Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 évaluation comparée des facteurs de l’insécurité

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MessageSujet: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 9:01

Un texte de circonstance, préparé pour un forum de l’Organisation de la Démocratie Chrétienne dans les Amériques (ODCA ) à Bogota le 13 juin écoulé, sur le thème de « l’insécurité, douleur évitable », a pris dans sa version française au cours de sa traduction de l’espagnol originel, de la substance au point de devenir le septième essai de mes récents « Combats pour l’Histoire Vivante d’Haiti » avec l’éclairage de mes « annotations sur le cas haïtien »

Forum de l’ODCA à Bogota le 13 juin 2008 sur « l’insécurité, douleur évitable » (sic)

« Le facteur politique, variable-clef parmi les sept facteurs de l’insécurité ou de l’ordre public étatique. Annotations sur le cas haïtien »
Communication faite par le professeur Leslie F. Manigat, « invité spécial » en tant qu’ancien président de la République d’Haiti, en compagnie de huit ex-chefs d’état et de gouvernement d’Amérique Latine et de la Caraïbe.

Les latino-américains Vicente Fox Quesada, ex-président du Mexique et actuel co-président de l’Internationale du Centre démocratique, ex-Internationale de la Démocratie Chrétienne, Manuel Espino Barrientos, président de l’ODCA, Jorge Quiroga, ex-président de Bolivie, Armando Calderon Sol, ex-président de El Salvador, Belisario Betencur, ex-président de Colombie, et les Caraibéens Leslie F. Manigat, ex-président d’Haiti, l’hindou Basdeo Panday, ex-premier ministre de Trinidad-Tobago et Henny Eman, ex-premier ministre de Aruba,

~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~


Le titre complet de ma communication est le suivant :

« Cadre pour une réflexion sur « le politique comme variable-clef dans l’évaluation comparée des facteurs de l’insécurité ou de l’ordre public de l’état national »

N-B.- une dimension systémique originale de base : le rapport entre les effectifs policiers et militaires combinés et les caractéristiques générales de la population de l’Etat national
(annotations sur le cas haïtien par un historien-politologue professionnel)


Le texte qu’on va lire est ma communication au forum de l’ODCA à Bogota le 14 Juin 2008 au titre original mais d’actualité « l’insécurité, douleur évitable » (sic). Ce forum réunissait des démocrates-chrétiens latino-américains de l’Organisation régionale de la Démocratie Chrétienne, du Mexique à l’Argentine et de Cuba à Trinidad-Tobago. Parmi les panelistes, l’ODCA avait détaché à titre d’invités spéciaux », en bouquet final, sept ex-chefs d’état ou de gouvernement dont votre serviteur pour une réflexion sur le thème du forum en tenant compte de l’observation historique, de l’expérience individuelle et des pronostics de chacun d’eux J’ai pensé qu’en le rendant public, ce produit de circonstance devenu objet de méditation, peut inspirer les curieux de l’histoire du présent et de l’histoire immédiate chez nous, en déployant trois têtes de chapitre à passer en revue :
1).- Cadre pour une réflexion, voici qui invite à cogiter sérieusement sur un sujet traité partout et par tous comme une « tarte à la crème » , en utilisant même les sentier battus mais pour une nouvelle exploration de type « analyse-synthèse » d’une problématique inépuisée sinon inépuisable. C’est un retour ordonné sur un itinéraire de quarante ans de pensées, sur une expérience d’exercice du pouvoir politique suprême pendant quatre mois et demi, et sur tente-cinq ans de militantisme international, à l’initiative d’Aristides Calvani, à l’intérieur de l’ODCA pour laquelle j’ai fini par être familièrement et affectueusement connu comme « Don Leslie ».
2).- Vérification d’une hypothèse que la variable-clef est redevenue politique dans la hiérarchie des sept facteurs recensés classiquement comme responsables de l’insécurité ou de son contraire l’ordre public à savoir l’économique et financier, le social, le moral, le religieux, le culturel, l’écologique y compris les catastrophes naturels. Cette hiérarchie en renouvellement des paradigmes est en passe de figurer comme un nouveau postulat de l’étude du réel vécu.
3).- Focus sur une optique d’angle de prises de vue avec le projecteur sur l’expression d’une dimension systémique dans le rapport entre les caractéristiques d’une population (son évaluation quantitative et ses aspects qualitatifs) et l’effectif de ses forces policières et militaire combinées. Ce rapport devient le critère de la mesure de l’insécurité ou de l’ordre dans un état, surtout en période d’augmentation quantitative et d’intensification de l’effort militaire.
En effet, dès qu’il s’agit de tenter une évaluation comparée des facteurs historiques traditionnels qui causent et alimentent l’insécurité ou assurent et consolident l’ordre public de l’état national, il nous vient à l’esprit ce recensement classique que nous essayons de rendre le plus complet possible en le présentant sous la forme de ma liste classique de sept éléments constitutifs : le politique, l’économique, le social, le religieux, le culturel, le moral, et l’écologique entre lesquels il y a tout un jeu d’interpénétration et d’interaction. Mais le plus intéressant est qu’il y a aussi –insistons-y -une hiérarchisation possible et réelle entre les sept, et l’interrogation contemporaine porte de plus en plus sur le postulat que le facteur politique est en train de redevenir, de nouveau mais surtout de manière nouvelle, la variable-clef dans le domaine de l’insécurité ou de l’ordre public d’aujourd’hui. En ce sens, il nous parait en particulier intéressant d’associer cela avec l’évolution (ou la révolution ?) récente de la relation de base des effectifs policiers et militaires combinés et de la population totale de l’état national quantitativement et qualitativement considéré comme la mesure et même la mensuration de la problématique militaire de l’ordre ou du désordre public en cette ère marquée par le fondamentalisme terroriste global. Cet angle de prise de vue va donc inspirer les quelques réflexions qui suivent.

Le politique a toujours été, par définition dirions-nous, l’acteur primordial et opératoire en ce qui concerne la stabilité interne ou internationale de l’état, mais pas nécessairement la variable principale décisive en tous temps et en tous lieux. L’économique peut jouer un rôle prépondérant au grand jour dans certaines conjonctures déterminées et même le religieux peut dominer la scène en maitresse de jeu pendant une période donnée. Cependant, le primat du politique n’est pas un exercice d’école et l’appareil répressif est le bras droit de la stabilité de l’état de tous les temps.
Deux cas particuliers mais d’occurrence permanente l’illustrent à merveille d’autant plus que l’un devrait nier l’autre. Le cas particulier des services spécialisés de certains régimes dictatoriaux (la direction de sécurité interne à mauvaise réputation pour l’instrumentalisation totalitaire de la torture) et le cas particulier des services d’intelligence politique et militaire des régimes démocratiques confrontés à l’obligation de la prévention et de la répression de la subversion, mais avec des méthodes et procédures qui recherchent l’efficacité parfois dans une direction peu démocratique comprenant même la violation des droits de la personne. L’augmentation consécutive de l’équipement militaire et l’intensification de l’utilisation des effectifs militaires et policiers combinés en relation avec l’évolution naturelle de la population totale de l’état constituent une boussole de l’insécurité d’aujourd’hui dans le domaine politique. A cet égard, L’interventionnisme du « devoir d’ingérence » invoqué avec ou sans raison suffisante de justification, comme certaines opérations militaires de maintien de la paix à l’initiative et au profit de quelques grandes puissances ayant des intérêts dans telle ou telle région déterminée, constituent également une boussole de l’état de désordre public mondial toléré avec l’élévation du « ratio » normal entre les effectifs policiers et militaires combinés des états impliqués et leur population totale comme tendance constatée de notre temps d’insécurité croissante.

En ce qui a trait au rôle visible du facteur économique dans l’état d‘insécurité d’aujourd’hui, il y a deux manières de saisir le problème : mettre l’accent sur l’insatisfaction du modèle et du niveau de développement économique de la population comme factor de pression sur la sécurité publique et son expression dans la lutte contre la pauvreté et la vie chère et les émeutes de la faim qui s’ensuivent en relation avec la pénurie des vivres et des moyens de subsistances, comme on l’a noté dans le cas d’Haiti aggravé par la crise alimentaire mondiale.
Par exemple, le commerce extérieur d’Haiti exprime négativement la balance entre les exportations et les importations dans un déficit illustrant la gravité de l’hypothèque sur le revenu national en termes de balance des comptes courants de la nation.
Table 12. Value : Value of Trade and Current Accounts Balance, Fiscal years 1984 - 1988
Trade 1984 1985 1986 1987 1988
Exports 215 223 191 198 156
Imports 360 345 303 308 284
Trade balance -145 -122 -112 -110 -128
Current account balance -103 - 95 - 45 - 31 - 53

L’autre manière est de mettre l’accent sur les dépenses militaires en rapport avec le Produit National Brut (PNB) et le Budget national de la République. En continuant l’analyse du cas haïtien comme illustration significative de ce rapport, le tableau suivant répond à ces deux critères d’évaluation en montrant la nouvelle aggravation de la crise du système traditionnel à partir de l’échec de l’expérience du « petit boom » du régime de « Baby Doc » Jean-Claude Duvalier en 1981 : les dépenses militaires sont exprimées en millions de dollars US et évaluées par rapport au Produit National Brut et au Budget de la République entre les années 1975 et 1985.

Table 13 Haiti : Military Expenditures, Years, 1975 – 1988
Year Expenditures Expenditures Expenditures
Mns US $ 1984 as % of GNP as % of Budget

1975 21 Mns US $ 1,5 8, 2
1977 19 1,2 5,9
1979 22 1,2 6,6
1981 35 1,9 9,6
1983 28 1,6 8,9
1985 29 1,6 8,4
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 9:02

2e partie

Mais l’économique joue aussi un rôle important dans la fréquence avec laquelle les groupes d’intérêt et de pression investissent dans les firmes spécialisées dans la fabrication et le commerce des armes et munitions pour les armées et les groupes armés dans le monde. Les agents de ces entreprises géantes se font une course de compétition à couteaux tirés pour l’obtention des juteux contrats d’avions les plus modernes (par exemple américains et français en tête), des vedettes-torpilles lanceuses de fusées (italiennes, françaises) pour les marines de guerre, de « tanks » lourds et légers (américains, anglais, français en tête), et d’équipement militaire sophistiqué (à mentionner ici l’entrée de pays dits du Tiers-Monde dans cette fabrication et cette vente). C’est que ce marché intéresse pratiquement tous les pays de la planète en quête d’achat de munitions et d’armes pour leurs besoin d’entrainement, de sécurité et défense, et de dépenses de prestige, de convoitises et de corruption. Selon le dernier rapport annuel (2007) de la SIPRI de Stockolm, les dépenses militaires mondiales ont cru de 6% pour l’année 2007 et ont augmenté de 45% dans l’espace des dix dernières années (1997-2007).
Prenons le cas de la République Dominicaine en exemple, pour l’évaluation des dépenses militaires de ses Forces Aériennes (l‘intérêt majeur en ce qui nous concerne étant d’avoir à l’esprit la comparaison avec sa voisine Haiti qui n’a pas d’avions de combat dans ce domaine ou de petits pays d’Amérique Centrale comme le Salvador) .
Table 10. Dominican Republic : Major Air Force Equipment, 1908
Description Country Inventory
Combat aircraft of origin
Cessna A-37B Dragon USA 8
Transport
C-47 Douglass Dakotas - do - 6
Beech Queen Air 80 - do - 3
Aero Commander - do - 2
Cessna 310 - do - 1
Mitsubishi MU-2J Japan 1
Trainers
BeechT-34B Mentors USA 10
Beech T-41D Mescaleros - do - 7
Helicopters
Bell 205 - do - 8
Hugues OH-6A - do - 2
Alouette II/III France 2

La publication la plus fameuse au monde au sujet de la fabrication et de la vente d’armes est sans conteste « The Military Balance » de l’ « Institute of Strategic Studies » de Londres, la « Bible » reconnue et consultée et citée comme telle. Dans le civil, la rivalité entre Boeing et Airbus est de notoriété mondiale, mais dans le militaire, la compétition s’étend à tous les pays du monde impliqués dans la course intercontinentale des armements à un niveau à un autre. Haiti, en pleine transition du gouvernement de François Duvalier (Papa Doc) à celui de Jean-Claude Duvalier (Baby Doc) voit arriver à Port-au-Prince, sa capitale, un agent français de notoriété internationale spécialisé dans la vente d’équipement militaire « léthal », pour une visite intéressée à coup de publicité médiatique, connaissant le gout de Jean-Claude, alors âgé de ses 19 ans, pour les « joujoux » métalliques et les engins de mort. La même Haiti, en pleine crise de dissolution du pouvoir sous le gouvernement militaire éphémère du général Prosper Avril, s’achète cinq avions militaires de combat italiens pour constituer une «force aérienne haïtienne de chasse » de luxe dans un pays affamé.
Cette thématique du commerce des armes est devenue l’aspect le plus populaire et le plus dynamique des sujets relatifs à l ‘action économique d’envergure des pays et des groupes organisés à l’actif des groupes de pression et d’intérêt qui se partagent le « leadership » du monde dans ce domaine comme dans tant d’autres. Le marché de la vente des armes constitue le plus grand dans lequel sont impliqués comme acheteurs intéressés les sujets actifs dans tous les coins et recoins de notre planète, en rivalité ou en complicité avec le narcotrafic, ce dernier secteur étant devenu celui du maniement de fortunes colossales dans les pays de production, de circulation, de spéculation, d’exploitation et de consommation de tels produits..
Les deux cas du politique et de l’économique comme facteurs de l’insécurité ou de l’ordre public en relation spéciale avec la « ratio » entre les effectifs policiers et militaires combinés de l’état comme mesure et même la mensuration ( ?) de la stabilité étatique peuvent servir à illustrer la problématique posée dans les autres cas du social, du moral, du religieux, du culturel et de l’écologique. La méthode, le focus, la problématique et le profil sont d’application pour esquisser l’approche de chaque variable chaque fois que l’une d’entre elles est interpelée à son tour dans le carrousel. Le traitement de chacune à tour de rôle peut donc être écourté d’autant.

En ce qui a trait au social dans le domaine de l’insécurité d’aujourd’hui, on a à considérer, en bonne méthode, les problèmes sociaux de l’individu (nourriture, logement, santé, emploi, instruction et éducation, épanouissement dans les conditions de travail) et les problèmes de structure sociale (la famille, les catégories et couches sociales dont les classes sociales, comme terrain des relations sociales dans les contradictions et conflits de la lutte des classes ou dans l’harmonie entre celles-ci) pour illustrer les tensions dans la société comme porteuses de menaces et de danger pour la stabilité de l’état, en tenant compte spécialement de la « ratio » entre les effectifs combinés de la police et de l’armée et les caractéristiques de la population totale de l’état national. Il suffit ici de choisir comme illustration le niveau d’inégalités dans la structure sociale d’un pays comme facteur de perturbation subversive de la stabilité étatique.
Le cas d’Haiti est une illustration typique à cet égard non seulement de la pauvreté au point de désigner le pays comme le plus pauvre de l’hémisphère et parmi les plus misérables des moins avancés du globe, et ceci comme la seule et vraie fiche d’identité du pays, la tarte à la crème de toute présentation médiatique, mais aussi des inégalités inacceptables dans la société nationale où une richesse opulente, gouttes d’eau de super-richesse contraste avec l’indigence d’une majorité de souffreteux de ceux qui ne peuvent pas nager et se noient dans l’océan sauf la main secourable de la diaspora familiale providentielle et l’aide internationale intéressée.
Autrement, la société haïtienne dort sur les bords d’un volcan. On sait comment j’ai défini la complexité de tout cela dans mon livre « la crise haïtienne contemporaine : « C’est une crise aigue dans la crise profonde qui, à travers la course à l’abime, est l’expression du point d’ébullition de la crise structurelle de la société traditionnelle en dépérissement ».
La massification en cours de l’insatisfaction mécontente des besoins des masses populaires et la prise de conscience croissante de l’arrivée du pays au seuil brusque de l’inacceptable témoignent de l’échec de la solution populiste qui fut la réaction inadéquate en réaction à la crise dans son passage du « fascisme de sous-développement » de François Duvalier à l’anarcho-populisme de Jean-Bertrand Aristide malgré le messianisme originel salvateur en faveur des masses populaires auteur d’espérances non tenues en devenant dans la réalité un mensonge absolu du fait de sa transformation en son contraire. De la sorte que, comme le dit la Bible, la situation dernière qui en a résulté est pire que la première.
Trois journées de pillages et de violence urbaine dans la capitale haïtienne en mai dernier ont laissé un paysage de désolation ressenti comme un cauchemar et le surprenant voire scandaleux fut que ces émeutes de la faim politisées eurent lieu en présence des 9.000 soldats et policiers des forces militaires d’occupation des Nations Unies sous commandement brésilien en charge de la stabilité du pays. Telle est devenue la formule originale de la problématique du rapport entre les forces de police et de l’armée (ici étrangères) combinées avec la stabilité étatique haïtienne sous régime d’occupation militaire étrangère. Evidemment, la réalité de ces pillages et violences urbaines, spectaculaires et narcissiques, d’origine socio-économique mais politisés délibérément, malgré une présence non dissuasive des forces de l’ONU présentes sur la scène, a porté un coup terrible à l’image du pays comme si on voulait faire accréditer les accusations de la supposée très haute « péligrosité » (dangerosité) du brûlot haïtien.
En ce qui a trait au rôle du facteur religieux dans l’insécurité d’aujourd’hui, la situation haïtienne est faite des relations entre le catholicisme, le protestantisme comme cultes chrétiens et le vodou, religion populaire ancestrale. Mais il se trouve que le vodou, de son côté, ne fait aucun prosélytisme de « guerre sainte » de conquête. Il se contente de la position avantageuse de bénéficier d’être la réalité héritée et acceptée comme un fait accompli par et pour la population rurale. Et même, il s’est historiquement associé avec le catholicisme en un mélange catholico-vodou de coexistence syncrétique, à l’instar de toute la Caraïbe insulaire comme à Cuba hispanophone (la santerta), en Martinique francophone (le quimbois), et à Trinidad-Tobago anglophone (shango) et au Brésil où le portugais est le véhicule linguistique mais surtout culturel du candomblé.
Le surprenant dans tout cela est le refuge de l’exclusivisme à relents de sectarisme religieux dans une espèce de « guerre froide religieuse » entre les catholiques et les protestants à l’heure présente, du fait que la croissance rapide récente des protestants a eu pour résultat qu’il existe maintenant en Haiti deux minorités religieuses puissantes rivales, les catholiques et les protestants, presqu’en termes d’égalité numérique, alors que la réalité d’hier était que Haiti fut le bastion du catholicisme, religion dominante et officielle.
Ajoutons que de peu d’influence jusqu’à aujourd’hui reste le terrorisme fondamentaliste religieux importé, parce que les groupes musulmans récents, bien que de type « black Muslims », maintiennent une posture pacifique « non violente » qui les apparenteraient plutôt dans nos souvenirs aux « rastafarians » de la Caraibe anglophone dont le « racialisme » (conscience raciale du négrisme militant) n’est pas en ébullition permanente au seuil de la blancophobie. L’impact du « Black Power » est minimal en Haiti. L’américanisation qu’apporte le protestantisme conquérant, avec la multiplication de ses temples, écoles, cantines, cliniques de santé et distributions de bibles, solidarise le religieux et le culturel.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 9:02

3e partie

Précisément, quid du culturel dans son rôle de facteur d’insécurité dans l’Haiti d’aujourd’hui ? Deux amis universitaires nord-américains ont publié un livre intitulé « Haiti, economic failures, cultural successes ».C’est une vérité incontestable que le meilleur acquis d’Haiti est sa culture, première richesse de son patrimoine, et ceci dans un pays analphabète dans sa majorité. Il s’agit d’une culture complexe de souches caractérisées par sa diversité européenne, africaine, amérindienne avec ses apports nord-américains non négligeables entr’autres contributions égyptiennes (ancien) et brésiliennes (moderne).
Le processus d’ « assimilation » et de « contre-assimilation » a créé un bouillon de culture à dominante culturelle à tour de rôle. Par exemple, la réaction contre la francolâtrie des élites traditionnelles haïtiennes a donné la « négritude » dont les origines et la source se trouvent primordialement en Haiti, berceau de la littérature de conscience indigéniste négriste. On connaît parce qu’elle est inoubliable, l’affirmation d’Aimé Césaire le Martiniquais que « c’est en Haiti que la négritude s’est mise debout pour la première fois pour dire qu’elle croyait en son humanité ».
Richesse également de la littérature d’expression « créole » malgré une longue tradition de considérer le créole comme un véhicule linguistique inférieur d’une majorité « minorisée » définie fort justement comme « culture opprimée ». Le facteur culturel a servi de facteur d’apaisement des conflits litigieux potentiels d’une double manière originale. En premier lieu, quand l’indigénisme littéraire s’est accouplé littéralement avec la culture française dans un mariage dit de « latinité » à la française officiellement consacré « légitime ». En deuxième lieu, quand l’a emporté un trait caractéristique de la mentalité collective haïtienne populaire à savoir que malgré l’expérience de savoir qu’une voie est fictive ou infertile ou même mauvaise, on continue à l’adopter ou à « vivre avec » en un fatalisme apathique consistant à laisser voir ce qui va en sortir providentiellement sans espérance d’avoir quelque chose de meilleur ni faire en sorte qu’il en soit ainsi.
Ainsi l’attente d’une utopie à apprivoiser se situe-t-elle dans un doute interrogateur nihiliste. Comme a dit le poète classique dans la vérité éternelle de ses strophes : « on désespère alors qu’on espère toujours ». Par exemple, laisser faire et laisser se faire de jour en jour plus profonde la tutelle étrangère par la curatelle de l’ONU alors que le sentiment haïtien demeure hostile à la Minustah dans son principe même, tout en acceptant que sa présence dissuasive soit pour le moment justifiée sinon indispensable à condition, disons-nous, de négocier avec l’ONU son retrait graduel en une opération de « phasing out » au fur et à mesure que les forces haïtiennes de sécurité et de défense nationale soient préparées pour lui être substituées, relève d’un trait caractéristique de la mentalité haïtienne atavique qui peut aller jusqu’au point extrême d’aliénation de faire comme si on se reconnaît coupable quand on sait fort bien dans son fort intérieur qu’on a raison ou de jurer fidélité et loyalisme à ce qu’on sait indigne d’un tel serment d’allégeance. Dans les élections politiques haïtiennes, de tels comportements sont monnaie courante pour comprendre l’acceptation résignée voire participative de la fraude électorale, quitte à vouloir se raviser trop tard avec regret, mais « si’m té kon-nen toujou dèyè » ! Le peuple a un faible de type atavique pour ses adversaires politiques, économiques, sociaux, religieux et culturels. Ce modèle de comportement s’apparente à celui de l’autruche qui se cache la tête pour ne pas voir arriver le danger imminent ou celui du scorpion qui se suicide en se piquant la queue. C’est la psychiatrie sociale qui détient la clef de telle conduite collective.
En ce qui a trait au rôle du moral en sa double dimension de l’éthique et de l’esthétique, on sait de toute éternité que la morale joue un rôle transcendantal pour « les hommes de bonne volonté » à qui la paix sur terre est promise, mais malheureusement, c’est le comportement contraire qui se constate dans le traitement des affaires publiques, et les intérêts aussi bien que l’esprit de domination font prédominer l’efficacité plus cyniquement opératoire de l’amoralité et de l’immoralité. Je me rappelle que, quand il s’agissait de concevoir et de composer le contenu programmatique, à « Sciences Po » rue Saint Guillaume à Paris, d’un cours sur « les idées politiquez de Machiavel à nos jours », André Siegfried fit de son mieux pour y faire figurer « les Fables de Lafontaine » notamment « la raison du plus fort est toujours la meilleure » et « les animaux malades de la peste »’d’autant plus qu’il s’agissait de l’observation des mœurs politiques de la Cour de Louis XIV.
Au jour d’aujourd’hui, la mode et la nécessité ont mis en vogue le thème de la corruption associé à la lutte contre la pauvreté et contre la chèreté de la vie, thème de politisation facile parce qu’exploitable aussi bien par les gouvernements que par les oppositions, mais jusqu’à quel seuil d’inacceptabilité populaire ? On joue avec le feu, mais jusqu’à quel degré d’abus de la confiance du pays ? Le jeu présidentiel machiavélique du « qui perd gagne » avec l’obsession de faire la part belle contradictoirement à la fois aux lavalassiens anciens (la nostalgie tenace du temps des marrassas) et nouveaux (l’espwa déboussolé ?) ne peut continuellement se maintenir sans un coût qui finirait par être excessif, car on se souvient que Jésus en colère divine, a chassé personnellement les vendeurs du temple. D’autant plus que l’international, patient parce qu’intéressé au maintien du statu quo, n’oublie pas un certain alignement « affiché » ostensiblement dans le camp extrémiste de gauche à la Chavez, malgré l’aval nord-américain, ce Chavez « bolivarien généreux » et « ultra-populiste » dont l’extrémisme fait passer pour modéré un Fidel Castro lui-même. En échange, la prévention et la répression des émeutes et troubles de l’ordre public reposent notre problématique du rapport entre les effectifs combinés de la police et de l’armée de l’état et les caractéristiques de la population totale de ce dernier pour évaluer, voire mensurer, la stabilité étatique. Dans la politique haïtienne, après la disfonctionnalisation de l’armée régulière au budget coupé dans le sens de suppression totale alors qu’elle demeure institutionnellement constitutionnelle, la fonction militaire s’est vue substituée par des gangs politiques ou politisés, hautement et lourdement armés, faisant la pluie et le beau temps, en distribuant tout le bien, avec ses faveurs, au camp gouvernemental, devenues forces du bien surtout avec un prêtre au pouvoir, et tout le mal, avec ses péchés supposés aux forces de l’opposition décrétées « forces du mal »dans le sens d’ une morale étrange du politique décidée à partir d’une conception Césaro-papiste du pouvoir.
Finalement, le rôle de l’écologique en association avec les catastrophes naturels dans le domaine de l’insécurité aujourd’hui constitue le thème planétaire le plus fréquenté parce que la menace d’un désastre écologique se précise en un diagnostic global avec la destruction de la couche d’ozone mondiale et le réchauffement constaté de la planète Terre. Mais la désertification est plus directement liée encore avec la déforestation et son corollaire l’érosion des terres agricoles fertiles emportées à la mer. C’est le véritable désastre écologique imminent pour Haiti où subsiste seulement une couverture végétale évaluée à 3% du territoire national. Heureusement la climatologie tropicale encore généreuse, l’aide de la diaspora aux familles et l’aide étrangère conditionnée laisse ouvertes des fenêtres d’opportunité au pays. Nonobstant, les catastrophes naturels comme les ouragans cycloniques apportent leur note salée de destruction de l’environnement. Ainsi s’exprime ce que j’ai appelé le « malheur haïtien » que le commun des mortels attribue à un karma de malédiction ou de mauvais sort collectif jeté sur le pays tout entier. Mais l’humour haïtien ne perd jamais ses droits. Un ouragan cyclonique a pénétré l’ile d’Hispañola par sa côte sud dévastant la partie méridionale de la République Dominicaine voisine et contigue. Puis se préparant à entrer en Haiti, a jeté un regard sur le pays et se ravisa. Mais en s’en allant, il se contenta de donner son explication quand on l’entendit murmurer en s’éloignant des côtes haïtiennes : « Mais je suis déjà passé par ici » !
En parlant de la République Dominicaine, on ne peut pas conclure sans souligner la gravité persistante du problème des relations haïtiano-dominicaines. Outre un fond historique de mauvaises relations bi-latérales dont les Dominicains nous imputent la responsabilité originelle, à tort car la partition est le produit de la rivalité franco-espagnole dans l’ile, le contentieux trainé de 1804 à 1874 et prolongé par l’ère des disputes frontalières, s’est aggravé par le massacre de quelques vingt milles haïtiens en 1937 par un Trujillo en veine de folie criminelle « revancharde pour la postérité ». Aujourd’hui, il prend la forme de l’immigration haïtienne envahissante en République Dominicaine sous la pression démographique de la pauvreté haïtienne, qui n’arrange pas les choses surtout quand s’y mêle un racisme anti-haïtien ancestralement viscéral que nous ne sommes pas assez nombreux des deux côtés de la frontière à nous soucier de combattre en hommes de bonne volonté, convaincus de l’égalité des races humaines et respectueux des droits de la personne. Et puis, à la comparaison, déjà quasi-impensable sur le plan de la prospérité économique, en faveur de la partie de l’Est, créant un souci paternaliste des dirigeants dominicains d’éviter que le pire n’arrivât à l’Ouest susceptible de les affecter dans leur paix sociale et leur tranquillité politique, s’ajoute un autre trait défavorable à Haiti : l’absence de continuité d’un projet national de longue durée chez nous. La longévité politique dominicaine est flagrante dans la succession des « trois grands » : Trujillo (affublé de son Hector), Balaguer (surclassant un valeureux Peña Gomez en maitrise politicienne) et aujourd’hui Leonel Fernandez (déjà à son troisième mandat), alors qu’en Haiti, depuis le coup d’état du 19 juin 1988 contre mon gouvernement (dont une coïncidence ramène le 20ème anniversaire aujourd’hui), plus d’une douzaine de gouvernements se sont succédé au pouvoir suprême, et pour les résultats désastreux que la Banque Mondiale a soulignés dans son rapport sur la période 1988-2004 (Haiti est un pays en décomposition ! ) (sic) et que nous vivons si tragiquement.
La qualité des relations haïtiano-dominicaines n’a de chances de s’améliorer que quand, de ce côté de la frontière, HAITI AURA REUSSI A ELEVER LE NIVEAU DE VIE ET D’INSTRUCTION DE NOS MASSES POPULAIRES, CONDITION SINE QUA NON ! Et du train que ça va, ce n’est malheureusement pas pour demain, sauf un « sursaut national », notre cri de ralliement sinon non entendu, du moins jusqu’ici non suivi d’effet collectif.

En conclusion, l’évolution historique récente du rapport des forces a consolidé partout la primordialisation du politique comme caractéristique globale suprême de la stabilité étatique. Ainsi s’est renouvelée la pertinence du postulat que le rapport entre les effectifs combinés des forces de police et de l’armée et la stabilité étatique s’est rétabli comme décisif en faveur du politique comme variable-clef, dynamique et originale, négativement ou positivement, dans la mesure, voire la mensuration ( ?) comparée des sept facteurs historiques responsables de l’insécurité ou de l’ordre public.
La situation présente en Haiti est en train de culminer, semble-t-il, vers l’atteinte d’un seuil d’ébullition en voie de généralisation du mécontentement contre l’insécurité, particulièrement contre sa forme aujourd’hui épidémique des « kidnappings » spécialement contre les élèves des écoles, avec demande de rançon et politisation à la clef, ce qui est le pire, car le dicton est connu : cherchez à qui le crime profite ! Il faut de toute urgence que la tension baisse, surtout en ces moments où le jeu machiavélique tourne autour de la désignation d’un nouveau premier ministre, et Machiavel le sait et le peut, mais le veut-il, à l’ère des gangs armés non démantelés et de la prise en tutelle du pays sous la curatelle de la Minustah ? Dans la praxis du « que faire », les gouvernements haïtiens sont en train de faire l’expérience de la perturbation subversive de « la ratio » traditionnelle effectifs policiers et militaires combinés en comparaison avec la population totale de l’état. Et cette perturbation est le signe le plus manifeste de la crise du système lui-même de la société traditionnelle en dépérissement.
Leslie F. Manigat
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 9:13

Doub-Sossis,

Avez-vous aussi un resumé de ce texte?
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 10:12

Quel bienfait apporterait-il à son pays s'il pouvait s'exprimer d'une facon plus simple moins doctrinaire.Il faut donner à Cesar ce qui lui est du.Leslye Manigat maitrise bien la problematique haitienne,mais le doctrinaire Professeur a-t-il la verve d'un Fidel Castro pour mobiliser toutes les forces vives de la nation en vue de ce redressement tant nécéssaire?C'est mon plus grand chagrin en lisant ce texte combien instructif de la problematique haitienne;je me demande combien d'haitiens peuvent bien comprendre les idées exprimées?Il faudrait qu'on apprenne au professeur le creole,car s'il pouvait exprimer ses pensées dans la langue des haitiens aussi bien qu'il le fasse dans la langue francaise il aurait plus de partisans pour gagner les elections.

C'est pueril et meme infantile d'attribuer ses echecs à la malfaisance des juges et un developpement retardataire de ses concitoyens quand on a pas su exprimer ses pensées dans un langage accessible à tous les haitiens.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 11:15

colocolo a écrit:
Doub-Sossis,

Avez-vous aussi un resumé de ce texte?

Colo siw two paressé pou li yon texte magistral konsa, wou vlel a ti kiye, ou vle fe yon resumé annik kopie kole nan sit sila oubien jis mete adresse http page forum nan nan automatic summarizer lap fe yo resime automatic pou wou wou, wou gen dwa mete longe wou vle li 10, 20, 30% etc...:

http://swesum.nada.kth.se/index-eng.html

Male,

Jodia se fet St-jean Baptis nan Kebec, mwen nan lari ya ap Fete nan Montreal, bonne fete a Rico et aux autres amis du Quebec...

Doub-la
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 12:33

doub

Fok ou avwe ke styl Manigat a lou anpil wi. se pa parese Colo parese men yon moun pa ka ap reflechi anpil sou chap fraz ke manigat ekri.nanpren mou ki di li pa yon erudit non ,men fok li aprann pale ak pep la si li vle ke sa li ap di yo touche pep la.li pa ka ap denonse sa ki pa bon nan sosyete ya nan yon langaj 3/4 moun pa ka konprann se konble lap konble lan mè.

"Notre cri de ralliement sinon non entendu ,du moins non suivi d'effet collectif."

pourquoi ce cri de ralliement est si meprisé par la majorité nationale s'il est si imperieux et judicieux?La faute est au crieur qui ne sait pas comment vendre sa marchandise. se sak fè malgre li genyen yon bon machandiz yon lot ti machan ki konn pale byen vannen li.(lol)ak kout "tout moun se moun.;"a gogo ti cheri."li twò elitist nan kominikatyon li yo.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 13:07

Doub-Sossis,

Merci pour les informations sur le resumé!

Toutefois, retenez que je ne suis pas un paresseux. Il faut comprendre que c'est le resumé qui dicte le degré d'intéret à accorder à un article. De plus, cet article est difficile à lire. Les idées ne sont pas bien organisées et le texte comporte un ensemble de mots ronflants et inappropriés.

Malice,

C'est le moment. Nous allons utiliser les disciples de Manigat pour l'envoyer le message. Il doit comprendre qu'une bonne communication exige un langage facilement compris par tous les interlocuteurs.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mar 24 Juin 2008 - 16:33

Colo


Vous avez raison.le professeur doit comprendre qu'il a deja acquis la réputation d'un erudit et qu'il lui incombe maintenant de s'adresser à son peule dans un langage simple pour atteindre son but qui n'est pas d'étaler ses connaissances ,mais plutot de porter tous les haitiens à mediter sur la problematique du pays.

Il lui sera benefique de lire les discours de Fidel Castro pour bien maitriser l'art de parler au peuple.Sinon il prèchera dans le desert.S'il veut operer une deuxieme percée Louverturienne il doit ameliorer ses talents de vendeurs de mots.(lol)
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Mer 25 Juin 2008 - 23:35

Colo men resume 30% la:
Communication faite par le professeur Leslie F.
2).-Vérification d’une hypothèse que la variable-clef est redevenue politique dans la hiérarchie des sept facteurs recensés classiquement comme responsables de l’insécurité ou de son contraire l’ordre public à savoir l’économique et financier, le social, le moral, le religieux, le culturel, l’écologique y compris les catastrophes naturels. Cette hiérarchie en renouvellement des paradigmes est en passe de figurer comme un nouveau postulat de l’étude du réel vécu.
3).-Focus sur une optique d’angle de prises de vue avec le projecteur sur l’expression d’une dimension systémique dans le rapport entre les caractéristiques d’une population (son évaluation quantitative et ses aspects qualitatifs) et l’effectif de ses forces policières et militaire combinées. Ce rapport devient le critère de la mesure de l’insécurité ou de l’ordre dans un état, surtout en période d’augmentation quantitative et d’intensification de l’effort militaire.
En effet, dès qu’il s’agit de tenter une évaluation comparée des facteurs historiques traditionnels qui causent et alimentent l’insécurité ou assurent et consolident l’ordre public de l’état national, il nous vient à l’esprit ce recensement classique que nous essayons de rendre le plus complet possible en le présentant sous la forme de ma liste classique de sept éléments constitutifs : le politique, l’économique, le social, le religieux, le culturel, le moral, et l’écologique entre lesquels il y a tout un jeu d’interpénétration et d’interaction. En ce sens, il nous parait en particulier intéressant d’associer cela avec l’évolution (ou la révolution ?) récente de la relation de base des effectifs policiers et militaires combinés et de la population totale de l’état national quantitativement et qualitativement considéré comme la mesure et même la mensuration de la problématique militaire de l’ordre ou du désordre public en cette ère marquée par le fondamentalisme terroriste global. L’économique peut jouer un rôle prépondérant au grand jour dans certaines conjonctures déterminées et même le religieux peut dominer la scène en maitresse de jeu pendant une période donnée. L’augmentation consécutive de l’équipement militaire et l’intensification de l’utilisation des effectifs militaires et policiers combinés en relation avec l’évolution naturelle de la population totale de l’état constituent une boussole de l’insécurité d’aujourd’hui dans le domaine politique. Selon le dernier rapport annuel (2007) de la SIPRI de Stockolm, les dépenses militaires mondiales ont cru de 6% pour l’année 2007 et ont augmenté de 45% dans l’espace des dix dernières années (1997-2007).
Prenons le cas de la République Dominicaine en exemple, pour l’évaluation des dépenses militaires de ses Forces Aériennes (l‘intérêt majeur en ce qui nous concerne étant d’avoir à l’esprit la comparaison avec sa voisine Haiti qui n’a pas d’avions de combat dans ce domaine ou de petits pays d’Amérique Centrale comme le Salvador) . La même Haiti, en pleine crise de dissolution du pouvoir sous le gouvernement militaire éphémère du général Prosper Avril, s’achète cinq avions militaires de combat italiens pour constituer une «force aérienne haïtienne de chasse » de luxe dans un pays affamé.
Cette thématique du commerce des armes est devenue l’aspect le plus populaire et le plus dynamique des sujets relatifs à l ‘action économique d’envergure des pays et des groupes organisés à l’actif des groupes de pression et d’intérêt qui se partagent le « leadership » du monde dans ce domaine comme dans tant d’autres. Le marché de la vente des armes constitue le plus grand dans lequel sont impliqués comme acheteurs intéressés les sujets actifs dans tous les coins et recoins de notre planète, en rivalité ou en complicité avec le narcotrafic, ce dernier secteur étant devenu celui du maniement de fortunes colossales dans les pays de production, de circulation, de spéculation, d’exploitation et de consommation de tels produits..
Les deux cas du politique et de l’économique comme facteurs de l’insécurité ou de l’ordre public en relation spéciale avec la « ratio » entre les effectifs policiers et militaires combinés de l’état comme mesure et même la mensuration ( ?) de la stabilité étatique peuvent servir à illustrer la problématique posée dans les autres cas du social, du moral, du religieux, du culturel et de l’écologique. Le traitement de chacune à tour de rôle peut donc être écourté d’autant.

En ce qui a trait au social dans le domaine de l’insécurité d’aujourd’hui, on a à considérer, en bonne méthode, les problèmes sociaux de l’individu (nourriture, logement, santé, emploi, instruction et éducation, épanouissement dans les conditions de travail) et les problèmes de structure sociale (la famille, les catégories et couches sociales dont les classes sociales, comme terrain des relations sociales dans les contradictions et conflits de la lutte des classes ou dans l’harmonie entre celles-ci) pour illustrer les tensions dans la société comme porteuses de menaces et de danger pour la stabilité de l’état, en tenant compte spécialement de la « ratio » entre les effectifs combinés de la police et de l’armée et les caractéristiques de la population totale de l’état national.
Autrement, la société haïtienne dort sur les bords d’un volcan.
Trois journées de pillages et de violence urbaine dans la capitale haïtienne en mai dernier ont laissé un paysage de désolation ressenti comme un cauchemar et le surprenant voire scandaleux fut que ces émeutes de la faim politisées eurent lieu en présence des 9.000 soldats et policiers des forces militaires d’occupation des Nations Unies sous commandement brésilien en charge de la stabilité du pays. Telle est devenue la formule originale de la problématique du rapport entre les forces de police et de l’armée (ici étrangères) combinées avec la stabilité étatique haïtienne sous régime d’occupation militaire étrangère. Le facteur culturel a servi de facteur d’apaisement des conflits litigieux potentiels d’une double manière originale. Dans les élections politiques haïtiennes, de tels comportements sont monnaie courante pour comprendre l’acceptation résignée voire participative de la fraude électorale, quitte à vouloir se raviser trop tard avec regret, mais « si’m té kon-nen toujou dèyè » ! Le peuple a un faible de type atavique pour ses adversaires politiques, économiques, sociaux, religieux et culturels. En échange, la prévention et la répression des émeutes et troubles de l’ordre public reposent notre problématique du rapport entre les effectifs combinés de la police et de l’armée de l’état et les caractéristiques de la population totale de ce dernier pour évaluer, voire mensurer, la stabilité étatique. Dans la politique haïtienne, après la disfonctionnalisation de l’armée régulière au budget coupé dans le sens de suppression totale alors qu’elle demeure institutionnellement constitutionnelle, la fonction militaire s’est vue substituée par des gangs politiques ou politisés, hautement et lourdement armés, faisant la pluie et le beau temps, en distribuant tout le bien, avec ses faveurs, au camp gouvernemental, devenues forces du bien surtout avec un prêtre au pouvoir, et tout le mal, avec ses péchés supposés aux forces de l’opposition décrétées « forces du mal »dans le sens d’ une morale étrange du politique décidée à partir d’une conception Césaro-papiste du pouvoir.
Finalement, le rôle de l’écologique en association avec les catastrophes naturels dans le domaine de l’insécurité aujourd’hui constitue le thème planétaire le plus fréquenté parce que la menace d’un désastre écologique se précise en un diagnostic global avec la destruction de la couche d’ozone mondiale et le réchauffement constaté de la planète Terre. Mais l’humour haïtien ne perd jamais ses droits. Et puis, à la comparaison, déjà quasi-impensable sur le plan de la prospérité économique, en faveur de la partie de l’Est, créant un souci paternaliste des dirigeants dominicains d’éviter que le pire n’arrivât à l’Ouest susceptible de les affecter dans leur paix sociale et leur tranquillité politique, s’ajoute un autre trait défavorable à Haiti : l’absence de continuité d’un projet national de longue durée chez nous. Et du train que ça va, ce n’est malheureusement pas pour demain, sauf un « sursaut national », notre cri de ralliement sinon non entendu, du moins jusqu’ici non suivi d’effet collectif.

En conclusion, l’évolution historique récente du rapport des forces a consolidé partout la primordialisation du politique comme caractéristique globale suprême de la stabilité étatique. Dans la praxis du « que faire », les gouvernements haïtiens sont en train de faire l’expérience de la perturbation subversive de « la ratio » traditionnelle effectifs policiers et militaires combinés en comparaison avec la population totale de l’état
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 8:48

Sim konprann byen saa profesè ya vle di ke ensekirite ya se rezilta politik tet an ba gouvenamn yo.Li de ke gouvernman ayityen yo ap fè experyans de move resilta lè fos polisye ak militè yo konbine pa koresponn ak kantite moun ki genyen nan yon peyi.Li site acha zam ke dominiken yo fè e li site avyon chasè ke genral prosper Avril te achte nan yon peyi kote grangou asid batery ap koupe trip malere.Eske Manigat li menm kwè yon retou a lame tradityonel la se sa ki pou mete stabilite nan peyi ya.?Si se sa li ba ni Namphy ni Avril rezon.

nan sa li rele hierarchie sept(7)faktè ki rekonet kom responsab ensekirite ya li di ke varyab ki pi enpotan;varyab clef ya se politik.Wi se vre ,men tou sa ki enkli nan politik la.se yon paket sou varyab tankou politik fiscal ,politik monetè.politik economik an jeneral se pa selman politik elektyon malatchyong non.li di ke sin te konnen toujou deyè pou li kritike chwa Preval la.Wi se vre Preval pat yon chwa ideyal men eske Manigat li menm te pral fè pi byen pase Preval?Jodya se Lundi li genyen dwa kritike avan sant ki pat bay goal nan match dimanch lan pou mwen repete yon pawol meriken yo genyen ki di Monday morning quaterback.Men mwen sonje ke se depi sou gouvenman lan insekirite ya te komanse gaye nan peyi ya o pwen ke yon jounalis te pose l kestyon sou ensekirite li te di ke se tou patou genyen ensekrite li te site karakas kom yon vil li te abite pou montre ke ensekirite se yon fenomen mondyal. poutan Venezuela genyen yon lame ak yon fos polis ki pwoportyonel a popilatyon peyi ya .pou mwen varyab clef insekirite ya se economy.se movez distribityon richess peyi ya ki kose insekirite ya.mwen pa konnen si li kritike depans militè yo ou byen si li apwouve yo.men li montre ke malgre depans militè yo ogmante nan mond lan genyen plis ensekirite.se sak fè mwen di ke diskou Manigat toujou chaje ak yon paket kontradiktyon ou di mwen yon paket ekspresyon ki difisil a enterprete paske yo pa klè.

P.S. doub sim mal enterprete diskou Profesè ya tan pri tradwi l nan lang pam lan pou mwen.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 9:41

Doub-Sossis,

Je vous remercie pour avoir facilité cette discussion avec ce resumé.

Malice,

L'insécurité est-elle vraiment économique? Avez-vous lu ce texte?

S’exprimant lors de la conférence de presse hebdomadaire de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours a aussi confirmé la détention d’Hans Germain surnommé "Ti Frè". Ce redoutable présumé chef de gang, intercepté à la frontière haïtiano-dominicaine, serait à la tête de l’un des réseaux criminels les plus structurés de la capitale basé à Delmas 83 (banlieue est). Selon l’officier de police, ce gang, qui disposerait d’un important arsenal d’armes de guerre, aurait amassé la bagatelle de 1,7 million de dollars américains au bout d’une quinzaine d’enlèvements.

http://radiokiskeya.com/spip.php?article5107

On n'a pas besoin de millions pour manger ou nourrir sa famille. Ou encore les pays les plus pauvres devraient etre les plus frappés par l'insécurité.

A mon humble avis, l'insécurité est le fruit de la corruption, la drogue, et l'enrichissement illicite dans l'administration publique. Ce sont ces mauvais exemples qui poussent les jeunes, par tous les moyens, à tenter d'acccumuler de la richesse.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 10:06

Mèsi Rodlam, pou entèpretasyon pawòl mèt la lan lang Ayiti Toma. Mwen finn arive konprann sa mèt la te vle di a. Se pa Franse mwen pa konprann non, se jan mèt la itilize Franse-a. Mèsi pou Doub-la ki te fè jefò pou simplifye e resime sa mèt la te vle di a.

An jis, lè mèt la te sou pouvwa ak konpayel li yo, yo pat fè mye ke sa. Tout sa se teyori, li lè pou li propoze solisyon.
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 12:11

Colo

ke se swa koriptyon, drug tout se konpose de ekonomi ya.ou kwè si te genyen travay yon ayisyen ta rantre nan vann drug sil konnen li ka pran anpil prison pou sa?se koriptyon an menm ki fè richesse peyi ya pa ka servi pou kreye byen ak servis pou pi gran nonb lan.se sa ki kreye malsite nan tout kote nan peyi ya.

ekonomi yan tou se yon derive de move politk fiskal e monetè ke gouvenman yo etabli.Yon peyi pa ka fè pwogrè si tout rest fiskal yo pase nan peye gwo manjè.nanpren lajan pou edike jeness la ki vinn san espwa e san travay.Yon moun ka mande pou pann ti Elie sou chan de mars lan e li merite pann vre, men se nou ki kreye ti Eli ya.Eske nou bal moyen pou li viv?Eke nou bal fomatyon pouli ka travay pou li ba tet li ak fanmi li manje?Se sak fè mwen di ke varyab kle ya se politk vre men politik la se pa fè vye elektyon selman.Fok gato a separe ant tou moun fok nou rann gato a pi gwo de fason pou tout moun jwen yon gwo moso ki pou plen vant li.Men tou tan se yon ti gwoup selman ki bò tab la e byen ap toujou genyen Ti Eli ki ap manje moun.E wa wè menm nan peyi ki genyen pi gwo lame kote koriptyon an pa menm jan ak an ayiti genyen ti Eli la tou.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 13:53

Malice,

Sans vouloir faire du coq à l'ane, pensez-vous que la richesse est bien distribuée aux Etats-Unis?


A 30% vous avez dit vrai concernant l'approche sur l'économie comme facteur responsable de l'insécurité. Il en est de meme pour Manigat. A 30%, il a dit vrai car le kidnapping a démarré en Haiti après l'enlèvement d'Aristide.

Aujourd'hui, personne ne peut nier que beaucoup de leaders politiques sont impliqués dans le kidnapping. En ce sens, j'apprécie le franc-parler de Manigat. C'est regrettable que Doub-Sossis a été obligé de faire tant d'efforts pour mettre le texte à un niveau plus ou moins facilement compréhensible pour tous. Comme toujours, l'auteur n'a pas voulu mettre un texte, si intéressant, à la portée de tous.

Peut-etre, je me suis mal exprimé lors de ma dernière intervention. Je ne sais pas si vous allez me dire que l'économie est responsable de la disparution des bonnes moeurs dans notre société. A mon humble avis, la dégradation des valeurs morales dans notre société est responsable à 40% de l'insécurité.

Vous n'etes pas sans savoir que le critère de réussite, actuellement en Haiti, est l'argent. L'argent a plus d'importance qu'il le mérite.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 17:36

je ne suis pas un aveugle pour repeter une telle aberration;j'ai des yeux pour voir ce qui se passe aux Etats-Unis.le Senateur Obama parle de ces PDG qui touchent pour une journée de travail ce qu'un ouvrier ne gagne pas toute l'année.je vois des vieillards qui ne peuvent pas achter leurs medicaments; des familles qui abandonnent leurs maisons parce qu'elles ne peuvent pas payer l'hypothèque,alors comment pourrais-je dire que la richesse des Etats-unis est bien partagée?mais comparativement à notre pays :"c'est le jour et la nuit" commen on dit chez nous.ici les gens ne meurent pas de faim.On ne peut pas comparer les moyens des deux pays evidemment.

il faut nous entendre sur la definition des bonnes moeurs Comment peut-on avoir de bonnes moeurs sans education?ne dit-on pas:"L'education ne prevaut pas contre les instincts."et ventre affamé n'a pas d'oreilles."je me rappelle cet ami qui me disait :"Se nan ti kouri gen kenbe tete"Ce qui signifie "la faim chasse le loup hors du bois."oui la pauvreté engendre le crime et la delinquance;vous nous l'aviez deja dit.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 18:29

Rodlam Sans Malice a écrit:

il faut nous entendre sur la definition des bonnes moeurs Comment peut-on avoir de bonnes moeurs sans education?ne dit-on pas:"L'education ne prevaut pas contre les instincts."et ventre affamé n'a pas d'oreilles."je me rappelle cet ami qui me disait :"Se nan ti kouri gen kenbe tete"Ce qui signifie "la faim chasse le loup hors du bois."oui la pauvreté engendre le crime et la delinquance;vous nous l'aviez deja dit.

Malice,

Je ne pense pas que le respect des bonnes moeurs devraient etre liées avec l'instruction. C'est plutot quelque chose que tout enfant devrait recevoir à la maison quelque soit leur situation sociale ou économique.

Par exemple, de mon temps aux Gonaives, il y avait encore les valeurs morales. Les plus jeunes étaient dans l'obligation de respecter les personnes agées. N'importe quel adulte avait le droit de fouetter un enfant surpris en train de faire du désordre. La plus grande honte pour une famille était d'avoir un enfant "voleur". Les jeunes filles devraient respecter leur corps si elles s'aspiraient au mariage; elles résistaient aux tentations de l'argent en dépit de leurs problèmes socio-économiques.

L''instruction est ce que l'on recoit à l'école contrairement aux bonnes moeurs que l'on doit acquérir à la maison. De ce fait, on peut avoir de bonnes moeurs tout en restant analphabète.

L'instruction permet à un individu de gagner sa vie convenablement. Votre argument est solide dans le sens qu'un individu instruit (ayant un métier) a plus de chance pour gagner sa vie sans obliger de se livrer à la délinquence. Toutefois, elle a des limites.

Meme avec l'instruction, on peut etre un danger pour la société et la liste est très longue en Haiti: Cedras, Michel Francois, Latortue, Manigat,... A l'échelle internationale, en dehors de la politique, nous avons ce brillant chirugien indien qui s'amusait à prélever les organes des pauvres de son pays pour les vendre bien chers à l'étranger.
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 18:52

Colo

J'ai raison de vous demander de definir les bonnes moeurs.Vous venez de me citer le droit des adultes de fouetter un enfant irrespectueux.Or il est admis que la violence dans les foyers que ce soit entre les epoux ou entre les parents et les enfants constitue un mauvais exemple.Est-ce pourquoi certains haitiens sont arretés ici aux etats-unis parce qu'ils perpetuent les memes violences envers leurs enfants que celle pratiquée par leurs parents.

Vous avez raison de disitinguer l'instruction et l'education,mais les deux ne peuvent etre dispensées par des ignorants.Comment peut-on m'apprendre à bien me tenir à table chez un francais si mes parents sont des japonais ou des chinois illetrés?(lol)Il faudrait que mes parents sachent lire pour m'apprendre les bonnes moeurs.

Oui on doit promouvoir l'abstinence chez nos filles, mais Colo est-il possible a une jeune fille de pratiquer cette vertu quand le "grangou kloroks",la faim devore ses tripes et qu'un petit boss lui fasse des yeux doux de temps en temps?(lol)
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 19:46

Rodlam Sans Malice a écrit:

Oui on doit promouvoir l'abstinence chez nos filles, mais Colo est-il possible a une jeune fille de pratiquer cette vertu quand le "grangou kloroks",la faim devore ses tripes et qu'un petit boss lui fasse des yeux doux de temps en temps?(lol)

Tout d'abord, comment cet individu est-il devenu un petit "boss"?

S'il a travaillé dans la construction et dans la neige au Canada, aux Etats-Unis, ce petit "boss" peut etre présenté comme un modèle dans notre société et libre de courtiser n'importe quelle jeune fille qui lui plait. Si par contre, c'est un criminel deporté qui s'est enrichi illicitement dans la diaspora, la société doit réagir pour protéger la jeunesse, en particulier nos jeunes filles.

En fait, l'origine de la richesse devrait avoir plus de valeur que la richesse elle-meme.


Rodlam Sans Malice a écrit:
Colo

J'ai raison de vous demander de definir les bonnes moeurs.Vous venez de me citer le droit des adultes de fouetter un enfant irrespectueux.Or il est admis que la violence dans les foyers que ce soit entre les epoux ou entre les parents et les enfants constitue un mauvais exemple.Est-ce pourquoi certains haitiens sont arretés ici aux etats-unis parce qu'ils perpetuent les memes violences envers leurs enfants que celle pratiquée par leurs parents.

Pour etre honnete avec vous, je suis encore Haitien. Cela signifie que le baton a encore une place dans mon foyer. Personnellement, je crois que si je n'utilise pas le baton pour aider mes enfants, demain c'est la Police qui l'utilisera à ma place.

Pour éduquer mes enfants, j'utilise une stratégie simple:

  1. motivation
  2. encouragement
  3. pression
  4. sanctions ( y compris baton)
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 20:41

colocolo a écrit:
Malice,

Sans vouloir faire du coq à l'ane, pensez-vous que la richesse est bien distribuée aux Etats-Unis?


A 30% vous avez dit vrai concernant l'approche sur l'économie comme facteur responsable de l'insécurité. Il en est de meme pour Manigat. A 30%, il a dit vrai car le kidnapping a démarré en Haiti après l'enlèvement d'Aristide.

Aujourd'hui, personne ne peut nier que beaucoup de leaders politiques sont impliqués dans le kidnapping. En ce sens, j'apprécie le franc-parler de Manigat. C'est regrettable que Doub-Sossis a été obligé de faire tant d'efforts pour mettre le texte à un niveau plus ou moins facilement compréhensible pour tous. Comme toujours, l'auteur n'a pas voulu mettre un texte, si intéressant, à la portée de tous.

Peut-etre, je me suis mal exprimé lors de ma dernière intervention. Je ne sais pas si vous allez me dire que l'économie est responsable de la disparution des bonnes moeurs dans notre société. A mon humble avis, la dégradation des valeurs morales dans notre société est responsable à 40% de l'insécurité.

Vous n'etes pas sans savoir que le critère de réussite, actuellement en Haiti, est l'argent. L'argent a plus d'importance qu'il le mérite.

Colo,

le texte était destiné a un public lettré dans le cadre d'une conference internationale composé de hauts dirigeants politiques, d'anciens chefs d"etat d<universitaires etc.. Il n'etait pas destiné au grand public haitien...
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Rodlam Sans Malice
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MessageSujet: Re: évaluation comparée des facteurs de l’insécurité   Jeu 26 Juin 2008 - 20:59

Il faut faire attention avec ce baton;il peut vous causer de graves problèmes.J'ai un ami defunt qui ne m'avait pas ecouté quand je lui faisais comprendre qu'il n'etait pas recommendable de maltraiter son garcon pour l'eduquer;il m'avait repondu de me meler de ce qui me concerne; et bien il a payé cherement sa conduite.

Retournons aux facteurs de l'insecurité.Tous les 7 variables cites par le professeur Manigat ont leur valeur propre qui peut-etre modifiée par la variable clef:la politique ;mais la dimension sociale de la politique d'un gouvernement est importante pour eradiquer ce fleau qu'est l'insecurité.La stabilité politique ne suffit pas pour retablir l'ordre dans un pays.Nous constatons malgré la stabilité politique des Etats-unis,les Americains ne sont pas en securité dans leur foyer.Alors on se demande pourquoi il y a tant de crimes au pays le plus riche et le plus militarisé de la planète. il faut reconnaitre que le problème de l'insecurité est multi dimensionnel et pour le resoudre il faut l'attaquer dans ses differents aspects.:politiques, sociales, economiques ,religieuses etc.

Quand un leader politique se prononce sur les problèmes que confrontent les pays il ne parle pas seulement pour ses auditeurs.c'est tellement vrai Doub vous aviez pensé qu'il etait imperieux de publier le texte du professeur Manigat sur l'internet pour l'edification de nos participants. J'ai entendu les discours de plusieurs conferenciers francais et meme des presidents de Gaule et Pompidou je dois avouer je n'ai pas eu autant de difficultés à les comprendre que Manigat.
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