Si les "investisseurs" s'entendent pour clamer la main d'oeuvre bon marché comme "avantage comparatif" d'Haiti, il faut bien comprendre qu'ils agissent des becs et des ongles afin de protéger cet "avantage" aussi longtemps que possible.
Les menaces de déménager les "sweatshops" vers des cieux plus cléments n'est que poudre aux yeux. Ils ne peuvent, ni ne voudront se rendre au Lesoto, au Myanmar, en Tarjikistan ou au Rwanda pour établir leurs factories. Car, si dans ces pays le salaire minimum est comparable à celui d'Haiti, les frais de déménagements et les negociations avec les forces gouvernementales de ces pays leur couteront la peau des fesses.
Comme dans une expérience en laboratoire, Haiti sert de "contrôle" - il est important pour tous les esclavagistes du continent , qu'ils soient installés au Honduras, au Guatemala, en République Dominicane, en Jamaique, en Colombie, ils ont besoin de ce pays ou une "élite" indigne du nom livre les plus vulnérables de sa société, sans défense, à aux plus voraces des vautours.
Passer de $2 à $5 par jour ne fera point fuir les "investissements étrangers". Ce changement n'éliminera même pas la menace que brandit les commandeurs de sweatshops au Honduras ou en Jamaique, lorsque les questions de meilleures conditions de vie se font soulever en ces pays. Menace de tout démenager vers Haiti - le paradis avec le fameux "avantage comparatif". Avantage qui se maintien grâce a la vulnérabilité endémique et perpétuelle d'une masse captive.
Voyez vos-mêmes comment se comparent les salaires minima au niveau mondial:
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_minimum_wage
Guatemala: $2822 par an
Haiti: $803 par an
Honduras: $8120 par an
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