Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 «Que faire?». Par Michel Lominy

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Sasaye
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MessageSujet: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 13:09

Bonsoir,
Je vous envoie le « que faire » extrait de la conférence que j'ai prononcée à Montréal en octobre 2007 devant l'association des ingénieurs haïtiens du Canada et le texte intégral de cette conférence en pièce jointe.
Haïti doit se départir de son attitude de repli sur les valeurs de son passé glorieux, regarder désormais vers l'avenir, et adopter résolument ce « Que faire » pour sortir, une fois pour toutes, de la cruelle et inhumaine impasse ou elle se trouve depuis des décennies.
«Que faire?».

1) Un Partenariat économique stratégique, à bénéfices réciproques et á responsabilité
2) Une politique d'immigration intelligente et rentable favorisant le retour de nos ressources humaines, haïtiens d'origine, disséminées dans la diaspora en Amérique du nord et en Europe, associée à une politique de migration zéro des classes moyennes instruites.
3) Une politique de décentralisation avec déconcentration, telle que prônée par la constitution de 87, en vue de permettre aux potentialités et énergies locales de s'exprimer.
4) Une politique favorisant des partenariats publics-privé
5) Une vigoureuse politique de contrôle des naissances.

Les idées émises dans: « une vision novatrice de l'avenir pour Haïti » une fois rendues publiques ne m'appartiennent plus. Ces idées doivent être approfondies et enrichies par d'autres.

En publiant ce texte je veux provoquer un vrai débat sur la Question haïtienne, en vue de trouver la solution pour parachever l'oeuvre de nos ancêtres.

J'espère que vous pourrez trouver le temps, malgré vos multiples occupations, pour lire ce long texte. En particulier la 2ème partie le « Que faire » vos commentaires, critiques et suggestions seront très appréciés.

Sincèrement
Michel LOMINY
------------------------------------------------------------------------------

Texte intégral de la conférence
4octobre 2007

Mesdames et messieurs les québécoises et québécois venus d'Haïti,
Distingués invités,

Mes chers amis,
C'est à la fois un très grand honneur et un très grand plaisir pour moi de prendre la parole devant cet auguste aréopage, cette brillante assemblée composée d'ingénieurs, de médecins, de sociologues, de professeurs, d'enseignants, de ministre et membres du gouvernement haïtien, de représentants du secteur privé d'Haïti, de québécoises et de québécois venus d'Haïti, d'hommes et de femmes d'horizons divers, pour donner la conférence inaugurale à l'ouverture du colloque « Communautés et Diaspora haïtiennes » et Exposition « Haïti dans toute sa splendeur » organisé par l'AIHC: association des ingénieurs haïtiens du Canada.
Je remercie les organisateurs de ce colloque, en particulier, mon ami, le professeur Samuel Pierre, de m'offrir cette belle et unique occasion de partager avec vous, ce soir, le fruit de mes profondes réflexions, sur le passé, le présent et le futur de mon pays, Haïti.

Le titre de la conférence:

Une vision novatrice de l'avenir pour sauver Haïti

Cette vision novatrice s'inscrit dans le cadre d'une démarche prospective qui préfigure le combat d'avant-garde que devront mener, dans la prochaine décennie, les élites et têtes pensantes d'Haïti, afin de parachever l'œuvre de nos ancêtres; cette œuvre, deux fois séculaire, qui a pour nom HAÏTI et qui, malheureusement aujourd'hui, 200 ans après sa création, reste et demeure, encore et toujours, un projet inabouti, une symphonie inachevée.
Cette vision est novatrice en ce sens qu'elle fait une proposition inédite, très audacieuse, qui si elle est bien comprise et acceptée, permettra à Haïti de sortir, une fois pour toute, de cette cruelle impasse où elle est depuis des décennies. Sans se renier ni perdre de son prestige, bien entendu.

Haïti: projet inabouti
Symphonie inachevée

Constater que Haïti est un projet inabouti, une symphonie inachevée, 200 ans après sa création, n'est guerre réjouissant pour nous, haïtiens. Ce constat nous interpelle tous et nous oblige à nous poser la question suivante: Que faut-il faire pour faire aboutir ce noble projet commencé par nos ancêtres, il y a 200 ans, au prix de très lourds sacrifices? Cette question devrait faire l'objet d'un grand débat national auquel je vous convie tous les haïtiens, d'ici et d'ailleurs.

Comment reconstruire Haïti. Comment rebâtir Haïti.
Nous allons donc regarder loin en arrière, à partir de 1804, non pour y demeurer, mais pour essayer de comprendre ce qui s'est passé depuis lors, jusqu'à nos jours; de rechercher les causes de ce lamentable échec; de dresser un état de situation; d'établir un état des lieux et dans un deuxième temps nous vous proposerons le «que faire?» qui est cette vision novatrice de l'avenir, pour sauver Haïti.

A) Des vérités qui dérangent
Le peuple haïtien fait face à un très sérieux et très grave problème:
L'état haïtien est en crise. Il est en faillite. (Multiple organ failure). Il n'est pas viable. Il est aux soins intensifs. Il survit par des moyens «artificiels». Il est réduit à la mendicité endémique....

Les raisons profondes et l'analyse de cette faillite.
1) Les raisons historiques et culturelles:
Les effets secondaires indésirables et pervers de la guerre de l'indépendance: Destruction des infrastructures de production et perte de précieuses ressources humaines. En vérité, Haïti est mal partie.

L'économie de guerre obligée, -dès le début de notre existence comme pays indépendant- face à l'hostilité manifeste des puissances colonisatrices.

Les dépenses militaires improductives: Il fallait construire des fortifications et acheter des armes au prix fort.

L'isolement diplomatique: le nouveau-né, Haïti, évolue, dès sa naissance, dans un environnement très hostile.

Le paiement de la dette de l'indépendance.

La violence continuelle érigée en système, comme seul et unique moyen de résoudre les conflits. En témoigne le premier acte notoire et officiel de résolution des conflits par la violence criminelle: l'assassinat de l'empereur en 1806, deux ans à peine après l'indépendance.

L'éternel «koupé tèt boulé kay» (couper les têtes et brûler les maisons), qui ne devrait plus avoir sa justification après l'indépendance.

Les innombrables actes de piraterie, de pillages et d'incendies criminels. Même l'ancienne cathédrale de Port-au-Prince n'a pas été épargnée.

La pratique des arrestations arbitraires, des bannissements et des exécutions sommaires.

Nos multiples et intempestives guerres intestines, fratricides et dévastatrices.

Les nombreuses extorsions de capitaux perpétrées sous la menace des canonnières de puissances étrangères au cours du XIXème siècle et plus près de nous (1914-1915), la disparition subreptice, clandestine et illicite des réserves d'or de la Banque Nationale.

L'occupation américaine 1914-1915.

Nos fréquentes dépenses somptuaires le plus souvent superflues et injustifiées.

L'incurie et la gabegie, la corruption et la prévarication qui règnent dans presque toutes les institutions de l'État.

Une instabilité politique récurrente à n'en plus finir.

Tous ces événements fâcheux de notre histoire, nos comportements regrettables et contreproductifs, nos turpitudes quotidiennes, notre forte propension au marronnage.

Un individualisme farouche, Cette tendance excessive à ne vivre que pour soi, comme si l'autre n'existe pas.

Notre penchant viscéral, une fois au pouvoir, à vouloir diriger sans partage, à violer les lois et la constitution, et à dériver vers le totalitarisme.

La méfiance à l'égard des uns et des autres.

La méfiance voire l'hostilité envers les étrangers «étranjé pa mélé»: étrangers s'abstenir.

Un nationalisme primaire extrémiste, braillard, cocardier et de mauvais aloi, actuellement tout à fait dépassé.

L'exclusion de la vie politique et économique du pays des haïtiens vivant à l'étranger qui ont acquis la nationalité du pays d'accueil.

Avec pour corollaire obligé:

L'exode (fuite) continuel des capitaux,
L'exode continuel des cerveaux: départ forcé pour l'exil et départ volontaire.
L'exode continuel des bras.

2) L'explosion démographique et l'exode rural:

Une population qui n'a cessé et ne cesse de croître à un rythme accéléré, alors que les ressources n'augmentent pas ou même diminuent. On sait très bien ce qui arrive quand la croissance des revenus ne suit pas la croissance de la population.

Le morcellement à outrance de la terre conduisant au règne de la petite propriété.

La déforestation et le déboisement à outrance exposant le sol aux pires phénomènes d'érosion.

La migration interne vers les villes, le dépeuplement des campagnes au profit des villes d'où une surpopulation urbaine et des bidonvilisations sauvages et intempestives.

3) Un chômage endémique et chronique:
La grande majorité de la population se retrouve au chômage (vrai ou déguisé). Cette majorité, qui réclame et demande des services à cor et à cri, n'a pas un revenu formel suffisant pour être assujetti à l'impôt. Bien au contraire, elle aussi, est réduite à la mendicité à travers les ONG d'aide humanitaire et les transferts d'argent provenant des haïtiens vivant à l'étranger (la diaspora).

A noter qu'une certaine fraction de cette majorité - les petits entrepreneurs, les petits commerçants, les Madan Sara, les faiseurs de petits métiers - se retrouve dans «l'informel» et ne contribue pas non plus en impôt sur le revenu pour augmenter les recettes de l'État.

Tout ceci ne nous a pas permis, durant nos 200 ans d'existence, d'accumuler le capital indispensable au développement de notre pays, Haïti.

Et aujourd'hui l'État haïtien, le secteur privé - ladite «bourgeoisie d'affaires» haïtienne - la société civile en général, tous ensemble n'ont pas les moyens - capital, technologie, savoir-faire et cadre légal - pour exploiter les ressources naturelles (brutes) du pays, y ajouter de la valeur, en vue de créer des emplois productifs – (mettant la population au travail) - et générer ainsi des services et des richesses.

Il en résulte une énorme (gigantesque) et insurmontable disproportion entre d'une part les ressources disponibles et d'autre part les besoins à satisfaire à travers les missions régaliennes de l'État.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 13:10

Continuation....

Nos dirigeants sont donc toujours en train de gérer la pénurie, la pauvreté et la misère. Le budget annuel étant toujours un budget de famine - Ex: 800 millions de dollars (dont, soit dit en passant, 500 millions doivent provenir de la communauté internationale) pour 10 millions d'habitants pour l'exercice 2005-2006-. Moins de $100.00 par an par habitant. L'État étant le pourvoyeur de services par excellence, on comprend bien pourquoi, avec un tel budget, tous les services fournis sont au rabais voire exécrables et fort souvent inexistants.

Ici, il est bon de rappeler les missions régaliennes incontournables de l'État: les missions inscrites dans la constitution.

· Délivrer un acte de naissance à tous les nouveaux nés.
· Faire le relevé détaillé des propriétés territoriales communales (Le cadastre).
· Financer la scolarisation obligatoire des enfants jusqu'à l'âge de 16 ans.
· Financer l'Université et le service recherche et développement (R&D).
· Protéger l'environnement et le patrimoine en général. Lutter contre la désertification.
· Assurer la protection des frontières terrestres et maritimes, et de l'espace aérien.
· Instaurer un pouvoir judiciaire crédible, compétent et impartial.
· Assurer la sécurité des vies et des biens à travers une police auxiliaire de la justice et une force de l'ordre.
· Collecter efficacement les taxes et les impôts sur tout le territoire.
· Dispenser des soins de santé primaire et assurer le fonctionnement adéquat des hôpitaux publics.
· Lutter contre les endémies majeures: Malaria, Tuberculose, Sida etc.
· Doter le pays des infrastructures de base indispensables à tout développement économique: Routes, Électricité, Télécommunications, Adduction d'eau courante, Port, Aéroport.
· Reboiser nos montagnes érodées (reforestation)
· Mettre en application des méthodes de conservation de l'eau. Châteaux d'eau, citernes géantes, lacs collinaires, barrages-réservoirs sur tous les cours d'eau et rivières.
· Curer régulièrement les rivières et les canaux d'irrigation des terres agricoles.
· Édifier de nouvelles villes et de nouveaux villages en des endroits ou sites appropriés dans les différents départements afin de contrer les bidonvilisations sauvages et intempestives de nos villes existantes, et aussi afin de regrouper les populations rurales et faciliter leur approvisionnement en services essentiels de base: électricité, eau courante, téléphone, écoles, hôpitaux, marchés publics, églises, centre de loisirs, stades de jeux etc.
· Appliquer une politique nationale effective et efficace de planification familiale.
· Mettre en place toutes les institutions prévues par la Constitution.
· Construire des prisons décentes dans tous les départements et des prisons à sécurité maximum pour les bandits dangereux.
· Mettre en place un système efficace de collecte, de ramassage et de traitement des déchets ménagers.
· Payer les services de la dette et de la pension civile des fonctionnaires de l'état arrivés a la retraite.

Etc. Etc. Etc. La liste étant loin d'être exhaustive.

Qui a déjà pensé à chiffrer financièrement le coût exact de toutes ces missions confiées à l'État pour réaliser et comprendre, qu'avec un tel budget annuel actuel de 1milliard 200 millions de dollars, on est très, très loin du compte: Même si ce budget est bien dépensé au centime près, l'État haïtien ne peut pas remplir efficacement et utilement ses différentes missions régaliennes. Les bons résultats ne peuvent pas être et ne seront pas au rendez-vous.

L'État haïtien n'a pas les moyens financiers de remplir les différentes missions régaliennes qui lui sont confiées par la constitution et les lois de la république. Il est en faillite. «Haïti is a failed state». Haïti est décapitalisée.

Pour son plus grand malheur, le peuple haïtien confie la solution de tous ses problèmes collectifs à un État «décapitalisé», un État en faillite.

Malheureusement aussi, tous nos dirigeants, et ce depuis des décennies, au lieu de se colleter avec les difficultés de trouver la solution à la faillite de l'État, due principalement au chômage de plus de 70% des habitants, ont toujours choisi la voie facile, sans effort, de la coopération internationale; une coopération qui s'apparente à la mendicité: Aide humanitaire, support budgétaire à plus de 50%, actuellement à 65%. Des emprunts insignifiants et des dons dérisoires face à nos énormes besoins et tout récemment, le Cadre de coopération intérimaire (CCI), négocié par le gouvernement provisoire de M. Latortue. Et maintenant le DSNCRP.

Une coopération qui, à l'évidence, ne fait que maintenir Haïti dans un état permanent de pays assisté et de dépendance avilissante. Haïti ne meurt pas mais n'arrive jamais à quitter l'hôpital et à voler de ses propres ailes. Il est voué à une longue agonie, cruelle et inhumaine.

Pis encore, sous un tel régime d'aide bilatérale et multilatérale, Haïti se retrouve à la merci de trop de «partenaires», sans aucune coordination entre eux, des partenaires totalement irresponsables et n'ayant aucune obligation de résultats : «Kabrit ki gen tròp mèt mouri nan kòd».

On se demande, avec raison, comment et pourquoi un peuple, jadis si fier, peut-il consentir sans réticence, voire se complaire à vivre de l'assistanat (kwi nan men) et en même temps se prévaloir d'une quelconque souveraineté. Utopies!!! Chimères !!!

On se demande aussi, pourquoi nos politiques et nos dirigeants, à quelques exceptions près, ont toujours négligé la dimension économique du développement du pays pour se concentrer uniquement sur sa dimension sociale et politique, là où, évidemment, il est très facile de faire de la démagogie. Ah! Les marrons que nous sommes!!!

Pourquoi, par exemple, cet acharnement à vouloir coûte que coûte maintenir en vie des compagnies en faillite comme l'Électricité d'Haïti, pour ne citer que celle-là.

Quand l'État est en faillite, la Nation est en péril. Ses chances de survie sont très minces. Caveat !!!

Un État en faillite freine le développement du pays et rend impossible la restauration de l'autorité de l'État.

De plus, quand l'état est en faillite, la nation est en passe d'être occupée ou phagocytée par un autre état « voisin » donc de disparaître ou de se voir mettre sous tutelle de l'ONU. Catastrophe !!! A moins d'être dirigée par un dictateur féroce et sanguinaire.

La grande question que l'on doit donc se poser aujourd'hui: Quelle solution pour un État en faillite ? Ou qu'est-ce qu'on fait avec un État en faillite ? Et qui a intérêt que cette faillite persiste et perdure?

Le débat est ouvert : Car l'avenir de notre pays dépend de la réponse qu'on aura donnée à cette question fondamentale.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 13:32

B) «Que faire?».

1) Un Partenariat économique stratégique, à bénéfices réciproques et á responsabilité économie solide seule capable d'assurer et de garantir sa stabilité, sa souveraineté et sa pérennité.

2) Une politique favorisant des partenariats publics-privé

3) Une politique de décentralisation avec déconcentration, telle que prônée par la constitution de 87, en vue de permettre aux potentialités et énergies locales de s'exprimer.

4) Une politique d'immigration intelligente et rentable favorisant le retour de nos ressources humaines, haïtiens d'origine, disséminées dans la diaspora en Amérique du nord et en Europe, associée à une politique de migration zéro des classes moyennes instruites.

5) Une vigoureuse politique de contrôle des naissances.


Une révolution économique s'impose.
(Growth revolution)

De la même façon que nos ancêtres ont fait une révolution sociale et politique pour abolir l'esclavage et fonder un « État Nation », nous, nous devons faire une révolution économique, cette fois pour abolir la misère et la pauvreté, rebâtir notre pays sur une base économique solide, seule capable d'assurer et de garantir sa stabilité, sa souveraineté et sa pérennité. Car, le mal absolu qui ronge et détruit notre pays est fondamentalement la misère et la pauvreté qui y règnent.

Haïti doit s'ouvrir sur l'extérieur.
Haïti ne peut pas sortir seule de ce gouffre de misère, de cet affreux marasme économique, politique et social dans lequel elle est plongée. Elle ne peut pas, seule, avec les maigres ressources actuellement disponibles, faire cette révolution économique, Elle a forcément besoin d'un Partenaire économique stratégique, d'un Partenaire responsable, avec obligation de résultat.

Dans cette perspective, Haïti doit s'ouvrir sur l'extérieur et, en pleine connaissance de cause, monter au plus vite dans le train de la mondialisation. Le TGV de la mondialisation.

S'il est vrai que, comme dit notre devise, l'Union fait la force, l'Union des États fera la force, la puissance et la richesse.

Il faut tirer des leçons de l'Histoire; commencer par regarder et s'inspirer des solutions que d'autres peuples ont trouvées avant nous: ce qui s'est fait en Amérique du nord dans le passé avec d'excellents résultats, ce qui se fait actuellement en Europe, en Asie du sud est et aussi, plus près de nous, ce qui se dessine en Amérique du sud.

En Amérique du nord, 50 états se sont fédérés pour donner naissance aux États-Unis d'Amérique et 200 ans plus tard ils sont devenus la plus grande puissance militaire et économique du monde; de même, plus au nord 10 états ou provinces se sont confédérés pour former le Canada, pays riche dont le niveau de vie de la population est actuellement très convoité.

En Europe, depuis la fin de la 2eme guerre mondiale, il se construit patiemment une union d'États, l'Union Européenne avec 27 états. Un cluster d'États dirait Kesner Pharel; les européens ayant compris, comme l'a si bien dit le professeur Jean Claude Fignolé, que le concept d'états nations a atteint ses limites historiques et que l'avenir appartient désormais aux grands ensembles économiques.

Haïti doit suivre ces bons exemples, car tout nationalisme primaire, extrémiste, tout repli sur soi, toute velléité de vivre en autarcie en vue de sauvegarder une souveraineté hypothétique, est contre-productif voire suicidaire. Si on n'y prend garde, dans trois siècles nous serons encore au même point, en train de marquer le pas et de faire, pour répéter René Depestre, du surplace existentiel, conduisant inévitablement à la mendicité endémique et au perpétuel assistanat. Quelle infamie !!!

De la même façon que, même au prix de très grandes concessions, la Roumanie, la Bulgarie ont négocié et réussi leur entrée dans l'Union Européenne, Haïti doit commencer à négocier dès maintenant un accord de partenariat économique « privilégié », un partenariat stratégique basé sur le consentement et l'intérêt mutuels, un partenariat à responsabilitéà bénéfices réciproques, avec un SEUL État - un grand ensemble économique - disposant du capital, de la technologie et du savoir-faire dans le domaine du développement économique.

Ce partenariat économique privilégié n'exclut pas, bien entendu, de bons rapports de voisinage, d'amitié, de coopération franche et loyale avec d'autres États.

L'économie et le profit mènent le monde, les maître mots étant: Travail. Rentabilité. Production de richesses.

Haïti étant décapitalisée, il faut la recapitaliser.

En effet, les investisseurs des continents, -nord-américain, européen et asiatique- disposent du capital, de la technologie et du savoir-faire indispensables pour recapitaliser Haïti, exploiter et mettre de la valeur ajoutée sur toutes ses ressources naturelles brutes, avec pour objectif final, en bout de chaîne, de mettre la majorité des haïtiens au travail, un travail productif et rentable: condition essentielle pour la reconstruction d'un État haïtien viable, d'un État haïtien moderne. Ces investisseurs accepteront volontiers de le faire, à condition qu'ils trouvent le cadre légal garanti par un État - un grand ensemble économique - dans lequel Haïti serait désormais intégrée à titre de Partenaire privilégié.

Ainsi les haïtiens, se mettront au travail pour produire eux-mêmes, à travers une solide économie de service (Tourisme d'abord, Tourisme ensuite, Tourisme toujours, hôtellerie, industrie des loisirs, industrie de la détente et du bien être; Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (N.T.I.C), et accessoirement production agricole et agro-industrie), les richesses nécessaires et indispensables pour faire de la nouvelle Haïti, - l'Haïti de la renaissance de Hérold Jean-François, désormais partenaire et/ou intégré dans un grand ensemble économique, - un État moderne, digne de nos ancêtres et de notre glorieuse histoire.

Comme la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne dans l'Union Européenne, Haïti ne perdra pas son identité propre. Au contraire, une fois la misère et la pauvreté abolies ou réduites à un niveau supportable, ce sera la souveraineté retrouvée à travers ce Partenariat privilégié, à responsabilité Un partenariat basé sur la sincérité, le consentement et l'intérêt mutuels.

La majorité de la population Haïtienne acceptera volontiers cette solution pour sortir de la pauvreté et de la mendicité dégradante, avilissante et humiliante dans laquelle le pays se retrouve depuis des décennies. D'ailleurs, dans les conditions actuelles, toute cette majorité est prête à partir si les États-Unis ou le Canada ou tout autre pays riche décident de libéraliser la livraison des visas d'entrée sur leur territoire.

Haïti est potentiellement riche, mais, paradoxalement, les haïtiens sont pauvres.

Cet État partenaire n'aura rien à donner en cadeau, par pure charité, et il a tout à gagner. Un vrai partenariat à bénéfices réciproques. Un vrai « win-win solution ».

Haïti lui offre, outre des millions de bras pour ses entreprises délocalisées et 10 millions de consommateurs pour les produits manufacturés de ses entreprises et de ses usines,

Un territoire de 27500 kilomètres carrés, avec un climat très agréable,

De superbes chaînes de montagnes, au sommet desquelles il ne fait jamais ni trop chaud, ni trop froid et où l'on peut bâtir des villes, de luxueuses villas, des châteaux, des maisons de vacances d'hiver, des maisons de retraite pour personnes âgées, des citadelles, que sais-je encore.

Une position géostratégique dans les caraïbes, près de l'équateur.

Haïti est à proximité du grand marché nord américain. Par le canal du vent, au large du môle St. Nicolas, passe plus du tiers du commerce maritime mondial.

Haïti est sur la route des bateaux de croisières et des gros bateaux marchands.

Haïti possède quatre îles (la Gonâve, la Tortue, les Cayemites, l'Ile à vaches, sans oublier la Navase); où développer des complexes touristiques de « cinq étoiles » Des complexes très luxueux pouvant accueillir les sommets du G8 et autres réunions internationales importantes etc. Où tous les grands de ce monde pourront venir passer leurs vacances.

Mille cinq cents (1500) Kms de côtes avec des plages de sable blanc, très fin pour des stations balnéaires de rêve, des marinas pour recevoir des yacht haut de gamme et des bateaux de plaisance, des ports de croisière touristique (à Jacmel par exemple), des installations portuaires modernes.

Des eaux territoriales pour une industrie moderne de pêche.

Des ports potentiels en eau profonde pour des raffineries de pétrole et des ports francs qui seront utilisés par les gros bateaux marchands passant dans la zone.

Un potentiel énorme d'énergie solaire : Haïti ayant un des plus hauts taux d'ensoleillement annuel du monde.

Un potentiel d'énergie éolienne, au large du môle St Nicolas par exemple.

Son sous sol avec des minerais non exploités.

Une mine de silicium à savane zombi, (silicium très utile dans la fabrication de panneaux solaires); une mine d'or; une mine de charbon minéral; du marbre rose, blanc et vert, etc.

Peut-être du pétrole, peut être du gaz naturel, sans compter ce qui existe déjà, en état de sous-exploitation dans le pays.

Sa faune et sa flore tropicales, Le lac Azuei. Des cascades et chutes d'eau dont celle de Pichon dans le sud est, des grottes, le pic du morne Laselle à 2500 mètres d'altitude.

Son patrimoine archéologique et architectural, sa citadelle Laferrière, les différents forts d'après guerre de l'indépendance et autres sites historiques.

Son artisanat, ses artistes, sa peinture.

Son folklore, sa musique, sa danse.

Ses religions, son bilinguisme créole-français.

Son histoire et sa culture en général, etc.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 13:42

En clair, Haïti ne se présente pas les mains vides. Haïti n'est pas démunie de tout. Haïti possède des actifs à mettre (miser) sur la table. Haïti n'est pas obligée d'être un mendiant. Haïti peut être un partenaire sérieux et attrayant.



En revanche, Haïti va s'enrichir, avec un taux de chômage qui va baisser à un niveau supportable. Les haïtiens vont pouvoir travailler, avoir un revenu décent et suffisant non seulement pour satisfaire leurs besoins mais aussi pour donner à leur État les moyens financiers de remplir ses différentes missions régaliennes.


Haïti va sortir de son état lamentable et indigne de pays assisté, de mendiant international, pour se camper dignement et fièrement, « la tête altière et haut les fronts », à coté de son Partenaire, avec sa belle et inséparable médaille 1791-1803-1804 solidement épinglée à sa poitrine et son bicolore, bleu et rouge, flottant ostensiblement partout sur son territoire.



Cessons de toujours de regarder en arrière, cessons de ressasser sans cesse le passé. Construisons le présent à partir du futur. Favorisons la prise en compte de l'avenir dans les décisions du présent.



Je n'invente rien, qu'on le veuille ou non, le 21eme siècle sera le siècle de l'union des États, en plus d'être le siècle des Femmes au pouvoir.



A l'exemple des États-Unis (50 États) et du Canada (10 États), l'union Européenne est en voie de formation (27 états). La Turquie frappe à leur porte; la Roumanie et la Bulgarie y ont fait leur entrée au milieu de l'allégresse générale. Les Turcs, les Roumains et les Bulgares ne sont pourtant pas moins nationalistes que nous.

En Asie du sud est l'association des 10 nations, la Birmanie, la Thaïlande, le laos, l'Indonésie, les Philippines, la Malaisie, Singapour, le Vietnam, le Cambodge, Brunei se dote d'une mini constitution.

La Grande Chine et le Japon sont en pourparler pour trouver des solutions à leurs problèmes.

En Amérique du sud on y pense aussi. Hugo Chavez du Venezuela, même avec sa richesse en pétrole, sent le besoin de s'entendre avec les états voisins et plaide déjà pour une union d'États, l'Union Bolivarienne avec la Colombie, la Bolivie, l'Équateur, le Pérou.



Pourquoi Haïti devrait-elle nager à contre courant de ce grand mouvement planétaire, porteur d'espoir pour une véritable civilisation, une civilisation mondiale, en vue d'instaurer sur la terre d'Haïti un monde plus heureux et plus équitable? Pourquoi Haïti ne se choisit-elle pas un Partenaire dès maintenant, un vrai Partenaire économique à la hauteur, au lieu d'attendre que la force des choses lui en impose un?



Une politique d'immigration intelligente et rentable.

Les États Unis et le Canada ont fait et font encore fortune dans l'immigration car "Il n'y a de richesses que d'hommes." (Schultz)


Tout comme les États-Unis et le Canada, Haïti redeviendra une terre d'immigration: source de progrès et d'épanouissement, au lieu d'être une terre de transit, une terre d'émigration: source de régression et de déchéance.


Dans cette perspective, la politique d'immigration d'Haïti, pour être intelligente et rentable, doit viser d'abord, à tout seigneur tout honneur, les haïtiens de sa Diaspora. Et pour réussir, il faut, de toute urgence, réparer cette flagrante et terrible injustice faite à ceux qui ont acquis la nationalité du pays d'accueil et qui n'ont pas su et ne peuvent plus profiter de l'article 286 de la constitution de 1987; Oui, il faut réparer, toutes affaires cessantes, cette monstrueuse et révoltante injustice de les avoir exclus de la vie politique et économique du pays, car, la nationalité d'origine, la nationalité de naissance, est un droit acquis, un droit incessible, un droit inaliénable qu'aucune constitution, aucune loi, aucun pouvoir, aucun gouvernement, ne peut ôter sans le consentement exprès de l'intéressé.


Haïti, où la fuite des cerveaux a toujours été la règle et non l'exception, ne peut plus se payer le luxe de perdre d'aussi précieuses ressources d'une valeur inestimable. Enough is enough.


D'autant plus que 1o) Haïti ne gagne rien, mais absolument rien en faisant perdre la nationalité haïtienne aux haïtiens de la diaspora, 2o) Certaines figures prestigieuses, certaines personnalités éminentes de la diaspora haïtienne, celles qui ont atteint les plus haut sommets de l'échelle des valeurs, de l'échelle politique et sociale dans leur pays d'accueil, celles qui ont fait et font encore la fierté de l'être haïtien, et du Jacmélien en particulier, celles-là seront très utiles sinon indispensables pour mener à bien les négociations en vue d'aboutir à ce partenariat économique avec un autre État afin de parachever l'œuvre de nos ancêtres, d'une Haïti belle et prospère où il fera toujours bon de vivre.



Une politique de migration zéro des classes moyennes instruites.



Fini le départ volontaire des classes moyennes instruites vers les pays du Nord. Finis les «braceros» haïtiens dans les «batey» dominicains; finis les boat people sur les côtes de la Floride, des Bahamas et des iles Turk and Caicos. Nous avons besoin d'eux, Nous faisons tout pour les garder. Nous avons du travail pour eux.



Tous ceux et celles -nos cerveaux, nos compétences, nos bras- qui sont partis «chercher la vie» en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas, à la Guyane, en Guadeloupe, en Floride, au Québec, au Canada etc. Tous, ils reviendront. Les uns, parce qu'ils pourront s'investir et investir en Haïti dans tous les domaines, politique, économique et social; les autres, parce qu'ils auront du travail chez eux, en Haïti même. Travail et revenu qui les revaloriseront et feront d'eux désormais des agents de développement économique: c'est à dire des consommateurs, des contribuables, des épargnants, des investisseurs etc., en un mot des Hommes, des citoyens fiers de voyager avec un passeport Haïtien qui leur permet de visiter n'importe quel pays du monde.



Et le ressortissant de l'état partenaire, investisseur également, se sentant désormais chez lui, citoyenneté oblige, s'installera confortablement en Haïti avec ses compétences et son capital, en un mot s'y intègrera.


A trop vouloir se replier sur elle-même et à s'entêter à faire cavalier seul, au nom d'une hypothétique souveraineté, Haïti se retrouve à nager seule et à contre-courant de l'évolution du monde contemporain. Un véritable suicide collectif.

Haïti n'a pas forcément besoin de donateurs.

Haïti n'a pas forcément besoin de bailleurs.

Haïti a surtout besoin d'un Partenaire.

Un seul et vrai Partenaire,

Responsable et à la hauteur,

Qui puisse gagner la confiance et attirer de très gros investisseurs, afin de faire, de la majorité des haïtiens, de bons travailleurs, de bons consommateurs, de bons contribuables, de bons entrepreneurs et pourquoi pas de bons investisseurs.


Grâce à ce partenariat économique avec un autre État, le chômage va être réduit à sa plus simple expression, et Haïti fera, elle aussi, à l'instar du Québec, sa révolution tranquille. Imaginez un autre 1804, pacifique cette fois, sans un coup de feu, sans le «koupé tèt boulé kay», en vue d'abolir la misère et réduire la pauvreté.



Et ce sera enfin, à n'en pas douter, le début d'une nouvelle ère, les premiers rayons de soleil d'une nouvelle vie, de nouvelles perspectives, plus enrichissantes et plus épanouissantes pour tous les Haïtiens. Désormais Haïti pourra, à bon droit, se targuer d'être la Perle des Antilles, le Tigre de la Caraïbe, véritable paradis tropical.


HAITI est à l'heure du choix:


D'un côté,

Être un pays assisté, un pays constamment menacé d'occupation, un pays sous tutelle, un pays réduit à la mendicité endémique,…internatio

De l'autre,

Être un partenaire digne et respecté dans un partenariat économique où la misère est abolie et la pauvreté réduite à sa plus simple expression, le choix ne devrait pas être difficile à faire.
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 18:10

C'est le plus edifiant constat et la plus logique proposition que j'aie lues depuis longtemps.je felicite l'auteur pour sa vision et sa comprehension de la problematique haitienne.Pourquoi un homme aussi intelligent n'a pas la responsabilite du Ministere de la planification ou d'etre le Premier Ministre du nouveau gouvernement.President Preval avez-vous lu ce constat du Dr Lominy?Nous avons assez des politiciens aux mains crochues en haiti.bA NOU LOMINY KOM pREMIER MINISTRE.


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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 18:23

Rodlam Sans Malice a écrit:
C'est le plus edifiant constat et la plus logique proposition que j'aie lue depuis longtemps.je felicite l'auteur pour sa vision et sa comprehension de la problematique haitienne.Pourquoi un homme aussi intelligent n'a pas la responsabilite du Ministere de la planification ou d'etre le Premier Ministre du nouveau gouvernement.President Preval avez-vous lu ce constat du Dr Lominy?Nous avons assez des politiciens aux mains crochues en haiti.bA NOU LOMINY KOM pREMIER MINISTRE.

On peut trouver plus de 1000 personnes pour faire le constat et élaborer des solutions pour faire sortir Haiti du trou.

Par exemple, le plan d'action d'Ericq Pierre était assez solide et cohérent pour nous délivrer. Alexis avait présenté une bonne politique générale aussi bien qu'Yvon Neptune, Jean Marie Chérestal et autres...


Notre problème se trouve dans la force de corruption qu'il ne faut pas sous-estimer et qu'il faut maitriser. Ericq Pierre l'a bien dit.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 18:33

Je ne pense pas que les Premier Ministres cités dans votre texte avaient proposé un partenariat avec un autre etat ayant plus de ressources humaines et materielles pour sortir le pays de ce bourbier ou il patauge depuis deux siècles.Si Alexis dans son discours a l'université de miami avait critiqué l'exlusion de la diaspora des affaires politiques du pays ,il na'vait rien fait de concret pour amender ou abolir la Constitution de 1987.


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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 18:42

Rodlam Sans Malice a écrit:
Je ne pense pas que les Premier Ministres cités dans votre texte avaient proposé un partenairiat avec un autre etat ayant plus de ressources humaines et materielles pour sortir le pays de ce bourbier ou il patauge depuis deux siècles.Si Alexis dans son discours a l'université de miami avait critiqué l'exlusion de la diaspora des affaires politiques du pays ,il na'vait rien fait de concret pour amender ou abolir la Constitution de 1987.

Durant le premier mandat de Préval, le gouvernement haitien avait signé un contrat avec la banque mondiale qui consistait à rapatrier les cadres de la diaspora sous forme d'experts. Hier encore, le gouvernement haitien avait soumis au parlement haitien un pret de la BID de 10 millions de dollars. Le but de ce pret était de rapatrier les ressources humaines manquantes à Haiti.

Consultez nos tiroirs au niveau des ministères et vous allez voir que ce ne sont pas les projets et bonnes initaitives qui nous font défaut.

Avez-vous entendu parler du CNE? Ce furent des millions de dollars qui étaient investis dans des matériels et engins lourds.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 18:57

Alors, comme d'habitude, d'après vous, on devrait ignorer ou boycotter l'analyse du Dr. Lominy?
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 19:05

Sasaye a écrit:
Alors, comme d'habitude, d'après vous, on devrait ignorer ou boycotter l'analyse du Dr. Lominy?

Pas du tout!

On doit faire une synthèse de toutes les analyses pour un nouveau départ.

Dr Lominy a fait de belles propositions comme Ericq Pierre qui a demandé de ne sous-estimer les forces de la corruption. Nous devrons continuer et entendre les autres experts. Le paysan est aussi un expert dans son domaine et il doit aussi faire des propositions.

Nous devrons continuer avec la phase de consultations et ne pas nous hater comme Malice à séparer des postes de ministre comme si Haiti était un gateau.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 19:43

Combien de postes de ministres ai-je deja partagés? .Ce n'est pas la première fois je lis les propositions du Dr Lominy.je partage ses points de vue et ses propositions pour sortir le pays de ce bourbier.je n'ai pas de parrain ou d'ambition politique qui m'empèche d'apprecier les valeurs de certains haitiens.

Je suis las de ces politiciens qui veulent maintenir les memes structures desuetes et qui proposent de donner la lune aux pauvres d'esprit sans savoir comment ,Docteur Lominy a au moins proposé des solutions realisables.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 20:20

Dr. Lominy a dit:
Citation :
Une coopération qui, à l’évidence, ne fait que maintenir Haïti dans un état permanent de pays assisté et de dépendance avilissante. Haïti ne meurt pas mais n’arrive jamais à quitter l’hôpital et à voler de ses propres ailes. Il est voué à une longue agonie, cruelle et inhumaine.

Pis encore, sous un tel régime d’aide bilatérale et multilatérale, Haïti se retrouve à la merci de trop de « partenaires », sans aucune coordination entre eux, des partenaires totalement irresponsables et n’ayant aucune obligation de résultats : « Kabrit ki gen tròp mèt mouri nan kòd ».

On se demande, avec raison, comment et pourquoi un peuple, jadis si fier, peut-il consentir sans réticence, voire se complaire à vivre de l’assistanat (kwi nan men) et en même temps se prévaloir d’une quelconque souveraineté
Mwen qwe ke anpil nan nou sou forum nan gen menm vision ke Dr. Lominy sou zafe kooperasyon internasyonal yo ki deside a la permanans kenbe nou sou tutel kwi nan men sa.

Kabrit ki pa gen kod nan kou pa mouri grangou, yo kap al chache prop manje yo e manje sa yo vle e le yo vle!! Fok kat la rebat sou kondisyon assistans internasyonal sa.

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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 20:51

Rodlam Sans Malice a écrit:
Combien de postes de ministres ai-je deja partagés? .Ce n'est pas la première fois je lis les propositions du Dr Lominy.je partage ses points de vue et ses propositions pour sortir le pays de ce bourbier.je n'ai pas de parrain ou d'ambition politique qui m'empèche d'apprecier les valeurs de certains haitiens.

Je suis las de ces politiciens qui veulent maintenir les memes structures desuetes et qui proposent de donner la lune aux pauvres d'esprit sans savoir comment ,Docteur Lominy a au moins proposé des solutions realisables.

Il est temps que nous faisons la démarcation entre un technicien qui propose de belles idées et un politicien qui doit puiser ces idées pour aider son pays. Un meme personnage ne peut pas jouer ces 2 roles opposés: l'un a besoin du recul pour réfléchir et apporter des solutions et l'autre doit faire de la propagande en permanence pour se faire des disciples.

Mes Chers Amis
, il faut laisser en paix le docteur le Docteur Lominy et lui donner la chance pour servir son pays en formulant des solutions pour Haiti. C'est à la société civile de pressurer les politiciens pour les faire adopter ces solutions. Il en est de meme de nos leaders religieux et moraux que nous voulons transformer en politiciens. Finalement, la politique va priver haiti de tout.

Savez-vous l'origine de ce mal?


Eh bien durant la période coloniale, le maitre était toujours en quete d'un nègre plus éveillé pour le transformer en commandeur d'esclaves. C'est ainsi que, meme après notre indépendance, cette habitude devient normale dans notre société et tout nègre qui a des idées ou une petite éducation doit etre un commandeur (ministre, parlementaire, ou président...).

Encore des sequelles de l'esclavage!
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 21:21

Ce ne sont pas non plus des politiciens sans vision qui nous debarrasseront de cette honte.Il faut des hommes bien imbus de leurs responsabilités et qui ont une vision claire pour resoudre nos problèmes.Je n'adhère pas à ce concept "des plus capable" qui confère l'habileté de diriger le pays seul aux diplomés des grandes ecoles ,cependant il faut bien que ce soit un homme intelligent et bien doué qui prenne le gouvernail pour nous tirer de cet abime.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Ven 23 Mai 2008 - 21:58

Mr. Sasayé

J'ai fait une lecture selective du texte de Lominy, il y a de très bonnes idées qui méritent d' être développées. Je n'ai pas le temps ce soir. Nous y reviendrons, mais le seul hic c'est que ce seront econre des palabres qui n'aboutissent pas, il n'y a ni la volonté politique, le hommes sont de peu de foi et les autres prefèrent se chamailler entre eux que de prendre une chance et faire une action concrète.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 13:36

Doub,

Merci pour l'intéret que vous portez à cette thèse importante.

Je suis d'accord avec vous qu'il est nécessaire de lire avec beaucoup d'attention ce genre d'analyse qui comporte des nuances que seuls ceux qui le comprennent peuvent discerner.

Je soupconne que certains ne prennent pas le temps de bien digérer certains textes avant de "voye monte"

Bon week-end.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 15:31

Messieurs,

A monhumble avis ,il faut faire très attention avec ce que les "politiciens" ayisyens écrivent et comment ils agissent.
On peut ètre émerveillé par ce qu'ils écrivent et puis ils font exactement le contruire quand ils sont chargés d'implémenter ce qu'ils ont l'habitude d'écrire.

Je me souviens des analyses de JEANJACQUES HONORAT sur les ondes de radio à New york à l'époque de son exil.Je pensais ,comme la majoritédes auditeurs que c'était des analyses brillantes de la problématique haitienne.
Oui c'est le mème HONORAT qui était Premier ministre du gouvernement putschiste après le coup d'etat de 1991.
Après le coup d'Etat ,son discours avit complètement changé.
Il y a beaucoup d'examples comme ça ,et puis MICHEL LOMINY n'était il pas ministre de la Santé sur ce mème gouvernement putschiste?

C'est comme si gens seraient atteint d'un virus quand ils accèdent aux reponsabilités gouvernementales.

Ce qu'ils font ,fait tant de bruit, que c'est presqu' impossible d'entendre ce qu'ils disent
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 16:02

Rodlam Sans Malice a écrit:
C'est le plus edifiant constat et la plus logique proposition que j'aie lues depuis longtemps.je felicite l'auteur pour sa vision et sa comprehension de la problematique haitienne.Pourquoi un homme aussi intelligent n'a pas la responsabilite du Ministere de la planification ou d'etre le Premier Ministre du nouveau gouvernement.President Preval avez-vous lu ce constat du Dr Lominy?Nous avons assez des politiciens aux mains crochues en haiti.bA NOU LOMINY KOM pREMIER MINISTRE.

Malice,


D'après les informations soumises par Joel, Dr Lominy est un putschiste. De ce fait, nous devrons faire très attention à ses idées et surtout éviter à tout prix de l'introduire dans les gouvernements démocratiques actuels.

Notre triste retard est du en grande partie à ces putschistes qui avaient refusé au peuple haitien le droit d'élire leurs dirigeants.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 16:25

Colo

Paul Magloire fut aussi un putchiste ;pourtant ,a mon humble avis, il fut le meilleur dirigeant haitien apres Estime de ces 60 dernières années.Je ne vais pas condamner le Dr Lominy parcequ'il occupait le portefeuille du Ministère de la santé et de la population durant le règne des putchistes.Marc bazin a ete aussi le Premier Ministre de ce gouvernement ;doit-on pour autant mepriser ses analyses.

Joel a raison de s'inquieter de la competence de nos beaux parleurs,mais il faut aussi considerer les thèmes qu'ils developpent et leurs actes.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 16:38

Malice,

Ne vous souvenez-vous pas d'un individu qui était écarté de la Cour Supreme des Etats-Unis parce qu'il était membre du KKK?

Personnellement, je pense qu'il y a des crimes qu'une nation ne peut pas pardonner à des gens, comme le putschisme.

Si pat gen koudeta jodia nou pat tap la a toujou.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 17:05

Le Dr Lominy etait-il l'organisateur de ce putsch?Il est absolument imperieux de dissuader les putschistes haitiens de recidiver ,cependant on ne peut pas condamner tous ceux qui ont servi dans les gouvernements issus d'un putsch.

Permettez-moi de vous poser cette question.:Auriez-vous condamné un haitien qui aurait servi son pays après un coup d'etat contre le Docteur Francois Duvalier?Je ne compare pas la presidence d'Aristide a celle de Duvalier.je veux tout simplement vous demontrer que ce ne sont pas tous les coups d'etat qui soient condamnables et qu'il serait injuste de condamner tous ceux qui ont participe au gouvernement issu d'un putsch.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 17:29

Concentrons-nous sur les idées et les propositions avancées par le Dr. Lominy.
Si nous prenons le temps de peser ses écrits, nous pourrons soutenir ou rejeter certaines idées. Il semble qu'il y en a beaucoup qui mériteraient des discussions sérieuses.

Cette analyse est une constatation de l'état économic-socio-politique de notre pays, assorti de solutions valables et débatables.

M. Lominy ne se présente pas comme candidat à un poste, ni n'est en campagne electorale. Donc, les réactions à ses écrits devraient concerner seulement ses idées et non ses actions probables s'il était en poste.
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 17:38

MWEN PA SONJE KE MOUCHE TE MINIS SOU KOU DETA APRE ARISTIDE LA NON.SI MEMWAM BON,LI TE MANM KONSEY DETA SOU ERTHA TWOUYO ,MINIS JUSTIS SOU NANFI PREMYE CNG.ANTOUKA,LI PAT JANM DANSE KOLE AK POUCHIS.AVEK LAJ ,LI VINN GNB...
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MessageSujet: Re: «Que faire?». Par Michel Lominy   Sam 24 Mai 2008 - 19:28

Dit moi qui vous avez fréquenté et je vous dirai qui vous êtes ne s’appliqué pas dans tous les cas.
Il y a des exceptions quand même. Occuper une position sur un dictateur ou un gouvernement putschiste ne veut pas dire qu’on embrasse leur cause.
Yon moun kap sevi dyab, men moun nan pa bezwen konpote'l kankou dyab. Dr. Lominy kap gen bel ide men se nou menm ki pou tire prop konklisyon nou sou sa li di yo e non sou idantite moun nan.
Nou gen yon move habitid ke chak fwa yon moun di yon bagay, nou kouri chache idantite moun nan, manman’l, papa’l sou ki gouvenman ke li te sevi etc. avan menm ke nou analize sa moun nan di a.
Fok nou fe yon efo pou nou pedi habitid sa yo pou nou pa tombe nan ere e prejidist. Dr. Lomimy viv anpil tan o Kanada e misye konn problem peyi a tre byen.
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