Rico men nouvèl enkò, bifè kristina fenmen e sanble tonbe nan mawonaj
Dorothy Alexandre, TVA Nouvelles
La salle de réception ferme boutique
Des futurs mariés
À un peu plus d'un mois de son mariage, un couple montréalais a appris que la salle de réception où devait se concrétiser cette importante étape de leur union a fermé boutique.
Josée Goulet et Abdias Pierre doivent convoler en justes noces le 4 septembre prochain. La réception de leur mariage devait être célébrée au Complexe Christina, situé au 6566, rue Jarry Est, à Montréal. Tous les préparatifs allaient bon train : le couple en était à finaliser les derniers détails de cette journée qu'il prépare depuis un an.
Or, mercredi, M. Pierre a reçu l'appel d'un ex-employé de la salle de banquet, qui l'a informé que l'entreprise avait cessé ses opérations et que, conséquemment, sa conjointe et lui-même ne disposaient plus de salle de réception pour leur mariage.
Josée Goulet et Abdias Pierre ont deux garçons, âgés de 9 mois 1/2 et 9 ans. (Crédit photo: courtoisie)
Le lendemain, le couple recevait un courriel de l'avocat du président-directeur-général du Complexe Christina, Déjean Victor, attestant que «la compagnie a été obligée de cesser ses opérations à cause de sa situation financière précaire. Or, dans les circonstances, elle ne peut pas rencontrer ses obligations en vertu du contrat signé avec vous.», peut-on y lire. «Le principal de la compagnie, M. Déjean Victor, est extrêmement désolé de ce revers des affaires.», est-il également écrit.
Cette nouvelle a eu l'effet d'un coup de masse sur ce couple. «Ça fait deux jours que je ne dors pas», a lancé Mme Goulet. «Ce coup est très difficile à prendre puisque cette journée prenait une signification toute spéciale, car elle fermait la boucle d'une période qui fut forte en émotion pout notre famille.»
En effet, la dame a vécu un accouchement difficile en octobre 2010 : son bébé est né prématurément à 32 semaines. Il a d'ailleurs dû subir une opération à cœur ouvert. Cette situation avait donc forcé le couple à reporter son mariage alors prévu en décembre 2010.
Clé en main
En vertu du contrat signé le 15 août 2010, d'une valeur de 3000$, la location de la salle de réception offrait un service clé en main, incluant le repas, la décoration, le cocktail ainsi qu'une fontaine de chocolat et des plateaux de fruits à minuit. «Nous avions donc la tête tranquille, puisque nous avions tout fait dans les règles de l'art», a indiqué Mme Goulet, qui déplore l'attitude de l'homme d'affaires.
«Ce qui est très choquant et insultant, c'est qu'il s'agit d'un grand manque de respect. À quoi ça sert de signer un contrat et de donner un dépôt si l'autre partie est malhonnête et ne daigne même pas nous appeler pour clarifier la situation.»
Remboursement?
Le couple ignore pour le moment s'il reverra la couleur du dépôt de 500$ effectué lors de la signature du contrat. L'avocat de M. Victor a notamment indiqué dans on courriel qu'«en ce qui a trait au dépôt déjà versé, il faut attendre une période de temps afin de permettre M. Victor de trouver les moyens de rembourser votre dépôt.
Le mariage de nouveau reporté?
Mme Goulet est abattue. Elle craint devoir reporter de nouveau son mariage. «Ce qui devait être une journée de rêve tourne au cauchemar, car nos moyens financiers sont plus que restreints et nous devons presque tout recommencer au début, sans oublier qu'il n'y a plus beaucoup de salles libres si peu de temps avant le grand jour».
Arrestation
Déjean Victor est un homme d'affaires bien connu de la communauté haïtienne. Des mariages, soirées dansantes et autres événements caritatifs étaient organisés dans la salle de banquet qu'il administrait.
Soupçonné de trafic de drogue, M. Victor avait été arrêté en décembre 2010 à l'aéroport de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Il avait ensuite été emprisonné, mais s'était évadé à la suite du séisme dévastateur survenu en janvier 2010.
À son retour à Montréal, il avait nié les faits qui lui étaient reprochés lors d'un entretien téléphonique avec TVA Nouvelles. «Moi, personnellement, je n'avais rien dans les mains et les nouvelles qu'on a annoncées sont fausses», avait alors déclaré M. Victor lors de son arrestation.
http://tvanouvelles.ca/lcn/montopo/photo/archives/2011/07/20110729-115905.html
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«En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté, mais il repoussera car ses racines sont profondes et nombreuses» Toussaint Louverture.