Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 Quelle école pour quelle société ?

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Maximo
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MessageSujet: Quelle école pour quelle société ?   Quelle école pour quelle société ? - Page 2 EmptyVen 17 Juin 2011 - 16:07

Rappel du premier message :

Quelle école pour quelle société ?

Quelle école pour quelle société ? - Page 2 Haitiecolehaitiecole_copy

Cinq cent mille enfants du Grand Sud doivent aller gratuitement à l’école dès septembre, d’après le Premier ministre désigné Daniel Gérard Rouzier. Projet ambitieux ! Trop ambitieux, disent certains. Cependant, c’est de ce genre de projet dont a besoin un pays comme Haïti pour entrer dans le concert des nations et combler le fossé qui le sépare des autres pays, notamment de ses voisins de la Caraïbe. C’est également le prix à payer pour changer de statut et laisser les rangs des Pays les moins avancés (PMA).

Comment absorber ces nouveaux écoliers ? Faire entrer plusieurs centaines de milliers d’enfants dans le système scolaire haïtien d’ici septembre paraît peu réaliste. Les chiffres avancés par le président de la République sont plus que fantaisiste, estiment certains membres du corps éducatif. Les raisons évoquées sont légion : la capacité d’accueil du parc scolaire, notamment après le séisme du 12 janvier 2010 où des écoles fonctionnent encore sous des tentes, dans des abris transitoires et même sous des arbres ; le nombre d’enseignants disponibles qui constitue un problème majeur, d’autant que ceux qui existent ne sont pas forcément de qualité. 85% des 70 mille enseignants en exercice n’auraient pas la formation requise selon les chiffres du ministère de l’Education nationale.

Matérialiser un tel « projet » suppose une réforme en profondeur avec la construction massive d’infrastructures scolaires dans plusieurs départements. Pourtant le nombre de salles de classe qui sera créé d’ici septembre demeure encore énigmatique. Les dilatoires entre Parlement et Exécutif sur la question de la ratification du Premier ministre n’arrangent en rien la situation. Le président a-t-il déjà procédé au recensement des enfants non-scolarisés et des écoles disponibles dans le Grand Sud pour se faire une idée de la faisabilité de son projet? Rien de moins sûr. Qu’en sera-t-il des écoles privées ? Quel rôle joueraient-elles dans ce vaste projet national d’éducation ? Nul ne sait.

L’école gratuite pour tous, comme prévu par la Constitution de 1987, alimente donc les débats et apparait comme un idéal à très long terme. En tout cas, avec environ 85% du parc scolaire aux mains du secteur privé, un partenariat public/ privé parait incontournable pour faire atterrir la vision ou le projet du chef de l’Etat. En effet, selon le POHDH, sur 100 écoles, 85 appartiennent au secteur privé. La gratuité de l’éducation devra être plus qu’un simple discours populiste sans encrage dans la réalité douloureuse que traverse le pays. S’il est vrai que ce discours fait renaitre l’espoir pour certaines couches de la société haïtienne, il doit cependant aller plus loin qu’une action isolée qui concerne seulement l’éducation, et faire partie d’un projet global de société et de construction de l’homme haïtien en fonction des objectifs de la nation qui devront être clairement définis.

Et la qualité…

Selon Josué Mérilien, coordonnateur de l’Union nationale des normaliens haïtiens (Unnoh), le contenu de ce qui est enseigné dans les écoles haïtiennes est désuet. L’école est en rupture avec la société, elle ne permet pas la transformation sociale nécessaire au développement et à la relance du pays. En tant que lieu de transmission de la connaissance, l’école suggère une certaine compétence qui devra conduire à une conscience politique. Ainsi, elle pourra assurer de manière efficace son rôle de reproduction sociale tout en permettant à l’idéal démocratique de se développer dans le milieu.

Bien que certains s’en défendent, l’école au départ est conçue pour une élite et avec les références de cette élite. « La culture de l’école n’est pas celle des ouvriers, mais celle des gens aisés », soutient le penseur français Pierre Bourdieu. Pour palier les écarts entre les couches sociales du pays, construire l’école dont notre société a besoin et réduire les écarts entre les différentes fractions sociales, il faut une harmonisation du système scolaire, tant dans le contenu enseigné que dans les conditions de fonctionnement. L’école doit être haïtienne, estime Josué Mérilien. C’est-à-dire, traiter la réalité du pays pour éviter de former des Haïtiens étrangers sur leur propre terre.

Le parc scolaire doit également être modernisé pour répondre aux exigences de la concurrence internationale. Cette initiative permettra de réduire le taux de déperdition du système qui atteint des proportions démesurées avec plus de 67%. De ce fait, l’école ne doit plus être un lieu de récitation, mais un lieu de développement des structures mentales. Aujourd’hui, elle fait le contraire de ce qu’elle devrait faire. Le décalage entre ce qu’on y apprend et la vie réelle est frappant, conséquemment, ne garantit en rien la réussite de l’écolier. Seuls les plus audacieux arrivent à se faire une place au soleil. Cette situation contribue à fragiliser un peu plus le pays qui, dit-on, est déjà en panne de ressources humaines compétentes. Les données de l’apprentissage doivent être en rapport avec le milieu pour faciliter le changement et le renouvellement des forces sociales.

Poser le problème de l’école revient également à poser le problème de la langue de scolarisation. Du point de vue psycholinguistique, on ne peut apprendre que dans une langue qu’on maîtrise. L’école doit permettre d’acquérir des données du milieu, ce qui doit se faire et qui est possible dans la langue maternelle. L’école haïtienne n’atteint pas ses objectifs puisqu’elle ne traite pas de problèmes du milieu, avance Mérilien. De plus, la transmission du savoir se fait dans une langue non maîtrisée par l’élève. Pour le POHDH, une école haïtienne efficace est une école qui adopte, pour langue de vulgarisation et de transmission de connaissances, la langue maternelle à savoir, le créole.

Une école qui fonctionne selon les attentes de la société est une école qui intègre le plus grand nombre d’enfants possible et qui transmet les méthodes pour transformer le milieu. Dans ce contexte, les apprenants seront plus compétents et auront une connaissance pratique, ce qui contribuera à rétablir certaines valeurs civiques et à développer un certain respect pour la patrie. Ce sera l’école, dit-on, de tous les Haïtiens.

doulion29@yahoo.fr
Lionel Edouard

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MessageSujet: Re: Quelle école pour quelle société ?   Quelle école pour quelle société ? - Page 2 EmptySam 18 Juin 2011 - 7:39

La Directrice générale de l’UNESCO se félicite de la création d’un fonds de 360 millions de dollars pour l’éducation en Haïti



Jeudi, 16 Juin 2011 17:48


La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’est félicitée de la création d’un Fonds national pour l’éducation (FNE), lancé par le Président d’Haïti récemment élu Michel Martelly. L’objectif de ce fonds, dont la création a été annoncée le 26 mai, est de mobiliser les ressources financières afin de scolariser les enfants les plus défavorisés. Doté de 360 millions de dollars sur une période de cinq ans, ce fonds est le plus important jamais créé pour les enfants non scolarisés.

Le FNE est un consortium multisectoriel qui réunit le gouvernement haïtien, le secteur privé, les institutions financières internationales et les organisations non gouvernementales (ONG). Il est financé majoritairement par le prélèvement de 0,05 dollars sur les appels internationaux entrants et de 1,5 dollars prélevé sur chaque transfert international de fonds.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’est félicitée du lancement du FNE. « Le Président Martelly a fait de l’éducation sa priorité. Je salue cette excellente initiative qui vise à aider les enfants non scolarisés grâce à ce nouveau Fonds national pour l’éducation. Haïti a besoin d’investissements durables dans l’éducation pour donner aux Haïtiens les moyens de reconstruire leur pays. Ce fonds est un exemple de financement innovant pouvant permettre d’atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous en impliquant à la fois l’État, les entreprises privées, les ONG et la communauté internationale », a-t-elle déclaré.

Les ressources identifiées à ce jour devraient permettre de scolariser quelque 350 000 enfants pendant la première année. D’après les estimations, près de 1,9 millions d’enfants au total devraient profiter de cette initiative.




Source : UNESCOPRESS

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MessageSujet: Re: Quelle école pour quelle société ?   Quelle école pour quelle société ? - Page 2 EmptySam 18 Juin 2011 - 9:19

Joel

mwen byen kontan ou retounen sou sijè sa ki telman enpotan.nan yon peyi kote menm yon grenn kafenol ,yon zegwi, menm manje pou pep la manje se enpote nou enpote li mwen kwè kestyon ki pose nan teks la enpotan anpil;"Quelle ecole pour quelle societe."

kami dim ti moun yo pa pi bet pase lèm te lekol.Mwen pa kwè ke yon moun ka fè yon deklaratyon konsa san li pa fè yon evalyatyon onet de sa ke yo anseye e ki jan yo anseye jodya nan lekol an ayiti.men kestyon se pa eske nouvel jeneratyon pi byen fòme pase jeneratyon anvan yo kestyon se ki jan de lekol nou beswen pou ki sosyete.eske nap kontine ak menm system ki pwodwi yon paket pretantye initil;yon paket jako repet.ou byen nap chanje system li pou li pi perfòman poul pwodwi moun ki ka pwodwi byen ak servis pou devlopman ekonomik peyi ya.

nou tout rekonet ke endepandans politik san endepandans ekonomik se yon ilusyon ,yon miraj.ki jan nap fè pou nou sispann mande pou nou pa enpote tou sa nou beswen nan peyi etranje? pou se pa pale franseuu selman ke nou konn fè?Ki bi lekol?se pa selman di ke nou pral kreye lekol pou 1 milyon ti moun.fok nou ka chiota ansanb pou nou bati yon plan dematyè ki enpotan pou nou anseye nan lekol saa ki fè lè ti moun lan finn pase 12 lane lekol li soti ak yon diplom ki pemet li rantre nan mache travay la si li pa genyen moyen poul ale nan iniversite.e menm sa ki soti nan ininversite yo fok yo ka rantre an konpetityon ak nenpot lot etranje nan mache travay la ki vinn mondyalise.Lè nou fòme enjenyè fok se pa chef dekip nou fomè ki popu travay nan konpayi etranje ke nou rele vinn bati gwo wout,gwo baraj,gwo isinn elektrik etc nan peyi ya.mwen sonje an 1959 mwen te jakmel epi se yon blan ak 2 pitit li ki tap bati wharf Jakmel.mwen di men tonnè ak paket moun ki an chomaj nan peyi poukisa fok se yon blan ki pou vinn bati yon wharf an ayiti.Se menm bagay la tou lèm te ti moun e ke Paul magloire te vle entreprann gran travo durbanism o Cap se yon konpayi yo rele martimas li te rle pou vinn fè travay yo ,bati wharf o Cap la , batikanla ki pou charye dlo la pli ak dlo ki sot nan kay nan lan mè;asfalte Rue yo etc.poutan genyen yon paket enjenyè nan peyi ya.Ki donk nan tout nivo lekol an ayiti dwe refòme.se pa selman bati 500 edifis piblik ki di ou genyen bon lekol.lekol pa selman edifis kote ti moun yo ale lekol.

Wi li bon pou nou genyen ase lekol pou tout ti moun ka aprann men fok nou chanje jan nou anseye yo e sa nou ap anseye yo tou.Se pou sa mwen ta swete se yon moun tnakou bernard yo mete kom Minis edikatyon natyonal nan pwochen gouvenman se tout moun ki konprann pwoblem edikatyon an ayiti ki ap mande pou haitianiser system.


Dernière édition par Le gros roseau le Sam 18 Juin 2011 - 10:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelle école pour quelle société ?   Quelle école pour quelle société ? - Page 2 EmptySam 18 Juin 2011 - 9:42

Yo ta ka jwenn moun tankou BERNARD wi.BERNARD se lan KONGO mwen kwè misye te ye,apre li t al vin pran djòb lan UNESCO.Se UNESCO ki te rekòmande l bay gouvènman ayisyen an.
Gen nèg ann AYITI ki ta ka fè travay lan wi .De moun tankou YVES DEJEAN ;men misye gen preske 80 an ;mwen pa kwè misye gen enèji pou travay sa a.
Poukisa yo pa ta envite yon moun tankou MICHEL DE GRAFF ;ki t ap vini ak resous ""premye"" depatman lengwistik sou planèt lan ,ki se MIT?.
Yo ta ka fè misye pran yon ""leave of absence"" ;tach misye se t a refòme,entegre lang KREYÒL lan ,lan tout nivo edikasyon an.
LI KAPAB FÈ L.
An palan de jan yo edike timoun e ki sa yo aprann yo;gen de fwa lè machinri lan faktori ann AYITI yo an pàn ,se DOMINIKEN yo konn voye chèche ki pou repare yo.
Si yo
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MessageSujet: Re: Quelle école pour quelle société ?   Quelle école pour quelle société ? - Page 2 EmptySam 18 Juin 2011 - 9:52

Mon chè

genyen yon bagay depim te ti moun mwen te apresye se te yon boss yo te rele Desmangles ki te genyen yon atelye de touneur mekanik nan katye lakay mwen o cap. se li ki te konn fè pyes pou tout gildiv nan Nò lè yo an pann.Nonm saa se te yon rid travayè men se regretan li pat fome apranti lakay li.pou mwen nanpren oken avoka met zabelbok ki te pi itil peyi ya ke nonm saa.

kite yo kontinye ap fè ti moun apran :la chanson de roland e li tout otè 18eme syek lan pou yo ka ap plajye tout vi yo ;lè ya gade nan mont yo li ap twò ta.se deye kamyonet la ya rete ap rele leogann tou tan ap mande la charite tou tan.
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