Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 GUACANAGARIC: PRIX DE L'HOSPITALITÉ

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Edpoete
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GUACANAGARIC: PRIX DE L'HOSPITALITÉ Empty
MessageSujet: GUACANAGARIC: PRIX DE L'HOSPITALITÉ   GUACANAGARIC: PRIX DE L'HOSPITALITÉ EmptyMer 29 Juin 2011 - 11:43

INDIEN AUTOCHTONE CACIQUE HENRI :

RENONCEZ À NOUS PRENDRE, CAR JAMAIS PLUS NOUS NE SERVIRONS LES BLANCS… Nous avons juré de vivre libres ou de mourir. Allez remercier Dieu, de ce que je vous laisse la vie.

DÉCRET DU 18 AOUT 1789
TOUS LES HOMMES NAISSENT ET DEMEURENT ÉGAUX EN DROIT

DÉCRET DU 4 AVRIL 1792
TOUS LES HOMMES DE COULEURS ET NOIRS LIBRES SONT ADMIS À VOTER DANS LES ASSEMBLÉES PAROISSIALES, ILS ÉTAIENT ÉLIGIBLES À TOUTES LES PLACES

DECRET DU 29 AOUT 1793
PROCLAMATION DE LA LIBERTÉ GÉNÉRALE

ART 3 DE LA CONSTITUTION DE 1801
…LA SERVITUDE EST ABOLIE, QUE TOUS LES HOMMES NAISSENT, VIVENT ET DEMEURENT LIBRES….


TOUSSAINT LOUVERTURE
LA LIBERTÉ SEULE NE SUFFIT PAS, IL FAUT UN HOMME RESPONSABLE POUR EDUQUER LES MASSES, LES PLIER AUX EXIGENCES REVOLUTIONNAIRES.

ANTOINE DUPRÉ
SI UN JOUR SUR TES RIVES
REPARAISSENT NOS TYRANS
QUE LEUR HORDE FUGITIVE
SERVE D’ANGRAIS À NOS CHAMPS

EMPEREUR FAUSTIN SOULOUQUE
À LA FORCE, JE RÉPONDRAI PAR LA FORCE


ÉTAT
1) RENDRE JUSTICE À TOUS INDISTICTEMENT 2) ATTRIBUER LES CHARGES AUX SEULS TALENTS ET MÉRITE SANS TENIR COMPTE DE LA DATE DE NAISSANCE, DU SEXE, DE LA RICHESSE 3) PROTECTION ET SÉCURITÉ À TOUS





PRINCIPE DE RÉVOLUTION
EN PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE L’ACTION A PRÉSÉANCE SUR LE DROIT, EN PÉRIODE DE PAIX LE DROIT DOIT GUIDER L’ACTION








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*Cinq territoires, cinq Caciquats*
5 Mai 2011 - *Cinq territoires, cinq Caciquats*






Le HIGUEY, la MAGUA, la MAGUANA, le MARYEN et le XARAGUA.

Les limites de chaque caciquat étaient claires et précises, les 1ers habitants de l'île utilisaient les éléments naturels comme références, par exemple les grands cours d'eau, les hautes montagnes, les vallées et les plaines notables. Ceci permettait d'établir exactement jusqu'où s'étendait chaque territoire.
Le Caciquat du HIGUEY (aussi connu sous le nom de Higüanamo) était gouverné par le cacique CAYACOA. La déeesse-mère de ce Caciquat est "Atabeira", qui signifie “la Mère de la Pierre Originale”.

Le Caciquat de la MAGUA était gouverné par le c...acique GUARIONEX et était l'une des régions les plus riches de l'île. Magua signifie “la Pierre” et sa déesse-mère était "Guacar" ou la Pierre Mère.

Le Caciquat de la MAGUANA était gouverné par le cacique CAONABO, époux d'Anacaona. Il était le principal de l'île et était représenté par “la Pierre”, dont le terme Maguana signifie: “la première pierre, la pierre unique”. Sa déesse-mère était "Apito", qui signifie “Mère de la Pierre”. Le cacique Caonabo fut le premier à opposer résistance à l'occupation espagnole.

Le Caciquat du MARYEN était gouverné par le cacique GUACANAGARIC. Il fut le premier à accueillir Christophe Colomb. La déesse-mère de ce caciquat était la "Mère Iermao"qui signifie “Corps de pierre”. ACCUEIL AVEC HOSPITALITÉ

Le Caciquat de XARAGUA était gouverné par le cacique BOHECHIO, frère d'Anacaona. Il était le plus étendu de l'île. La déesse-mère du Caciquat de Xaragua était "Zuimaco", dérivé de l'union de Xaragua (Zui) et Yaquimo (Maco).






Au moment de l'arrivée européenne sur cette île, Haïti était principalement peuplée par des migrants arawaks débarqués de l'Amazonie sud-américaine (bassins de l'Orénoque et du Rio Negro-Venezuela) vers la fin du 1er millénaire de notre ère.
Cette civilisation agricole sédentarisée qui, à Puerto Rico, Haïti et dans l'Est de Cuba, avait atteint un niveau de culture assez avancé, se distingue par un ensemble bien défini d'éléments linguistiques, religieux, artistiques, économiques et politiques, connu sous le terme "classique" Taïno (Chican-Ostinoide). Son centre le plus évolué sur l'île d'Haiti se trouvait situé dans la province fortement peuplée du Xaragua.

Prolongeant et remplaçant des établissements humains qui remontaient à quatre millénaires avant notre ère (successivement lithique, archaique, ostinoïde et meillacoide), la population Taïno d'Española, forte d'environ un million d'habitants, a été décimée en quinze ans.
De la "découverte" au début du XVIème siècle, l'île d'Hayti est occupée par les Espagnols qui, progressivement s'implantent à l'Est du territoire, alors que les Français, dont la présence est reconnue officiellement par le Traité de Ryswick en 1697, s'installent à l'Ouest de l'île. Ce traité, entre l'Espagne et la France, révisé en 1777 par celui d'Araniuez, délimite la première frontière qui partage l'île en deux parties: espagnole (Hispañola) et française (Saint-Domingue).
Par le traité de Bâle en juillet 1795, l'Espagne cède la partie orientale de l'île à la France. En janvier 1801, Toussaint Louverture, conformément a ce traité, occupe, au nom de la France, la partie Est qui restera sous son autorité jusqu'à l'arrivée de l'expédition Leclerc.
Par le traité de Paris de 1814, la France rétrocède à l'Espagne l'ancienne partie espagnole, amputée des territoires occupés en 1809 par Henri Christophe.
De 1822 à 1844, avec la fusion des deux peuples de l'île, Haïti n'a plus de frontières. Elles sont rétablies à la création de la République Dominicaine en 1844, telles qu'elles existaient en 1822.
Les tentatives de réoccupation de Rivière Hérard, de Pierrot et de Soulouque n'apportent aucune modification à cette situation. Le tracé des frontières demeure imprécis, favorisant des incursions de citoyens haïtiens en territoire dominicain. Ce n'est qu'en 1929, par le traité conclu entre la République d'Haïti et la République Dominicaine, et rectifié par celui de 1935, que le tracé de la ligne frontière haïtiano-dominicaine se trouvera définitivement fixé.



1 MÔLE SAINT NICOLAS
1492 (6 décembre) Christophe Colomb découvre l'île "Hayti" et passe la nuit dans la baie qu'il nomme "St Nicolas".
1764 Installation au Môle Saint-Nicolas de ses premiers habitants, les Acadiens, qui fuyaient la proscription anglaise. Français et Anglais y établissent successivement d'importantes fortifications à la fin du XVIIIe siècle, le Môle est alors le théâtre de luttes incessantes entre ces deux puissances pour le contrôle de Saint-Domingue.
1791 C'est dans la rade du Môle que les 300 esclaves, surnommés "Suisses", qui avaient pris les armes avec les affranchis de l'Ouest furent égorgés et jetés à la mer.
1799 Toussaint Louverture rentre au Môle pour mater la ville gagnée à la cause de Rigaud.
1810 (10 juillet) Mort du général Lamarre, héros de la guerre de l'Indépendance, au cours de la lutte opposant la République du Sud au Royaume du Nord.
1887 Le gouvernement du président Salomon signe un contrat avec le comte d'Ockza pour l'établissement d'un câble sous-marin permettant les communications avec l'Europe et l'Amérique.


2 BAIE DES MOUSTIQUES
1492 (7 décembre) Christophe Colomb mouille dans cette baie et la baptise Port de la Conception.
1492 (9 décembre) La région rappelle à l'Amiral les plaines de Castille: il choisit pour l'île le nom d'Hispañola.
1492 (12 décembre) Colomb consacre l'île à Dieu et à leurs altesses. Sur une éminence à l'entrée ouest de la baie, il plante la "croix du Sauveur".


3 ILE DE LA TORTUE
1492 (6 décembre) Christophe Colomb navigue au large d'une île au nord de la grande terre qu'il désigne du nom d'Ile de la Tortue en raison de son profil.
1630 Arrivée des premiers boucaniers.
1641 François Levasseur, gouverneur de l'Ile de la Tortue par droit de conquête.
Arrivée des premiers engagés. On désignait sous ce vocable les européens qui vendaient leur travail à un patron pour une durée de trente six mois.
1651 Louis XIV signe la concession de plusieurs îles dont l'île de la Tortue à l'ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem ou Ordre de Malte. Louis d'Ache chevalier de Fontenay est nommé gouverneur.
1656 Nomination de Du Rausset, premier gouverneur de l'île de la Tortue par commission royale.
1664 Louis XIV nomme Bertrand d'Ogeron gouverneur de La Tortue. Le siège du gouvernement restera sur l'île jusqu'à sa mort en 1676.
1697 Le Traité de Ryswick établit la souveraineté définitive de la France sur la partie occidentale de l'île d'Hispañola.
1802 L'île est un lieu de villégiature. Les Français s'y réfugient pour échapper à la fièvre jaune. La dépouille de Leclerc y est transportée pour être rapatriée en France.


4 PORT DE PAIX
1492 (16 décembre) Christophe Colomb explore cette région et la baptise "Vallée des délices" (Val Paraiso). Il désigne sous le nom de Puerto Paix le site de la ville actuelle.
1676 Le siège du gouvernement est transféré de l'Ile de la Tortue à Port de Paix qui devient la première capitale française de la grande île. Première révolte des marrons dirigée par Padre Jean.
1766 Naissance à l'habitation Delaunay, non loin de Port de Paix, du général Cappoix, héros de la guerre de l'Indépendance.
1794 Toussaint signe un traité avec le gouverneur Laveaux. Abandonnant l'Espagne, il se rallie à la République française avec ses 5000 hommes de troupe.
1802 (17 octobre) Cappoix extermine les Européens à Port de Paix et se montre si impitoyable qu'il y gagna son surnom de Cappoix la Mort.
Pendant le règne de Christophe, Port de Paix est une ville rebelle. Elle s'oppose au monarque sous le commandement de Rébécca, officier que le roi Christophe avait dégradé et qu'il décapite en 1807, mettant fin à la résistance de la ville.


5 BAIE DE L'ACUL
1492 (21 décembre) Jour de Saint Thomas. Christophe Colomb pénètre dans une baie magnifique qu'il baptise Port Saint Thomas.
1492 (22 décembre) Première rencontre entre Colomb et Guacanagaric, cacique du Marien.
La baie gardera jusqu'en 1740 son nom de Port Camp Louise donné par les français.
1740 Elle prend le nom de Baie de l'Acul.


6 CAP HAÏTIEN
1492 (24 décembre) Christophe Colomb traverse la baie du Cap-Haïtien et longe les rives du Marien, le caciquat de Guacanagaric.
Les Espagnols désignent sous le nom de Guarico le site où sera bâtie la ville du Cap.
1670 Les flibustiers français venus de La Tortue sous le gouvernement de Bertrand d'Ogeron, s'établissent au Haut du Cap.
1711 Fondation de la ville du Cap-Français par décret royal . Elle deviendra la plus prospère de la colonie.
1743 Naissance de Toussaint Louverture sur l'habitation Bréda non loin du Cap-Français.
1758 Naissance de Dessalines sur l'habitation Cormier près du Cap.
1758 (20 janvier) Makandal est brûlé vif sur la place d'armes du Cap.
1774 L'église paroissiale du Cap-Français est achevée.
1791 (25 février) Vincent Ogé et Jean-Baptiste Chavannes, chefs du mouvement de revendication des affranchis et leurs compagnons meurent roués sur la place du Cap-Français.
1791 (22 août) La grande révolte des esclaves éclate dans la région du Cap Français.
1793 (29 août) Proclamation de l'affranchissement des esclaves du Nord par Sonthonax.
1802 (janvier) Arrivée dans la baie du Cap-Français des vaisseaux de guerre de l'expédition Leclerc. La ville est incendiée par Henri Christophe, commandant du Cap-Français.
1802 (7 juin) Toussaint Louverture est embarqué sur le vaisseau "Le Héros" et déporté au Fort de Joux dans le Jura où il meurt.
1802 (2 novembre) Le général Leclerc succombe à la fièvre jaune. Il est enterré au Panthéon à Paris.
1803 (18 novembre) Les troupes françaises subissent une cuisante défaite à la bataille de Vertières qui met fin à la colonie française de Saint Domingue.
1804 Proclamation de l'Indépendance aux Gonaïves, le Cap Français devient Cap Haïtien.
1804 (8 octobre) Couronnement de Dessalines, premier empereur d'Haïti.
1811 (2 juin) Couronnement du Roi Christophe sous le nom d'Henry 1er en l'église paroissiale du Cap Haïtien. Le Cap Haïtien devient Cap Henry, nom qu'elle gardera jusqu'à la mort du roi Christophe.
1820 Boyer lui redonne son nom de Cap Haïtien.
1840 Naissance du poète Oswald Durand, un des plus grands poètes de la literature haïtienne du XIXe siècle.
1842 Un tremblement de terre détruit presque toute la ville. Les deux tiers de ses habitant périssent sous les décombres.
1843 Le Cap Haïtien est décrété par le président Pierrot, capitale d'Haïti. Durée éphémère.
1867 Soulèvement populaire dirigé par le Général Sylvain Salnave contre le gouvernement Geffrard. Il devait durer près de sept mois. La tombe de Salnave jusqu'à l'occupation américaine de 1915 se trouvait sur la place d'Armes du Cap en face de la statue de Jean Jacques Dessalines.
1891 (20 juillet) Philomé Obin, le peintre le plus célèbre de "I'Ecole du Nord", naquit, vécut et mourut au Cap Haïtien.
1893 Premier voyage du poète et homme politique cubain José Marti en Haïti.
La ville du Cap pour la première fois est éclairée par des lampes au kérosène. Un phare et un réseau hydraulique sont installés.
1895 Fondation de l'école libre de Droit du Cap-Haïtien par l'écrivain Tertulien Guilbaud.
1896 Achèvement officiel du pont Hyppolite et inauguration du premier marché couvert.
1898 Fondation de l'école Sainte Marie par Edmond Etienne devenue plus tard, le collège Notre-Dame.
1899 Démarrage des travaux pour la construction d'un important réseau ferroviaire devant relier la ville du Cap à plusieurs autres localités du Nord.


7 BORD DE MER LIMONADE
1492 (25 décembre) La Santa Maria échoue dans la baie du Cap. Le fort Navidad, première implantation européenne dans le Nouveau Monde est érigé avec les restes de la nef amirale, près du lieu connu de nos jours sous le nom de Bord de Mer Limonade.
1493 (4 janvier) Colomb reprend la mer pour l'Europe.
1503 Rodrigo de Mexia, I'un des lieutenants du gouverneur espagnol Nicolas Ovando, fonde la ville de Puerto Réal.
1578 La ville est incendiée puis abandonnée. Elle sera redécouverte en 1975 par William Hodges.
1787 Moreau de Saint-Méry, historien et géographe français, explore des vestiges connus sous le nom de "château Colomb". Il croit découvrir les restes du fort de la Navidad. Il s'agit en réalité des ruines de Puerto Réal. Le site fut successivement occupé par les indiens, les Espagnols et les Français.


8 LIMONADE
1707 (26 juillet) Consécration de la première église de Limonade à Sainte Anne.
1806 (19 octobre) Cappoix la Mort périt dans une embuscade à l'entrée de Limonade.
1820 (15 août) Au cours des offices de l'Assomption à l'église de Limonade, le roi Christophe s'écroule, frappé d'apoplexie.
Natifs célèbres de la ville: Chabanon du Maugris de l'Académie française, le général Prévost, lieutenant-général des armées, secrétaire d'Etat, ministre des Affaires Etrangères du roi Christophe, comte de Limonade.


9 FORT LIBERTÉ
1578 Fondation de la ville espagnole de Bayaha après l'abandon de Puerto Réal.
1725 Fondation de la ville française qui garde son nom espagnol de Bayaha.
1731 La ville change de nom pour s'appeler Fort Dauphin.
1792 Sous la République française, la ville prend le nom de Fort Liberté.
1803 (28 novembre) Proclamation de l'Indépendance. Le texte signé par Dessalines, Christophe et Clerveaux sera publié le 4 janvier 1804 dans la gazette de Philadelphie.
1811 (26 mars) Au cours d'une réception à Fort Liberté, Christophe se fait nommer roi sous le nom de Henry 1er. La ville prend le nom de Fort Royal, dénomination qu'elle gardera toute la durée du royaume.
Autour de la baie de Fort Liberté on peut encore admirer les vestiges d'un système défensif colonial très élaboré: Fort Labouque, Batterie de l'Anse, Fort Saint Charles, Fort Saint Frédérique et Fort Dauphin (également appelé Fort Saint Joseph ou Fort Liberté) - Ile Bayau, lieu de prédilection des flibustiers.
Zone d'influence privilégiée des cacos de 1870 à l'Occupation américaine en 1915.


10 RIVIERE DU MASSACRE
Les Indiens désignaient cette rivière du nom de Guatapana.
1728 Des colons espagnols massacrent 30 boucaniers français qui tentaient de franchir la frontière chargés de butin. Depuis lors, la rivière Guatapana porte le nom de Massacre.


11 MILOT
1806 Henry Christophe choisit cette bourgade située à 25 Km du Cap Henry (Ancien Cap Français, qui deviendra le Cap Haïtien) pour en faire sa capitale administrative. Il construisit le Palais de Sans Souci et ses dépendances et, proche de Milot, sur la chaîne du Bonnet à l'Evêque, la Citadelle et le site fortifié des Ramiers qu'englobent aujourd'hui les limites du Parc national Historique. Le roi se suicida dans son Palais le 8 octobre 1820. Depuis 1982, l'ensemble monumental et le Parc sont classés par l'UNESCO Patrimoine Mondial.
1842 Violent tremblement de terre qui endommage gravement le Palais de Sans Souci et la Citadelle.


12 DONDON
Aux environs du Dondon se trouve un sanctuaire précolombien appelé Voûte à Minguet. Les caciques et leurs sujets s'y réunissaient chaque année pour rendre hommage à leurs dieux.
1776 (28 octobre) Naissance du général Gabart, compagnon et arni de Dessalines, héros de la bataille de la Butte Charrier (Vertières).
1803 L'abbé de la Haye, confesseur et ami de Jean-François et de Biassou, curé du Dondon, est noyé dans la rade du Cap sur l'ordre de Rochambeau.
1804 Mort de Clerveaux, signataire de l'Acte de l'Indépendance. Dondon est la ville natale de Vincent Ogé.


13 HINCHE
1790 (20 novembre) Capture de Vincent Ogé et de ses 23 compagnons.
1844 Hinche est rattachée à la République d'Haïti lors de la fondation de la République Dominicaine.
1886 Naissance de Charlemagne Péralte, héros de la résistance contre l'occupation américaine. Haut lieu de la résistance contre l'occupant américain de 1915 à 1919.


14 LIMBÉ
1715 Fondation de la ville, consacrée par l'inauguration d'une chapelle dédiée à Saint Pierre.
La région du Limbé, très fertile, abrite d'importantes habitations coloniales dont l'habitation Dufresne où fut arrêté le célèbre marron Makandal.
1824 Le Président Boyer y fait établir une colonie de cultivateurs Noirs américains.
Lamartine évoque le Limbé dans son poème à Toussaint Louverture: "O mornes du Limbé, vallons, anses profondes".
1902 Au cours de la guerre civile, le Limbé est un bastion du Firminisme.


15 PLAISANCE
1802 Plaisance est le foyer d'insurrections dirigées par le marron Sylla.
1802 (7 août) Rencontre historique entre Dessalines et Pétion, au cours de laquelle, un pacte scelle l'union sacrée entre les nouveaux libres et les hommes de couleur. C'est ce pacte qui conduira à l'Indépendance d'Haïti.


16 ENNERY
1776 Fondation de la ville qui porte le nom d'un célèbre gouverneur de Saint Domingue, le comte d'Ennery.
1802 (février) Isaac et Placide, les deux fils de Toussaint Louverture, arrivés avec l'expédition Leclerc, rejoignent leur pére à Ennery, munis d'une lettre de Bonaparte pour négocier sa soumission.


17 GONAÏVES
La ville tire son nom du vocable indien Gonaubo qui désignait une localité du caciquat de la Maguana.
1802 (février) Bataille de la Ravine à Couleuvre aux environs des Gonaives. Cette bataille illustre marque la première confrontation entre l'armée de Toussaint Louverture et les troupes de Rochambeau.
1804 (ler janvier) Proclamation de l'Indépendance d'Haïti par Dessalines sur la place d'armes des Gonaïves.
1902 (6 septembre) L'amiral firministe Hammerton Killick, pour ne pas livrer son aviso "La Crête à Pierrot" au "Panthef', canonnière allemande, le fait sauter et sombre avec lui dans la rade des Gonaïves.
1904 (1er janvier) Commémoration grandiose par Nord Alexis du premier centenaire de l'indépendance nationale.
Gonaïves est la ville natale de J. B. Damier, ministre de l'Instruction Publique sous Geffrard.


18 MARCHAND DESSALINES
Il reste peu de vestiges de l'époque où la ville fut créée par Dessalines et qui devint la première capitale d'Haïti. Elle est défendue par cinq forts construits par Dessalines sur les crêtes dominant la ville: forts Doco, Culbuté, La Source, Innocent et Fin du Monde. On y voit encore les vestiges des résidences de l'impératrice et de Charlotin Marcadieu.
1804 (22 septembre) Dessalines est proclamé empereur par son état major sous le nom de Jacques 1er.
1805 (20 mai) Publication de la Constitution Impériale.
Lamour Dérance, marron qui avait pris les armes contre Leclerc, y meurt en prison.


19 PETITE RIVIÈRE DE L'ARTIBONITE
1802 (4 au 24 mars) Bataille de la Crète à Pierrot. Le fort de la Crète à Pierrot est le théâtre d'une des batailles les plus glorieuses de la guerre de l'Indépendance. Un millier de soldats de l'armée indigène y subissent un siège de vingt jours face à l'armée expéditionnaire de Leclerc.
Le roi Henri Christophe construit le Palais aux 365 Portes dans cette ville.


20 SAINT MARC
1716 Une chapelle consacrée à Saint Marc est inaugurée sur le site de la ville actuelle.
Saint Marc devient par la suite une ville coloniale prospère, et le deuxième port de Saint Domingue.
1779 Départ des volontaires de Saint Domingue pour assister le peuple des Etats Unis dans sa lutte pour l'Indépendance. Henri Christophe agé de 12 ans faisait partie du corps expéditionnaire.
1790 (25 mars) Création de l'Assemblée de Saint Marc. 212 députés élus par les blancs des paroisses de Saint Domingue se constituent en Assemblée Générale de la partie française de Saint Domingue et manifestent leur adhésion à la Révolution, contre le pouvoir royal.
1802 (24 février) Dessalines incendie Saint Marc, fait enlever les pierres de taille des ruines de la ville pour construire Marchand dont il fait en 1804 sa capitale sous le nom de Dessalines.
1805 (30 octobre) Le général Gabart, héros de la guerre de l'Indépendance, mort à 29 ans, est enterré à Saint Marc. Les présidents Philippe Guerrier et Nissage Saget y reposent.


21 ARCAHAIE
L'Arcahaie, ville frontière entre le Royaume d'Henry 1er et la République de l'Ouest et du Sud, tire son nom de la province Taïno de Cayaha dépendant du caciquat de Xaragua.
1803 (18 mai) Congrès de l'Arcahaie sous la présidence de Dessalines, au cours duquel aurait été créé le drapeau haïtien bleu et rouge. L'impératrice Adélina, femme de l'empereur Faustin 1er, est née à I'Arcahaie sur l'habitation Manègue.


22 ILE DE LA GONÂVE
1502 Les survivants du massacre de la cour de la reine Anacaona se réfugient sur l'île de la Gonâve. Ils appellent cette île Guanabo ou Guanarana (corossol).
La Gonave est considérée par de nombreuses personnalités étrangères du monde culturel qui l'ont visitée, comme une richesse v inexploitée.


23 PORT AU PRINCE
Suivant une tradition rapportée par Charlevoix, le nom de Port-auPrince vient du vaisseau "Le Prince" qui mouilla dans ce port en 1706.
1749 (7 juin) Fondation de la ville par ordonnance du gouverneur de la colonie. Son premier site est l'habitation Randot qui s'étendait du Bel Air à l'actuelle rue Pavée.
Port Au Prince est proclamée par Louis XV, capitale de Saint Domingue.
1793 Port-au-Prince devient Port-Républicain pendant la Révolution Française.
1798 Rencontre historique entre Toussaint Louverture et André Rigaud.
1799 (21 juin) Célèbre discours de Toussaint Louverture prononcé du haut de la chaire de l'église paroissiale de Port au Prince. Ce discours déclenchera la terrible guerre du Sud.
1802 La ville est occupée par la division Boudet (française), malgré la vigoureuse opposition de Lamartinière.
1803 (septembre) Dessalines assiège Port-au-Prince.
1803 (10 octobre) L'armée indigène est victorieuse. Les généraux français Lavalette et Lux, vaincus s'embarquent pour la France.
1804 A la proclamation de l'Indépendance, le Port Républicain redevient Port au Prince.
1804 (16 mars) Dessalines ordonne le massacre des Français.
1806 (17 octobre) Assassinat de Dessalines au Pont Rouge, à l'entrée Nord de la ville. Il était âgé de 48 ans.
1812 (25 mars) Deuxième siège de Port-au-Prince par Christophe à la tête d'une armée de 25,000 hommes. Le général Magny, commandant de l'avant garde du Roi, fit défection avec ses troupes ce qui força Christophe à lever le siège de la ville.
1818 (29 mars) Alexandre Pétion, président de la partie sud d'Haïti, meurt des suites d'une fièvre maligne. Il était âgé de 48 ans. Son coeur est enterré au Fort National.
1849 Proclamation de l'Empire d'Haiti au bénéfice de Faustin Soulouque.
1859 Abolition de l'Empire et rétablissement de la République.
1860 Apparition de l'architecture de fer qui connaîtra son plein épanouissement sous Hyppolite.
1890 Apparition du style gingerbread.
1915 (28 juillet) Débarquement américain. Le pays restera occupé jusqu'en 1934.
Le lieu-dit Portail Saint Joseph, à l'entrée Nord de la ville, voit à travers l'histoire passer plusieurs invasions militaires, toutes destinées à conquérir le pouvoir: 1869, les troupes qui renversèrent Sylvain Salnave, 1888, celles dirigées par Séide Télémaque pour tenter de prendre le pouvoir après la chute de Salomon, 1889, Florvil Hippolyte à la tête de l'armée du Nord,1902, les troupes du général Nord Alexis, les hordes de cacos, venues installer leurs présidents (Cincinnatus Leconte, 1911,Oreste Zamor, 1914, Davilmar Théodore, 1914, Vilbrun Guillaume Sam,1915)...
La ville ayant subi de nombreux tremblements de terre et incendies porte peu de traces de son passé. Citons cependant: le fort National construit par les Anglais en 1794/1796, le mausolée du comte d'Ennery à l'ancien cimetière Sainte-Anne et la Terrasse de l'Intendance qui fait face à la nouvelle cathédrale.
Natifs célèbres de la ville: Alexandre Pétion (2 mars 1770), Jean Pierre Boyer (15 février 1773) Nissage Saget (6 janvier 1800) Louis Borno, présidents de la République. Coriolan Ardouin (1812) historien, Jean-Pierre Boyer Bazelais, homme politique, Thomas Madiou (1814), historien, Frédéric Marcelin (1848) romancier et essayiste, Massillon Coicou, poète et dramaturge, Justin Lhérisson (1873) auteur des paroles de l'hymne national d'Haïti, la Desssalinienne.


24 PÉTIONVILLE
1831 Le président Boyer fonde cette ville en l'honneur de Pétion ancien président de la République d'Haïti, dans les hauteurs de l'habitation La Coupe. Cette ville, protégée par les forts Jacques et Alexandre, était destinée à être la capitale d'Haïti.
Pétionville fut le lieu de résidence entre autres, de Boisrond Canal, président en retraite et de Léon Laleau, diplomate, journaliste, écrivain, couronné Prince des Poètes.


25 CROIX DES BOUQUETS
1710 Dès cette date, se développe dans la plaine du Cul de Sac, sous la direction du chef marron Michel un foyer de marronnage très actif.
1749 Fondation de la petite ville de la Croix des Bouquets dans la plaine du Cul de Sac.
1790 Les hommes de couleur, sous la conduite de Pinchinat, Beauvais et Lambert, partent, les armes à la main, à la conquête de leurs droits civils et politiques.
1792 (30-31 mars) 1500 esclaves insurgés, sous la direction du marron Yacinthe, s'emparent du bourg de la Croix des Bouquets.
1794 (9 février) Mort au combat du célèbre marron Halaou.


26 LÉOGÂNE
1502 Capitale du caciquat du Xaragua, Yaguana, la ville d'Anacaona, samba et souveraine, est le théâtre d'un des épisodes les plus tristes de la colonisation espagnole dans le Nouveau Monde: la capture de la reine et le massacre de ses sujets par Nicolas Ovando.
Jusqu'a la fondation de Port-au-Prince en 1749, Léogâne et Petit Goâve se disputent le titre de capitale de Saint-Domingue.
1792 Le chef marron, Romaine la Prophétesse, séme la terreur dans la plaine de Léogâne jusqu'à sa mort en 1795.
1915 Charlemagne Péralte y est commandant d'arrondissement. Il refuse de livrer la ville aux troupes américaines, ce qui marque le début de sa résistance à l'occupation.
Léogane est la ville natale d'Inginac, secrétaire de Dessalines, du général Bonnet, signataire de l'Acte de l'indépendance, des généraux Gédéon, Cangé et Marion, du poète Ignace Nau, de Larnartinière, héros de la Crète à Pierrot, de Marie Claire Heureuse, épouse de l'empereur Dessalines.


27 MIRAGOÂNE
1799 Objet d'un litige entre Toussaint et Rigaud, elle a été à l'origine de la guerre du Sud en 1799.
1883 (27 mars) Boyer Bazelais et une centaine de ses amis s'emparent de la ville. Ils y subissent un siège de prés d'un an au cours duquel la population meurt en grand nombre de faim, de maladies et de privations. Les survivants sont impitoyablement exécutés le 9 janvier 1884. Une longue lutte fratricide entre le Parti National, ayant à sa tête le président Salomon et le Parti Libéral, ayant à sa tête Boyer Bazelais, s'achève ainsi dans le sang.


28 JÉRÉMIE
1756 Les plans de la ville actuelle de Jérémie sont tracés. C'était auparavant un petit village de pécheurs nommé Trou Jérémie, du nom d'un pécheur qui y habitait.
A l'époque de la colonie française, les marrons Plymouth et Macaya, (qui portent des noms de montagnes de la région) sillonnent la région avec leurs bandes.
1807
-1819 Goman, chef d'un mouvement paysan, édifie dans les montagnes de la Hotte à 14 lieues de Jérémie, un "Etat", le Grand Doco, qui résiste avec succès au pouvoir central.
Jérémie est appelée "Ville des Poètes": Antoine Laforest, Etzer Vilaire (1872), Emile Roumer, Othello Bayard, compositeur "d'Haïti Chérie", sont parmi les plus connus.
Jérémie a donné naissance à François D. Légitime, président d'Haïti (1887), et à d'autres Haïtiens remarquables comme le juriste Linstant de Pradines et Calisthènes Fouchard (1840).


29 TIBURON
1800 (29 juillet) Rigaud, aprés sa défaite face aux armées de Toussaint, s'embarque à Tiburon avec sa famille pour la Guadeloupe.
1802 Les troupes du major Lozinsky de la Légion polonaise débarquent à Tiburon.


30 PORT SALUT
1805 Un contingent de la Légion polonaise s'est établi à Port-Salut. C'est dans cette ville que commence l'insurrection qui conduit à l'attentat du Pont Rouge au cours duquel périra l'empereur Dessalines le 17 octobre 1806.


31 TORBECK
1776 Naissance à Torbeck de Boisrond Tonnerre, rédacteur de 1' Acte de l'lndépendance.
Jean-Jacques Acaau, chef de "L'Armée Souffrante", y voit le jour.
1843 (13 mars) À l'habitation Praslin, dans la plaine de Torbeck, débute le soulèvement qui renversera le président Boyer.


32 LES CAYES
1720 Approbation par le roi de l'établissement du bourg des Cayes.
1726 Le plan du bourg est dressé par M. de la Lance.
1803 (juillet) Réunion tenue au Camp Gérard, à quelques kilomètres des Cayes, au cours de laquelle les généraux de l'armée indigène du Sud sous le commandement de Geffrard, concluent avec Dessalines le pacte d'union qui conduira à la victoire contre la France.
1810
-1812 La ville est la capitale du gouvernement départemental du Sud lors de la scission du Sud et de l'Ouest.
1816 Séjour de Simon Bolivar. Il part des Cayes pour le Vénézuéla avec son expedition fournie et armée par Pétion.
1911 Destruction presque complète de la ville par un violent incendie Sont nés aux Cayes: le général Geffrard (1761), signataire de l'Acte de l'lndépendance, André Rigaud (1761), chef des hommes de couleur du Sud, les présidents Charles (Rivière) Hérard âîné, Michel Domingue, Lysius Félicité Salomon jeune (1815), Boisrond Canal (1832), Antoine Simon (1843).


33 CAMP PERRIN
1844 Départ de la grande jacquerie paysanne dirigée par Jean-Jacques Acaau. Les combattants de son "Armée Souffrante" sont appelés piquets à cause de leur arme: une pique en bois. Acaau est l'auteur de la fommule célèbre: "Le nègre riche est un mulâtre, le mulâtre pauvre est un nègre."


34 SAINT LOUIS DU SUD
1655 Cette baie est nommée baie de Cromwell du nom du vaisseau qui y mouilla en route pour conquérir la Jamaique.
1677 La ville prend le nom de Saint Louis.
1698 La "Compagnie de Saint Domingue" ou "Compagnie Royale des Indes" y établit ses bâtiments et entrepôts.
Au XVIIIe siècle, d'après des plans revus par Vauban, le Fort Saint Louis est édifié sur l'îlet commandant l'accès à la baie.
1748 Destruction partielle du fort par les Anglais.
1753 Construction du fort des Oliviers et du fort St Eloi pour assurer la protection de la baie.
Le port de Saint Louis du Sud sera délaissé au profit de celui des Cayes.


35 AQUIN
1494 Christophe Colomb mouille dans le port d'Aquin que les Indiens appelaient Yaquimo.
1499
/1502 A deux reprises, Amerigo Vespucci visite l'endroit.
Au début du 16ème siècle les Espagnols fondent Villa Nueva de Yaquimo.
1660 Les boucaniers français investissent la ville espagnole abandonnée et la nomment Aquin. Ils fondent aussi le Bourg d'Aquin à quelques lieues de distance.
Aquin est la ville natale de Julien Raymond, homme de couleur, riche propriétaire et érudit, lié à la Société des Amis des Noirs et du Citoyen. En 1796, il est membre de la troisième Commission Civile avec Sonthonax, Roume, Giraud et Leblanc.
David Saint-Preux, brillant tribun, natif d'Aquin, représente sa ville à la Chambre des Communes en 1832.


36 JACMEL
La région de Jacmel, réputée impénétrable, a constitué un sanctuaire du marronage au XVle siècle (guérilla précoce du cacique Henry, 1510) et au XVllle siècle (zone de domination du chef de bande Yacinthe). Dans ses hautes montagnes pousse en abondance le meilleur café de l'île.
1698 La "Compagnie de Saint Domingue" construit ses magasins et entrepôts dans le très petit bourg de Jacmel. La ville connaîtra un essor considérable grâce à son port ouvert au commerce extérieur. Francisco de Miranda, venu demander de l'aide à la jeune nation haïtienne, séjourne à Jacmel.
1816 Séjour de Simon Bolivar.
1890 L'architecture de fer est adoptée par les propriétaires aises pour la construction de leur résidence et de leur magasin pour éviter les risques d'incendie.
1908
-1910 Electrification de la ville, la première de l'île à bénéficier de cette nouvelle technique.
Jacmel est célèbre pour son Carnaval et son artisanat.
Eaux "étagées" des Bassins Bleus du morne Laporte, aux environs de Jacmel, d'une exaltante beauté.
Elle a donné naissance à de nombreux poètes, écrivains, artistes: Juste Chanlatte, Alcibiade de Pommeyrac, Hannibal Price, Préfette Duffaut, Charles Moravia, Seymour Pradel.




Christophe Colomb atteint le Nouveau Monde

Ce document existe en version intégrale pour les Amis d'Hérodote

Le vendredi 12 octobre 1492, après deux longs mois de mer, Christophe Colomb pose le pied sur une île des Bahamas.
Le navigateur génois croit de bonne foi avoir atteint l'Asie des épices et pour cette raison appelle «Indiens» (habitants de l'Inde) les premiers indigènes de rencontre.
Le voyage de l'imprévu
Six mois plus tôt, Christophe Colomb (en espagnol, Cristobal Colón) a convaincu les souverains espagnols de le soutenir dans son projet fou d'atteindre l'Asie des épices en navigant vers l'Ouest, à travers l'Océan Atlantique.
Fort de leur soutien et grâce à l'aide matérielle de deux armateurs, les frères Pinzón, il a pu armer une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles, la Niña et la Pinta. Le départ a lieu le 3 août 1492.
Après une escale dans l'archipel des Canaries, possession espagnole, la flotille fonce vers le sud-ouest en suivant les alizés.
Les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre. Le 10 octobre, ils sont à bout et sur le point de se mutiner. Enfin, après 36 jours de navigation (au lieu des 15 escomptés), la vigie de la Pinta crie pour de bon : «Tierra»!...
Les navires accostent sur une petite île. Elle est comme de juste baptisée «San Salvador»(Saint Sauveur) par les Espagnols. Les marins, quand ils descendent à terre, sont bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks.
Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis. En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées.
Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba. Une homonymie des noms convainc Christophe Colomb qu'il est aux portes de l'empire chinois du Grand Khan.
Découverte d'Haïti

Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti) ou Quisqueya.
Les Espagnols la rebaptisent Isla española (dont on fera Hispaniola). L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources aurifères dans le sous-sol et les rivières.
Dans la nuit de Noël, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, au nord de l'île.
Faute de pouvoir ramener tous les hommes en Espagne, l'Amiral fait construire un fort avec les débris du navire et laisse sur place 39 hommes.
Le 4 janvier 1493, enfin, il prend le chemin du retour avec la Niña. Après une difficile traversée, le 31 mars, c'est l'entrée triomphale à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussitôt d'«Indiens» (car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes).
À Haïti, les choses tournent très mal pour les hommes restés sur place. Plutôt que de se


tenir tranquilles, ils tentent de soumettre leurs voisins indiens. Ces derniers ripostent en attaquant le fort et massacrant ses habitants. Mauvais début pour la colonisation. -

Histoire de la colonisation, l'île Hispaniola

C'est Christophe Colomb qui nomma ainsi cette île lorsqu'il y posa pour la première fois le pied le 6 décembre 1492 ; Hispaniola, " la petite Espagne " était peuplée par les indiens Tainos qui accueillirent d'abord pacifiquement les navires européens, aidant même les explorateurs à construire le fort de la Nativité à Saint-Domingue.

Le 25 décembre 1492, l'une des trois caravelles de l'expédition espagnole sombra au large des côtes de l'actuelle Haïti, entre la frontière dominicaine et le cap haïtien. La " Santa Maria " constituait le joyau de la flotte de Colomb, longue de 26 mètres et lourde de plus de cent tonnes. L'équipage ne parvint qu'à sauver sa cargaison d'or et d'argent avant que la caravelle ne disparaisse. Elle gît toujours sous la mer des Caraïbes, récemment découverte par des plongeurs ; son ancre est aujourd'hui exposée au Phare de Colomb, à la capitale Santo Domingo.

Christophe Colomb eut un véritable coup de cœur pour les lagons et la végétation de cette île sauvage et accueillante. Il écrivit à Luis de Santangel : " C'est une terre à désirer et, une fois vue, à ne jamais quitter. "




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