Grave détérioration des conditions de vie des rescapés des camps de fortune: certains revèlent avoir pensé au suicide par désespoir
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Port-au-Prince, le 1er juin 2010 – (AHP) – Des rescapés du séisme du 12 janvier vivant dans des camps d'hébergement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince ont fait part mardi de leurs déboires et leurs inquiétudes avec l'arrivée de la saison cyclonique.
Nombre d'entre eux vivant notamment sur les places du Champs-de-Mars ont fait savoir que leur situation dejà précaire est devenue un véritable calvaire depuis que les pluies ont commencé.
Nos tentes sont déchirées et nous passons des nuits blanches avec nos enfants, se sont plaints de nombreux pères et mères de famille, ajoutant que leurs conditions de vie risquent encore de dégénerer avec la saison cyclonique qui a débuté officiellement ce 1er juin.
Certains rescapés ont même avoué avoir pensé au suicide, estimant être oubliés et abandonnés.
De fait, ils affirment que les autorités avaient tout le temps pour éviter un nouveau drame. " Elles ont préféré traîner, faire de grands discours et puis attendre le dernier moment, s'est indignéee une femme de 4 enfants en bas âge, ayant perdu son mari dans le séisme.
Anita n'a pas épargné la communauté internationale et les ONG : " Comment osent-ils parler de grands projets de reconstruction", s'ils n'ont pas été en mesure de nous aider, pendant 4 longs mois, à nous protéger des intemperies
Plusieurs rescapés ont néanmoins indiqué qu'ils sont prêts à retourner là où ils vivaient avant le séisme, pourvu que l'Etat les aide à déblayer leurs maisons effondrées et à construire sur ces sites, une structure capable de résister à la pluie et au mauvais temps.
L''Etat a pour obligation d'assumer ses responsabilités en aidant les citoyens victimes à se doter des moyens pouvant leur permettre de faire face à la saison cyclonique, ont-ils fait savoir.