piporiko Super Star

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 | Sujet: Salaire minimum : Focus sur les vrais problèmes. Sam 15 Aoû - 16:46 | |
| Salaire minimum : Focus sur les vrais problèmes.
La majorité d’entre nous semble obsédée par le sujet d’actualité national : « Le Salaire Minimum ». Quel que soit le montant minimal atteint, la population haïtienne a été une fois de plus écartée des vrais sujets. A savoir, le coût exorbitant de la vie en Haïti; les jobs sont rares ou inexistants. Ils risquent même de disparaître. Les entrepreneurs ont peur de s’engager; les bailleurs de fonds marronnent. Les élections sénatoriales ont été sacrifiées et on tente d’installer ses copains pour faire passer les lois que l’on veut.
Il faut reconnaître que 200 ou 300 gourdes de salaires minimum par jour aujourd’hui ne permettront pas à un travailleur de vivre décemment, d’éduquer ses enfants, de se soigner etc. Alors où va-t-on?
Le marché de la sous-traitance dépend de la productivité, de l’organisation, de l’éducation de la population, de la stabilité du pays et enfin du salaire minimum payé à l’intérieur du pays. Les leaders dans ce marché sont la Chine, la Thaïlande, l’Indonésie, La Malaisie, l’Inde avec des coûts de 3 à 6 $US jours/employés par régions, suivant l’accès et la proximité… Il y a aussi beaucoup de nouveaux entrants dans ce marché comme le Vietnam, le Pakistan où l’on est très proche du 2$ US par jour. En gros plus de 4 Milliards d’habitants qui veulent progresser.
Pour sous-traiter une production, il faut aller voir une chaine de distribution (Nike, Gap, Ikea, , …) et lui démontrer qu’i est possible de fabriquer son article à un meilleur coût que lui, en respectant les délais de livraison et de qualité, et surtout qu’on est prêt à payer des pénalités si on ne livre pas dans le temps fixé, ou même accepter un refus de la marchandise si on est très en retard…
Enfin, il faut comprendre que l’entrepreneur qui fait de la sous-traitance peut recevoir son paiement 3 à 6 mois après la livraison. Le taux d’intérêt en Haïti tourne autour du 28% minimum par an. II peut s’avérer qu’entre le 1er jour de commande des matières premières, le paiement des ouvriers et la réception du paiement, 7 à 10 mois et même plus se sont écoulés. En Amérique du Nord, en Asie, le taux d’intérêt n’est que de 2 à 5% par an et moins (subvention). Ainsi, nos coûts de production sont supérieurs aux autres d’au moins 20% à cause du taux d’emprunt.
Notre taux d’intérêt dépend des anticipations des intervenants en matière de conjoncture économique et de politique monétaire (Gouvernement / Banque Centrale BRH). Et aussi de l’offre et de la demande de capitaux…
Avez-vous remarqué dans quel état sont nos transports en commun? Nos routes? Combien de temps il faut pour arriver sur les lieux de travail et repartir? 1, 2 heures le matin et la même chose au retour?? Avez-vous remarqué que nos villes sont en réalité d’immenses bidonvilles? Où l’on ne fait que marcher sur des détritus? Quel rendement pensez-vous qu’un ouvrier est capable d’offrir dans ces conditions?
Vous possédez une entreprise, vos idées ne concordent pas avec celles de votre voisin. Vous avez surpris un chimère renommé en tête à tête avec un politicien fort connu, une mauvaise communication de la Téléco vous a permis d’écouter une conversation que vous n’auriez pas du entendre, vous êtes quelqu’un de droit et pour vous les choses se font proprement ou n’existent pas (by the book comme disent les Américains), vous n’avez pas été d’accord ou vous avez remercié un employé, vous n’avez pas versé la dime au commissaire XY, vous n’avez pas soudoyer le douanier au bon moment, vous n’avez pas compris les besoins des inspecteurs de la DGI, … bref vous pouvez êtes victimes… Feu, bris de machine, livraisons retardées etc...…
Il y a des pays sur terre ou les gens vivent bien et se développent avec 2$ US par jour et moins. Pour cela il leur a fallu développer des structures de fonctionnement pour permettre à l’ensemble de leur population de produire localement.
Nous avons un beau pays. Une population capable de bien fonctionner dans un milieu sain. Vous seriez surpris de voir combien d’Haïtiens éduqués ou pas qui se développent, performent à l’étranger, parfois dans des conditions difficiles et le plus souvent dans une langue qu’ils ne maîtrisaient pas au début.
Vous seriez étonné de voir des centaines de milliers d’Haïtiens qui travaillent à l’étranger avec le salaire minimum et qui trouvent les moyens d’envoyer un petit quelque chose à leurs parents en Haïti. Et au lieu de les reconnaitre comme Haïtiens à part entière, on les nomme diasporas, citoyens de 2e zone et on leur enlève leurs droits fondamentaux alors qu’ils sont les plus grands contributeurs de l’économie nationale et de la survie de millions de gens.
Nous passons notre temps à revendiquer "en crachant sur l'autre". Il serait grand temps que l'on s'unisse pour un baiser de paix afin de sceller à tout jamais cette solidarité entre tous les haïtiens.
Seule l'union fait la force …mais depuis notre indépendance nous n'avons pas été en mesure de la construire.
Vouloir c'est pouvoir!
Bonne journée
Didier Frank Waché, MBA
dfwache@yahoo.ca |
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Invité Invité
 | Sujet: Re: Salaire minimum : Focus sur les vrais problèmes. Sam 15 Aoû - 16:55 | |
| | Didier Frank Waché a écrit: | | Vous seriez étonné de voir des centaines de milliers d’Haïtiens qui travaillent à l’étranger avec le salaire minimum et qui trouvent les moyens d’envoyer un petit quelque chose à leurs parents en Haïti. Et au lieu de les reconnaitre comme Haïtiens à part entière, on les nomme diasporas, citoyens de 2e zone et on leur enlève leurs droits fondamentaux alors qu’ils sont les plus grands contributeurs de l’économie nationale et de la survie de millions de gens. |
Nèg diapora sa yo pap ekri de lign pou yo pa tonbe ap fè rechigna dèyè doub nasyonalite.
Bagay sa a tounen yon obsesion nan sèvèl yo. |
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