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 a fin de la liberté d’expression ? Criminaliser la critique envers Israel (Count

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piporiko
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MessageSujet: a fin de la liberté d’expression ? Criminaliser la critique envers Israel (Count   Ven 21 Aoû 2009 - 21:38

a fin de la liberté d’expression ?
Criminaliser la critique envers Israel (Counterpunch)


Paul CRAIG ROBERTS
photo : Rahm Israel Emanuel, chef de cabinet d’Obama.


Le 16
octobre 2004, le président George W. Bush a signé la loi du lobby
israélien, Global Anti-Semitism Review Act. Cette loi confie au
Département d’Etat des Etats-Unis (ministère des affaires étrangères – NDT) la surveillance de l’antisémitisme à travers le monde.


Pour surveiller l’antisémitisme, il faut d’abord le définir. Quelle est sa définition ? Selon le lobby israélien et Abe Faxman (directeur de la « Ligue Anti-diffamation » - NDT), cela pourrait se résumer à « toute critique envers Israël ou les juifs ».


Rahm Israel Emanuel (chef de cabinet d’Obama - NDT)
n’a pas perdu son temps à la Maison Blanche. Dès qu’il aura fait
adopter la loi « Hate Crimes Prevention Act of 2009 » (« loi contre les
crimes/délits de haine »), aucun américain ne pourra dire la vérité sur
le traitement infligé par Israël aux Palestiniens et le vol de leurs
terres sans tomber dans l’illégalité. Il sera interdit aux Chrétiens de
faire référence au Nouveau Testament qui dit que les Juifs ont exigé la
crucifixion de Jésus.


Il sera interdit de mentionner l’influence
extraordinaire du lobby israélien auprès de la Maison Blanche et du
Congrès, comme ces résolutions écrites de l’AIPAC qui ont félicité
Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens de Gaza, et
qui ont été approuvées par 100 % du Sénat et 99 % de la Chambre des
Représentants tandis que le reste du monde condamnait Israël pour ses
actes barbares.


Il sera interdit d’émettre des doutes sur l’Holocauste (une
révolution aux Etats-Unis où la liberté d’expression – jusqu’à présent
– était « sacrée ». Mais il sera toujours possible d’enseigner que le
monde a été crée il y a 5000 ans - NDT
).


Il sera interdit de faire remarquer la représentativité
disproportionnée des Juifs dans les médias et leur influence sur la
politique étrangère (des Etats-Unis).


En d’autres termes, cette loi marque la fin de la
liberté d’expression, de la liberté d’enquêter, et du premier
amendement de la Constitution. Tout fait ou vérité qui toucherait
Israël sera tout simplement interdit.


Etant donné la politique du gouvernement des
Etats-Unis, qui tend à faire imposer sa loi au monde entier, qui
deviendront la Croix-Rouge Internationale, la Commission des Droits de
l’Homme des Nations Unies et les différentes organisations de défense
des droits de l’homme qui ont demandé une enquête sur l’agression
militaire d’Israël contre la population civile de Gaza ? Seront-elles
emprisonnées pour critique « excessive » d’Israël ?


La question est sérieuse.


Un rapport récent de l’ONU, qui n’a pas encore été
publié dans son intégralité, pointe Israël du doigt pour l’attaque
contre un bâtiment des Nations Unies à Gaza. Le gouvernement israélien
a riposté en accusant le rapport d’être « ouvertement tendancieux » ce
qui classe le rapport de l’ONU dans la catégorie des « critiques
excessives et d’expression de sentiments ouvertement anti-Israéliens ».


Israël est en train de réussir à utiliser ouvertement
le gouvernement des Etats-Unis pour réduire au silence ses critiques
malgré le fait que c’est la presse et les soldats israéliens ont révélé
les atrocités israéliennes à Gaza et le meurtre prémédité de femmes et
d’enfants encouragés par des rabbins. Il s’agit clairement de crimes de
guerre.


C’est la presse israélienne qui a publié les images de
T-shirts de soldats israéliens qui démontraient que la volonté
délibérée d’assassiner des femmes et des enfants faisait désormais
partie de la culture de l’armée israélienne. Les T-shirts étaient
l’expression horrifique d’une barbarie. Sur un t-shirt on pouvait voir
une palestinienne enceinte avec une cible sur le ventre et le slogan
« une balle, deux morts ». Ces T-shirts sont une indication que la
politique israélienne envers les Palestiniens est celle d’une
extermination.


Depuis des années, les critiques les plus violentes des
mauvais traitements infligés aux Palestiniens émanent de la presse
israélienne et des mouvements pacifistes israéliens eux-mêmes. Par
exemple, le quotidien israélien Haaretz et Jeff Halper de l’ICAHD ont
fait preuve d’une conscience morale qui apparemment fait défaut aux
démocraties occidentales où les crimes d’Israël sont couverts et même
loués.


La loi US sur la haine sera-t-elle appliquée à Haaretz
et Jeff Halper ? Les commentateurs US qui ne feront que reprendre les
informations de Haaretz et de Jeff Halper seront-ils arrêtes pour
« propagation de haine envers Israël et antisémitisime » ?


De nombreux américains ont le cerveau lavé par la
propagande selon laquelle les Palestiniens sont des terroristes qui
menacent un Israël innocent. Ces Américains considéreront cette censure
comme une simple mesure rendue nécessaire par la lutte contre le
terrorisme. Ils accepteront la diabolisation de leurs concitoyens qui
rapporteront des faits indéniables sur Israël et approuveront que ces
derniers soient punis pour avoir aidé des terroristes.


Une forte pression est exercée pour criminaliser toute
critique envers Israël. Des professeurs d’université américains ont été
les victimes d’une manoeuvre bien orchestrée pour éliminer toute
critique. Norman Finkelstein s’est vu refuser un poste à l’université
Catholique suite aux pressions du lobby israélien. A présent le lobby
est en chasse contre le professeur de l’université de Californie (et
Santa Barbara) William Robinson. Le crime de Robinson http://fr.mc261.mail.yahoo.com/mc/h... : son cours sur la politique internationale dont certaines lectures des critiques de l’invasion de Gaza par Israël. http://www.counterpunch.org/henwood...


Le lobby israélien a apparemment réussi à convaincre le
Département de Justice (sic) d’Obama qu’accuser deux officiels de
l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, d’espionnage est un acte
antisémite. Le lobby israélien a réussi à retarder leur procès pendant
quatre ans et à présent le procureur général Eric Holder a abandonné
les charges. Pourtant, Larry Franklin, l’officiel du Département de la
Défense qui a été accusé de fournir des documents à Rosen Et Weissman,
purge actuellement une peine de prison de 12 ans et 7 mois. L’absurdité
de la chose est extraordinaire. Deux agents israéliens ne sont pas
coupables de recevoir des secrets, mais un officiel américain est
coupable de les avoir donnés ! S’il n’y a pas d’espion dans l’histoire,
comment Franklin a-t-il pu lui fournir des secrets ?


La criminalisation de toute critique envers Israël met
fin à tout espoir de voir les Etats-Unis mener une politique étrangère
indépendante au Moyen-Orient et qui serve les intérêts de l’Amérique
plutôt que ceux d’Israël. Elle met fin à tout espoir de voir les
Américains échapper à leur endoctrinement par la propagande israélienne.


Afin de maintenir leurs esprits emprisonnés, le Lobby
oeuvre pour faire interdire, pour antisémitisme, toute vérité ou fait
qui serait désagréable pour Israël. Il est permis de critiquer
n’importe quel pays dans le monde, mais critiquer Israël relève de
l’antisémitisme, et l’antisémitisme deviendra bientôt un délit de haine
dans tout l’occident.


La majorité de l’Europe a déjà interdit l’expression de
doutes sur l’Holocauste. Il est même interdit de le reconnaître mais de
mettre en doute le chiffre de six millions de Juifs assassinés.
Pourquoi l’Holocauste est-il intouchable ? Comment un événement aussi
indéniable peut-il être mis en danger par quelques cinglés
antisémites ? A-t-il réellement besoin d’être protégé par une police de
la pensée ?


Emprisonner les gens pour leurs questionnements est l’antithèse de la modernité.


Paul Craig Roberts

Ancien secrétaire adjoint au Trésor de l’administration Reagan.


ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/roberts05072009.html


traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info






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