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 Les rapports de force en politique haitienne

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MessageSujet: Les rapports de force en politique haitienne   Les rapports de force en politique haitienne EmptyMar 2 Aoû 2011 - 12:53

Pour la lecture des amis (es) du forum!

Ce texte a été publié sur internet pas dans le souci, de faire la morale a qui conque ou de prendre position en faveur d’un tel groupe au dépriment de l’autre. Mais il s’agit d’une réflexion personnelle sur la crise actuelle que traverse le pays, alors nous attendons vos réactions, vos commentaires et surtout vos critiques sur notre travail, c'est-à-dire sur la méthodologie employée, le style, le front, la forme, la rédaction et surtout la démarche politique utilisée.
Merci, de me faire connaitre votre point de vue.
Bonne lecture !


Les rapports de force en politique haïtienne ?


Les informations sont pour le citoyen haïtien est le pain quotidien, elles sont comme un thermomètre pour prendre la tension du temps à travers le pays tout entier. Donc s’informer pour les compatriotes haïtiens est comme un rituel religieux qui se répété matin, midi et soi ; partout, en tout lieu, à toute heure et en toute circonstance. Cette activité rentre même dans nos mœurs et coutumes depuis un certain temps. Se nourrir d’information au quotidien elle est peut-être l’une des rares pratiques collectives du pays, qui se réalisé à travers tout le tissu social dans notre communauté, car elle transcende les barrières de classes sociales et couleurs dans la population.
Tous les jours les observateurs peuvent en fait ce constat, on a toujours le même décor, les personnes sont colées avec leurs sources d’information, quelle soit la presse écrite, télévisée, radiodiffusée ou numérique. Et personne ne veut soit consommé les informations de manière individuelle, il faut le partager coute que coute. Ce qui donne comme résultat que volume de radio est élevé à n’importe quelle heure de la nuit pour en partager avec sont voisin, le poste de télévision est placé sur une galerie ou des fois dans un espace plutôt public pour regarder les infos et grâce aux moyens des nouvelles technologies de l’informatique et des télécommunications cette pratique devient plus que jamais envahissant car via le numérique on peut avoir plus d’info de manière plus direct mais aussi on peut se cacher pour le faire sans craindre des représailles immédiats. Donc, la pratique de : «voye monte» et des discutions à longueur de journée trouve facilement sa justification ou plutôt un couloir pour s’opérer gratuitement.
Mais au sein de cette addiction pour s’informer, on notera que la majeure partie des haïtiens font cette pratique que pour avoir les nouvelles politiques suivies du sport, qui parait-il sont les deux grandes passions populaire de la nation en matière de culture d’information. On notera que la recherche scientifique dans le milieu haïtien n’apparait jamais dans les médias, les informations culturelles sont traités en parent pauvre, le journalisme d’investigation n’existe presque pas, les forums et séminaires et espaces de débats structurés s’organisent de temps à autre avec trois handicapes majeures en Haïti :
Quand c’est ne pas les intervenants qui n’aucun bagage académique et scientifique pour investir un panel et se présenter par devant une assemblé afin de décourager tous les participants. C’est le public qui n’est pas approprié pour prendre part à de telles activités, mais les gens viennent pour pouvoir recevoir des certificats de participation et le plus souvent ce sont des gens qui se récidivaient dans tous ces types d’événements. Enfin nous avons le facteur de motivation, dépendamment ou l’événement s’organise, si c’est un lieu de grande renommer il aura plein gens a y participé, mais ils s’assureront d’abord qu’il y aura un buffet gratuit et dès fois un per diem ou des frais de participation pour le transport.
Point besoin de vous faire un dessein sur la qualité d’exercice que quelqu’un d’aviser ou pas droit faire pour s’informer dans le tohubohu quotidien d’une pratique culturelle de nouvelles à sensation purement spéculatives pour enflammer le torchon social haïtien. Dès fois pour avoir un recul dans ce micmac d’informations déchets, on se réfère dans des sources extérieures pas parce que on croit qu’il n’existe pas de compétences locales dans le medias, mais juste pour y avoir une info plutôt balancée présentée suivant une démarche académique et professionnelle.
Donc pour revenir au titre du texte : «comment comprendre le rapport de force dans la politique haïtienne actuel ? », s’agit-il d’en faire toujours une démonstration de sa capacité de mobilisation dans les rues, ou de batailler sur le plan démocratique dans les limites des textes constitutionnels au sein des parlements et des parties politiques.
Comme tout bon citoyen, je m’intéresse à la politique de mon pays, car je crois qu’une meilleure gestion de la machine politique en Haïti, donnera sans aucun doute, un appareil d’état démocratique et des gouvernements utiles à la nation. Les dernières élections haïtiennes pour moi ont été un affront, de voir dans un pays que la pratique politique est devenu une activité à la ritournelle au point d’avoir des clowns en tout genre investissant les plus hautes fonctions de l’appareil d’état.
Résultat de cette saga politique, le pays à un nouveau président et un nouveau parlement qui sont entrées en fonction depuis mai, et attend qu’ils atteignent leurs majorités politique peut être, avant de donner au pays un premier ministre. Et c’est à ce stade que ce se trouve le nœud gordien d’une nouvelle crise politique haïtienne, c'est-à-dire un bras de fer entre un président populaire élu démocratiquement par des élections et sans aucune représentation de sa plate forme politique dans les deux chambres. Et des groupements parlementaires la plate forme politique majoritaire au parlement, plus les autres blocs minoritaires du corps législatif qui sont des satellites dissidentes de leurs parti, ou tout simplement des individus populaires qui avaient empruntés le chapeau ou une bannière pour se faire élire.
Dans ce jeu politique, il y a des enjeux énormes à gagner ou à perdre et surtout un rapport de forces non négligeable entre deux tendances ou classe homme du pays : la classe des mulâtres et la classe majoritaires des noires. Nombreux sont ceux qui regardent ce qui s’y passent actuellement en toute tranquillité, mais ne mesure pas l’empileur de la situation sociopolitique de cette nouvelle crise haïtienne.
Avant les dernières élections il y a eu des grognent assez sévère contre le candidat Michel Joseph Martelly et des cris de jubilations virulentes en sa faveur aussi. Mais comme il fallait combattre contre la plate forme présidentiel « INITE », donc un grand nombre de gens avait jugé qu’il serait plus prudent et surtout plus stratégique de se battre contre l’ennemie commun. Une sorte d’alliance conjoncturelle a été observé dans toute la classe politique pour écarter le plan du président d’alors René Préval de faire une passation en douce à son protéger, le candidat Jude Celestin. Au second tour, de ces élections on retiendra pour l’histoire, qu’il y a eu une campagne vraiment sans pitié dans tout le pays pour faire échec à l’arriver au pouvoir de l’actuel président.
Mais le candidat Michel Joseph Martelly qui se dit ne pas être un politicien, en fait bonnement l’usage des pratiques politiciennes traditionnelles durant sa campagne. La fameuse alimentation des bases et des organisations populaires les fameux OP, pour allier toutes les tendances en sa faveur, mais aussi pour préparer l’homme de la rue et l’opinion public à toutes les scenarios possibles pour défendre son éventuel victoire si contestation il y en aurait, avec possibilité de faire l’usage de la force de mobilisation sur du macadam par des manifestations et aussi des barricades enflammés etc. Durant ses discours et ses sorties de campagne, l’actuel chef d’état se faisait toujours accompagné par d’autres personnages populaires dans le monde des arts et de la culture pour soulever la masse à se joindre à sa cause et aussi pour rehausser son image toujours pas bien vue du à son passé. On notera le support inconditionnel du mégastar Wyclef fut non négligeable par exemple.
Mais la politique est parfois un jeu qui peut être aussi appelé « qui perd gagne », le retour autorisé par le gouvernement d’alors à l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier fut un coup de génie de première main. Laissant ainsi à la société de savourer le retour de cette ancienne gloire de la politique, pour en balancer le climat social et préparer le retour d’un autre ancien président Jean Bertrand Aristide une autre figure de proue sur l’échiquier. A ce double joker l’ancien président René Préval s’assurerait d’une chose en cas de victoire du candidat Michel Joseph Martelly, il lui léserait un pays ingouvernable donc il se met à l’abri de toutes tentatives de poursuites judicaires aussi.
René Préval pour parachever son jeu politique, s’assure d’une majorité au parlement mais aussi négocie la victoire avec le camp Matelly, afin ce dernier se rendre compte qu’il a lui aussi été un architecte venu secours de sa cause. Préval s’assure aussi qu’il ait en sa possession des preuves de toutes les fraudes du camp de Martelly, car durant les négociations avant les résultats des élections l’ancien président se faisait accompagné toujours par ses hommes de confiance qui sont actuellement au parlement pour s’assurer que le camp Martelly sait que les parlementaires sont eux aussi accourant du deal politique. Pour tout ce qui l’ignore l’actuel président quand il est en coulisse avec ses conseillers sur une table avec le bloc INITE et alliés, il ne peut en aucun cas se permettre les arrogances dont il fait jouir la nation lors de ces certaines déclarations (Chat Konen li, rat konen li tou, barik siro pa devalize).
Mais de 14 mai 2011 à jours, il y a un autre élément qui rentre en piste dans le jeu politique haïtien, le dévoilement des faces cachés du clan du nouveau président qui se fait petit à petit mais surtout avec une très grande arrogance. Lors des rencontres à la caribe convention center on pouvait entendre clairement les mulâtres qui exposent leurs visions et leurs projets réactionnaires de gestion du pouvoir au détriment de la masse. Ils veulent maitre de l’ordre dans l’administration public en par une purification ethnique, c'est-à-dire replacer les éléments noirs de la classe moyenne par leurs lueurs et certains de leurs clercs qui leurs font allégeance plus obéissance aveugles, puis Controller la police, la douane, les aéroports, l’autorité portuaire nationale, privatiser l’université d’état d’Haïti etc.
Cette attitude est rapidement comprise par l’élite intellectuelle noire et par de nombreux éléments de la masse qui avait rejoint le camp du nouveau président, pour l’argent ou pour une aspiration au changement. On se dira sans l’ombre d’un doute que personne dans le camp du nouveau président pas même ces conseillés les plus zélés, n’est avec lieu par idéologie et appartenance politique ou encore par militance envers une cause commune, ce qui nous ramène à comprendre que le président Michel Joseph Martelly n’a aucun idéal pour le pays, aucun rêve pour la nation que celui de réaliser son propre rêve qui de passer du président du compas au président de la république. Si oui était le cas il ne saurait pas engager dans une aventure pareille, c'est-à-dire choisir de devenir président par marchandage politique au détriment des valeurs républicaines sans aucune base politique.
On a vu que le président Martelly trop impatient d’avoir le trésor public mise à sa disposition pour faire ses folies, s’offre déjà une voie de corruption c’est dire un fond parallèle à caisse de l’état sur le dos de l’éducation en taxant d’entre de jeu la diaspora qui lui avait vivement supporté et menace sur le champ de mettre un terme au fonctionnement d’un ministère desservant nos compatriotes vivant à l’étranger et ne peut même pas leur donner la loi sur la double nationalité. Une affaire à suivre entre la diaspora et le pouvoir de Martelly, qui peut tourner au vinaigre si quelque chose n’est pas faite pour harmoniser les rapports entre eux. Car passé de 22 minutes pour un appel des Etats-Unis vers Haïti à 6 actuellement pour le même montant 2 dollars américains est plus que dure, et surtout pas facile à digérer pour nos compatriotes immigrés qui pour la majorité d’entre eux ne gagne que le salaire minimum dans leur pays d’accueil.
D’autres diront que ce n’est rien de grave, tout peut être corrigé dès maintenant, essayons ensemble d’analyser deux facteurs importants : les réactions de la classe moyenne (élites intellectuel, politique et professionnel) et de la grande masse populaire croupissant dans la misère.
Classe moyenne (élites intellectuel, politique et professionnel) :
Pour ce groupe le phénomène Martelly est un double affront, car il constitue un mépris pour tout ce qui est effort social, intellectuel, professionnel et politique. Mais aussi un retour en grande pompe de la bourgeoisie mulâtresse qui avait durant longtemps empêcher des hommes et des femmes comme eux d’avoir une éducation adéquate et aussi une menace pour leurs emplois dans l’administration public. L’opposition de ce groupe au Martelliste sera sans merci, subtile mais profonde, il attendra le moment propice pour monter le credo, puis fait renverser la vapeur de leur grogne sur le clan de l’actuel président qui aura à négocier avec eux s’il cherche la stabilité pour son gouvernement.
La grande masse populaire croupissant dans la misère :
Pour ce groupe le phénomène Martelly n’a été qu’une sensation de la fièvre electorale, donc supporter le nouveau président durant sa campagne a été pour cette tranche sociale un test de leur capacité à se remettre au travail de la mobilisation et gagner le macadam. Car après la seconde campagne de l’ancien président René Préval, les bases n’étaient plus alimentées politiquement et un peu délaissé. Donc, le camp de Martelly avait apporté ce que généralement on appel des les quartiers populaires « les moyens », une sorte d’arrosage économique et les gens se sont servi volontiers mais avoués qu’ils ne se retrouvent pas le discours du président musicien. Et là maintenant ils savent que physiquement leur leader martyre Jean Bertrand Aristide est sur place donc les cellules se reformes, vers l’idéologie politique conforme à leur conviction qui consiste à une travailler de manière instaurer dans le pays un régime qui combattra les inégalités sociales et se positionné contre la classe bourgeoise réactionnaire. Ce que le pouvoir de l’actuel président ne pourra jamais fait, vu que son cordon ombilical est marré profondément avec la bourgeoisie mulâtresse réactionnaire et également corrompu politiquement et socialement.
Comment demain sera-t-il fait dans une conjoncture avec de tels rapports de forces politiques ?
Sans vouloir prétendre détenir le pouvoir supranaturel de prévenir l’avenir, une analyse conjoncturelle de jeu politique actuel et de ces nombreux indices pouvant nous permettre de produire une synthèse de scenarios possibles mais non exhaustives en matière gouvernance de la crise pour la nouvelle équipe au pouvoir et pour ses opposants également.
Procédons au cas par cas avec les indices :
Crise de premier ministre : pour ce facteur il y a lieu de trouver une solution politique, bien sure c’est possible, mais elle ne sera pas en faveur du camp du président pour les raison suivantes. Tous les couloirs de l’administration publique et du parlement sont contrôlés par le camp de l’ancien président René Préval, de ces alliés et de la classe politique traditionnelle. Ces hommes et ses femmes feront bloc au camp de l’actuel président pour y conserver le monopole, qui leurs permettent alimenter leurs bases les traditionnelles organisations de bases dans le milieu populaire. Le président Martelly n’a guerre le choix de marchander avec ses opposants, une pratique qu’il est habitué à faire d’ailleurs c’est ce qui lui a amené la ou il est. Mais il se verra sans doute beaucoup de défection dans son camp car le calendrier des Martellistes qui accompagnent le président ne sont pas en adéquation avec la vision même du chef de l’état. Donc, on peut aussi s’attendre a un éclatement de ce camp ou des actes de dissidences spectaculaire dans cette famille politique, qui accompagne le chef de l’état.
Car nombreux seront radicalement opposés contre toute défaite stratégique dans le bras de fer qui leurs opposent avec le groupe des parlementaires opposant au président actuel, car politiquent ils ne pourront pas gagner sur ce coup la, un autre peut-être sur celui la non. Et quelle que soit l’issu de cette crise qui donnera naissance au prochain gouvernement de Martelly et son premier ministre, il y aura toujours des réactions ou des attaques politiques outrageuses contre ce dernier car les antagonistes sont opposés profondément sur le plan idéologique et un problème de couleur et de discrimination sociale de l’élite économique vis a vis de la masse.
Car une une fois qu’un gouvernement établit, il y aura cette fois-ci une bataille plus, dure pour l’équipe de l’actuel président et de sa famille politique quand on abordera la question du budget national. Ce sera la bonne guerre, la bourgeoisie mulâtresse est très accros à l’argent, aux privilèges et à la corruption, maintenant au pouvoir elle va vouloir canaliser l’argent du trésor public vers des entreprises de leurs tiers. Et les hommes de la classe moyenne et les éléments de la masse populaire vont vouloir drainer des fonts dans leurs départements, leurs communes, leurs circonscription, leurs quartiers etc. Les attaques seront personnalisés, des dossiers à scandales sortiront dans la presses pour faire tache d’huile en faveur de X ou de Y, des intimidations et menaces seront aussi au rendez-vous. Car les parlementaires aussi subissent d’énormes pressions provenant de leurs bases politiques, ils vont automatiquement transmettre leurs pressions au gouvernement pour avoir une enveloppe convenable à pour leur région, ainsi ils auront la largesse de continuer à travailler avec leurs bases.
Des interpellations suivies de votes de non confiance, se suivront sans doute ressemblant à celle des limogeages de Mr. Daniel Elie ancien Ministre de la Culture et de Mme. Michelle Duvivier Pierre-Louis et on verra l’affaiblissement de pouvoir Martelliste, s’il ne joue pas bien son jeu. La démocratie est une doctrine politique très contraignante et dès fois même trop, il demande du tac, et la patience. Les parlementaires actuels ont peu les reprocher toutes choses mais on ne dira jamais qu’ils ne sont pas conscient de l’ampleur du pouvoir qu’ils ont en leur procession. Donc la présidence droit mesure ce facteur non négligeable pour se tirer le maximum du budget s’il veut pouvoir s’assurer d’une stabilité politique favorable a lui pour pouvoir passer ces 5 années au pouvoir.
Le président de république et ses conseillers doivent lire beaucoup d’ouvrages politique, consultes les archives et surtout apprendre à ne pas se battre quand le moment n’est pas favorable, afin d’observer une retraite stratégique pour mieux s’organiser et réattaquer quand le temps sera en leurs faveurs. Mais pou cela ils doivent contrôler trois ministères clés : l’Intérieur, la Justice, l’éducation nationale. Puis s’offrir le commandement de la police et des moyens économiques a travers la présidence et se défaire de la primature.
Scenario imaginable : possibilité pour le pays de passer au moins 2 premiers ministres en mois de 2 ans, sans voir la situation sociopolitique s’améliorer et /ou encore mois la stabilité.
Crise socio-économique : sur le plan géopolitique et géostratégique Haïti ne devrait en ce moment s’offrir une crise politique l’affectant sur le plan de gouvernance locale, dévasté économiquement bien avant la catastrophe du 12 janvier 2010 avec une dette externe de prés d’un milliard de dollar américain. Bien qu’après le 12 janvier 2010, par compassion et par mépris pour notre laideur de nation la plus sous-développée de l’hémisphère les créanciers d’Haïti avait jugé bon d’annulé sa dette externe.
Mais les dirigeants d’alors du pays sans scrupule ne pouvait s’empêcher Haïti de solliciter un énième emprunt à la FMI d’une valeur de 114 millions de dollars américain en 2010, après que ce dernier avait annulé un montant de 268 millions de dollars américains pour le pays la même année. Et aussi, ce même gouvernement de René Préval a continué d’endetter le pays via des aides bilatéraux pour montant faramineux. Et selon le rapport du FMI : « IMF Country Report No. 11/106 May 2011 », nous savons que le président Michel Joseph Martelly a déjà contacté le Fond Monétaire Internationale pour s’assoir avec cette institution afin de trouver d’autres emprunts. C'est-à-dire c’est le cercle vicieux qui continue, et on se demande comment ce pays peut-il commencer à se reconstruire, car il y a 20 millions de tonnes de gravois à enlever et jusqu’à présent ce qu’on peut constater il n’y avait que 5% de ce montant qui avait été déblayé en un an. A ce rythme il y faudrait par exemple à Port-au-Prince plus de 6 ans pour seulement être déblayai avant de penser à la reconstruction. Il faut aussi mentionner la dépendance du pays aux aides des ONG, qui fournissent par exemples les services publique de bases comme l’éducation, la santé et l’alimentation. On se demande comment dans des circonstances économiques aussi critiques, que les parlementaires, le président de la république accompagné de sa famille politique constitués des 20 familles formant l’oligarchie haïtienne qui monopolise le commerce s’opérant comme une mafia économique qui empêche le développement social du pays, puissent seulement penser à partager le gâteau du pouvoir sans regarder la masse populaire qui s’englouti dans la pauvreté.
On sait par exemple sur le plan géopolitique mondial et régional que les nations de la communauté internationale communément appelé « pays dit amis d’Haïti » ont des problèmes économiques grave chez eux dues a des récessions et défaite ne pourront plus être aussi généreux envers Haïti dans le futur. La crise de la dette actuelle aux États-Unis en dit beaucoup, et devrait pousser les décideurs au niveau politique en Haïti à réfléchir, car l’Agence Américaine d’Aide au Développement International / USAID a déjà déboursé plus de 800 millions de dollars américains dans le pays durant 6 dernières années pour financer des programmes et projets comme étant le plus grand donateur de l’aide internationale envers le pays, peut être ne pourra plus continuer a le faire de cette manière.
Haïti est un pays ravagé par le chômage avec un taux d’inflation qui varie entre 10 à 15 % mensuel, plus de près 2 millions de personnes vivants sous les tentes et une crise sanitaire aigu qui est devenu aggravé par l’épidémie du cholera. Elle doit se relever pour travailler à son développement, son auto financement, son autosuffisance alimentaire etc.
La menace est tellement grave que si quelque chose n’est pas fait dans l’immédiat, on peut s’attendre à tension sociale comparable ou pires que les émeutes de la faim du mois d’avril 2008, sans oublié le risque de remonter des actes de violences qui sont fondamentalement lié avec la situation économique.
Les rapports de forces qui sont en place au niveau politique en Haïti, montrent que la Mission Onusienne a échoué car elle n’a pas pu déclencher l’action de développement attendue, les interventions des ONG doivent être plus cohérentes et suspendre à travailler en vrac, comme cela ce fait actuellement et surtout de ne plus sous-traité en lieu et place du gouvernement dans les services publics. Pour éviter des crises comme celle qui se déroule actuellement à l’Hôpital Universitaire d’Haïti.
Haïti est devenu durant les 20 dernières années, un pays dextrement pauvreté, corrompu tant au niveau du secteur public que privé, une élite politique totalement dépassée et corrompue au point de laisser naitre une nouvelle forme de leadership politique hybride sous forme famille mafia à la tête du pays. L’actuel président de la république est le nouveau chef incontestable de l’oligarchie économique bourgeoise et mulâtresse du pays, qui se positionne très concrètement en une nouvelle mafia politique.
Les rapports de forces entres ces différentes entité peuvent à tout moment avoir un impact d’électrocutant pour le pays et produire des scenarios catastrophiques. Il est temps que tout le monde s’adonne à observer une introspection chez soi, pour comprendre que le pays a besoin d’entamer le chemin du développement pour laisser le stade de la dépendance.
Et l’actuel président et sa famille politique et les parlementaires se gourent dans une bataille pour séparer le gâteau du trésor public qui n’aura aucun effet positif pour le pays, que celui d’alimenter son clic. Et malheureusement la majorité des haïtiens, sous le seuil de la pauvreté dormiront tous les soirs pour se réveiller tous les matins en disant gentiment bonjour problèmes et bonjour misère.
Ernst Georges / mardi 2 août 2011

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