Pou moun ki rayi boujwa, ki toujou ap mande ki sa kek boujwa fe pou peyi a..men yon examp boujwa..te gen plizie lot nan domaine medecine nan depi sou Dessalines en passant pa Boyer men kek nom yo sou Dessalines: Dr. Warlook, sou Christophe Dr. Stewart, sou Boyer Dr. Pescay, pi devant wou jwenn yon latrie Dr. Audain, Dr.Dehoux, Dr. Destouches, Dr. Aubry, Dr. Desert etc...yo te fe sa yo te te kapab ak moyen kite nn men yo pou retire pep la nan fe nwa....malgre Yo pat jwenn bon soutien k moyen nan men letat. Plizie ladan yo mouri poches yo vid paske yo te kon trete patients kipat gen kob gratuitement...
Source:Évolution des sciences de la santé et de l'hygiène publique en Haïti: Fin de la période coloniale, 1915
Chapo ba pou Dr. PAPE, non wou gen pou rete grave nn coeur pep Haitien parmi les grands medecins et humanistes ti te Haiti a te bay.
Pluie de distinctions pour le Dr Pape
Le Dr Jean-William Pape est médecin. Spécialiste du sida. Il est aussi un chercheur, un pionnier dans la lutte contre la maladie avant même que l'on ne le dénomme 4H. Avec les armes de la science, il s'est battu pour que l'on change cette appellation dont l'un des H signifiait haïtien. Nous sommes au début des années 80, la pandémie fait ses premières victimes. Comme il se bat contre la diarrhée enfantine, on lui soumet les cas d'adultes frappés par ce mal. Le premier centre au monde de recherche sur le sida voit le jour en Haïti. Depuis, ses recherches transforment la vie de millions de personnes ici et dans d'autres contrées du monde. Pape ne se satisfait pas de rechercher, de soigner, mais aussi il transmet ses connaissance. Aucun Haïtien n'est plus près d'un prix Nobel que lui. Ce samedi, le Dr Bill Pape reçoit une distinction pour l'ensemble de son oeuvre décernée par l'Université Cornell. Ce ne sera que le 8e des prix prestigieux qu'il a mérités cette année.
Haïti: Le Dr Jean-William Pape a reçu jeudi soir un Clinton Global Citizens Awards pour son travail en Haïti dans le domaine de la lutte contre le sida. Selon le récipiendaire, cette distinction récompense « ce qui a été atteint et surtout ce qui va être fait » au niveau des centres Gheskio qu'il dirige depuis plusieurs décennies.
C'est le 7e prix que Bill Pape reçoit cette année. Il y a reçu un prix du milliardaire Carlos Slim, un autre de l'Union internationale de la lutte contre la tuberculose, il a eu un autre de l'Association internationale des médecins qui luttent contre le sida. La Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux lui a décerné le prix Christophe Mérieux, ensuite il a reçu le prix Gates, il a eu aussi le prix de l' AIDS Clinical Trials Group (ACTG) et, enfin, ce samedi, un huitième prix lui sera décerné. La Cornell University lui octroiera le Life Achievement Arward de Cornell. C'est la première fois que ce prix est décerné. Le Dr Pape en sera le premier récipiendaire.
Si l'Haïtien à avoir reçu le plus de distinctions pour son travail scientifique est encore modeste, c'est qu'il connait le prix de ces récompenses : il le paie depuis des années d'effort, de lutte et de travail dans quatre secteurs interconnectés. En effet, le Dr Pape fait de la recherche scientifique, de la formation, dispense des soins et s'implique dans une approche globale de la santé. Ses accomplissements ne sont pas le fruit du hasard.
Son parcours commence à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti comme celui de tous les médecins haïtiens avant l'an 2000. « Avant même de fonder les centres Gheskio, j'ai introduit en Haïti le sérum oral qui n'existait pas dans le pays. A l'époque, il fallait donc les fabriquer moi-même dans des gallons pour les donner aux enfants diarrhéiques. Cela a été introduit à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) où je dirigeais le service pédiatrique en charge de la diarrhée. La mortalité infantile a chuté de 40% à moins de 1% grâce au sérum oral (men bagay mwen tap pale ya sou Michelle Benett). Un programme national a été créé. Alors qu'on savait admettre 7 000 enfants dans la salle, en 1998, on a admis 200. On a pensé que la victoire était atteinte, donc l'unité a été fermée. J'avais pu former entre-temps douze mille personnes aptes à contrôler et à guérir les cas de diarrhée chez les enfants. »
Ce premier succès lui amène des cas difficiles. « C'est mon intérêt pour les diarrhées infectieuses des enfants qui a porté des médecins de l'Hôpital général à me faire voir des adultes qui avaient la diarrhée. C'est à l'époque les premiers cas de sida. C'est ainsi que le centre Gheskio a été créé. A ce moment-là, le mot sida n'existait pas. Donc, le centre Gheskio est l'institution la plus ancienne au monde dans la lutte contre le sida. Nous avons résisté pendant longtemps seul et avons travaillé sur des sujets importants comme celui d'enlever le nom Haïtien de la liste des quatre H. Une histoire qui était vraiment très malheureuse. »
Le centre a également trouvé les traitements qu'on utilise internationalement pour traiter la diarrhée, la tuberculose. Mener des travaux afin de montrer l'importance de la trithérapie, non seulement chez les enfants et les adolescents, mais aussi chez les adultes. Le centre qui regroupe le principal embryon de cerveaux haïtiens qui font de la recherche scientifique en Haïti vient de terminer une étude qui a paru en juillet dans une publication scientifique. Cette étude a forcé l'OMS à changer les standards des traitements pour les pays en voie de développement qui étaient, comme on le sait, à un taux de CD4 à 200 qui est maintenant à 350 comme pour les pays développés.
Le Dr Pape, qui traîne sa notoriété comme son faux air de Sean Connery avec une tranquille modestie, pense que c'est peut-être l'ensemble de tout ceci qui lui vaut l'honneur de recevoir ces nombreuses distinctions.
Mais le Dr Pape et ses équipes, ce ne sont pas seulement des travaux de recherche, mais aussi des soins qu'ils fournissent à 52% de tous les patients sous antirétroviraux en Haïti. C'est énorme dans un pays où le taux de séroprévalence est le plus élevé dans les Amériques.
Pape offre aussi des programmes de formation très important, pour permettre la prise en charge des personnes atteintes ou infectées par le virus du sida. Plus de 10 000 prestataires de santé, environ trois mille médecins et quatre mille infirmières, ont bénéficié de ses méthodes. Continuer >