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 Haiti: Liberté, "aide" et corruption

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jafrikayiti
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MessageSujet: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   Lun 5 Avr 2010 - 4:00

Aide internationale en Haïti: une terre de liberté aux mains de la corruption


par Julie Lévesque



Mondialisation.ca, Le 4 avril 2010
- 2010-04-02

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Cet
article est le premier d’une série de reportages du Centre de recherche
sur la mondialisation (CRM) sur Haïti en partenariat avec
l’organisation de la diaspora haïtienne
AKASAN






Dans
les rues de Port-au-Prince, de nombreux édifices attendent toujours de
s'effondrer, un énorme danger pour la population. Aucun équipement
lourd en vue. Les Haïtiens les démolissent à la main, avec des massues
et de petites scies rondes. Avant de parler de reconstruction, il
faudrait parler de démolition...





Au
cœur des ruines et malgré le traumatisme, il règne ça et là en Haïti
une atmosphère presque carnavalesque. De la musique envahit les
chaumières et les abris de « fortune » dès le chant du coq jusqu’aux
premières heures de la nuit. Les tap-taps, ces camionnettes tapageuses
aux couleurs criardes servant de transport en commun, klaxonnent à
chaque instant pour se frayer un passage dans les rues de
Port-au-Prince, bondées de voitures, de marchands et de piétons. Dans
les campements de Léogâne, les jeunes résignés à leur sort, dansent et
jouent aux dominos devant leurs taudis, exhibant leurs sourires
d’ivoire. Au pays de tous les contrastes, ce paradoxe, image vivante de
la force du peuple haïtien, est probablement le seul qui n’est pas
choquant.

Car bien haut dans les montagnes de
Pétionville, quartier cossu de Port-au-Prince, les élites haïtienne
et étrangère se frottent les mains dans le luxe ostentatoire de leurs
châteaux barricadés, en attendant les milliards promis à la
reconstruction du pays. Car, contrairement à ce que l’on tente
désespérément de nous faire croire par une entreprise de relations
publiques dont l’hypocrisie a été maintes fois démontrée, ce n’est pas
le pauvre mendiant en lambeaux dans son abri de « fortune » ou le
vaillant marchand de charbon, noirci par le travail, qui profitera des
millions qu’ont offert des citoyens honnêtes touchés par leur malheur.
Il ne bénéficiera pas non plus des milliards fournis sous conditions
par les pays riches, dont l’unique but est d’en tirer profit et de
maintenir ce peuple, victime des pires sévices, dans des conditions
exécrables.

Aujourd’hui, une fois
encore, le sort d’Haïti se décide aux États-Unis. Pourquoi donc? Parce
que l’État haïtien est trop corrompu dit-on. S’il y a une part de
vérité dans cette affirmation martelée par les machines de propagande
des pouvoirs étrangers, la solution est loin de résider dans l’abandon
du pays aux mains de Washington et Cie. Puisque si la majorité des
Haïtiens sont si misérables, c’est bien en raison de l’esclavage
capitaliste de ces « donateurs » qu’ils subissent depuis des siècles.
Officiellement aboli, l’esclavage est à la base même du système dont
jouissent les puissants de ce monde, les corrupteurs, eux-mêmes
corrompus. « Le salaire minimum en Haïti est de 2$ par jour. C’est de
l’esclavage déguisé! », s’insurge Jean Saint-Vil de l’organisation AKASAN, une ONG mise sur pied par les Haïtiens de la diaspora.





"Béton
abordable", écrit en grosses lettres sur ce camion étasunien. Les
édifices en béton se sont effondrés, alorsque les anciennes
constructions de bois ont pour la plupart résisté au séisme.




Un
graffiti fait il y a environ 2 ans par des étudiants en sciences
humaines à Port-au-Prince dénonçant les intérêts étrangers dans leur
pays et les riches Haïtiens qui les soutiennent.







"L'aide internationale": de misérables bouts de plastique dont le bétail des pays riches ne serait même pas digne.





Des marchands de charbon sur la Route des Dalles.





De
nombreux Haïtiens sont littéralement dans la rue, sur des terre-pleins
entre deux voies: ils mettent des pneus devant leurs abris pour pouvoir
en sortir sans se faire écraser par les voitures.


La propagande des corrupteurs corrompus



Ancien
secrétaire d’État à la Sécurité publique sous Aristide en 1994-1995,
Patrick Elie, conseiller du président Préval depuis le cataclysme, ne
voit pas la corruption de l’État haïtien de la même manière que les
dirigeants étrangers et les médias dominants internationaux. « Oui,
l’État haïtien est affecté par la corruption. Mais il n’est pas le
seul. Les États mêmes qui veulent lui donner des leçons, ont montré, ne
serait-ce qu’à l’occasion de la dernière crise financière, qu’ils
étaient eux aussi, touchés par la corruption. Mais la définition de la
corruption est faite par les puissants de ce monde. Voler ou exploiter
les ressources naturelles d’un pays, ce n’est pas placé sous le
l'étiquette "corruption". Mais c’est de la corruption. Renflouer une
banque commerciale en utilisant l’argent du peuple, c’est aussi de la
corruption. Mais il semble que, dans le langage commun, la corruption
soit l’apanage des pays du tiers-monde. Plus on va continuer à essayer
de l’affaiblir, plus l’État haïtien continuera d’être victime de la
corruption. Il essaie de sauvegarder sa souveraineté, et ses
dirigeants, aussi mauvais qu’on puisse les juger, ont été mandatés par
le peuple et c’est donc à travers eux, principalement, que l’aide doit
être canalisée.
»




Patrick Elie, conseiller du président Préval et ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique sous Aristide en 1994-1995.


Pourtant,
dans les premières heures suivant le séisme et après la conférence du
31 mars à New York, on nous a répété que pour nous assurer que les dons
soient utilisés à bon escient, ils devaient être remis à des
organisations non gouvernementales (ONG), apparemment reconnues pour
leur intégrité.

Pourtant, c’est dans le confort de
Pétionville, dans les stationnements de ses banques, et non dans les
misérables bidonvilles que se promènent les 4X4 des ONG et des réseaux
d’information. L’argent qu’on donne aux ONG dans l’espoir qu’il
nourrisse une famille sans toit servirait-il à fournir un train de vie
somptueux à ces représentants étrangers? Faut-il revoir cette pratique?
« Je ne dis pas qu’il faille éliminer les ONG », ajoute Patrick Elie. « Elles
ont aussi leur rôle. Mais elles ne sont pas là pour remplacer l’État,
l’éliminer ou le banaliser. Et c’est ce qui se passe depuis des années
et c’est devenu encore plus dramatique avec la catastrophe. Cela n’est
pas arrivé d’un jour à l’autre, ni par hasard.
»

Mais qui donc s’affaire à affaiblir l’État haïtien et dans quel but?

« L’État
haïtien a été considérablement affaibli, principalement par les
États-Unis d’Amérique. La volonté délibérée d’affaiblir un État et sa
production nationale de nourriture, est un moyen de le contrôler sans
avoir nécessairement recours à des moyens tyranniques. L’élimination
totale des porcs créoles sous la dictature de Jean-Claude Duvalier, en
raison, soi-disant, de la peste porcine africaine, s’est traduite par
la destruction totale du cheptel porcin créole. Les États-Unis sont
responsables de cette catastrophe, comme toujours avec la complicité de
l’élite haïtienne. Cela a eu un effet dévastateur sur la paysannerie du
pays. D’ailleurs, les bisons d’Amérique, pendant la conquête de
l’Ouest, ont subit le même sort. C’était une façon de forcer les
Indiens d’Amérique à accepter de rentrer dans les réserves. La même
approche a été utilisée avec le peuple haïtien afin que les paysans,
privés de toutes leurs ressources et de leur capacité d’économiser à
travers le cheptel porcin, soient poussés à se rendre dans les villes
et à venir constituer cette armée d’ouvriers non qualifiés et bon
marché pour les industries délocalisées de l’Amérique du Nord vers les
pays du Sud. Pour moi il y a une extraordinaire coïncidence dans la
vision et dans la stratégie.
»





Dans le stationement d'une banque du quartier riche de Pétionville: des 4X4 d'ONG internationales.


Esclavagistes ou sauveurs?



Les
Haïtiens peuvent-ils devenir maîtres de leur destin ou sont ils « les
premiers artisans de leur malheur », des « paresseux », « incapables de
débrouillardise », selon certains journalistes arrivés à ce constat
après avoir côtoyé quelques jours les cercles fermés des élites à la
tête de l’économie haïtienne? L’organisme AKASAN s’efforce de bâtir
l’autonomie du peuple haïtien en créant des liens entre la diaspora et
les ONG locales. Jean Saint-Vil explique : « AKASAN, c'est l'effort
collectif des fils et filles d’Haïti se soutenant jusqu'au bout. Ce
principe part du constat que les Haïtiens ont perdu confiance en
eux-mêmes
».





À l'hôpital Sainte-Croix, Jean Saint-Vil explique à des citoyens de Léogâne en quoi consiste le projet AKASAN.


Les trente dernières années en Haïti ont été marquées par la dictature et les coups d’État. « L’espoir
de 1990, avec l’élection de Jean-Bertrand Aristide, a été anéanti par
le premier coup d’État organisé par George Bush en 1991. Le retour de
la démocratie en 1994, a ravivé cet espoir, de nouveau ruiné par le
deuxième coup d’État, celui de George W. Bush en 2004, fomenté avec la
complicité du Canada et de la France. Entre-temps des organisations ont
envahi le pays, des organisations mal nommées, les ONG, qui, en réalité
sont toutes dépendantes de gouvernements étrangers. Elles ont envahi
tout l’espace haïtien, que ce soit dans le domaine de l’agriculture, de
l’alimentation, de l’éducation, etc. L’image soutenue dans ces
organisations étrangères, c’est l’image raciste où c’est le Blanc qui
tend la main au Noir qui a toujours besoin d’aide. Cette idée s’est
imprégnée dans l’imaginaire des gens qui ont accepté cette image, sans
contexte, sans comprendre que si aujourd’hui, partout sur la planète,
le Noir est pauvre et le Blanc est riche, c’est parce qu’il y a eu une
guerre depuis 1441 lorsque les Portugais ont commencé à attaquer la
côte Ouest de l’Afrique et depuis ce temps, les nations africaines sont
en déclin et les Européens s’enrichissent.
»



Selon
lui, l’abus des Haïtiens ne se limite pas à l’aspect physique, mais
s’accompagne d’un viol psychologique tout aussi dommageable.

« Aujourd’hui,
un Haïtien ne peut prier Dieu sans concevoir l’image d’un vieillard
blanc. Il ne peut pas concevoir Dieu comme un être qui lui ressemble.
Cette conception est un produit du modèle colonial reposant sur les
trois « m », les militaires, les marchands et les missionnaires. Les
premiers se chargent de la conquête, pour les seconds, qui à l’époque
vendaient des humains et volaient leur or, et les troisièmes servent à
justifier le crime commis. Le rôle de ces derniers à l’époque de
l’esclavage, était de convaincre l’esclave Africain qu’il était naturel
que le Blanc soit servi par le Noir. Or, Haïti a été le premier
territoire libéré de cet enfer. En 1804, c’est un îlot de liberté.
Partout sur le continent c’est l’esclavage racial qui sévit. Et c’est
pourquoi, il y a eu combinaison des forces armées européennes pour
étouffer ce pays. Et ils l’ont fait de façon concrète, non seulement en
empêchant les Haïtiens de commercer avec qui que ce soit, mais en
exigeant que le pays paie des "réparations" aux blancs qui ont perdu
leurs propriétés à cause de la révolution haïtienne. Il est essentiel
de connaître cette histoire pour comprendre pourquoi ce pays est si
appauvri aujourd’hui. On ne peut mettre la pauvreté que l’on voit ici
sur le dos des gens victimes de 10 ans, 20 ans 50 ans voir de 200 ans
de dictature! La majorité des gens que vous voyez ici ont toujours été
pauvres!
»



Jean Saint-Vil,
n’est pas tendre à l’égard des ONG. « Aujourd’hui les ONG que vous
voyez partout en Haïti font la même chose que les missionnaires
faisaient à l’époque de l’esclavage : ils arrivent et disent qu’ils
viennent aider, tout comme les missionnaires étaient ici pour sauver
les âmes. »



S’agit-il
de propagande ou sont-elles réellement utiles ces ONG? On ne peut pas
dire qu’elles ne servent à rien. Les citoyens vous diront qu’ils les
apprécient et leur font davantage confiance qu’à leurs propres
organismes. Pour M. Saint-Vil, on trouve encore dans cette mentalité la
trace de ce matraquage psychologique de petit peuple incapable,
inférieur aux étrangers, aux Blancs, intègres et dévoués aux pauvres
Haïtiens. « Les gens des ONG en Haïti ne sont pas à Cité soleil,
vivant avec les pauvres! Non! Ils sont à Montagne Noire, dans les
hauteurs de Pétionville, vivant avec les riches Haïtiens! Lorsqu’on
sort du centre-ville de Port-au-Prince et que l’on monte dans les
montagnes, les gens changent de couleur : plus on monte, plus les gens
deviennent blancs! Et ils ont chez-eux, des gens qui travaillent comme
domestiques et c’est cette image, qui est considérée normale! Ils
ramassent des millions de dollars au nom des pauvres orphelins d’Haïti
pour profiter d’un niveau de vie qu’ils ne peuvent pas se permettre
dans leur propre pays! C’est ça les directeurs d’ONG en Haïti.
»








En Haïti d'innombrables véhicules arborent des slogans religieux.









L'aide
du Canada: des bâches blanches rayées de noir avec l'inscription
"Canada" (en comparaison voir les tentes du Venezuela que l'on peut
voir un peu plus bas).




Le Venezuela, un pays bien moins riche que le Canada, a offert aux Haïtiens des tentes de qualité.




Générosité empoisonnée




M.
Saint-Vil tente tant bien que mal de dénoncer les organismes qui
s’empressent d’aller « sauver » son pays d’origine, ainsi que les
dirigeants étrangers, dont le discours vertueux masque bien
maladroitement leur vision colonialiste et leurs intérêts commerciaux.
Toutefois, cette tâche se révèle très ardue étant donné la complicité
usuelle des médias dominants, et celle des médias dits progressistes
comme Al Jazeera English, qui, dans le cas d’Haïti, se comporte comme
tous les grands médias. « J’ai fait des trentaines d’entrevues depuis le séisme, confie Jean Saint-Vil, mais jamais à Radio-Canada. »
Lors d’une entrevue avec Al Jazeera sur la terrasse de leur forteresse
de Pétionville, au bord de la piscine, invisible pour les
téléspectateurs qui, eux, ne voient que les débris de l’une des rares
maisons du secteur à s’être écroulée, le discours de M. Saint-Vil a été
censuré par des difficultés techniques. Problèmes de son. Étrangement,
le journaliste, après avoir privé le représentant d’AKASAN du micro, a
continué à parler à la caméra comme si de rien n’était. « C’est bizarre, ironise M. Saint-Vil, chaque fois que je dénonce les milliards que la France doit à Haïti, on me coupe la parole ou il y a des problèmes techniques. »



Le 1er avril, au lendemain de la conférence de New York, en première page du quotidien La Presse,
une photo de Bill Clinton avec le premier ministre haïtien Jean-Max
Bellerive et le grand patron de Coca-Cola, portant « un toast au
lancement du projet Espoir pour Haïti [1] ». Espoir? Quel espoir?
N’est-il pas absurde que Bill Clinton « copréside » le plan de
reconstruction? Que celui dont le gouvernement est grandement
responsable de la récente crise financière, par l’abolition du
Glass-Steagall Act, soit choisi pour « s’assurer que l’aide soit
utilisée à bon escient [2] »? Au-delà de cette aberration, toujours et
encore cette image du Blanc honorable qui vient sauver le «pauvre petit
Haïtien misérable, malhonnête et incapable et de diriger son pays» sans
« l’aide » de celui-là même qui l’exploite depuis toujours.





Un graffiti à Port-au-Prince: "À bas Clinton".




Plage
de Jacmel: un bateau sur lequel est écrit "délivrance". En Haïti, c'est
"Dieu avant tout", un slogan très courant chez ce peuple très croyant.


On
envahit un pays, on exploite son peuple, on lui vole ses présidents
élus démocratiquement pour les maintenir dans la misère pour ensuite
« voler à son secours ». Le seul espoir que peut avoir Haïti
aujourd’hui, c’est de mettre un terme à cette spirale infernale qui
l’appauvrit depuis toujours, de ce libérer de ce commerce de
« charité » d’une indicible malhonnêteté .






Notes



1. La Presse, 1er avril 2010, page 1.

2. Ibid


Photos, Julie Lévesque, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) 2010.


Julie Lévesque est journaliste et chercheure au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM).


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Pascal
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MessageSujet: Haiti: Liberté, "aide" et corruptio   Lun 5 Avr 2010 - 4:16

Dire que tous sa ce a cause des américains sa me dégoute
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MessageSujet: haiti liberte aide coruption   Lun 5 Avr 2010 - 6:09

bonjour pascal
je felicite cette personne qui a ecrit cet article ,ceci est la pure verite et encore elle s est retenue il y a d autres choses a dire,toutes aussi horibles les unes que les autres
hier a l eglise de la diaspora a paris une personne a parler .
elle revient de haiti et a raconter ce qui se passe la bas.elle y est depuis le tremblement de terre et est rentree il y a 3 jours
elle a maigris de 15 kg ,elle reve toutes les nuits de morts et d autres horreurs
c est avec des larmes ,qu elle a parlerpour raconter la verite aux gens du peuple ici il n y avait pas que des diasporas mais des parisiens aussi
comme vous dites du(bon peuple)le vrai.
mais cela ne va pas en rester la car bientotsur la place de la mairie de paris des gens vont demander des comptes ,sur ce que sontdevenus les dons pour haiti et sur ce qui s y passe.
je crois que c est demain le7/4/2010

oui c est un acte de guerre que vous avez subits et regardez bien a la surface de la terre ce qui se passe.surfez sur le net pour le savoir .
les actualites ne disent pas la verite,les journaux non plus tout est filtrer
le betail doit disparaitre,pas que chez vous ,partout
bientot l iran va derouiller,le monde entier est complice,et apres a qui le tour?
en tout cas merci a la personne qui a fait cet article
car c est la verite
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Joel
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MessageSujet: Re: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   Lun 5 Avr 2010 - 7:55

Mwen t ap mande kote JAF.Misye sou teren an,l ap feraye."Bonne besogne" JAF!
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MessageSujet: Re: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   Lun 5 Avr 2010 - 15:20

Jaf,

Mèsi anpil. Ayiti bezwen nèg kouraj ak entelijans ou.
Kontinye bon travay saa.
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Sasaye
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MessageSujet: Re: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   Lun 5 Avr 2010 - 15:27

Pascal,

Les américains sont les premiers responsables, les français ont une part considerable.
Les ONG proviennent de plusieurs autres pays.
D'après toi, qui a la macro-responsabilite?
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MessageSujet: Re: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   Mer 7 Avr 2010 - 20:17

Citation :
Patrick Elie a dit: « Oui,l’État haïtien est affecté par la corruption. Mais il n’est pas le seul. Les États mêmes qui veulent lui donner des leçons, ont montré, ne serait-ce qu’à l’occasion de la dernière crise financière, qu’ils étaient eux aussi, touchés par la corruption.

Mais la définition de la corruption est faite par les puissants de ce monde. Voler ou exploiter les ressources naturelles d’un pays, ce n’est pas placé sous le l'étiquette "corruption". Mais c’est de la corruption. Renflouer une banque commerciale en utilisant l’argent du peuple, c’est aussi de la corruption.

Mais il semble que, dans le langage commun, la corruption soit l’apanage des pays du tiers-monde. Plus on va continuer à essayer de l’affaiblir, plus l’État haïtien continuera d’être victime de la corruption.

Il essaie de sauvegarder sa souveraineté, et ses dirigeants, aussi mauvais qu’on puisse les juger, ont été mandatés par le peuple et c’est donc à travers eux, principalement, que l’aide doit être canalisée.
»

Patrick ap pale de koripsyon kom si koripsiyon an se yon diziz, yon maladi kontajiyez!

Lap di ke si Ayiti koronpi se paske blan yo pi koronpi toujou, yo se met nan koripsiyon se nan men yo ke Ayisyen pran maladi saa.

Si yon moun di w ke w se yon volo Patrick, repons w pa fet pou di wi, men w memm tou w se yon volo!
Defans sa pa fe sans e w konnen sa tre byen.

Patrick ap mande pou aide etranjer la passe pa dirijan ayisyen yo ki reprezante vwa pep la.
Men se pep Ayisyen an memm ki di ke gen trop koripsyon nan peyi a e gouvenman pa fe anyen pou bay jistis nan peyi a!

Gouvenman gen kouraj arrete blan levanjil kap volo timoun e travese frontye Dominiken,
men yo pa gen kouraj pou arrete Senate, Depite, Minist, e Biznismen kap volo manje pep la e lot byen materyel pou al revand sou frontye Dominiken!

Fok nou sispand avek 2 pwa e 2 mesi sa yo!!
Patrick ap fe l'avoka di dyab e defand gouvenman ke yo akize de koripsyon paske li touche check li nan men Preval!

Proveb la di: Chien pap mode main met li kab bal manje!

Donk Patrick pran nan maladi kontajiyez sa e kritik li yo montre klereman ki kote ke misye chita. Fok li gen kouraj pou'l di ki jan sitiasiyon an ye san derapaj
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MessageSujet: Re: Haiti: Liberté, "aide" et corruption   

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