Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

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 Men sa ki rele diktatè sanginè.

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Sasaye
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MessageSujet: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 4:36

L'EXECUTION DES DIX-NEUF OFFICIERS


LE NOUVELLISTE
No. 36678 Jeudi 8 mai 2003 Page 6
SOCIETE/Le Coin de l'Histoire
Par Charles Dupuy

Quand, en 1967, Duvalier ordonna l'exécution de dix-neuf de ses plus proches officiers, il vivait dans la crainte paranoïaque d'un complot contre sa personne, d'une conjuration militaire ourdie de l'intérieur.

Le Palais était alors divisé en deux clans hostiles, celui de Max Dominique et celui de Luc-Albert Foucard, les deux gendres du chef de l'Etat.

Bel officier sachant jouer de son charme, Max Dominique se pavanait en affectant les airs avantageux du militaire sûr de soi qui, un jour ou l'autre, allait fatalement hériter du pouvoir que son beau-père, François Duvalier, promettait à la jeunesse.

De son côté, sa nouvelle femme, Marie-Denise Duvalier, voulait à toute force remplacer Madame Francesca Saint-Victor au titre de secrétaire particulier du président.
Cette dernière, la sœur de Luc-Albert Foucard, n'entendait absolument pas renoncer à son poste sans combattre.

A partir de ce moment, le Palais baigna dans une atmosphère d'intrigues, de luttes
d'influence et d'affrontements personnels dont profitaRadio Vonvon, la radio de l'opposition haïtienne de New York, pour intoxiquer les duvaliéristes de sa propagande
insidieuse et introduire une véritable psychose de la conspiration dans l'entourage présidentiel.

De ce duel politique, c'est Madame Saint-Victor qui remporta la première manche.
Comme quelques bombes avaient fâcheusement fait explosion à Port-au- Prince, dont une au Casino International qu'exploitait à l'époque Max Dominique, Madame Saint-Victor parvint habilement à convaincre Duvalier que son beau-fils, le colonel Dominique, lequel voyageait beaucoup à travers le pays et semblait cultiver tout à coup des amitiés parmi les hauts gradés, fomentait un complot militaire.

Duvalier n'en demanda pas plus pour considérer celui-ci comme le dernier des renégats.

Lorsque Duvalier apprend au même moment que, selon toute apparence, sa fille
Simone avait une aventure avec le major Harry Tassy, on peut dire que le destin
de celui-ci était scellé.

Homme de confiance de Duvalier, Harry Tassy était tenu courant des secrets d'Etat, représentait le président aux cérémonies officielles et dirigeait sa police politique.
C'est à peu près vers ce temps-là qu'un soir, le Palais fut brusquement plongé dans l'obscurité à cause d'une panne d'électricité.

Duvalier courut se dissimuler derrière les épaisses tentures de son bureau, lorsqu'il vit passer Harry Tassy suivi de quelques autres officiers de sa garde, lesquels le cherchaient partout, fous de panique et l'arme au poing.

Persuadé de la félonie de ses propres gardiens, le président déclencha la sirène d'alarme afin d'alerter sa milice tout en jurant de se défaire au plus tôt de ces traîtres assassins qui l'entouraient.

Flairant la trahison partout, Duvalier éloigna du Palais les officiers qu'il soupçonnait de complot et, dans les semaines qui suivirent, fit refouler vers le Cap tous les simples soldats originaires du Nord.

Duvalier prit alors plaisir à jouer au chat et à la souris avec les supposés officiers rebelles. Il leur dédicaçait de sa grande écriture ses Oeuvres Essentielles, ordonnait
aux uns d'arrêter les autres et fit appréhender les derniers suspects au Palais National même, alors qu'ils montaient fidèlement la garde devant ses appartements privés.

Le Colonel Charles Lemoine, qui ramenait fièrement à Port au Prince le capitaine Donald Manigat qu'il venait d'arrêter aux Cayes, reçut un tel choc lorsqu'il fut lui-même menotté et conduit en prison, qu'il en perdit l'usage de la parole.

Le cas le plus dramatique est sans doute celui du capitaine Serge Hilaire qui, après avoir tapé la liste des condamnés, commit l'imprudence d'avertir la femme du capitaine Joseph Laroche laquelle se rendit en catastrophe au Palais pour en savoir plus sur la liste secrète.

Duvalier la rassura habilement et lui demanda qui l'avait informée de l'existence d'une telle liste. Le capitaine Hilaire, une fois dénoncé par ceux-lui même qu'il voulait protéger, plus rien ni personne ne pouvait le soustraire à la vindicte présidentielle.

Duvalier lui fit rajouter lui-même son nom à la fameuse liste, et demeura inflexible malgré l'intervention du père Luc Hilaire, frère du capitaine et aumônier du Palais.

Le père Hilaire courut alors se réfugier à l'ambassade du Chili, imitant ainsi le très influent lieutenant-colonel Jean Tassy, lequel avait déjà gagné l'ambassade du Brésil, de même qu'une cinquantaine de politiciens et de personnes proches des inculpés.

Le procès des militaires se déroula aux casernes Dessalines.
Accusés de complot contre la sûreté intérieure de l'Etat, de mutinerie et de tentative d'assassinat du président de la République, ils furent tous déchus de leur grade et condamnés à la peine capitale.

Pour les transporter aux séances de la Cour martiale, Duvalier les faisait trimbaler en camion à travers Port-au-Prince les menottes aux poignets, les pieds nus et le crâne rasé.

Le 8 juin 1967, le président convoqua ministres et hauts gradés et, vers 13 heures, se rendit au Fort-Dimanche en leur compagnie. Arrivé à destination, Duvalier, en uniforme de simple soldat, s'installa sur une chaise et disposa en face des officiers qu'il destinait à la fusillade les membres du haut Etat-major de l'armée avec, derrière eux, les soldats de la Garde présidentielle.

Ensuite, s'alignaient les miliciens du Palais national et, enfin, pour former la dernière rangée, les miliciens de Fort-Dimanche commandés par la redoutable Madame Max Adolphe.

Parmi les civils qui assistaient à l'exécution, on remarquait Fritz Cinéas, Max Adolphe, Webert Guerrier, de même que les secrétaires d'Etat René Charlmers, Edouard Berrouet, Adrien Raymond et les autres.

Agissant comme maître de cérémonie, le colonel Gracia Jacques distribua des armes au général Gérard Constant, aux colonels Breton Claude, Claude Raymond, ainsi qu'à tous les autres membres du haut Etat-major qu'il posta chacun vis-à-vis du condamné qu'il devait exécuter.

Le colonel Jacques Laroche fut ironiquement placé devant le capitaine Joseph Laroche, le colonel Jean-Baptiste Hilaire devant le capitaine Serge Hilaire, tandis que Max Dominique se retrouva devant son cousin Harry Tassy, à la demande insistante de celui-ci d'ailleurs.

Pendant toute la durée de la macabre opération, Duvalier resta assis, imperturbable. Entouré de ses miliciens. Avant de faire attacher les condamnés au poteau d'exécution, le président les fit défiler devant lui, l'un après l'autre, pour leur adresser ses dernières remontrances.

A Donald Manigat, il déclara: "Levez les yeux au ciel, capitaine Manigat! Vous allez regarder pour la dernière fois le soleil d'Haiti…"

Quand arriva son tour, Sony Borges écouta distraitement les reproches que lui adressait Duvalier avant de lui répondre:
"Président! Vous savez que je ne vous ai pas trahi, je ne fais que payer pour mes fautes passées".

Les condamnés une fois garrottés, un grand silence s'établit pendant lequel on attendit que Duvalier donnât l'ordre de tirer. Après qu'il eut commandé au peloton de mettre en joue les condamnés, le dictateur fit semblant de se raviser en lâchant mollement "Autant".

Un des condamnés, qui espérait obtenir la grâce présidentielle, s'écria alors:
"Vive Duvalier!".
"Trop tard!" répondit le président qui, à ce moment précis, ordonna de faire
feu..


Après l'exécution des condamnés, on les détacha du poteau. Le major Franck Romain sortit alors son revolver et courut donner le coup de grâce au premier qui lui tomba sous la main.

Il fut brutalement interrompu dans la sinistre besogne qui lui était assignée par Duvalier lui-même qui, suffoquant de colère, lui cria:
"Major Romain! Qui vous a donné l'ordre de faire ça? Garde-à-vous! Rompez!"

Les cadavres furent alors ensevelis dans une tranchée creusée par un bulldozer.
Pendant ce temps, Duvalier se levait et quittait les lieux suivi de ses dignitaires abasourdis d'épouvante et tremblant de frayeur.

L'exécution des dix-neuf officiers fut rapportée par les grandes agences de presse internationales et terrorisa toutes les catégories sociales au pays, en particulier les membres de la classe politique duvaliériste qui craignaient plus que tout d'encourir la disgrâce du chef, de tomber sous le coup de sa fureur démentielle, de sa vengeance inexorable.

L'homme que Duvalier aurait aimé vraiment mettre à mort ce jour-là, le vingtième officier, c'est bien son propre beau-fils, Max Dominique, qu'il croyait à la tête d'une
conspiration militaire visant à le renverser du pouvoir. S'il n'eût tenu qu'à lui, Duvalier l'aurait soumis aux plus atroces représailles avant de le faire fusiller avec les autres.

Si Max Dominique fut épargné du massacre, ce fut grace à l'énergique intervention de Marie-Denise Duvalier, sa femme, qui alla jusqu'à menacer son père de mort pour sauver son mari.

Elle ne peut cependant empêcher que le Capitaine,Alexandre Dominique, le père de Max, fût jeté en prison, ainsi que tous les proches parents et amis de ce dernier.

C'est du reste bien à contrecœur que Duvalier accepta la fuite en exil de son gendre, qui, quelques jours plus tard, quittait la capitale sous la protection personnelle de sa femme, Marie-Denise Duvalier.

Quinze jours après, le 22 juin 1967, le président fêtait devant ses partisans cette nouvelle victoire de la Révolution duvaliériste.

A cette occasion, il procéda d'une voix glacée à l'appel des dix-neuf officiers exécutés.

"Major Harry Tassy où êtes-vous? Venez auprès de votre bienfaiteur. Absent.
Capitaine Donald Manigat, venez. Absent.
Capitaine Probus Monestime. Absent.
Lieutenant Mérizier Geffrard. Absent.
Major Jose Borges. Absent.
Lieutenant Josma Valentin. Absent.
Lieutenant Venard Casimir. Absent.
Adjudant André Desrosiers. Absent.
Capitaine Joseph Laroche. Absent.
ColonelCharles Lemoine. Absent.
Major Pierre Thomas. Absent.
Capitaine Serge Madiou. Absent.
Lieutenant Marc Monestime. Absent.
Lieutenant Franck Monestime. Absent.
Lieutenant Alix Rémy. Absent.
Capitaine Michel Obas. Absent.
Capitaine Serge Hilaire. Absent.
Lieutenant Grégoire Monestime. Absent.
Adjudant Joseph Alcéna. Absent.

Tous ont été passés par les armes".

Duvalier n'oublie pas d'appeler le lieutenant-colonel Jean Tassy, le major Malherbe Eyma, le capitaine Léon Veillard, les lieutenants Joseph Laforest et Evans Guillaume, ainsi que le député du Cap, Pierre Giordani, "qui ont pris la fuite après avoir bénéficié des faveurs de César. Ils ne sont plus des Haïtiens! Proclame-t-il.

Dès demain, la Cour martiale générale recevra l'ordre de travailler en vue de leur jugement conformément à la loi. Car les civilisés, c'est nous!"

Grimaçant un rictus amer, Duvalier déclara enfin: "Je suis tel un bras d'acier frappant sans pitié… sans pitié… sans pitié. J'ai fait fusiller ces officiers dans le but de protéger la Révolution et ceux qui la servent. Je m'aligne en compagnie des grands meneurs de peuples tel Ataturk, Lénine, N'Krumah, Lumumba, Azikiwe, Mao-Tsé-Toung".

Bien des mois plus tard, Duvalier allait se rendre à l'évidence et comprendre enfin qu'il n'y avait jamais eu ni complot ni conspiration et qu'il avait inutilement sacrifié des officiers fidèles à sa cause.

Duvalier avait été le jouet d'intrigues, de querelles personnelles et de tiraillements courtisans. Comme pour se repentir de son injustice et de sa cruauté, il fit revenir en Haïti sa fille Marie-Denise qui débarqua en toute quiétude avec son mari dans la capitale.

Après quoi, Madame Saint-Victor tomba en défaveur et, par un juste retour des choses, alla s'expatrier aux Etat-Unis. Marie-Denise accapara la place qu'elle laissait vide au Palais national et, peu après Max Dominique fut nommé ambassadeur à Paris.

Si Duvalier ne reconnut jamais publiquement son erreur, nous savons toutefois qu'il exprima son avis devant des témoins. A quelque temps de là en effet, Duvalier recevait dans son bureau son indispensable conseiller politique Gérard de Catalogne, lequel était accompagné de son ami, l'avocat Henri Dugué.

Au cours de la conversation à bâtons rompus entre les trois hommes, Duvalier aborda délibérément la question des dix-neuf loyaux officiers…" Dix-neuf loyaux officiers duvaliéristes dont la mort n'avait pas beaucoup fait pleurer la nation. "
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Joel
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 7:27

Se sa k fè mwen di ke menm pou respè memwa viktim DIVALYE yo,pa konpare DIVALYE ak ARISTIDE.
Lan tout peyi gen tandans gen nostalji;sitou pou pi jèn yo ki pa t viv epòk sa yo.
Ke se swa lan NICARAGUA ,gen moun ki regrèt SOMOZA yo,ou byen DOMINIKANI gen moun ki ap vin di jan bagay yo te bon sou TRUJILLO;tankou y ap di pa t gen krim lan la ri,pa t gen KIDNAPING elt...
Lan DOMINIKANI ,semèn pase an ,gen yon gwoup granmoun ki kanpe pou yo di ,yo pa vle tande pawòl sa yo ankò.
Ann AYITI menm; kote se yon sèl gwoup moun ki kontwole PRÈS lan ou kontinye ap tande sou radyo jan bagay yo te pi bon sou DIVALYE!

Pou moun ki pa konnen;MAX DOMINIQUE mouri lan WASHINGTON sa gen 2 mwa de sa!
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Rico
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 11:12

Wouyyyyyy konfizyon men ki koze sa papa bon Dye. Nan kisa nou pran men bann lavalaso -prevalyen an bon jan maskilen. Se fini zafè LAVALASYENN-PREVALYENN nou pa genyen fanm konsa pou moman akoz yon mechan travèsti, madoda ki vle pase pou TITINE POU enfiltre nou, boulshite nou.

Bon annou retounen sou sijè Djodjo mwen pa konprann anyen se lotre jou zanmi w , kavlye polka w Marc-Heny ap fè apoloji makout. Li twouve nomal pou Divalye kom prezidant (kontitisyonel avi) gen dwa vi, lanmo , baton nan bounda kamoken.

Avoka, plimitif, ekspè an konstitisyon vini ak agimasn bwatez pou valwa dwa rejim DIVALERYEN BAYO SAYO MERITE TOUT KAMOKEN LI SISPEK OU MENM VOYE YO A LEFINITIF.

ALOS BANM PLIS TI LIMYÈ.


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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 11:37

Alòs RICO.Si KAKAKOK ak THUNDER di yon bagay ,se pou m rele w pou vin defann sa yo di an paske yo gen pozisyon koudetayis poutchis menm jan ak ou?
Pou mwen menm defans DIVALYE an ,sou tout aspè;mwen kont li.Se te yon kalamite sa te ye pou peyi an.
Si w gen yon bagay pou di MAC di li;mwen pa p defann DIVALYE lan anyen ,paske mwen te vivan sou DIVALYE.
Sèl eskiz mwen ta ka bay MAC sou bagay sa a ,se ke li pa t ko menm fèt lè DIVALYE te mouri.Se tande li tande moun ap di l;li pa ka menm imajine jan bagay yo te ye'kelkelanswa sa l ta imajine ,bagay yo te pi mal!
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 11:39

confused confused confused confused confused

Marc ap rele peze, Joel ak Sasaye ap bougonnen anba chal. M te kwè se bounda "opozan" yo ke Duvalier t ap kraze, ki pwoblèm sa ye pou nou?

Epi fòk mwen mansyone pou nou ke nan tan sa a, diktatè sanginè yo pa ka fè jan de aksyon sa yo kote ke lemond tounnen yon gwo vilaj. Sitou lè konstitisyon peyi an kont pèn de mò.

Kounyea yo itilize lòt taktik:

_ Yo itilize asasina telegide ke group gang ekzekite epi apre yo efase tout evidans.
_ Yo itilize fo koudeta pou jistifye dezòd.
_ yo klewonnen ke "le peuple a identifié ses ennemies"
_ Yo masakre epi apre yo debake pou di ke: "As you can see, the town is quiet"...

Ak anpil respè pou fanmi viktim yo, Lavalas ekzekite plis "opozan" ke 19 ofisye sa yo.
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 11:45

Joel a écrit:
Alòs RICO.Si KAKAKOK ak THUNDER di yon bagay ,se pou m rele w pou vin defann sa yo di an paske yo gen pozisyon koudetayis poutchis menm jan ak ou?
Pou mwen menm defans DIVALYE an ,sou tout aspè;mwen kont li.Se te yon kalamite sa te ye pou peyi an.
Si w gen yon bagay pou di MAC di li;mwen pa p defann DIVALYE lan anyen ,paske mwen te vivan sou DIVALYE.
Sèl eskiz mwen ta ka bay MAC sou bagay sa a ,se ke li pa t ko menm fèt lè DIVALYE te mouri.Se tande li tande moun ap di l;li pa ka menm imajine jan bagay yo te ye'kelkelanswa sa l ta imajine ,bagay yo te pi mal!


Men wou menm eske se viv wou te viv dezas lavalas la?

Kòman w fè imajine jan bagay yo te ye sou Aristide ak kòkòday li yo? Se tande ke w tande pwopagandis ap di tou. Mande w ki wout pou w fè pou al nan Solino, nan Linthaud, Ti Kanada, nan Nòwe, nan Boule... wou pa konnen. Men wou toujou vle pale nan non yo.
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Marc-Henry
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:13

Citation:
Bon annou retounen sou sijè Djodjo mwen pa konprann anyen se lotre jou zanmi w , kavlye polka w Marc-Heny ap fè apoloji makout. Li twouve nomal pou Divalye kom prezidant (kontitisyonel avi) gen dwa vi, lanmo , baton nan bounda kamoken.



Atansyon zanmi

Sa nap pale la sete lan yon epok guerre froide. Te genyen yon gouvèneman ki te etabli yon dictati. Li change lwa yo e pou te renvèse dictati sa fok'w te monte yon lame de liberation pou al batay kontt li jiska se ke wou gagne batay la.

Kamoken sa yo a lepok yo te itilise gueriya pou te lite kontt dikati. Prenons lexanp de Cuba ak anpil lott peyi.

D'un autre kote , Duvalier li mêm nou paka te mande'l pou li rete gade moun sa yo ki te vle dechouke'l san li pa replike. C'est dans ce contexte que j'ai affirmé que c'était normal que Duvalier protégeait son pouvoir. Les kamoken savaient à qui ils avaient affaire et se devaient de bien se préparer avant de se lancer dans une lutte contre Duvalier. Si certains étaient naïfs de croire qu'ils pouvaient le renverser sans une lutte armée , c'était leur problème. Je demeure convaincu qu'on ne pouvait pas renverser Duvalier que par la force dans les années 60 en plein guerre froide dois-je vous rappeler.

Maintenant, On a renversé le gouvernement de Jean Claude Duvalier sans aucun débarquement militaire. Pourquoi ? parce qu'on n'était plus dans une contexte de guerre froide . Qu'on se rappelle la Libération de la Pologne et les autres pays de l'est suivis par les autres pays de l'union Soviétique fin des années 80 et debut 90.

Rico ak lott yo c'était dans cette perspective que j'affirmais dans mes postes que Duvalier devrait protéger son pouvoir avec les moyens qu'il avait à sa disposition, les Tontons Macoutes.

Dans un contexte démocratique maintenant, je vous pose la question suivante : Peut-on parler de Kamoken ? Il semble que Oui en ce qui concerne Haiti puisqu'on a vu en 2003/2004 comment des bandits armés subventionnés par l'opposition ont renversé Aristide et son gouvernement. Je vous dirais que le president Aristide aurait du utiliser les moyens à sa disposition pour colmater cette insurrection . Je vous jure que si j'étais à sa place mwen tap vannen bounda tout le monde qui s'affichait clairement à kamokaniser son gouvernement en 2004. On appelle cela , mettre de l'ordre dans le désordre politique.

Dans ce sens, je crois que tout gouvernement tel qu'il soit doit utiliser la force nécessaire pour assurer la stabiliser de l'état, qu'il soit un gouvernement dictatorial ou démocratique. Un pays a besoin de la discipline et de l'ordre pour assurer pleinement son développement. Il y a un exemple concret avec un pays d’Asie de la semaine passée ou des militants voulaient renverser le gouvernement. Vous connaissez la suite.

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Dernière édition par Marc-Henry le Dim 6 Juin 2010 - 12:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:27

Maintenant nous sommes dans un contexte de Mondialisation des Marchés et je crois qu,il ne faut plus penser comme si nous étions dans les années 70 . Les Coups d'état ne peuvent que nuire à la compétition d'haiti sur le marché et détruire son économie. C'est dans cette logique que j'affirme haut et fort que nous ne voulons plus de kamoken en Haiti.


Compte tenu de ces nouveaux défis et des contraintes du marché, la mission des leaders politiques et celle de la société civile doivent s,articuler à l'intérieur d'un projet national et démocratique ou les haitiens tant de l'intérieur et ceux de la diaspora seront amenés à contribuer collectivement à lancer Haiti sur la voie du développement.

C'est dans ce contexte de transition à la démocratie et de changement Mondial que je m'engage à rappeler à l'ordre les putschistes qui ne font que nuire au développement d'haiti en adoptant des comportements politiques qui déstabilisent Haiti.

Moi je dis si on ne peut pas gouverner ce pays de manière démocratique . Je suis prêt à supporter un homme fort , un leader fort ayant un leadership costaud pour réaliser l'objectif de la refondation d'Haiti.

Je suis tanné de voir tourner en rond mon pays et mon peuple. De l'ordre il nous faut et de l'ordre qu'il faut par tous les moyens même par une dictature . Point.
Assez c'est assez ! Le peuple a besoin de travailler et il faut mettre Haiti au travail.

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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:41

Nou chire nou pa ka koud. Zafè diktati kann kale nou yo fini nan peyi Dayiti. Si yon diktatè konpraqnn ke se milis ki pral pèmèt li fè sa li vle ak peyi an, men li men Lafrik, Lafrans, si se pa simityè.

Se lalwa, libète, konpetans, respè dwa moun ki fè peyi. Se pa Makout ak Chimè. 1986 ak 2004 se prèv lan.

Zafè kontèks "demokratik" se pa lisans pou fè sa nou vle. Lè yon jeran lakou pa fè travay li, yon moun k ap vann nan restoran, k ap travay nan faktori pa fè travay li, li gen dwa jwenn revokasyon l. Epoukwa la prezidans?

Nixon pat bay demisyon l? Koubyen nan nou ki te mande pou Bush te bay demisyon l? Clinton?
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:42

En se souvenant de l'histoire mon ami Joel , on ne peut pas ne pas comparer certains événements quand on fait une analyse logique de ces deux périodes de l'histoire. En effet, Duvalier a été un homme très méchant. Sans l'excuser pour ce qu'il a fait à nos compatriotes dans ces années la, il faut parler franc. Il faut poser les questions clairement. Il faut regarder l'histoire dans toutes ses facettes. L'histoire politique haitienne est un peu particulière. Tous nos hommes d'état ont fait face à des scélérats de l'opposition. Je commence à me demander si tout ce qui nous est arrivés n'est pas le reflet de l'hai-tien.

Lorsque je regarde ce qui s'est passé de 1986 à nos jours, je me demande serieusement si certains dictateurs dans le passé n'avaient pas raison. La question fait mal. J'avoue . Mais cela reste une vérité. Il y a un problème fondamental dans notre manière de penser , de percevoir , de faire de la politique. Nous devrons poser la question; pourquoi avons-nous tant de difficultés à gouverner ce pays ? Pourquoi cette absence de solidarité politique ? Pourquoi cette incapacité de consensus et de projet collectif. Pourquoi l'opposition veut-elle toujours renverser les gouvernements en Haiti ? Ce sont ces questions qu'il faudra tenter de répondre dans ce forum sur l'avenir d'haiti. Tels que nous sommes des gens sans aucun sens de solidarité politique.

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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:49

Thunder a écrit:
Nou chire nou pa ka koud. Zafè diktati kann kale nou yo fini nan peyi Dayiti. Si yon diktatè konpraqnn ke se milis ki pral pèmèt li fè sa li vle ak peyi an, men li men Lafrik, Lafrans, si se pa simityè.

Se lalwa, libète, konpetans, respè dwa moun ki fè peyi. Se pa Makout ak Chimè. 1986 ak 2004 se prèv lan.

Zafè kontèks "demokratik" se pa lisans pou fè sa nou vle. Lè yon jeran lakou pa fè travay li, yon moun k ap vann nan restoran, k ap travay nan faktori pa fè travay li, li gen dwa jwenn revokasyon l. Epoukwa la prezidans?

Nixon pat bay demisyon l? Koubyen nan nou ki te mande pou Bush te bay demisyon l? Clinton?


Thunder

Mwen dako ak wou , la dictature se fini , fini . Je dirais aussi les comportements politiques archaiques comme c'est le cas actuellement sa dwe fini fini fini osi.

On ne peut pas avoir un gouvernement démocratique sans une opposition démocratique . Aujourd'hui nous avons en Haiti une opposition de putschistes. oeil pour oeil , dents pour dents.

Wou vle renverse president an , baton pou wou . Wou vle fe bon jan oposition kontt gouvèneman . Nap mache ansam pou releve les grands défis du 21 e siècle dayiti ansam.

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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 12:52

Joel a écrit:
Alòs RICO.Si KAKAKOK ak THUNDER di yon bagay ,se pou m rele w pou vin defann sa yo di an paske yo gen pozisyon koudetayis poutchis menm jan ak ou?
Pou mwen menm defans DIVALYE an ,sou tout aspè;mwen kont li.Se te yon kalamite sa te ye pou peyi an.
Si w gen yon bagay pou di MAC di li;mwen pa p defann DIVALYE lan anyen ,paske mwen te vivan sou DIVALYE.
Sèl eskiz mwen ta ka bay MAC sou bagay sa a ,se ke li pa t ko menm fèt lè DIVALYE te mouri.Se tande li tande moun ap di l;li pa ka menm imajine jan bagay yo te ye'kelkelanswa sa l ta imajine ,bagay yo te pi mal!


Divalye se peryod ki pi sonbr lan peyi a. Yun lan dènye razya yo te fè lan zonn lakay mwen se te yon ban jenn gason ke yo te akize de kominist, jist anvan papa Doc te kreve. Gen lan nèg sa yo ki te pwal bofrèm. Men mwen toujou gen satisfaksyon ke gen yun ki te krache lan figi militè ki t'ap entèroje'l sou menas.

Sèl manman'm ak papa'm ki ta ka eksplike pou ki sa depi mwen ti moun mwen pa janm renmen militè, lapolis, pè, kèlk profesè, kreten. Jiska prezan, tout moun sa yon se cochon yo ye pou mwen. Poutan, mwen grandi trankil san okenn problèm. Si se pat severite yo, mwen gen lè ta al lan kase dyol polis e pi fanmi mwen ta viktim.

Diktati Divalye pa konparabl ak diktati eklere tankou Kiba. Kote sa yo te gen revolisyon ki pat sou bluff, yo te konen de ki presans pou yo debarase yo dabor. Dayè yo te ase kategorik, yo pat vle okenn mouvman k'ap vinn destabilize travay ak objektif yo. Pat gen stupidite purges ak vêpres. Nèg yo te kanpe sou yon bagay serye. Yo pat mentni popilasyon a lan inyorans, yo pat fèmen laboratwa sou pretèks pou anpeche bonb ap eklate, yo pat al desime fanmi, yo pat anpeche manman ak pitit dómi. Olye ke yo te chita ap detrui vi moun, yo te travay pou la sante, pou lentriksyon. Tout moun Kiba konn li jodi a. Sa k ta di sa? Se menm moun yo ki kapabl ap kritike rejim la san ke nou pa tande plis boulvèsman pase sa. Paske gen edikasyon ki fèt. Yo ka di presizeman pou ki sa y'ap proteste. Sa k ta di sa en?

Gen de Ayisyen se chyen yo ye. Men si Divalye te disparèt fanmi yo, yo telman lach, sa pa deranje yo pou al fè la courbette devan prop bouro yo. Janklodis sifilis, makak, madigra, rale kor'n la. Se sèl Divalye ki te ka boule ak bagay sa yo. Se jisteman pou rezon sa agimantasyon nèg sa yo vid. Tèt poul ou poul san tèt?
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 13:01

Martine

Se poutet sa mwen pale de dikati intelligente. Il faut faire la nuance. Mwen di ke mwen dako ak tout moun ki di ke Duvalier se yon dikatti feros. J'ai relevé que tout le monde savait que c'était un méchant . Je pense qu'il a fallu prendre des moyens pour se proteger quand on menait une lutte politique contre Duvalier dans les années 60 .

D'un autre coté, on comprend bien que nous avons affaire à des opposants qui refusent de faire leur travail de façon démocratique. A cet effet, j'ai nettement l'impression que cette opposition a favorisé et a même été le déclencheur de la naissance de la dictature de Duvalier . Il va sans dire qu'on observe les comportements politiques putschistes de plusieurs d'entre eux, on ne peut que questionner certaines choses qui sont passées dans ce pays. Voilà ou j'en suis dans mes réflexions.
faut-il une dictature intelligente pour mettre au pas les opposants anti-tout au pays et lancer haiti dans le développement durable ?

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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 14:03

Joel

Ce n'est pas parce qu'on n'a pas vécu l'histoire que l'on ne la connait pas , que nous ne pouvions pas avoir de l'empathie pôur les victimes. Non Joel , je suis quelqu'un qui développe bcp d'empathie dans mon travail d'éducateur. Je suis capable de me mettre à la place de l'autre pour le comprendre.

En parlant de la violence politique sous le gouvernement de papa doc , j'ai essayé de vous dire que l'existence de cette violence est , à mon humble avis , une culture politique haitienne. L'histoire en est témoin. Aristide aurait pu devenir un dictateur à la force des choses mais il ne l'a pas fait parce qu'il a estimé que cela ne valait pas la peine. L'opposition l'avait tellement
écœuré que cela aurait été légitime d'utiliser la repression pour maintenir l'ordre dans ce désordre politique que provoquait l'opposition de putschistes en Haiti.

Joel , je ne tente pas de comparer Aristide à Duvalier . Loin de moi de vouloir le faire mais je constate qu'il y a en Haiti des politiciens --- opposants qui ne font qu'écœurer les présidents et gouvernement sans présenter des alternatives crédibles au peuple haitien.

S'agissant de l'histoire d'Haiti je me suis souvent mis dans la peau des victimes de la dictature pour comprendre et aussi il m'arrive de me mettre dans la peau de l'agresseur pour comprendre ce qui s'est passé exactement. C'est ce qui explique pourquoi j'ai pris l'exemple de Duvalier pour parler du passé, du présent et de l'avenir d'Haiti.

L'histoire d'Haiti se répète à toutes les décennies. Il me semble.
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 14:43

Bien dit MARC;
MOI j'ai été pour une certaine répression de la part d'ARISTIDE.Il aurait pu faire comme CHAVEZ et retirer leur licence aux stations de radio ;c'est le minimum qu'il pouvait faire .Ces stations de radio mentaient effrontément .Il pourrait avoir aussi introduit des lois sur la diffamation;comme en France et l'Angleterre ou ces lois sont strictes.
Il y avait trop de ""laisser aller"" avec l'opposition sur l'administration d'ARISTIDE.
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MessageSujet: Re: Men sa ki rele diktatè sanginè.   Dim 6 Juin 2010 - 14:47

Joel a écrit:
Bien dit MARC;
MOI j'ai été pour une certaine répression de la part d'ARISTIDE.Il aurait pu faire comme CHAVEZ et retirer leur licence aux stations de radio ;c'est le minimum qu'il pouvait faire .Ces stations de radio mentaient effrontément .Il pourrait avoir aussi introduit des lois sur la diffamation;comme en France et l'Angleterre ou ces lois sont strictes.
Il y avait trop de ""laisser aller"" avec l'opposition sur l'administration d'ARISTIDE.


Jean Claude Duvalier te genyen rezon ak media tankou pa Jean Dominique ak lòt moun? Militè yo te genyen rezon ak Felix Lamy?

Se pa mirwa yo pou kraze, se figi nou pou nou lave.
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