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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mar 18 Aoû 2009 - 2:57 | |
| Paroles Je Vole
Michel Sardou
Artiste: Michel Sardou Chanson: Je Vole
Mes chers parents Je pars Je vous aime mais je pars Vous n'aurez plus d'enfant Ce soir Je n' m'enfuis pas je vole Comprenez bien je vole Sans fumée sans alcool Je vole je vole
C'est jeudi il est 5 heures 5 J'ai bouclé une petite valise Et je traverse doucement l'appartement endormi J'ouvre la porte d'entrée En retenant mon souffle Et je marche sur la pointe des pieds Comme les soirs Où je rentrais après minuit Pour ne pas qu'ils se réveillent Hier soir à table J'ai bien cru que ma mère Se doutait de quelque chose Elle m'a demandé si j'étais malade Et pourquoi j'étais si pâle J'ai dis que j'était très bien Tout à fait clair Je pense qu'elle a fait semblant de me croire Et mon père a souri
En passant à côté de sa voiture J'ai ressenti comme un drôle de coup Je pensais que ce s'rait plus dur Et plus grisant un peu Comme une aventure En moins déchirant Oh surtout ne pas se retourner S'éloigner un peu plus Il y a la gare Et après la gare Il y a l'Atlantique Et après l'Atlantique
C'est bizarre cette espèce de cage Qui me bloque la poitrine Ca m'empêche presque de respirer Je me demande si tout à l'heure Mes parents se douteront Que je suis en train de pleurer Oh surtout ne pas se retourner Ni des yeux ni de la tête Ne pas regarder derrière Seulement voir ce que je me suis promis Et pourquoi et où et comment Il est 7 heures moins 5 Je me suis rendormi Dans ce train qui s'éloigne un peu plus Oh surtout ne plus se retourner Jamais |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 0:51 | |
| Hervé Vilard Reviens Lyrics: Reviens, elle est là près de moi, elle est belle Je te vois quand je suis avec elle Après tout, après toi, je n'ai rien, Tu sais bien Reviens, on va vivre la main dans la main C'est écrit sur les murs de la vie C'est écrit c'est certain je l'oublie
J'ai gardé une place au soleil, pour toi, pour moi Oui j'ai fait l'amour avec elle, de toi à moi Reviens, on va vivre la main dans la main L'aventure avec toi c'est si bien Amoureux, malheureux, ça n'fait rien C'est si bien Reviens, elle est là, elle sourit, elle est belle Elle est bien quand je suis avec elle Elle est là près de moi et c'est toi [ Find more Lyrics on www.mp3lyrics.org/TvEX ] Que je vois
Oui, en aimant toutes celles qui m'ont pris Dans leurs mains, dans leurs yeux, j'ai appris On a qu'un seul amour dans la vie. C'est la traversée du désert pour toi, pour moi On a bien raison de la faire, de toi à moi Reviens, on va vivre la main dans la main C'est écrit sur les murs de la vie C'est certain c'est écrit je l'oublie Je l'oublie c'est certain je crie Reviens, on va vivre la main dans la main L'aventure avec toi c'est si bien Amoureux, malheureux, ça n'fait rien C'est si bien C'est pourquoi je crie Reviens, on va vivre la main dans la main C'est écrit sur les murs de la vie Amoureux, malheureux, ça n'fait rien, ça n'fait rien C'est pourquoi je crie Amoureux, malheureux, ça n'fait rien http://www.youtube.com/watch?v=kgE9uvLR_ic |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 0:59 | |
| Hervé Vilard Va pour l'amour libre Lyrics: Il ne peut rien lui cacher Mais à la façon dont elle le regarde Il va sûrement l'embrasser Mais qui a dit ça, que l'amour ça n'existait pas ? On entendrait une mouche voler Et quant à la façon dont ils se regardent Il va sûrement l'épouser Il doit lui dire ça, que l'amour les emportera Elle doit l'écouter et pense que c'est l'été
Va, allez, va pour l'amour libre Toi et moi on dirait deux étrangers, là Entre elle et toi il y a la fureur de vivre Et ne me dis pas que l'amour ça n'existe pas Entre ces deux-là c'est une réalité [ Find more Lyrics on www.mp3lyrics.org/CN4v ]
En face, au café de Flore Regarde-les, tu vas tout comprendre Ils s'embrassent encore plus fort Et toi tu trembles, Dieu que cet amour est tendre Ils sont enlacés, c'est une exclusivité
Va, allez, va pour l'amour libre Toi et moi on dirait deux étrangers, là Entre elle et toi il y a la fureur de vivre Et ne me dis pas que l'amour ça n'existe pas Entre ces deux-là c'est une réalité
Non ne me dis pas que l'amour ça n'existe pas Entre ces deux-là c'est une réalité Entre elle et toi il y a la fureur de vivre Et ne me dis pas que l'amour ça n'existe pas Entre ces deux-là c'est une réalité Allez, va, pour l'amour libre http://www.youtube.com/watch?v=QCKnLJ2lM1Q |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 1:01 | |
| Hervé Vilard Méditerranéenne Lyrics: [Refrain:] Ma vie sera la tienne, Méditerranéenne Aux Saintes-Maries que j'aime Y a danger pour l'étranger !
T'as sur le front la croix de ton village Et deux grands yeux noirs qui me dévisagent Qui t'a donné ce déhanché toi qui es née Entre les vignes et les champs d'oliviers ? Dans ta famille on aime les orages Les flamands roses et les chevaux sauvages Eparpillés, ensoleillés, ensorcelés Comme le sont tous les gens du voyage Viens me rejoindre à la nuit, mais prends garde Car tu sais bien que ton frère nous regarde Qu'il t'a juré : y a danger pour l'étranger ! Méditerranéenne, mais qu'est-ce que tu es belle [ Find more Lyrics on www.mp3lyrics.org/CiiM ] Ce parfum de Bohème je l'aimerai puisque tu m'aimes [au Refrain]
Mais j'ai envie de courir dans les vagues Et de crier sous le ciel de Camargue Qui t'a donné ce déhanché, la majesté d'être nu-pieds Au milieu des gitanes ? A la tombée du jour, le feu, les flammes Raniment l'amour dans le cœur des femmes Quand tu es triste, un guitariste, un violoniste Est toujours là pour jouer du vague à l'âme Viens me rejoindre à la nuit mais prends garde Car tu sais bien que ton frère nous regarde Qu'il t'a juré : y a danger pour l'étranger ! Méditerranéenne, les guitares se souviennent La mer est dans la plaine aux Saintes-Maries que j'aime
Ma vie sera la tienne, Méditerranéenne Ce parfum de Bohème je l'aimerai puisque tu m'aimes [au Refrain] La la la la la... http://www.youtube.com/watch?v=IeTPta42el4 |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 1:08 | |
| Hervé Vilard Capri, c'est fini Lyrics: Nous n'irons plus jamais, Où tu m'as dit je t'aime, Nous n'irons plus jamais, Comme les autres années, Nous n'irons plus jamais, Ce soir c'est plus la peine, Nous n'irons plus jamais, Comme les autres années; Capri, c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour. Capri, c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour.
Nous n'irons plus jamais, Où tu m'as dit je t'aime, Nous n'irons plus jamais, Comme les autres années; Parfois je voudrais bien, Te dire recommençons, Mais je perds le courage, Sachant que tu diras non. Capri, c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri, c'est fini, [ Find more Lyrics on www.mp3lyrics.org/UGhs ] Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour. Capri, c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour.
Nous n'irons plus jamais, Mais je me souviendrais, Du premier rendez-vous, Que tu m'avais donné, Nous n'irons plus jamais, Comme les autres années, Nous n'irons plus jamais, Plus jamais, plus jamais. Capri, c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour. Capri, oh c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour, Capri,oh c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour.
Oh capri, oh c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour Oh capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour. Oh capri, oh c'est fini, Et dire que c'était la ville De mon premier amour Oh capri, c'est fini, Je ne crois pas Que j'y retournerai un jour http://www.youtube.com/watch?v=4TP3u0rNkys |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 1:11 | |
| Hervé Vilard Mourir ou vivre Lyrics: De nouveau, on me quitte encore, Je ne suis jamais le plus fort, Je suis celui qui par malheur, Passe sa vie de cœur en cœur, C'est à croire que je suis puni, C'est à croire que l'amour m'oublie, C'est à croire, c'est à croire, C'est à croire, Je ne sais plus.
Faut-il mourir ou vivre, Quand on a du chagrin ? Faut-il mourir ou vivre ? Je ne sais plus très bien.
Réponds, moi je veux vivre, T'avoir auprès de moi, Faut-il mourir ou vivre [ Find more Lyrics on www.mp3lyrics.org/viJv ] Pour que l'amour ne nous quitte pas ? Car la peine est là chaque instant, Et mon rire ne vit qu'un moment, Avec moi, je lutte parfois, Hélas, je perds chaque fois, C'est à croire que l'amour m'oublie, C'est à croire que je suis puni, C'est à croire, c'est à croire, c'est à croire, Je ne sais plus.
Faut-il mourir ou vivre, Quand on a du chagrin ? Faut-il mourir ou vivre ? Je ne sais plus très bien,
Reviens, moi je veux vivre, T'avoir auprès de moi, Faut-il mourir ou vivre ? C'est toi qui me le diras, Reviens, moi je veux vivre, T'avoir auprès de moi, Faut-il mourir ou vivre ? C'est toi qui me le diras, Reviens, moi je veux vivre http://www.youtube.com/watch?v=W04BsSgYpqM |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 14:13 | |
| POUR MON AMI DEZA NEMOUR JN BAPTISTE TITRE ROUGE ET BLAN http://www.youtube.com/watch?v=w9VtDBUHN-0 |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 14:16 | |
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 Nemours Jean-Baptiste
| Né le 2 février 1918 à Port-au-Prince ,Décédé le 18 mai 1985 à Port-au-Prince Musicien créatif, chef d'orchestre, compositeur. C'est aussi l'inventeur patenté du "Konpa direk", le rythme urbain, contemporain le plus célèbre du terroir.
Nemours est sans doute la figure la plus emblématique, la plus adulée et, aussi la plus controversée de la musique haïtienne moderne. Et pourtant, comme tous les grands de toutes les époques et de partout; il n'avait qu'une idée, faire de la musique. Et même s'il s'est révélé parmi les plus doués de sa génération, il sera ainsi dans la foulée d'une pléiade d'innovateurs. Il est aussi le baroudeur chargé de déblayer le terrain pour se placer impérialement à l'avant-garde d'une époque sans précédent, d'où il a su mettre en oeuvre son génie pour gratifier du "konpa dirèk", le plus dansé des rythmes urbains du terroir. Ainsi différemment des: Chuck Berry, Little Richard etc; ces initiateurs du rock & roll qui se sont fait approprier de leur invention., Nemours lui même assuma la responsabilité de sa progéniture dès les premiers balbutiements. Même si son impact fut aussi minimisé par ses compétiteurs de l'époque, jaloux sûrement qu'il leur ait volé la vedette; cherchant même à confondre astucieusement le public sur la vraie origine du "compas-driver" Durant la deuxième décennie du 20e sc; un nouveau roi naquit à la rue des Fronts Forts. Quartier d'anciens combattants, chevaliers sans peur..; sambas et simbies, conquérants et aspirants. Et d'un pionnier de souche, en effet l'ombre de Mr François Guignard, maître musicien, domine le voisinage du petit Nemours. Car entre ses multiples responsabilités familiales. "père Guignard" s'attale aussi à la revalorisation de la musique de climat, avec son groupe bastringue <>. C'est encore un instructeur scrupuleux, musicien polyvalent et un initiateur d'envergure qui fabrique un petit banjo, qu'un seul gosse de la cour a eu l'audace de le jouer. C'est Nemours, proche ami de son fils Aîné Félix "féfé" Guignard. Son père cordonnier travaille pour l'éduquer en compagnie de son frère Monfort et de sa soeur Altagrace. Entre temps, l'adolescent Nemours s'applique aux études et pratique occasionnellement le métier de coiffeur. Tout en continuant avec "féfé" un duo de trouvères, doté de banjo et d'accordéon qui s'en va sérénader différends recoins du pays. Il continue à traîner dans l'entourage du <> attendant son heure, où, il côtoie copieusement le guitariste Antoine Duverger, le saxophoniste Victor Flambert et des proches comme: Antoine St Armant et Chadavoine. Ses randonnées buissonnières l'emmènent aussi aux Cayes dans un bref "stint" avec le groupe de Barrateau Destinoble pour lequel il gratte les cordes. Il en profite sous le contrôle de ce dernier de continuer à familiariser avec le sax. Sa première initiative personnelle fut le <> avec lequel il prouve sa capacité de "strings man" (homme des cordes").Mais déjà il est plus intéressé à se montrer en souffleur, avec la possibilité de se mettre en vedette et d'être mieux rémunéré. L'occasion se présenta lorsqu'il est appelé à rallier l' <> avec son meneur le claviériste Robert Camille et son chanteur-vedette Joe "atomik" Lavaud. Malgré tout, il finit par s'imposer en maestro et, pour n'en vouloir faire qu'a sa tête, il est éjecté du groupe par un noyau constitué de son frère, le contrebassiste Monfort, sous la menée du trompettiste Kesnel Hall. Cette affaire tourna au chaud, lorsque c'est sous la demande d'un tribunal, que le maestro novice rendit le sax alto qu'il avait confisqué. Amer, il s'en va former l'<> Sahieh, bien que cette tentative émotionnelle fut de durée éphémère. D'un coup, pistonné par Issa, il atterrit dans l'<> qu'il finit par abdiquer le contrôle. Inassouvi, il recrute Gérard Dupervil (voix et piston), son jeune protégé Wébert Sicot (sax, trombone) et entre autres, le superlatif Antal Murat dans son fameux <>., dans l'exploration des couleurs afrolationes. Mais on est en plein coeur de l'épopée indigéniste et le groupe éclata après le désistement collectif dont fut responsable son grand ami Antalcidas Oréus Murat. Dès cet instant, il promit de faire des vagues à Antal et aussi à Saint Aude qui le lui a chipé pour le compte du <>>. A l'étape subséquente, il s'associe à Jean Numarque, propriétaire de boite de nuits et homme-orchestre à ses heures, qui l'offre un cadre attrayant à Kenscoff, pour expérimenter de nouvelles approches. A ce carrefour, il se sert de Frank Briol, Julien Paul, Louis Lahens, Walter Thadal, les Frères Mozart et Kretzer Duroseau etc. Mais le succès ne se fait pas attendre et Nurmarque inaugure un nouveau night club à Mariani, baptisé "Aux calebasses" avec son plafond au décor bucolique, fait de "calebasses" multicolorées, qui devint le fief du chef d'orchestre autodidacte, et d'un maestro désormais conquérant. Il y installe son << Ensemble aux calebasses>> déjà à l'entame de quelques flots. En s'imposant en chef de file, pour faire triompher l'originalité dans un climat enrichi de pluridimensionnalité. Ce fut donc la conquête du " danse kare" une variante de l'ancien carabinier, (cher au fondateur de la patrie), mué en meringue, à laquelle Nemours apporta d'autres innovations que les fans appelèrent tout simplement <>. Mais qui ne fut rien d'autre que les premiers balbutiements du konpa dirèk. Nouveau rythme trépidant qui alla déboucher sur une symbiose du tempo ternaire de souche autochtone. Une meringue syncopée à subdivision binaire, d'orientation simplifiée, dite <>, sans aucune autre interférence d'une troisième mesure. La désignation de ce vocable pour identifier ce rythme fut pour la première fois utilisé par le trompettiste René Diogène venait consulter, concernant une partition difficile à appréhender. C'est alors que Nemours qui était présent, se vanta de sa nouvelle formule qui n'avait rien de compliqué. Avec son utilisation du tambour, comme vecteur moteur. Diogène répliqua: << toi tu n'a pas à t'en faire, tu ne joues que du "compas">>. Ce que le maestro allait lui même apprécier, en adoptant ce nom sur le champ. Autre innovation de Nemours: l'introduction du "Gong". A la manière de la Grosse Caisse de musique bastringue par voie martiale. Il servait au découpage du tempo, le modifiant chaque fois qu'il tombait dans l'ornière. Tandis que le tambour exprimait la conception rythmique. L'identification tonale du 5/3, sans coda. Nemours fut aussi le premier à intégrer les instruments amplifiés, dont la basse et guitare électriques, jamais encore utilisées dans le music hall local. Au lieu de célébrer ses innovations, ses concurrents le taxèrent d'imposteur. Mais, continuant allègrement son chemin, le maestro n'en démordit point, il était convaincu d'avoir trouvé les formules d'un public qui lui sut gré d'avoir livré la marchandise au moment opportun. En effet, dès 1955, le konpa était lancé à la conquête de toutes les couches sociales du pays. Entre-temps c'est la rupture avec Jean Numarque, et le maestro introduit pour la première fois son ensemble le 29 juillet 1955, sur la place Ste Anne. Flanqué de Kretzer, Mozart, Richard Duroseau Thadal, Tallès, Briol, R. Gaspard, Domingue, Napoléon, D. Boston, Lahens, P. Blain etc. Cependant, comme tout nouveau conquérant, il était sans cesse en butte aux assauts des compétiteurs. D'abord le <> qu'il avait lui même antagonisé parce que la bande à Saint Aude était d'un niveau supérieur, comme le ghota de la polyrythmie locale. Dans un répertoire constitué de: raboday, mayi yanvalou, pétro, banda, meringue, congo, boléro. Ainsi que dans des excursions exotiques. Puis de W. Sicot qui l'attaqua en premier, en voulant profiter lui même du momentum qui allait faire du konpa dirèk la vague dominante. Contrairement à ce qu'avanceront les puristes, l'émergence du konpa fut une percée positive à une époque où la scène musicale haïtienne regorgeait de talents. Une abondance de grands musiciens et de groupes, tel le <>, explorait les richesses des rythmes ancestraux. Ainsi que d'autres groupes d'envergure comme: Le <>, <>, <>, <> etc., qui rayonnaient d'excellence. Le konpa de Nemours vint freiner la vogue des musiques cubaines et dominicaines, toutes équipés de leur armada moderne qu'on dansait sans coup férir dans les salons. Car à l'époque, les groupes locaux n'enregistraient presque pas, alors que s'écoulaient sur le marché local, les vinyls, 78 et 33 tours des groupes latins divers tels: << La Seniora Matancera>>, Perez Prado, Celia Cruz le <> de Angel Viloria avec son fandango; qui résonnaient des phonographes ou " pick ups" dominateurs des bals privés. Rejetant toute imitation servile, Nemours est allé au delà du folklorisme, avec une inclinaison marquée pour le show-business. Une approche similaire à celle qui se dessinait à la même époque aux Etats-Unis où le rock & roll faisait ombrage aux tendances: jazz, soul, be-bop, blues etc. Ainsi, Nemours, musicien et compositeur de flair, multi-instrumentiste et showman, a vite compris tout cela, et bien mieux que personne. Il endigua le flot de paramètres d'outre-mer et, relégua à l'arrière scène les meilleurs musiciens du moment. Comme saxophoniste même s'il n'est pas de la catégorie des virtuoses, il se permettait quand même de longs solos, de son sax ténor. Son jeu basé sur la justesse et la fluidité du tempo avec, de surcroît, les accommodements essentiels d'un apport mélodique et rythmique firent de lui un maestro et arrangeur complet.Trônant allègrement, même à l'extérieur, il fit du konpa un rythme à part entière, au même titre que les multiples rythmes d'Haïti. Après avoir régné durant un lustre avec son orchestre, Nemours devait faire face dès la fin des années 1960, à la montée des mi-jazz, qui éventuellement lui ravirent son public jeunot. Ayant eu administré ce revers au <>, il savait plus que personne ce que c'était que d'être talonné par une nouvelle génération. IL l'avait d'ailleurs déclaré à Wagner Lalanne: "l'essentiel, c'est de savoir se retirer à temps." Plutôt que de se faire emporter par la vague mini, il décida de s'expatrier à New York en 1969. Au "state" il trouva une communauté en gestation, que Raymond et Wébert Sicot, Raoul Guillaume (en exil) les Duroseau: Mozart et Richard etc., avaient déjà fait leur nid. Il forma un combo qui fit les délices de ses anciens admirateurs immigrés et exilés. Notamment, au club "Casa Boriquen" de Brooklyn et "Casa Caribe" a Manhattan. il revint immédiatement au pays, usé, livré à lui-même, la vue endommagée. il essaya tant bien que mal de reconstituer un groupe sous le nom de "Super combo", et se payait même le luxe d'un ultime succès avec le morceau gason nou nan ka. Mais ce ne fut pas le même enthousiasme chez les adeptes, et les sérieux problèmes économiques dus à l'absence d'un système de retraite ou d'assurance, n'étaient pas pour arranger les choses. Quelques compatriotes essayèrent d'établir une suscription à son nom, dans le but de l'aider à couvrir les frais d'une intervention chirurgicale à l'étrager. Son et compétiteur des jours de gloire, Wébert Sicot, avec lequel il produisit un dernier album: "Union", l'accompagna dans cette dernière tentative de restaurer sa vision. Il finit neanmoins par sombrer dans la cécité. Ce monument de la musique haïtienne connut une fin marquée de privations. La commercialisation de ses innombrables oeuvres aurait une retraite paisible dénuée de tout souci matériel. Hélas, ce compositeur prolifique a été littéralement pillé: groupe et artistes dominicains et porto-ricains ont interprété ses composition, et la plupart, n'ont même pas eu la décence de les lui accréditer. En léguant le konpa dirèk Nemours traça un chemin qui l'a amené dans la légende de la musique nationale par la grande porte. A l'instar d'un Occilus Jeanty, le père de l'écriture orchestrale haïtienne, d'un A. Bruno, d'un J. Elie, ou encore d'un F. Guignard, d'un Sahieh, d'un Antal Cidas etc, il a été à la source de l'authenticité, de l'originalité et de la renaissance des rythmes natifs. Parmi tous ces géants qui ont montré la voie, Nemours fut l'un des plus déterminants. Il illustra une approche toute personnelle et fit la différence entre sophistication, inventivité et parfois même, l'austérité, des groupes: <>, <>, et bien d'autres. Il y apporta tant de décontraction, d'intelligence et de facilité que du moment où il apparut avec sa "marque déposée", il a été le plus calqué, le plus suivi de son époque. Pour avoir inventé la grandeur, le style et une identification musicale ambiante du terroir, il demeure un innovateur hors-pair, l'architecte du rythme urbain le plus populaire d'Haïti.. |
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 14:37 | |
| Hommage à Nemours Jean Baptiste Occasion 50 ans du Compas

Né le 2 février 1918 à Port-au-Prince Décédé le 18 mai 1985 à Port-au-Prince Musicien créatif, chef d'orchestre, compositeur. C'est aussi l'inventeur patenté du "Konpa direk", le rythme urbain, contemporain le plus célèbre du terroir.
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Nemours est sans doute la figure la plus emblématique, la plus adulée et, aussi la plus controversée de la musique haïtienne moderne. Et pourtant, comme tous les grands de toutes les époques et de partout; il n'avait qu'une idée, faire de la musique. Et même s'il s'est révélé parmi les plus doués de sa génération, il sera ainsi dans la foulée d'une pléiade d'innovateurs. Il est aussi le baroudeur chargé de déblayer le terrain pour se placer impérialement à l'avant-garde d'une époque sans précédent, d'où il a su mettre en oeuvre son génie pour gratifier du "konpa dirèk", le plus dansé des rythmes urbains du terroir. Ainsi différemment des: Chuck Berry, Little Richard etc; ces initiateurs du rock & roll qui se sont fait approprier de leur invention., Nemours lui même assuma la responsabilité de sa progéniture dès les premiers balbutiements. Même si son impact fut aussi minimisé par ses compétiteurs de l'époque, jaloux sûrement qu'il leur ait volé la vedette; cherchant même à confondre astucieusement le public sur la vraie origine du "compas-driver" Durant la deuxième décennie du 20e sc; un nouveau roi naquit à la rue des Fronts Forts. Quartier d'anciens combattants, chevaliers sans peur..; sambas et simbies, conquérants et aspirants. Et d'un pionnier de souche, en effet l'ombre de Mr François Guignard, maître musicien, domine le voisinage du petit Nemours. Car entre ses multiples responsabilités familiales. "père Guignard" s'attale aussi à la revalorisation de la musique de climat, avec son groupe bastringue <<Jazz Guignard>>. C'est encore un instructeur scrupuleux, musicien polyvalent et un initiateur d'envergure qui fabrique un petit banjo, qu'un seul gosse de la cour a eu l'audace de le jouer. C'est Nemours, proche ami de son fils Aîné Félix "féfé" Guignard. Son père cordonnier travaille pour l'éduquer en compagnie de son frère Monfort et de sa soeur Altagrace. Entre temps, l'adolescent Nemours s'applique aux études et pratique occasionnellement le métier de coiffeur. Tout en continuant avec "féfé" un duo de trouvères, doté de banjo et d'accordéon qui s'en va sérénader différends recoins du pays. Il continue à traîner dans l'entourage du <<Jazz Guignard>> attendant son heure, où, il côtoie copieusement le guitariste Antoine Duverger, le saxophoniste Victor Flambert et des proches comme: Antoine St Armant et Chadavoine. Ses randonnées buissonnières l'emmènent aussi aux Cayes dans un bref "stint" avec le groupe de Barrateau Destinoble pour lequel il gratte les cordes. Il en profite sous le contrôle de ce dernier de continuer à familiariser avec le sax. Sa première initiative personnelle fut le <<Trio Anacaona>> avec lequel il prouve sa capacité de "strings man" (homme des cordes").Mais déjà il est plus intéressé à se montrer en souffleur, avec la possibilité de se mettre en vedette et d'être mieux rémunéré. L'occasion se présenta lorsqu'il est appelé à rallier l' <<orchestre Atomique>> avec son meneur le claviériste Robert Camille et son chanteur-vedette Joe "atomik" Lavaud. Malgré tout, il finit par s'imposer en maestro et, pour n'en vouloir faire qu'a sa tête, il est éjecté du groupe par un noyau constitué de son frère, le contrebassiste Monfort, sous la menée du trompettiste Kesnel Hall. Cette affaire tourna au chaud, lorsque c'est sous la demande d'un tribunal, que le maestro novice rendit le sax alto qu'il avait confisqué. Amer, il s'en va former l'<<atomique Junior>> Sahieh, bien que cette tentative émotionnelle fut de durée éphémère. D'un coup, pistonné par Issa, il atterrit dans l'<<Orchestre Citadelle>> qu'il finit par abdiquer le contrôle. Inassouvi, il recrute Gérard Dupervil (voix et piston), son jeune protégé Wébert Sicot (sax, trombone) et entre autres, le superlatif Antal Murat dans son fameux <<Conjunto Internacional>>., dans l'exploration des couleurs afrolationes. Mais on est en plein coeur de l'épopée indigéniste et le groupe éclata après le désistement collectif dont fut responsable son grand ami Antalcidas Oréus Murat. Dès cet instant, il promit de faire des vagues à Antal et aussi à Saint Aude qui le lui a chipé pour le compte du <<Jazz des Jeunes>>>. A l'étape subséquente, il s'associe à Jean Numarque, propriétaire de boite de nuits et homme-orchestre à ses heures, qui l'offre un cadre attrayant à Kenscoff, pour expérimenter de nouvelles approches. A ce carrefour, il se sert de Frank Briol, Julien Paul, Louis Lahens, Walter Thadal, les Frères Mozart et Kretzer Duroseau etc. Mais le succès ne se fait pas attendre et Nurmarque inaugure un nouveau night club à Mariani, baptisé "Aux calebasses" avec son plafond au décor bucolique, fait de "calebasses" multicolorées, qui devint le fief du chef d'orchestre autodidacte, et d'un maestro désormais conquérant. Il y installe son << Ensemble aux calebasses>> déjà à l'entame de quelques flots. En s'imposant en chef de file, pour faire triompher l'originalité dans un climat enrichi de pluridimensionnalité. Ce fut donc la conquête du " danse kare" une variante de l'ancien carabinier, (cher au fondateur de la patrie), mué en meringue, à laquelle Nemours apporta d'autres innovations que les fans appelèrent tout simplement <<rythme aux calebasses>>. Mais qui ne fut rien d'autre que les premiers balbutiements du konpa dirèk. Nouveau rythme trépidant qui alla déboucher sur une symbiose du tempo ternaire de souche autochtone. Une meringue syncopée à subdivision binaire, d'orientation simplifiée, dite <<une-deux>>, sans aucune autre interférence d'une troisième mesure. La désignation de ce vocable pour identifier ce rythme fut pour la première fois utilisé par le trompettiste René Diogène venait consulter, concernant une partition difficile à appréhender. C'est alors que Nemours qui était présent, se vanta de sa nouvelle formule qui n'avait rien de compliqué. Avec son utilisation du tambour, comme vecteur moteur. Diogène répliqua: << toi tu n'a pas à t'en faire, tu ne joues que du "compas">>. Ce que le maestro allait lui même apprécier, en adoptant ce nom sur le champ. Autre innovation de Nemours: l'introduction du "Gong". A la manière de la Grosse Caisse de musique bastringue par voie martiale. Il servait au découpage du tempo, le modifiant chaque fois qu'il tombait dans l'ornière. Tandis que le tambour exprimait la conception rythmique. L'identification tonale du 5/3, sans coda. Nemours fut aussi le premier à intégrer les instruments amplifiés, dont la basse et guitare électriques, jamais encore utilisées dans le music hall local. Au lieu de célébrer ses innovations, ses concurrents le taxèrent d'imposteur. Mais, continuant allègrement son chemin, le maestro n'en démordit point, il était convaincu d'avoir trouvé les formules d'un public qui lui sut gré d'avoir livré la marchandise au moment opportun. En effet, dès 1955, le konpa était lancé à la conquête de toutes les couches sociales du pays. Entre-temps c'est la rupture avec Jean Numarque, et le maestro introduit pour la première fois son ensemble le 29 juillet 1955, sur la place Ste Anne. Flanqué de Kretzer, Mozart, Richard Duroseau Thadal, Tallès, Briol, R. Gaspard, Domingue, Napoléon, D. Boston, Lahens, P. Blain etc. Cependant, comme tout nouveau conquérant, il était sans cesse en butte aux assauts des compétiteurs. D'abord le <<Jazz des Jeunes>> qu'il avait lui même antagonisé parce que la bande à Saint Aude était d'un niveau supérieur, comme le ghota de la polyrythmie locale. Dans un répertoire constitué de: raboday, mayi yanvalou, pétro, banda, meringue, congo, boléro. Ainsi que dans des excursions exotiques. Puis de W. Sicot qui l'attaqua en premier, en voulant profiter lui même du momentum qui allait faire du konpa dirèk la vague dominante.
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Mer 19 Aoû 2009 - 14:38 | |
| Contrairement à ce qu'avanceront les puristes, l'émergence du konpa fut une percée positive à une époque où la scène musicale haïtienne regorgeait de talents. Une abondance de grands musiciens et de groupes, tel le <<Jazz des Jeunes>>, explorait les richesses des rythmes ancestraux. Ainsi que d'autres groupes d'envergure comme: Le <<Riviera>>, <<El Rancho>>, <<Citadelle>>, <<El Sahieh>> etc., qui rayonnaient d'excellence. Le konpa de Nemours vint freiner la vogue des musiques cubaines et dominicaines, toutes équipés de leur armada moderne qu'on dansait sans coup férir dans les salons. Car à l'époque, les groupes locaux n'enregistraient presque pas, alors que s'écoulaient sur le marché local, les vinyls, 78 et 33 tours des groupes latins divers tels: << La Seniora Matancera>>, Perez Prado, Celia Cruz le <<Tipico Cibeano>> de Angel Viloria avec son fandango; qui résonnaient des phonographes ou " pick ups" dominateurs des bals privés. Rejetant toute imitation servile, Nemours est allé au delà du folklorisme, avec une inclinaison marquée pour le show-business. Une approche similaire à celle qui se dessinait à la même époque aux Etats-Unis où le rock & roll faisait ombrage aux tendances: jazz, soul, be-bop, blues etc. Ainsi, Nemours, musicien et compositeur de flair, multi-instrumentiste et showman, a vite compris tout cela, et bien mieux que personne. Il endigua le flot de paramètres d'outre-mer et, relégua à l'arrière scène les meilleurs musiciens du moment. Comme saxophoniste même s'il n'est pas de la catégorie des virtuoses, il se permettait quand même de longs solos, de son sax ténor. Son jeu basé sur la justesse et la fluidité du tempo avec, de surcroît, les accommodements essentiels d'un apport mélodique et rythmique firent de lui un maestro et arrangeur complet.Trônant allègrement, même à l'extérieur, il fit du konpa un rythme à part entière, au même titre que les multiples rythmes d'Haïti. Après avoir régné durant un lustre avec son orchestre, Nemours devait faire face dès la fin des années 1960, à la montée des mi-jazz, qui éventuellement lui ravirent son public jeunot. Ayant eu administré ce revers au <<Jazz des Jeunes>>, il savait plus que personne ce que c'était que d'être talonné par une nouvelle génération. IL l'avait d'ailleurs déclaré à Wagner Lalanne: "l'essentiel, c'est de savoir se retirer à temps." Plutôt que de se faire emporter par la vague mini, il décida de s'expatrier à New York en 1969. Au "state" il trouva une communauté en gestation, que Raymond et Wébert Sicot, Raoul Guillaume (en exil) les Duroseau: Mozart et Richard etc., avaient déjà fait leur nid. Il forma un combo qui fit les délices de ses anciens admirateurs immigrés et exilés. Notamment, au club "Casa Boriquen" de Brooklyn et "Casa Caribe" a Manhattan. il revint immédiatement au pays, usé, livré à lui-même, la vue endommagée. il essaya tant bien que mal de reconstituer un groupe sous le nom de "Super combo", et se payait même le luxe d'un ultime succès avec le morceau gason nou nan ka. Mais ce ne fut pas le même enthousiasme chez les adeptes, et les sérieux problèmes économiques dus à l'absence d'un système de retraite ou d'assurance, n'étaient pas pour arranger les choses. Quelques compatriotes essayèrent d'établir une suscription à son nom, dans le but de l'aider à couvrir les frais d'une intervention chirurgicale à l'étrager. Son et compétiteur des jours de gloire, Wébert Sicot, avec lequel il produisit un dernier album: "Union", l'accompagna dans cette dernière tentative de restaurer sa vision. Il finit neanmoins par sombrer dans la cécité. Ce monument de la musique haïtienne connut une fin marquée de privations. La commercialisation de ses innombrables oeuvres aurait une retraite paisible dénuée de tout souci matériel. Hélas, ce compositeur prolifique a été littéralement pillé: groupe et artistes dominicains et porto-ricains ont interprété ses composition, et la plupart, n'ont même pas eu la décence de les lui accréditer. En léguant le konpa dirèk Nemours traça un chemin qui l'a amené dans la légende de la musique nationale par la grande porte. A l'instar d'un Occilus Jeanty, le père de l'écriture orchestrale haïtienne, d'un A. Bruno, d'un J. Elie, ou encore d'un F. Guignard, d'un Sahieh, d'un Antal Cidas etc, il a été à la source de l'authenticité, de l'originalité et de la renaissance des rythmes natifs. Parmi tous ces géants qui ont montré la voie, Nemours fut l'un des plus déterminants. Il illustra une approche toute personnelle et fit la différence entre sophistication, inventivité et parfois même, l'austérité, des groupes: <<El Sahieh>>, <<Des Jeunes>>, et bien d'autres. Il y apporta tant de décontraction, d'intelligence et de facilité que du moment où il apparut avec sa "marque déposée", il a été le plus calqué, le plus suivi de son époque. Pour avoir inventé la grandeur, le style et une identification musicale ambiante du terroir, il demeure un innovateur hors-pair, l'architecte du rythme urbain le plus populaire d'Haïti PAGE 2 |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Ven 21 Aoû 2009 - 0:53 | |
| Ça ne change pas un hommeby Johnny HallydayAlbum: Ça ne change pas un hommeJe n'ai pas cru les mots Quand ils étaient trop beaux Je n'ai pas pris les clefs Je n'ai rien refermé Mais je les ai usés Ces chemins buissonniers Aux mûriers de béton Le nez dans le goudron J'ai grandi dans la rue Avec au bout des poings Des tessons de refus Plantés dans mon destin Pour n'avoir rien voulu Je n'ai rien retenu Pour n'avoir rien touché Je n'ai rien déformé {Refrain:} Ça ne change pas, un homme Un homme, ça vieillit Ça ne meurt pas, un homme Un homme, ça s'oublie Ça ne change pas, un homme Un homme, ça vieillit Ça ne meurt pas, un homme Je n'ai pas cru l'ami Ni l'amour ni les filles Je n'ai pas pris le temps Je m'attendais devant Mais je les ai brûlés Mes châteaux de papier Avec des vrais serpents Avec de faux-semblants {au Refrain} Pour n'avoir jamais cru Je n'ai jamais vécu Pour n'avoir jamais su Mon père, je te salue {au Refrain} Un homme, ça s'oublie http://www.youtube.com/watch?v=eUUj3S3qNMQ 
Dernière édition par zouke le Ven 21 Aoû 2009 - 1:05, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Ven 21 Aoû 2009 - 0:56 | |
| Ceux que l'amour a blessésby Johnny HallydayComme des revenants de guerre Comme des revenants du front Ils ont la peur aux yeux Ils ont la ride au front Comme des jeunes vieux Ils marchent le dos courbé Ils font un peu pitié {x2} Ceux que l'amour {x2} Ceux que l'amour a blessés Comme des revenants de guerre Comme des revenants de loin Qui ont offert leur vie A qui on ne rend rien Ils crient, ils crient pour avoir l'air J'ai fait l'amour, moi, monsieur Comme s'ils en étaient fiers Comme s'ils étaient heureux Ceux que l'amour {x2} Ceux que l'amour a blessés Comme des revenants de guerre Comme des revenants chez soi Ils trouvent le feu éteint On ne les attend pas Devant les cendres froides Comme des chiens, sans pleurer Ils lèchent leurs blessures Ils soignent leur passé Ceux que l'amour [x2} Ceux que l'amour a blessés Comme des revenants de guerre Comme des revenants d'amour Ils jurent, c'est la dernière A jamais, pour toujours Il faut ranger les armes Il faut sécher les larmes Ils veulent mourir en paix Et qu'on leur fiche la paix Ceux que l'amour {x2} Ceux que l'amour a tués A tués http://www.youtube.com/watch?v=w53OGK1ubgo 
Dernière édition par zouke le Ven 21 Aoû 2009 - 1:04, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Ven 21 Aoû 2009 - 1:04 | |
| Johnny lui dit adieuby Johnny HallydayAllô, bonjour Madame Ici, c'est Johnny Je vous téléphone Car les amis m'ont dit Que votre fille se marie Qu'elle part aujourd'hui Non, je ne veux pas lui parler Je veux pleurer Mais dites-lui que je l'aime Et que Johnny lui dit adieu A quelle heure ce mariage ? Quelle heure et quel endroit ? Car le garçon qu'elle épouse là Aurait dû être moi Mais comme un fou, je la perds Je la perds, sachez-le Non, je ne veux pas lui parler Je veux pleurer Mais dites-lui que je l'aime Et que Johnny lui dit adieu Je l'imagine belle comme un ange Quand la cloche sonnera Je promets qu'elle me verra pas Mais moi je veux la voir encore une fois Oh, oui, je vous dérange Vous avez d'autres soucis Je sais que vous perdez votre fille Mais sachez que je la perds aussi Oh, dites-lui que dans ma peine Je souhaite son bonheur Non, je ne veux pas lui parler Il vaut bien mieux Mais dites-lui que je l'aime Et que Johnny lui dit adieu Ouais, que Johnny lui dit adieu Adieu Adieu http://www.youtube.com/watch?v=A6jMtrfLdak  |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Ven 21 Aoû 2009 - 1:10 | |
| Le chant des partisansby Johnny HallydayAmi, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite... C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...  |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Dim 23 Aoû 2009 - 16:13 | |
| | <table border=0 cellSpacing=0 borderColor=#0 cellPadding=0 width="85%"><tr><td width="85%"> <table border=0 cellSpacing=0 borderColor=#0 cellPadding=0 width="100%"><tr><td style="BORDER-BOTTOM: #ff6600 2px solid; BORDER-LEFT: #ff6600 4px solid; BORDER-TOP: #ff6600 3px solid; BORDER-RIGHT: #ff6600 4px solid" vAlign=bottom width="65%"></TD> <td vAlign=center width="35%"></TD></TR></TABLE></FONT></TD></TR></TABLE>
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<table border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR> <tr><td width="100%"> </TD></TR></TABLE> | | <table style="MARGIN-TOP: -0.1in" border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%"><tr><td vAlign=top width="68%">
Hommage à Webert Sicot Occasion 50 ans du Compas
Webert Sicot (1930: Port-au-Prince - 1985: Port-au-Prince) Musicien extraordinaire, multi-instrumentiste, saxophoniste génial et virtuose éternel, c'est le "maestro difficile" par excellence</TD> <td vAlign=top width="2%"></TD> <td vAlign=top width="30%">
</TD></TR></TABLE> <table style="MARGIN-TOP: -0.03in" border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%"><tr><td vAlign=top width="68%">]e destin a voulu que Nemours et Sicot s'en aillent vers l'au delà à la même année, après avoir à eux deux fait danser tout le pays. Saxophoniste génial, multi-instrumentiste, sans doute le plus doué de sa génération, si ce n’est pas de son pays. Cet incomparable musicien s'est frayé très tôt un chemin dans le music-hall local après avoir été formé par l'un des plus célèbres musiciens de l'époque Augustin Bruno, surnommé «le manchot des Casernes Dessalines» qui fut à un moment en charge de la Centrale des Arts et Métiers où Webert s'est initié à la musique de même que son frère Raymond. Muni d'une formation musicale adéquate, ce musicien dans l'âme faisait déjà entrevoir les signes d'un génie qui allait tôt ou tard exceller. Ainsi, on le trouva dès l'adolescence rouler sa bosse dans l'entourage des musiciens les plus expérimentés. Entre autres, l'incontournable François Guignard qui était le grand manitou avec lequel la plupart des novices faisait leur début. Et c'est encore le père François qui recommanda l'adolescent Webert ainsi que son frère Raymond à Claudin Toussaint qui les embaucha afin de rallier son «Jazz Capois» du Cap, où Webert entama sa carrière de musicien professionnel. Puis s'ensuivent de petites navettes entre «Jazz des Jeunes» et «L'orchestre Saieh», attendant son heure d'être un membre à part entière de l'un de ces groupes. Il a eu quand même l'opportunité d'enregistrer au moins un disque avec le second. Dans ces incessantes mutations, il est repéré au sein du «Conjunto international», sous la conduite de son aîné et futur compétiteur, Nemours Jean Baptiste avec qui une sublime rivalité va changer, dans peu de temps, le cour de la musique de danse urbaine. Avec à la clef, une solide amitié qui s'étendra jusqu'à leur mort. On prétend qu'au stade de leur collaboration, le virtuose Sicot a eu le temps de prodiguer quelques secrets de sax au chef d'orchestre Nemours. Après son départ du "Conjunto", il s'est fait un peu remarquer avec «l'Orchestre Citadelle». Par le temps où il faisait des "stints" pour l'Orchestre du «Casino International», Sicot savait assez les dessus et les impondérables du show-biz haïtien, pour devenir le capitaine de son propre navire. De fait, au début des sixties, il s'allia à son frère Raymond, profitant de la désintégration de «l'Orchestre Latino», duquel il fit appel à la plupart des membres pour former «La Flèche d'or» des Frères Sicot (Raymond & Webert) et dont le premier hit: paré du refrain: "Nou pral danse nan Paladium, les frères Sicot", fut une sorte d'introduction de ce nouveau né, installé au Club Palladium à Bizoton. Cependant, la collaboration des frères Sicot fut de courte durée, lorsque Raymond préféra aller muter ailleurs. Mais, plus déterminé que jamais, Webert voulait coûte que coûte prendre part au festin musical qui se faisait sous la forme d'une concurrence musclée entre le «Jazz des Jeunes» et «l'Ensemble Nemours Jean-Baptiste». Et se sentant de poids à participer à l'aventure, il se lança sans retenue à l'attaque contre la bande à Nemours Jean Baptiste dans le morceau: "Sispan 'n voye Tach". Puis, apportant sa propre saveur, Sicot élabora une variante de la "méringue haïtienne", avec son Kadans Ranpa, fort de sa vitesse d'exécution et une approche rythmique complexe de mélodies et contre mélodies émaillée de modernité, grâce aux instruments amplifiés. La concurrence de ces deux rythmes (Konpa et Ranpa) devint le point culminant du music-hall haïtien, lorsque les deux maestros tournaient la musicalité en une aréne tapageuse, au comble de polémiques spectaculaires. Mais là, ce n'était que le côte du business, car, en fait d'ingéniosités, il n'y avait de personnages plus excentriques. Spécialement, Webert Sicot, saxophoniste virtuose et suprême, avec ses solos magiques, ses improvisations lumineuses, un jeu fulgurant, et une exubérance bon enfant tout en se servant du sax comme un joujou épatant, jusqu'à emboucher deux à la fois pour les jouer simultanément, de son style singulier et inimitable toujours en soliste incomparable. Instrumentiste multiple, il jouait aussi de la flûte, la trompette, le tambour, la guitare, la basse, le trombone à coulisse et saxes: alto, ténor et baryton. Exigeant, il s'entraînait parfois à l’aide d'une serviette, avec laquelle il obstruait l'embouchure du sax et en y mettant tout son souffle. Et que dire de ce phrasé mélodieux et de ce vibrato expressif qui lui faisaient rythmer même les ballades. Prince du sax, Webert Sicot était aussi l'ultime "showman" qui charma son sax jusqu'au délire. Pas étonnant qu'il fut l'une des grandes figures de la musique contemporaine. Expert en combines, Sicot, qui voyageait très souvent à l'extérieur avec son orchestre, s'arrangea un beau jour avec des médecins qui désiraient quitter le pays pour les aider à prendre le large, à une époque où "Papa Doc", le vieux dictateur, interdisait à ceux-ci d'émigrer. C'était vers les années 1968 et la nouvelle vague mini jazz commençait à s'installer confortablement. Et, sentant tourner le vent, Sicot qui était passé comme le roi du carnaval laissait le pays furtivement, alors que ses fans, la mort dans l'âme, attendaient indéfiniment son retour. Il fut bruit que "Papa doc" était prêt à passer l' éponge, mais le "maestro difficile", comme l'appelèrent ses inconditionnels, n'était pas disposé à prendre de risque. En s'installant à New York, Sicot continua à cultiver son sax pour un public de cabarets qui goûtait religieusement à cette sonorité et cette virtuosité impeccables. II profita pour assembler son «Orchestre Le Jeune», avec la collaboration des vétérans comme Charles Delva, Duffont Mayala, etc., qui a régalé les mélomanes de Brooklyn et de Manhattan. Puis, il réalisa un disque instrumental de musique intimiste, fait de ballades; "Just for you", en compagnie de quelques membres de l'«Ibo Combo» de New York dont le talentueux Gaguy Dépestre à la flûte. On sait aussi qu'il eut l'opportunité d'enregistrer avec le grand orchestre de CBS faisant montre de son génie dans un monde rompu de professionnalisme. Il revint en Haïti au milieu des années 1970 pour reformer son orchestre avec lequel il essaya de reconquérir un public qui s'était déjà entiché de drôles de musique. II a aussi participé à une tentative du groupe «Zotobre» de Serge Rosenthal qui n'a vécu que l'espace d'un matin. En 1977, il en profita pour renouer avec l'ambiance du carnaval, prouvant au public qu'il n'avait rien perdu de sa verve. II jouait si éperdument, en arrivant à l'angle des rues Mgr Guilloux et Oswald Durand où sa sœur Paulette tenait une boutique, que dans son engouement de sérénader, il ne s'était pas aperçu d'une branche d'arbre, qui l'éjecta du char, l'envoyant à l'hôpital. Entre autres petits boulots pour survivre, il réalisa deux ou trois œuvres en solo dont "Webert Sicot, The Greatest". Et un dernier baroud en commun: "L'union", avec Nemours, comme pour sceller une épopée qu'ils ont dominé à eux deux. Sans oublier une collaboration remarquée au sein de l'«Orchestre de la Radio Nationale», sous la conduite du maestro Raoul Guillaume. Finalement, un jour, il emmena son fils très malade à l'Hôpital Général, et ne reçut que l'indifférence du personnel, ce qui le mit très en colère. Râpé, cardiaque, Sicot est mort en février 1985 en pleine ambiance carnavalesque. Ce qu'en profita le peuple tout entier pour le remercier dans une atmosphère de festivités dont Sicot fut l'ultime pourvoyeur, avant que la mort vienne briser les ailes de cet oiseau souffleur qui aurait joué jusqu'au dernier soupir.[/size] </TD></TR></TABLE> |
http://www.youtube.com/watch?v=Jx5d-XZY5b4 |
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 | Sujet: Re: RETRO MIZIK Dim 23 Aoû 2009 - 16:22 | |
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