Le porte-parole d'une organisation populaire dénonce la présence d'un bateau suspect dans la rade de Saint-Mac en l'absence des autorités douanières
St-Marc, 4 novembre 2006 (AHP) - Le porte-parole de l'organisation populaire " Balewouze ", basée à St-Marc, Hervé Méristil, a dénoncé vendredi la présence depuis lundi d'un bateau suspect dans la rade de cette ville (96 kms au nord de la capitale).
Ce bâteau, "Le Delta" arrivé, a-t-il dit, au port de St-Marc sans l'autorisation des autorités douanières, "contiendrait des armes et des stupéfiants'.
Le Delta est entré en effet, dans la rade, 3 jours après qu'un groupe d'individus eurent agressé le directeur régional, Jacques Faustin et son adjoint, Clerméus Elvar contraints tous deux de se refugier à Port-au-Prince.
Les mêmes bandits ont également cassé les vitres du siège de la douane et brisé du matériel.
Ce sont des agents de la MINUSTAH qui étaient intervenus pour protéger les responsables, la police nationale ayant été acusée pour son inertie.
Le correspondant local de l'AHP a fait savoir que le Delta a commencé depuis deux jours à débarquer sa cargaison en l'absence de toute présence douanière. Des sources genéralement bien informées ont fait savoir que d'autres bâteaux clandestins devraient rentrer dans la rade incessamment.
Le porte-parole de l'organisation populaire " Balewouze voit dans ce desordre l'annonce des premières manoeuvres de destabilisation du gouvernement Préval/Alexis. Il rappelle que tout avait commencé de la même manière sous le gouvernement Aristide.
Hervé Méristil appelle les autorités à la vigilance et au sens de responsabilité pour éviter que le pays ne retombe, a-t-il dit, dans l'enfer des deux ans du régime de facto de Gérard Latortue.
Le contrôle du port de Saint-Marc est envié par des secteurs divers: politiciens, gros commerçants et aussi gangs armés.
C'est la lutte pour le contrôle de ce port qui avait provoqué des affrontements début février 2004 entre les organisations Balewouze (pro-lavalas) et RAMICOSM (pro-GNB).
Ces affrontements avaient fait 5 morts. Mais l'organisation NCHR/Haïti réputée proche du Ramicosm avait plutôt fait état d'un massacre et oeuvré à l'arrestion de centaines de citoyens dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune (aujourd'hui libéré), sans qu'aucune preuve de massacre n'ait jamais pu être avancé.
AHP 4 novembre 2006 2:00 PM