Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti

FOROM AYITI : Tèt Ansanm Pou'n Chanje Ayiti.
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  PortailPortail  ÉvènementsÉvènements  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le Deal du moment : -39%
Resident Evil VIllage sur PS5 [Précommande]
Voir le deal
43 €

 

 Parer Gonaïves contre toute éventualité

Aller en bas 
AuteurMessage
Maximo
Super Star
Super Star
Maximo

Masculin
Nombre de messages : 3182
Localisation : Haiti
Loisirs : football - Gagè
Date d'inscription : 01/08/2007

Feuille de personnage
Jeu de rôle:

Parer Gonaïves contre toute éventualité   Empty
MessageSujet: Parer Gonaïves contre toute éventualité    Parer Gonaïves contre toute éventualité   EmptySam 18 Juin 2011 - 6:37

Parer Gonaïves contre toute éventualité



Dans le but de la mitigation des risques de pertes en vies humaines aux Gonaïves, le Centre d’Étude et de Coopération internationale (Ceci), à travers son projet Lakansyèl soutenu par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a construit un centre d’évacuation d’urgence. D’une capacité d’accueil d’environ 110 familles, ce centre est situé dans la région de Hatte Rocher, sur la route conduisant à Anse-Rouge, à quelques kilomètres de la ville.

17/06/2011


La ville de Gonaives sous les eaux du cyclone Hanna en 2008
Il est évident pour tous les riverains que c’est une ville quasiment morte qui s’apprête à faire face éventuellement aux cyclones et ouragans annoncés pour cette année. Près de sept ans après, les plaies de la tempête tropicale Jeanne restent encore béantes. Plusieurs rues sont toujours couvertes de boue et nombreuses sont les maisons qui sont abandonnées dans la cité de l’Indépendance. Aussi l’inquiétude persiste, la population craint que les eaux n’envahissent de nouveau la cité. Eu regard à la morphologie de cette ville, les travaux réalisés, aussi imposants qu’ils soient, ne suffisent pas pour mettre la population à l’abri de ce danger. Selon plus d’un, la ville, en aval des principales grandes rivières du Haut Artibonite, doit être reconstruite dans les hauteurs.

La très forte dégradation environnementale, la déforestation, l’érosion et la mauvaise gestion des déchets rendent la population haïtienne vulnérable aux catastrophes naturelles. Les villes de Léogâne, de Cabaret et des Gonaïves sont entre autres les plus fragiles. Jusqu’à l’année dernière, l’accent était mis sur le comportement et le respect des consignes. Cette année, en plus des avertissements, il est prévu la préparation de kits familiaux d’urgence contenant les produits nécessaires à la survie durant une semaine dont lampes-torches, vivres alimentaires et médicaments. Avec l’appui des Casques bleus basés dans la cité de l’Indépendance, les autorités haïtiennes, des organisations non gouvernementales, en particulier le Centre d’Étude et de Coopération internationale (Ceci), et les autorités locales se disent confiantes en ce qui a trait à la diminution du taux de risques et désastres dans la quatrième ville du pays. Plusieurs travaux sont repris aux Gonaïves. Les autorités municipales et gouvernementales procèdent à la réhabilitation de tronçons de route endommagés. Ce qui doit faciliter le passage des convois humanitaires. Les contingents militaires argentins de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sont prêts à apporter leur concours. Les engins lourds sont légion à travers les rues, surtout à l’avenue des Dattes. Parallèlement, des employés de la voierie nettoient les égouts et assainissent la ville. En fait, tout semble concorder pour que cette saison cyclonique soit différente dans une ville qui souffre encore des meurtrissures causées par des catastrophes naturelles.

Des gabions doivent aussi être installés pour épargner la ville du débordement des eaux des différentes rivières. A en croire certains responsables municipaux, dont Kesler Pierre Charles, secrétaire général, la ville est mieux armée par rapport à 2008. Toutefois, Charles croit que d’autres efforts doivent êtres conjugués en vue de réduire les risques d’inondation et optimiser la résilience des populations vulnérables. De plus, il plaide pour la reprise des travaux discontinués sans aucune explication. Tout comme pour les acteurs impliqués dans la gestion de la saison des ouragans, le secrétaire général pense que la sensibilisation représente la priorité de l’heure.

En 2010, les 16 ouragans qui ont effleuré le pays n’ont pas provoqué de lourdes pertes en vies humaines dans la quatrième ville du pays. Néanmoins, Kesler Pierre Charles pense que ce peu de dommages était dû au hasard, car la ville n’était pas prête à faire face à un ouragan majeur. Toutefois, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

La ville se trouve dans la même situation quelque douze mois plus tard, car les travaux de drainage et de d’entretien des drains ont été interrompus. Le Centre d’Étude et de Coopération internationale (Ceci), dans le cadre du projet lakansyèl, avec l’appui financier de l’Agence américaine pour le développement internationale (USAID), a mis à la disposition des autorités municipales et de la Protection civile locales, un centre d’évacuation temporaire en vue de la mitigation des risques de pertes en vies humaines liées aux inondations. Et les convois humanitaires peuvent y accéder en moins de 10 minutes.

Le système de canalisation de la ville des Gonaïves date de très longtemps. Il remonte à l’ancien président Paul Eugène Magloire, au début des années 50. Faute d’entretien régulier, ce système devient pratiquement dysfonctionnel. M. Pierre Charles annonce la réfection de plusieurs canaux d’évacuation.

Gonaïves, en la regardant de près, reflète en quelque sorte la désorganisation sans limite du pays. Une ville quasiment déserte et avec peu d’activités économiques. La grande majorité de la population ne peut satisfaire les besoins les plus élémentaires. Ce centre d’évacuation temporaire du Ceci est une aubaine, dit-on, pour les habitants de cette ville surtout pour les plus démunis. Sur une superficie de 500 mètres carrés, cet espace est apte à recevoir plus de cent dix familles.

Jose Flécher
Flecherjosew@yahoo.fr
Revenir en haut Aller en bas
 
Parer Gonaïves contre toute éventualité
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti :: Haiti :: Espace Haïti-
Sauter vers: