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 A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson

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MessageSujet: A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson   A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson EmptySam 12 Nov 2011 - 21:50

À propos d’une réflexion de l’ex-ambassadeur américain Daniel H. Simpson (première partie)

jeudi 10 novembre 2011


| +



Débat

Par Leslie Péan

Soumis à AlterPresse le 10 novembre 2011

Le bras de fer qui oppose depuis une semaine l’exécutif et le législatif au sujet de l’affaire Arnel Bélizaire a pris le devant de la scène et monopolisé les énergies avec le risque que les problèmes structurels soient repoussés aux calendes grecques. « Les événements sont poussière, écrit Fernand Braudel [1] ; ils traversent l’histoire comme des lueurs brèves ; à peine naissent-ils qu’ils retournent déjà à la nuit et souvent à l’oubli ». Mais la poussière peut autant se disperser facilement qu’obstruer la vision. Et, en attendant que l’avenir permette d’apprécier la consistance réelle de l’événement Arnel Bélizaire, nos deux siècles d’histoire nous enseignent que, dans la longue durée, le conjoncturel devient souvent chez nous du structurel, dans les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Men fò nou rete je louvri, paske lèt-la ka desan avek menm chalè ki te fèl monte a. Ce ne serait pas la première fois, ni la dernière fois, qu’une montagne accouche d’une souris. Une bulle politique, comme toute bulle, ne peut que se dégonfler.

Haïti est encore une fois à la croisée des chemins. Les fanfaronnades de la classe politique l’ont entrainée au fin fond du puits. Du trou que lui ont réservé les embargos successifs de la communauté internationale. Dans sa rencontre du 19 octobre 2011 avec les représentants des partis politiques, le président Martelly a souligné la nécessité d’adopter une autre approche pour moderniser la vie politique. Voudrait-il empêcher que d’autres Martelly puissent, à l’avenir, devenir président de la république ? Culotté, le président ? Armé de bon sens, il se donne l’assaut lui-même, habitué à faire scandale. Capable d’un parler franc et de se remettre en question ? Il faut le prendre au mot. Pour rétablir la communication entre les Haïtiens de toutes les couches et classes sociales. Dans la tour de Babel haïtienne qui dépasse en étrangetés celle peinte par Pieter Bruegel l’Ancien, Martelly recommande l’établissement de vrais partis politiques. On peut juger du bien-fondé de cette proposition en faisant ou non abstraction de l’attitude musclée adoptée par la présidence dans l’affaire du député Bélizaire, mais tel n’est pas notre propos ici.

Le président haïtien pense que l’existence de trois ou quatre grands partis, en lieu et place des 54 partis et « particules » enregistrés en 1990, permettrait de mieux structurer la vie politique et d’arrêter les pratiques de destruction dont les rebondissements n’en finissent pas d’étonner le monde. La vie quotidienne à l’envers s’accompagne d’une perte des repères. Sans un sursaut pour sortir de la mauvaise gouvernance qui semble être notre lot depuis 1804, l’embarcation nationale continuera à la dérive, engendrant des bizarreries similaires à ces personnages grotesques peints par Jérome Bosch dans « La nef des fous ». Car, comme l’expliquait le peintre flamand pour les Pays-Bas du XVe siècle, dans le monastère haïtien, nous combattons ardemment tout ce qui relève de la tête pour embrasser les valeurs du ventre et de la débauche. Nous continuons de vivre le temps de la folie furieuse, de la politique d’imbécillité et de stérilité qui a produit tant de malheurs sur cette terre d’Haïti-Thomas. Notons parmi les 54 partis et « particules », le floklorique Parti Politique de la Vierge Marie (PPVM) enregistré le 20 septembre 1990 et reconnu officiellement le 8 novembre 1990 ! Ce chiffre grimpera à 69 en novembre 2009.

En revenant d’un séjour en Haïti où il a visité l’hôpital Albert Schweitzer offert à Deschapelles par Larry Mellon [2], un citoyen de sa ville natale, Pittsburgh, l’ancien ambassadeur américain Daniel H. Simpson a écrit le 12 octobre 2011 : « Mes sentiments à ce stade sont une combinaison de tristesse au vu du dénuement des citoyens du pays, d’un certain dégoût causé par l’irresponsabilité de leurs dirigeants et par le comportement de la communauté internationale qui les a plongé dans ce gouffre … [3] ».

Nous retenons de cet exemple de catharsis et d’honnêteté de l’ambassadeur Simpson les mots « tristesse » et « dégoût » qui décrivent le drame actuel avec une conscience avisée. Sans le moindre artifice diplomatique ! Ce n’est pas trop de souligner que Daniel H. Simpson, qui a pris fait et cause pour Haïti, est un diplomate de carrière qui a été entre 1966 et 2001, soit pendant 35 ans, ambassadeur américain en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Somalie, en plus de remplir d’autres fonctions diplomatiques en Europe et au Moyen-Orient.

La vérité dans l’occultation

La philosophie politique dominante ne peut s’expliquer en dehors des circonstances dans lesquelles notre pays prend naissance. Dans l’ignorance de masse qui y prédomine. Dans le retard en matière de savoir et de connaissance. Un retard maintenu par des siècles d’esclavage de la communauté internationale. Un retard qui n’empêche aux anciens esclaves et à leurs enfants de lutter avec, par et pour l’éducation. Les intellectuels des premiers jours, à l’exception de ceux qui, à contretemps, refusaient d’être des supplétifs du statu quo, ont travaillé à écarter les masses de la vie politique en les maintenant dans l’ignorance. La maturité politique n’a jamais été aux grands rendez-vous de notre histoire depuis l’ouverture du Toussaint de Bréda, l’allié de Edward Stevens et de John Adams, dans la maîtrise d’un monde qui nous échappe et sur lequel nous n’avons nulle prise.

Maintenir la grande majorité des Haïtiens dans un état d’abêtissement a été dès les premiers jours un défaut de construction du nouvel État. La logique propre du maintien des masses dans l’ignorance empêche de faire œuvre nouvelle, épuise le pays dans de stériles combats d’arrière-garde dont le mobile réside non pas dans le dévoilement mais plutôt dans l’occultation. La représentation politique vient cristalliser l’absence du savoir. Le président Boyer ferme les écoles ainsi que l’Université de Santo Domingo. L’ignorance est fonctionnelle et capitale pour le système économique de la post-colonie qui se nourrit de cet ingrédient. Le bourbier haïtien est là, dans cette rivalité entre les masses ignorantes luttant pour avoir accès aux lumières et des élites protectionnistes et exclusivistes dans la jouissance de leurs privilèges de classe.

La faillite des élites a été consacrée par leur capitulation devant la communauté internationale avec la reconnaissance de la dette de l’indépendance sous Jean-Pierre Boyer. Cette faillite a été condamnée par les masses qui, elles, réclament la liberté, la terre et une participation au pouvoir. Dans leur recherche de souveraineté, les masses ont pris le pouvoir en 1804 malgré leur ignorance et en refusant la supériorité que les anciens libres revendiquaient. Elles ont cru que tout leur était permis et qu’elles n’avaient aucune obligation. Elles voulaient s’opposer à cette bourgeoisie qui leur refusait l’enseignement et, ce faisant, elles afficheront un aspect caricatural avec l’empire de Soulouque. Singeant les vieux modèles européens. Un moment capté par Karl Marx quand il écrit « A la cour, dans les ministères, à la tête de l’administration et de l’armée, se presse une foule de drôles, dont on peut dire du meilleur qu’on ne sait d’où il vient, toute une bohème bruyante, mal famée, pillarde, qui rampe dans ses habits galonnés avec la même dignité grotesque que les grands dignitaires de Soulouque [4]. »

Les dépositaires du Trésor national l’ont dilapidé en 1825 avec la dette de l’indépendance acceptée par les clans mulâtristes. L’héritage de 1804 donnait une direction aux dirigeants haïtiens, mais ces derniers ne l’ont pas préservé pour le transmettre à leurs enfants. Les élites satisfaites de leur condition n’ont rien voulu changer, tandis que les masses étaient insatisfaites de la leur. Les héritiers ne se sont sentis comptables de rien et n’ont rien transmis aux nouvelles générations. En assimilant les lettrés aux exploiteurs dans la confusion qui s’en est suivie, on a entraîné la société haïtienne dans un combat contre les meilleurs et à l’élimination de ces derniers de la vie politique après la débâcle des Libéraux à Miragoâne en 1884. Quatre ans auparavant, soit en 1880, le gouvernement noiriste de Salomon avait cédé la gestion des finances haïtiennes à la banque française la Société Générale du Crédit Industriel et Commercial (SGCIC). L’irrationalité, alliée à une haine à peine dissimulée contre les hommes de savoir, remportait ainsi une victoire éclatante.

Un remède de cheval concocté à la va-vite

Tous les vrais héritiers de la pensée d’un Jean-Jacques Charéron ou des signataires du Manifeste de Praslin par exemple, tels Edmond Paul et Anténor Firmin qui voulaient s’inscrire dans une continuité temporelle par rapport à nos aïeux, ont été écartés chaque fois du pouvoir au profit de généraux traînant des sabres encore tâchés de sang. L’ingratitude envers l’héritage des aïeux a dénaturé au fil des décennies le noble idéal de liberté de 1804. La société épuisée sortie de l’occupation américaine n’arrivera pas à poser les vrais problèmes et à réfléchir à partir de 1935 sur les raisons de ce choc. Elle s’embarque avec les mêmes réflexes de freinage dans les versions tant mulâtriste que noiriste du colorisme. Le gouvernement de Lescot est plombé par le mulâtrisme et l’incurie de la contrebande, tout comme celui de Dumarsais Estimé l’est par le noirisme et les frasques de l’industrie de la figue-banane. Mais malgré ces aspects sombres, le gouvernement d’Estimé prend le virage sur la route de l’ascension. En effet, les programmes de développement économique entrepris par le gouvernement d’Estimé sont particulièrement importants.

En quatre ans, du 16 juillet 1946 au 10 mai 1950, le gouvernement d’Estimé organise la libération financière du pays en 1947, la construction de Belladères en 1948, le programme de travaux publics du Bicentenaire en 1949 et enfin le démarrage du projet du barrage de Péligre et de l’irrigation de la vallée de l’Artibonite en 1950 [5]. Estimé sera conspué dans son propre camp, désavoué malgré sa sérénité, attaqué en dépit de son efficacité et renvoyé par la soldatesque malgré ses transformations et ses rendements.

Mis à part le prétexte de la révision constitutionnelle accordant au président Estimé le droit de solliciter un second mandat, les arguments en faveur du coup d’État n’avaient aucun fondement. Le remède de cheval concocté à la va-vite par le colonel Magloire fit le lit des extrémistes. Les revendications légitimes des masses seront détournées par les groupuscules noiristes légitimant leur propre médiocrité dans un refus catégorique de la civilisation des élites. Ce processus prendra la forme d’un fascisme déclaré sous les gouvernements successifs des Duvalier père et fils. L’objectif premier du duvaliérisme sera alors de laminer l’Haïtien en le forçant à renoncer à sa dignité et à ses principes s’il tient à vivre en Haïti et ne pas mourir en prison ou à ne pas disparaître sans laisser de traces. La violence tonton macoute a fait rentrer Haïti dans un monde de ténèbres. Le fascisme des Duvalier et de leurs acolytes combine le « gobinisme à rebours » d’une élite méprisant les masses qui deviennent ainsi des étrangers dans leur propre pays, en dépit du discours démagogique que tiennent les ténors du noirisme. Ce fascisme tropical se veut la solution à la démission des élites qui n’exigent plus rien d’elles-mêmes et dont l’âme est obstruée par ce que Jean Price-Mars dénoncera comme le bovarysme culturel.

Au fort de sa dictature en 1963, Duvalier déclare : « Mon gouvernement constitutionnel est né d’une révolution, la révolution des classes moyennes et des masses urbaines et rurales aspirant à accéder à plus de dignité de leur être et à plus de lumière [6]. » Dans sa tête dérangée, Duvalier détourne les revendications populaires pour les insérer dans son moule fasciste, conservateur et réactionnaire. Les milliers de tontons macoutes sont en grande partie des déclassés sociaux qui rentrent sur la scène historique. C’est ce que traduit Barrington Moore Jr. quand il écrit : « Le fascisme est une tentative de rendre populaires et plébéiens la réaction et le conservatisme… » [7]. L’occupation tonton macoute prendra le relais de celle de la période américaine de 1915 à 1934, avant qu’elle soit reprise sous des formes différentes depuis 1994 et vienne hypothéquer l’avenir à partir de 2004 avec la présence des troupes de la MINUSTAH.

Condamnées à faire une histoire qu’elles ignorent, les masses haïtiennes ont été bafouées. Elles voulaient apprendre mais, sous de multiples prétextes, le pain de l’instruction leur a été refusé. Leur génie a été noyé. Elles diront leur désir de savoir dans ce chant vaudouesque : si ou pa mete’m lekol, map fè jendam arete’w (si vous ne m’envoyez pas à l’école, je vous fait mettre en prison). Dans le processus de désintégration ainsi commencé, les masses n’ont pu manifester d’exigences envers elles-mêmes. Et la déshumanisation de l’homme haïtien s’en est suivie avec tout ce que le tonton macoute a symbolisé.

Garder une attitude positive

C’est à ce pays en retard et en déclin, qu’on dit souvent sous perfusion, qu’il faut administrer un stimulant. La corruption par le dévergondage a un long passé. La communauté internationale pour mener sa politique antipopulaire et défendre ses intérêts a appuyé l’immoralité des Duvalier et en a fait un facteur de croissance. Dans ce que Michel Foucault nomme « le concret du pouvoir », c’est-à-dire les actes par lesquels il s’exerce [8]. Duvalier organise la débandade spirituelle avec la prolifération des sectes et le tourisme sexuel. C’est en effet sous ce gouvernement que la débauche s’installe dans les mœurs de manière irréversible. La passion de l’excellence disparaît et le nivellement par le bas devient la norme. Duvalier impose aux élites leur démission. Les gouvernements ultérieurs forceront ce trait jusqu’à la caricature. Ceci est particulièrement vrai dans le secteur de l’éducation où seulement 15% des professeurs sont d’un niveau acceptable. D’où la nécessité de la création d’écoles pour les professeurs. L’enseignement médiocre dans un milieu où l’élite n’a rien à faire de la culture ne fait qu’accentuer la perte de substance et le côté pervers du contrôle des consciences auquel rêvent certains pays totalitaires. Pour arrêter ce processus qui va en s’amplifiant, il importe d’adopter une attitude exemplaire envers soi-même et de braver les dangers en connaissance de cause. De rester combatifs, tout en gardant une attitude positive.

En effet, sur les ruines de nos séismes naturels et politiques, les efforts resteront vains si un discours de franchise ne tente de cerner les bases du déclin haïtien. Un déclin du savoir, pour ne pas dire un déclin cognitif. Pas besoin d’une longue réflexion pour comprendre pourquoi les persécutions des uns et les souffrances des autres se fondent dans une ambiance de dérision et d’errance. L’éclairage sur les sentiers battus de l’ingérence étrangère en Haïti n’est qu’une face de la médaille. L’autre est la politique d’utilisation scandaleuse des masses populaires à des fins politiques, commencée avec les tontons macoutes des gouvernements de François et Jean-Claude Duvalier, qui n’a pas fini de tourmenter la société haïtienne. Cette politique cynique à laquelle s’est ralliée la bourgeoisie haïtienne sous le jean-claudisme bambocheur s’est intensifiée avec le mouvement anarcho-populiste dont nombre de militants de choc émargeaient carrément au budget des entreprises publiques telles que la Téléco, l’APN, etc.

À partir de 2006, le conflit inter-lavalas entre Aristide et Préval va donner une autre dimension à la politique d’utilisation scandaleuse des organisations dites populaires. Pour tenter de casser la base d’Aristide dans les bidonvilles, Préval va démobiliser un certain nombre d’activistes en leur proposant un mandat au Parlement. Dès lors, la descente aux enfers se fera ouvertement avec la volonté du président de la République de s’accaparer de tous les espaces de pouvoir c’est-à-dire de la Présidence, de la Primature et du Parlement dans un narcissisme reflétant la pathologie du pouvoir en Haïti. Telle est la triste et dure réalité à laquelle les démocrates doivent essayer de se colleter pour tenter de sortir Haïti de la mélasse dans laquelle elle est empêtrée depuis. (à suivre)



[1] Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II, volume II, Paris, Armand Colin, 1982, p. 223.

[2] Barry Paris, Song of Haïti : The Lives of Dr. Larimer and Gwen Mellon at Albert Schweitzer Hospital of Deschapelles, Public Affairs, 2000.

[3] « My feelings at this point are a combination of sadness at the state of the people, some revulsion at the irresponsibility of their leaders and the international community that has put them in that state… », Dan Simpson, « The sad state of Haïti », Pittsburgh Post-Gazette, October 12, 2011.

[4] Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (1852), Paris, Éditions Sociales, 1969.

[5] Leslie Péan, Économie politique de la Corruption — Le Saccage, Tome III, Maisonneuve et Larose, Paris, France, 2006, p. 419.

[6] « Papa Doc et les tontons macoutes », Cinq colonnes à la une, Institut National Audiovisuel
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MessageSujet: Re: A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson   A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson EmptySam 12 Nov 2011 - 21:53

rayi chen di danl blan Lesly Pean se yon nan entelektyel ayisyen ki pa pè mete verite sou tanbou kom sa dwe fet.Mwen presante li konpliman e felisitatyon pou bel kout plim saa.Jenn gason ak jenn fanm yo aprann byen wi pou nou pa kite move sirenn vinn gonfle nou ak manti.kote makout yo ak ti wouj yo?

"Dès lors, la descente aux enfers se fera ouvertement avec la volonté du président de la République de s’accaparer de tous les espaces de pouvoir c’est-à-dire de la Présidence, de la Primature et du Parlement dans un narcissisme reflétant la pathologie du pouvoir en Haïti. Telle est la triste et dure réalité à laquelle les démocrates doivent essayer de se colleter pour tenter de sortir Haïti de la mélasse dans laquelle elle est empêtrée depuis. "

(à suivre)

paragraf saa dekri reyalite ayisyenn dans toute sa laideur.
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MessageSujet: Re: A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson   A propos d'une reflexion de l'ex ambassadeur americain Daniel H.Simpson EmptyDim 13 Nov 2011 - 22:16

LGR, mesi pou tèks sila. Misye se yon nèg ensizif, youn la rar nèg k'ap pense e ki pa janm manke yon chapitr lan politik an Ayiti.

However, mwen kwè ke objektif tout pati se pou gouvène ak majorite. Menm si m'pa'p janm kosyone magouy. Men politik pa yon aktivite imakule. Ayiti tèlman tèt an ba ke menm nèg ki te byen entansyone ka tonbe lan fè gaf. Mwen jis espere ke 2011 va sèvi leson.

Sa bay a reflechi on ti moman. Ofon, ki ès ki pi move ènmi Ayiti si se pa Ayisyen?
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