-seller racontant ses expériences au Tibet et qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. Il rapporta que les Tibétains qui ont résisté aux Chinois "étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas ; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils furent encore plus humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant l’arrivée des touristes". Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l’origine réservé aux mendiants et aux vagabonds. (29)

En 1961, les Chinois ont exproprié les propriétés foncières tenues par les seigneurs et les lamas et ont réorganisé les paysans en centaines de communes. Ils distribuèrent des centaines de milliers d’acres à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d’orge ont été introduites ; avec des améliorations en matière d’irrigation, tout cela aurait mené à une augmentation de la production agraire. (30)

Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux qu’avant, donnant l’aumône au clergé. Mais les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux quand ils étaient enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques. (31)

Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts en conséquence de l’occupation chinoise." (32) Mais le recensement officiel de 1953 - six ans avant les sévères mesures chinoises - a enregistré la population entière résidant au Tibet au nombre de 1.274.000. (33) D’autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois avaient tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, alors des villes entières et d’importantes parties de la campagne, en fait presque tout le Tibet, auraient été dépeuplé, transformé en un champ de batailles parsemé de camps de la mort et de charniers - dont nous n’avons vu aucune preuve. Les minces forces armées chinoises présentes au Tibet n’étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer autant de personnes même si elles y avaient consacré tout leur temps en ne faisant rien d’autre.

Les autorités chinoises reconnaissent "des erreurs", particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu’au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l’agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes." (34)
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:17

En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d’autonomie et d’auto-administration. Les Tibétains seraient dès lors autorisé à cultiver des parcelles privées, à vendre leurs surplus de moisson, à décider eux-mêmes quel produit cultiver et à garder des yaks et des moutons. La communication avec le monde extérieur était de nouveau permise et les contrôles aux frontières furent facilités pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal. (35)

Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, ont commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales. Dans les rues de Lhassa et de Shigatse, les signes de la prééminence han sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des stands de vente. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construits avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d’eau et des logements. Les cadres chinois au Tibet ont souvent considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, ayant besoin d’un développement économique et d’une "éducation patriotique". Pendant les années 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d’entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonnés et soumis au travail obligatoire pour avoir mené des activités séparatistes et s’être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, sujettes à des menaces, des coups et d’autres mauvais traitements. (36)

Les règlements de planning familial chinois permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines. (Pendant des années, les familles hans étaient soumises à la limite de l’enfant unique) Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d’accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l’éducation. Ces pénalités ont été appliquées de manière irrégulière et varièrent selon le district. Par ailleurs, l’histoire, la culture et la religion tibétaines sont négligées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l’histoire et la culture chinoises. (37)

Élites, émigrés et la C.I.A.

Pour les lamas et les seigneurs riches, l’intervention communiste était une calamité. La plupart d’entre eux se sont enfuis à l’étranger, ainsi fît le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A. Certains ont découvert avec horreur qu’ils devraient travailler pour vivre. Pourtant, pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement empoché 1,7 millions de $ par an provenant de la C.I.A. selon des documents rendus publics par le Département d’Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l’organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu’il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d’exilés au Tibet pour saper la révolution maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama dispensé par le C.I.A. était de 186.000 $. Les services secrets indiens l’ont aussi financé ainsi que d’autres exilés tibétains. Il a refusé de dire si lui ou ses frères travaillaient pour la C.I.A. L’agence s’est aussi abstenue de faire des commentaires. (38)

En 1995, le News & Observer de Raleigh en Caroline du Nord, a publié en couverture une photographie couleur montrant le Dalaï-lama recevant l’accolade du sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste fascine le Héros des droits religieux". (39) En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et George Bush premier, le Dalaï-lama a lancé un appel au gouvernement britannique afin qu’il libère Augusto Pinochet, l’ancien dictateur fasciste du Chili et un client de longue date de la C.I.A. et qui avait été appréhendé alors qu’il était en visite en Angleterre. Il a vivement recommandé que Pinochet ne soit pas forcé d’aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l’humanité.

Aujourd’hui, surtout via la National Endowment for Democracy (NED) et d’autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d’allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d’exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l’argent du financier George Soros, qui dirige Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d’autres instituts. (40)

La question de la culture

On nous a dit que quand le Dalaï-lama gouvernait le Tibet, le peuple vivait dans une symbiose satisfaisante et tranquille avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, selon un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et non violente inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. La culture religieuse tibétaine était le ciment social et le baume réconfortant qui maintenaient les lamas riches et les paysans pauvres liés spirituellement et … pour soutenir ces prosélytes qui considèrent le vieux Tibet comme un modèle de pureté culturelle, un paradis terrestre.

On peut se rappeler les images idéalisées de l’Europe féodale présentées par des catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs. (41) A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière selon ses propres canons, qui signifie l’accepter tel qu’elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L’image du Shangri-La du Tibet n’a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l’a l’image idéalisée de l’Europe médiévale.

Quand il est vu dans toute son effroyable réalité, le vieux Tibet confirme que la culture n’est absolument pas neutre. La culture peut faire office de couverture de légitimation à une foule de graves injustices, bénéficiant à une portion de la population d’une société au grave détriment d’autres segments de cette population. Dans le Tibet théocratique, les intérêts dominants manipulaient la culture traditionnelle pour consolider leur richesse et leur pouvoir. La théocratie assimilait les pensées et les actions rebelles à des influences sataniques. Elle propageait la supposition générale de la supériorité du seigneur et de l’infériorité du paysan. Le riche était représenté comme méritant sa belle vie et le pauvre comme méritant sa misérable existence, le tout codifié en enseignements à propos de la succession karmique des vertus et des vices issus de vies passées et présenté comme l’expression de la volonté de Dieu.

Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations du bonheur et de la douleur, le contentement et la coutume qui caractérisent des sociétés plus traditionnellement spirituelles. Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d’entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un œil énucléé est un œil énucléé, une flagellation est une flagellation, et l’exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses emballages culturels. Il y a une différence entre un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.

Bon nombre de Tibétains ordinaires souhaitent le retour du Dalaï-lama dans leur pays mais il apparaît que relativement peu souhaite un retour à l’ordre ancien qu’il représente. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note qu’il continue à être révéré au Tibet, mais …

... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n’ont aucun intérêt à recéder la terre qu’ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu’ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres reviennent au pouvoir.

"J’ai déjà vécu cette vie une fois auparavant", a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu’il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j’étais un esclave." (42)
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:17

Kim Lewis qui a étudié les méthodes de guérison avec un moine bouddhiste à Berkeley en Californie a eu l’occasion de parler longuement avec plus d’une dizaine de femmes tibétaines qui vivaient dans le bâtiment du moine. Quand elle demanda comment elles se sentaient à l’idée de retourner dans leur pays d’origine, le sentiment était unanimement négatif. Au début, Lewis pensait que leur répugnance avait un rapport avec l’occupation chinoise mais elles l’informèrent vite qu’il en était tout autrement. Elles dirent qu’elles étaient extrêmement reconnaissante "de ne pas avoir du se marier à 4 ou 5 hommes, de ne pas devoir être enceinte presque tout le temps", ou de devoir supporter des maladies sexuellement transmissibles contractées par un mari errant. Les plus jeunes femmes "étaient enchantées de recevoir une éducation et ne voulaient absolument rien à voir avec une quelconque religion, et se demandaient pourquoi les Américains étaient si naïfs". Elles racontèrent les histoires des épreuves de leur grand-mère avec des moines qui les utilisaient comme "épouses de sagesse", leur disant "qu’elles gagneraient énormément de mérites en fournissant les ‘moyens de l’éblouissement’ – après tout, Buddha avait besoin d’être avec une femme pour atteindre l’illumination".

Les femmes interviewées par Lewis parlèrent avec amertume au sujet de la confiscation de leurs jeunes garçons par les monastères au Tibet. Quand un enfant criait après sa mère, il lui était dit "Pourquoi la réclames-tu, elle t’a abandonné – elle est juste une femme." Parmi les autres problèmes, il y avait notamment "l’homosexualité endémique dans la secte Gelugpa. Tout n’était pas parfait au Shangri-la", opine Lewis." (43)

Les moines qui ont obtenu l’asile politique en Californie ont fait une demande pour obtenir la sécurité sociale. Lewis, elle-même une partisane pendant un temps, les a aidé pour les documents administratifs. Elle observe qu’ils continuent à recevoir des chèques de la sécurité sociale d’un montant de 550 à 700 dollars par mois avec Medicare et MediCal. En plus, les moines résident sans payer de loyer dans d’agréables appartements équipés. "Ils ne paient aucune charge, ils ont l’accès gratuit à internet avec des ordinateurs mis à leur disposition, ainsi que des fax, des téléphones fixes et portables et la télévision câblée." En plus, ils reçoivent un traitement mensuel de leur ordre. Et le centre dharma prend une collection spéciale de ses membres (tous américains), distinct de leurs devoirs de membres. Certains membres effectuent avec passion les tâches ménagères pour les moines, notamment les courses chez l’épicier, l’entretien de leurs appartements et leurs toilettes. Ces même saints hommes "ne voient aucun problème à critiquer l’obsession des Américains pour les choses matérielles". (44)

Soutenir le renversement de la vieille théocratie féodale par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l’autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par les adhérents du Shangri-La aujourd’hui à l’Ouest.

L’inverse est aussi vrai. Dénoncer l’occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l’ancien régime féodal. Une complainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l’Ouest est que la culture religieuse du Tibet est sapée par l’occupation. Cela semble vraiment être le cas. Nombre de monastères sont fermés et la théocratie est passée dans l’histoire. Ce que je mets en doute ici est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d’avant l’invasion. En bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l’indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d’un Paradis Perdu.

Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Quel que soit ses associations passées avec la C.I.A. et certains réactionnaires, il parle souvent de paix, d’amour et de non-violence. Et il ne peut lui-même être réellement blâmé pour les abus de l’ancien régime, n’ayant que 15 ans quand il s’enfuit en exil. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il dit en privé qu’il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d’écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu’il pensait que la corvée (travail forcé non payé d’un serf au profit du seigneur) et certains impôts imposés aux paysans étaient "extrêmement mauvais". Et il n’aimait pas la façon dont les gens étaient surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération. (45) En outre, il propose maintenant la démocratie pour le Tibet, caractérisée par une constitution écrite, une assemblée représentative et d’autres attributs démocratiques essentiels. (46)
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mar 18 Mar 2008 - 19:18

En 1996, le Dalaï-lama a fait un communiqué qui a du avoir un effet dérangeant dans la communauté en exil. Il dit en partie ceci :

De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse sur une base égale et sur l’utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d’entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin, et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m’interpelle et il semble juste ... Je me considère moi-même comme demi-marxiste et demi-bouddhiste. (47)

Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout assez riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs." (48) Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés en Occident qui dissertent avec nostalgie sur le vieux Tibet.

Ce que j’ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l’image du Paradis perdu d’un ordre social qui, en fait, n’était rien de plus qu’une théocratie rétrograde de servage et de pauvreté, où une minorité privilégiée vivait richement et puissamment au prix du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. On est loin du Shangri-la.





Lire l'article original en anglais: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7355
Version anglaise, Friendly Feudalism : The Tibet Myth, 18 novembre 2007 (écrit en janvier 2007: version mise à jour).

Michael Parenti Politcal Archive

Version française sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-12%2005:58:01&log=attentionm



Notes :

1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley : University of California Press, 1995), 6-16.

2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.

3. Kyong-Hwa Seok, "Korean Monk Gangs Battle for Temple Turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.

4. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.

5. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119, 123.

6. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.

7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.

8. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.

9. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y. : M.E. Sharpe, 1997).

10. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.

11. Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 15, 19-21, 24.

12. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.

13. Strong, Tibetan Interviews, 31.

14. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.

15. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176 ; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.

16. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.

17. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London : 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet ; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y. : Doubleday, 1961), 241-249 ; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5 ; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.

18. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.

19. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.

20. Waddell, Landon, and O’Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.

21. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.

22. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York : Schocken, 1985), 29.

23. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA’s Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas : University of Kansas Press, 2002) ; and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.

24. On the CIA’s links to the Dalai Lama and his family and entourage, see Loren Coleman, Tom Slick and the Search for the Yeti (London : Faber and Faber, 1989).

25. Leary, "Secret Mission to Tibet".

26. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).

27. George Ginsburg and Michael Mathos, Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.

28. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim ; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.

29. Harrer, Return to Tibet, 54.

30. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58 ; London Times, 4 July 1966.

31. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.

32. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.

33. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.

34. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.

35. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.

36. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.

37. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.

38. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in ’60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998 ; and New York Times, 1 October, 1998 ; and Morrison, The CIA’s Secret War in Tibet.

39. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.

40. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).

41. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.

42. John Pomfret, "Tibet Caught in China’s Web", Washington Post, 23 July 1999.

43. Kim Lewis, correspondence to me, 15 July 2004.

44. Kim Lewis, additional correspondence to me, 16 July 2004.

45. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.

46. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."

47. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif. : North Atlantic Books, 1996).



48. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.




Michael Parenti

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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 0:29


La situation au Tibet et la nature des informations


Les informations que nous avons actuellement en occident émanent pour l’essentiel de Radio Free, une radio financée par les Etats-Unis, Radio free Europe et Radio free Asie. Les informations officielles venues de Chine confirment partiellement leurs dires, tout aurait commencé par des manifestations de moines mais aurait dégénéré en violences . En revanche des informations gouvernementales chinoises disent que les morts sont des commerçants chinois massacrés par des bandes organisées et elles infirment les thèses du tir par la police chinoise.


Jeudi 13 mars 2008, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avait accusé les manifestants de “chercher à déclencher des troubles sociaux“..Samedi en marge des travaux de l’Assemblée Nationale chinoise , l’agence Chine Nouvelle a décrit ainsi la situation: “Les manifestations de moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois qui ont dégénéré vendredi à Lhassa ont fait 10 morts, et aucun étranger ne figure parmi les victimes.”


Le chef du gouvernement régional du Tibet, Champa Phunstok, a affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas tiré. “Nous n’avons pas ouvert le feu, cependant nous serons sévères avec ces criminels dont les activités visent à diviser la Nation“, a déclaré samedi Champa Phunstok à l’Associated Press en marge de la session annuelle du Congrès national du Peuple, l’assemblée législative chinoise. Selon Chine Nouvelle, “la plupart des victimes étaient des commerçants“.


Selon les informations de radio Free: des manifestations emmenées par des moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois ont dégénéré vendredi à Lhassa, la capitale tibétaine mais des témoins auraient fait état de tirs des forces de sécurité, de véhicules et de commerces incendiés.




Toujours d’après des informations de Radio Free Europe, deux personnes ont été tuées. Selon Radio Free Asia, des soldats utilisant des gaz lacrymogènes mais aussi des munitions réelles ont tiré sur des manifestants qui incendiaient des véhicules et des commerces détenus par des Chinois dans le centre-ville.


Radio free Europe ou Radio Free Asie ont également cité des témoins qui rapportent avoir vu deux corps gisant sur le sol dans le quartier de Barkor où se sont concentrées les manifestations. La radio a évoqué des bilans plus élevés, sans fournir de chiffres.


La Chine estime que le Tibet, fait partie intégrante de son territoire. Au plan international c’est le cas alors qu’en occident nous pensons que les Chinois ont envahi le Tibet en 1950.


voici en gros les termes du débat sur le Tibet:


Effectivement depuis le XIII e siècle le Tibet appartient à l’Empire Chinois, et les monuments impériaux ont en fronton des textes écrits dans les cinq langues chinoises dont le tibétain un Empire avec ses féodalités et ses bureaucratie. Avant même qu’apparaisse le bouddhisme tibétain tel qu’il existe aujourd’hui. Les tenants de l’indépendance du Tibet et du Dalai-Lama estiment que le Tibet était un simple fief, un protectorat. Sur le plan historique les indépendatistes Tibétains expliquent que si la région himalayenne était jadis partie intégrante de la Chine, la région était devenue quasiment indépendante et accusent la Chine de chercher à détruire la culture tibétaine.


Le Tibet a été dans le cadre du dépeçage et de la colonisation de la Chine l’objet d’une rivalité entre la grande Bretagne et la Russie. La Grande Bretagne, implantée en Inde voisine, l’ a emporté et elle a toujours reconnu la suzeraineté de la Chine sur ce pays qu’elle a occupé militairement et commercialement. En 1908, la Chine profitant du départ des britanniques a repris le contrôle du pays.


Puis ça a été l’effondrement de l’Empire chinois et l’instauration de la République en 1911. Ce qui rompt les relations personnelles de vassalité qui existaient entre la Chine et le Tibet selon les moines tibétains, qui sont leur niveau le plus élevé des féodaux pratiquant le servage. Le 13e Dalaï Lama a proclamé l’indépendance du Tibet et a refusé de reconnaître la République chinoise.


La Grande Bretagne s’est entremise et a proposé une partition du Tibet que la Chine a refusé de reconnaître même si de fait les liens se sont distendus et le gouvernement théocratique du Dalai-Lama a élargi ses attributions. En 1950, l’Armée populaire de Libération communiste est rentré au Tibet qu’elle estimait être gouvernée par des féodaux. Elle n’a pas rencontré de résistance. Un gouvernement du Tibet a été créé qui a maintenu la religion et les monastères .


Mais à partir de 1956, les révoltes vont se succéder, en 1959 c’est l’insurrection de Lhassa. Le DalaÏ Lama quitte le Tibet et se réfugie aux Indes avec 150.000 de ses partisans. La révolte a été sévèrement réprimés, les exilés et les associations pour l’indépendance du Tibet font état d’un million de morts, en fait les chiffres déjà considérables ne dépassent pas une dizaine de milliers.


Le gouvernement communiste chinois abolit le servage, les terribles châtiment corporels et expliquera qu’il s’agit de révoltes fomentées par les anciens maîtres et les moines. Alors les instances religieuses en exil dénoncent, comme leurs partisans occidentaux, l’attaque contre la culture tibétaine autant que les atteintes aux droits de l’homme. L’occident, les Etats-Unis en particulier vont développer ce thème de la spiritualité thibétaine bafouée par les “envahisseurs” chinois.

La Chine considère que non seulement il s’agit d’une région intégrée à la Chine depuis le XIII e siècle mais qu’elle l’a libéré de la féodalité, désenclavée récemment en construisant un chemin de fer. Une région de surcroît est indispensable à sa sécurité, une marche par rapport à l’Inde avec laquelle elle a depuis toujours des rapports tendus. Alors que le Dalai Lama et les exilés, avec les Etats-Unis et les associations pour l’indépendance du Tibet considèrent qu’il s’agit d’une région indépendante dont la Chine détruit la culture.


Ainsi avec les aspects religieux les chinois auraient supprimé la médecine traditionnelle et l’Astrologie. Autour du DalaÏ Lama en Inde s’est reconstituée cette culture avec une université d’astrologie, elle bénéficie pour se faire de grands moyens financiers des Etats-Unis. Les Chinois affirment que la liberté religieuse est respectée, mais leurs adversaires dénoncent la désacralisation de certains aspects de cette culture qui leur ferait perdre leur signification originelle.


Ils dénoncent le peuplement massif par les Chinois et une situation d’exclusion des Tibétains ainsi que les arrestations et les droits de l’homme bafoués, même s’ils reconnaissent une amélioration en matière de droit de l’homme ces dernières années. Les Chinois eux disent que la situation en matière de droits de l’homme est meilleure que sous le servage ou mutilations et châtiments corporels étaient fréquents, le statut de la femme a été amélioré et ils ont introduit le développement, ainsi que la protection de l’environnement et la préservation de la culture locale.


La richesse des commerçants chinois est un des thèmes les plus agités au plan local et ce n’est sans doute pas un hasard s’ils ont été attaqués. Le contexte économique du développement chinois témoigne ici comme partout dans le reste de la Chine d’ une croissance formidable, liée en particulier ici du tourisme, mais aussi un accroissement des inégalités et actuellement une inflation élevée qui rend difficile l’approvisionnement des familles les plus modestes. A ce titre on peut penser que les manifestations des moines ont donné lieu également à d’autres manifestations de colère plus économiques, doublés peut-être de phénomènes délinquants attisés.


Les défenseurs de la cause tibétaine craignent que la nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l’immigration chinoise au Tibet ainsi qu’à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées. Le gouvernement tibétain en exil estime notamment que « le chemin de fer facilitera le contrôle chinois du Tibet et entraînera l’arrivée de nombreux migrants chinois ». Mais pour les Chinois il n’y a pas plus de migration que l’arrivée à Paris de commerçants auvergnats. Le Tibet est partie intégrante de la Chine et les mouvements de population se font à l’intérieur du pays. La Chine est un pays d’intenses migrations internes.


Y a-t-il implication du Dalaï-Lama ?


Autre source à Dharamsala, en Inde, le dalaï-lama a appelé la Chine à “cesser d’utiliser la force” contre les manifestations, dans lesquelles il voit “une expression du ressentiment très profond du peuple tibétain“. Dans un communiqué, le chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil se déclare “très préoccupé” par la situation au Tibet et demande à Pékin de “répondre au ressentiment des Tibétains (…) par le dialogue“. Il exhorte en outre les Tibétains à “ne pas recourir à la violence“. Ce qui visiblement était le cas lors des premières manifestation des moines mais a rapidement dégénéré en violence. Le dalaÏ Lama a affirmé ne pas être impliqué dans les événements du Tibet, mais on peut douter de son affirmation.


Des manifestations de soutien aux Tibétains ont également eu lieu en Inde et au Népal, autre source d’information. A Katmandou, au Népal, au moins 12 moines bouddhistes ont été blessés dans des heurts avec la police lors d’une manifestation pro-Tibet qui a réuni un millier de personnes. Des incidents ont également éclaté à New Delhi, en Inde, où est réfugié le daili Lama et ses partisans, il y a eu également des heurts entre des manifestants pro-tibétains qui tentaient d’atteindre l’ambassade de Chine et les forces de l’ordre. La police indienne a arrêté plusieurs dizaines de personnes.


Beaucoup d’images qui nous sont transmises sont soit des images d’archives soit des image de ces manifestations indiennes.


Position des pays occidentaux


S’il est possible de développer des campagnes destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la culture propre du Tibet, sa spiritualité bafouée, et sur les droits de l’homme non respectés par la Chine (1). Au plan international il est difficile pour les pays occidentaux qui, derrière les Etats-Unis, favorisent ces campagnes, de ne pas reconnaître le Tibet comme territoire chinois. A aucun moment il n’y a eu la reconnaissance d’un territoire indépendant tibetain au plan international, même si, comme nous l’avons vu, la Grande Bretagne a proposé au moment de l’instauration de la république de Chine une certaine autonomie et la reconnaissance d’un pouvoir “spirituel”. Légalement il est difficile voir impossible de reconnaitre cette indépendance, donc c’est essentiellement sur la répression et les droits de l’homme que porte l’intervention occidentale.


C’est aussi pourquoi la Chine a réagi très fortement devant le cas du Kosovo. Il y a eu l’exemple du depeçage de l’ex-URSS auquel Poutine a mis un frein et la Chine mesure bien que la stratégie employée pour l’ex-URSS, et pour l’ex-Yougoslavie peut lui être appliquée. Comme la plupart des pays du monde la Chine a vu dans le Kosovo, un précédent suceptible d’aboutir à une balkanisation généralisée sur des bases raciales, religieuses ou tout autres.


D’où un choix politique: premièrement la Chine répond à la question des droits de l’homme en renvoyant les Etats-Unis à leur propre responsabilité dans ce domaine et elle a établi le 13 mars un livre blanc sur les violations des droits de l’homme aux Etats-Unis, mais elle n’a pas répondu directement sur la question du Tibet qu’elle juge affaire interne. Il ya eu des morts mais aucun étranger et cela ne vous regarde pas leur dit-elle. Il faudra attendre le samedi 17 mars 2008 pour que soient diffusées les premières photos officielles.


Les Etats-Unis et l’Union européenne ont appelé la Chine à faire preuve de “retenue“. “Pékin doit respecter la culture tibétaine“, a affirmé de son côté Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche. Le président américain George W. Bush estime que “Pékin doit avoir un dialogue avec le dalaï-lama“. Les autorités américaines ont recommandé à leurs ressortissants d’éviter de se rendre à Lhassa.


L’Union européenne a adopté vendredi une déclaration appelant la Chine à la “retenue” au Tibet. “La présidence slovène nous a proposé un texte, que nous avons accepté” qui “demande de la retenue, qui demande que les personnes arrêtées manifestant pour le Tibet (…) soient relâchées“, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner autre source d’information.


Robert Mesnard de Reporters Sans Frontières a incité à faire pression pour la Chine, qui tient à la tranquilité pour les jeux olympique qui auront lieu en août, pour obtenir la fin de la répression. Les personnalités, engagées depuis pas mal de temps dans la dénonciation de la Chine, ont pris le train en marche, ainsi Mia farrow qui depuis des mois mobilise contre les jeux olympique et s’était illustrée dans la campagne contre la Chine au nom du Darfour, mène maintenant une campagne pour le Tibet et s’est rendu à l’Ambassade de Chine à la tête d’une délégation.


Donc nous avons une stratégie tout à fait au point : faire agir les ONG, les groupes traditionnellement financés par l’occident qui rameutent contre un pays, affirment que les droits de l’homme, la “spiritualité, la culture autochtone” sont menacées, qu’il y a des discriminations intolérables, les pays occidentaux ne disent rien dans un premier temps parce qu’ils savent bien que la légalité internationale n’est pas de leur côté, mais ils appuient la campagne en prenant position sur les droits de l’homme et la répression. Ce à quoi la Chine les renvoit à la situation du Moyen orient et à leurs propres répressions.



Il paraît difficile d’imaginer une intervention militaire actuellement contre la Chine mais il s’agit d’entretenir des lieux de révolte potentiels et des campagnes qui créent une opinion.
(1) Selon leur habitude, les Chinois refusent de commenter ce qui leur apparaît comme un problème interne, suivi en cela par la plupart des pays non-occidentaux, d’où la raréfication de toute information autre qu’occidentale. Mais la Chine choisit de répondre plus généralement sur la question des droits de l’homme aux Etats-Unis en les mettant en cause. Il faudrait également noter la grande activité diplomatique de la Chine sur ce que les Etats-Unis considèrent comme leur chasse gardée dans le pacifique, la multitude de petites îles sous protectorat étasunien. On a vu également l’évolution politique de taiwan et les efforts vers la normalisation de la situation avec le Japon. les Etats-Unis qui maintiennent dans le pacifique la puissante 7 e armée ont du mal à maintenir des alliances belliciste contre la Chine, l’encerclement traditionnel.


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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 9:43

konpliman se mete bon jan enformatyon sou forum lan pou nou konnen sa ki ap pase reyelman.bravo
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 10:07

Wi,se pou La chine kwaze bra l kite zòt ap destabilize l.Tren ki konekte Tibet ak rès La Chine lan se yonmèvèy teknolojik ,se Chinwa yo ki kontribwe a mete Tibet nan 21èm syèk.

Se tankou lè La frans t ap destabilize Nijerya ,li t ap bay BIAFRA zam pou l goumen pou l fè sesesyon de rès Nijerya ,paske La frans te pè si Nijerya te devlope e ak gwosè ke l te ye ,li t ap kontribwe pou l fè lòt peyi nan zòn lan kwape la frans.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 11:02

Piporiko,

Eskize m.
Mwen deplase atik: "La situation au Tibet et la nature des informations" ke ou te mete lan fowom Lydie Paran an.
Men malerezman, lan transfere l non m vinn paret olye de non pa w.
Se pa espre m fe l. Se yon ere teknik.
Pinga panse mwen ta p eseye pran kredi sou travay yo.
Kenbe la.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 11:10

Istwa Tibè a se menm bagay ak istwa Taiwan lan, kote ou wè enterè oksidantal ap foure dyol yo ak pye yo lan zafè lot moun pou yo sa regle zafè payo.

Se menm bagay nou te wè lan divizyon Vietnam epi jiskounyea nap wè avèk separasyon Kore yo.

Men genyen yon diferans ant mesye oriantal sayo avèk Ayisyen. Yo konn kijan pou yo defann koz yo.
Nou te dwe pran leson lan men yo.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Mer 19 Mar 2008 - 23:09

Men se bagay saa ou pa konprann nan posityon serten moun ki swa disan se liberal. Lè youn moun ap gade ki jan Richard Geere ak Mia farrow ap lite pou retablisman otorite Dali Lama wa konprann ke Dali Lama saa se youn bon dye vre.ke chinwa yo se disip satan.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Tibet   Jeu 20 Mar 2008 - 12:43

Dalai Lama a se yon gwo otorite moral. Se yon nèg ki genyen anpil sajès ak anpil konesans.
Mwen kwè tout moun renmen misye a koz de filozofi li.

Men se pa pou moun konfonn politik ak relijyion oubyen filozofi.
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Le mythe du Tibet

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