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 Essud Fungcap, le peintre Haïtien le plus adulé aux USA

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Sasaye
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MessageSujet: Essud Fungcap, le peintre Haïtien le plus adulé aux USA   Dim 18 Juil 2010 - 12:20

Essud Fungcap, le peintre Haïtien le plus adulé aux USA
Max Dorismond [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


Lors d'une tournée dans le sud des États-Unis, en Georgie et principalement à Atlanta, on ne saurait visiter un centre commercial de cette région sans que nos regards ne soient attirés par de superbes peintures ou tableaux imprégnés de certains symbolismes d'Haïti et portant une signature, une griffe dont le nom fera indubitablement titiller chez plusieurs d'entre-nous un tourbillon de souvenirs longtemps enfouis au tréfonds de notre âme. Il s'agit de notre Fungcap national, plus précisément pour ses anciens admirateurs, [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , le chanteur à la voix doucereuse du groupe les Ambassadeurs.

Plusieurs magasins d'arts des USA ne sauraient se passer de ce célèbre peintre dont les plus fortunés s'arrachent les originaux à coup de 5000,00$ et plus la pièce. La demande étant supérieure à l'offre, c'est une loi de l'économie, la lithographie1 de ses œuvres en fait le bonheur de plus d'un, les moins fortunés et surtout les nostalgiques. Tout dans les tableaux de Fungcap rappelle ses premières amours : ses chansons et la beauté du terroir. Un instrument de musique, un violoncelle, un tambour, le contour ou l'ombre d'une guitare dominent l'arrière-plan de ses tableaux. Une femme aux traits raffinés dans une certaine pose lascive, un chapeau de latanier à large rebord ou des fruits de chez nous occupent le cadre en son entier. Rien dans ses rêves ou dans ses souvenirs concrétisés sur ses toiles ne concordent avec la réalité de son pays d'adoption, les USA. De son âme d'artiste déborde encore le doux parfum de son île perdue. Par la peinture, il s'y accroche de toutes ses forces en donnant forme et vie à sa nostalgie qu'il colorie pour le plaisir des sens. Ah! Nostalgie! Nostalgie, quand tu nous habites.

Aux USA, Fungcap est de toutes les tribunes artistiques. Des émissions de Télé, des magasines lui font honneur de leur première page. Peintre prolifique, son site internet de toute beauté et extrêmement attirant, foisonne de centaines de tableaux. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] .

D'une richesse inouïe, cette exposition virtuelle offrira à l'internaute l'occasion de lier connaissance avec l'artiste et ses œuvres. De nombreux prix lui furent attribués. Les grandes expositions internationales ont eu l'honneur de voir défiler ses toiles. Dans les magasins d'art, dans les grandes bibliothèques du monde, les curieux pourraient feuilleter des bouquins sur les artistes peintres ou figurent son cursus et les photos d'une grande partie de sa production. Rares sont les peintres haïtiens, à part Laurenceau, que le marketing international propose avec autant de panache. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Hélas! Trois fois hélas! Haïti ne peut retenir ses génies. A tour de bras, ses progénitures prennent la fuite sous des cieux plus cléments sans espoir de retour. Elles ont fait le choix entre une qualité de vie certaine et une certaine qualité de vie, laissant derrière eux, leurs géniteurs désemparés, dans l'angoisse et le désarroi. Entre temps, ces pays bénéficiaires, «qui n'ont rien faits pour mûrir leurs jeunes années» s'enorgueillissent aujourd'hui d'avoir «produit» ces milliers d'individus aux destins particuliers. Quelle razzia!
L'époque Fungcap en Haïti - Pour ceux qui n'avaient pas eu la chance de connaître l'artiste.
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Essud Fungcap
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1966-1970, Tout était lié à la politique. Et quelle politique, s'il vous plaît! ! Nous étions jeunes, mais pas trop fous. Si on l'était, notre existence serait hypothéquée à l'avance. Chez l'ébéniste du coin on ferait mieux d'aller confier nos mesures en réserve pour notre prochain cercueil. L'atmosphère était lourde. Port-au-Prince «ne se payait pas de mine». Le temps n'était pas à la rigolade. Les intrigues fleurissaient au Palais national. L'inquiétude avait un pays. C'était la fuite des cerveaux.

Pour toute activité [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] compromettante, il nous restait la musique, nos artistes, nos troubadours. A cette époque, les salles de cinémas de Port-au-Prince présentaient des festivals animés par des «mini-jazz», tels : les Fantaisistes de Carrefour au Ciné Sénégal, les Shupa-Shupa à Eldorado, Tabou Combo à Paramount et les Ambassadeurs à Magic Ciné. A cette dernière place, un jeune métis d'origine haïtiano-chinoise du nom de Fungcap, habituellement tout de blanc vêtu, chantait [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] ou [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] (Presser Ctrl-Clic pour écouter ces chansons).

Avec un trémolo naturel dans la voix, avec ses phrasés artistiquement bien rendus, Fungcap n'avait aucune équivalence parmi les autres chanteurs de son âge. Il était unique dans son style. A l'approche de la vingtaine, il chantait déjà comme un dieu. Ses textes, à l'image de la jeunesse de l'époque, à la mesure du personnage, charmaient et interpellaient à la fois ses fans, faisaient courir les foules. Ils résumaient pour tous une historiette de leur vie de jeunes adultes fraîchement émergés de l'adolescence. Il fut notre idole. L'Amérique avait3 [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , l'Angleterre les [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , la France : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et les autres. Haïti avait [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] , [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et Fungcap des Ambassadeurs, Personnellement, j'ai souffert longtemps dans ma peau, le départ de ce dernier d'Haïti.

Malgré tout, la musique était le passe-temps secret d'Essud. Ses parents, surtout son père, ne caressaient pas ce rêve pour le jeunot; au point que le chanteur devrait enjamber, dit-on, les fenêtres les soirs pour honorer ses contrats avec les Ambassadeurs. La peinture demeurait un autre de ses hobbys. Son père déjà dans les affaires, pour préparer la relève, l'avait sans doute conseillé de se tourner vers les sciences commerciales. C'est ainsi, qu'on voyait Essud arriver dans les cours de comptabilité de Chez Craan, un livre dans une main et sa guitare en bandoulière. Les deux chansons ci-dessus, par l'ampleur des souvenirs qu'elles englobent, arracheront, sans nul doute, quelques larmes à plus d'un nostalgique de ces époques tourmentées. De par leur originalité, elles décrivaient le drame des amours impossibles ou des rêves envolés à la différence de la liberté illimitée ou presque de la jeunesse d'aujourd'hui.

Artiste consommé, face à la rigidité parentale et les perspectives d'un avenir incertain dans son pays de naissance, Essud, pour s'épanouir, préféra allonger la distance entre sa famille et ses rêves en laissant définitivement Haïti pour les USA. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] . Cliquer pour le voir.

Sa biographie, ci-jointe, nous apprend que Fungcap est né à Port-au-Prince, d'un père chinois et d'une mère haïtienne. Il commença à peindre dès l'âge de cinq ans. Très jeune, il fréquenta le Foyer des Arts Plastiques et entama ses études sous la supervision d'artistes de renom international, tels : Cédor, Néhémy Jean, Lazare, Gourgues…pour ne citer que ceux-là. Ensuite, il entra à l'Académie des beaux Arts. Quelques années plus tard, il ouvrit à P-au-P son propre studio avec deux artistes très connus : Carole Théart et Edouard Wah.

En 1970, il émigra aux États-Unis et étudia au «Soho Art Center in New York», puis en Floride, au «Coral Gables Museum of Art». Plus tard, pour fignoler sa technique, il décida d'étudier la communication visuelle et le «Graphic Design», au «Houston Art Institut of Texas». Après avoir fréquenté toutes ses Universités, il perfectionna son art dans la pratique et dans l'enseignement au «Arts Students League of N.Y». Ses tableaux ont été publiés dans les grands magazines du monde. Il a été invité au «Chicago Culturel Center» lors de l'évènement, «Meeting of Two Worlds»…..etc. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Cliquer pour la suite.

Sur la terre de l'Oncle Sam, il s'établit finalement à Atlanta et donna libre cours à sa passion : la peinture. Le destin fit le reste. De la musique, il ne reste qu'un disque où certaines de ces chansons ont été gravées. Les quelques fois que je lui ai parlé, je n'ai jamais cessé de lui rappeler, et ce sans flatterie, que Haïti a perdu en lui, l'un de ses plus beaux espoirs au niveau de la chanson.

Max Dorismond




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MessageSujet: Re: Essud Fungcap, le peintre Haïtien le plus adulé aux USA   Dim 18 Juil 2010 - 14:02

Un critique de valeur a même dit que son départ avait laissé un vide dans Magnum Band.
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