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 Haïti et la Seconde Guerre Mondiale: Philippe Kieffer

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MessageSujet: Haïti et la Seconde Guerre Mondiale: Philippe Kieffer   Haïti et la Seconde Guerre Mondiale: Philippe Kieffer EmptySam 12 Nov 2011 - 22:19

Qui était Philippe Kieffer ? Voici les réponses souvent étonnantes de René Estienne. C'est un peu long, mais cela en vaut la peine.

" Il est né au Port au Prince en Haïti le 24 octobre 1899, d’un père, Philippe, originaire d’Alsace, marié à Cécilia Mary Cooke. Les prix et accessits qu’il remporte entre 1911 et 1916, de la septième à la classe d’humanités du collège Notre Dame de Bon Secours des Jésuites à Jersey, montrent un garçon à l’excellente éducation classique, attiré par la religion, l’histoire et la géographie, doué pour l’anglais et pour l’écriture, entouré de condisciples aux noms prestigieux et aux carrières ultérieures impressionnantes."

"Il complète son baccalauréat ès lettres par un diplôme des hautes études commerciales obtenu à La Salle Extension University. Installée à Chicago, (...) elle est alors l’un des deux seuls établissements des Etats-Unis à être autorisé à dispenser des diplômes par correspondance. Quelles que soient les conditions dans lesquelles Philippe Kieffer, qui avoue par ailleurs « un an à Oxford », poursuit ses études supérieures, il les fait fructifier dans l’entre-deux guerres au sein des milieux d’affaires d’une société européenne et coloniale en principe très confortablement installée dans l'existence." (Pour lire la suite cliquer ci-dessous)

"Il possèderait de solides réseaux en Amérique centrale et du Sud, où il intervient pendant 10 ans comme co-directeur de la banque nationale de la République d’Haïti, pendant sept ans comme conseiller du commerce extérieur auprès de la légation de France, secrétaire de la chambre de commerce française à Port au Prince. (...) Ses responsabilités professionnelles l’immergent également dans le monde anglo-saxon, comme fondé de pouvoirs de la National City Bank of New York pendant 4 ans, banquier et agent de change à son compte personnel pendant 2 ans."

"De liens directs avec la France, ce bourgeois sportif et athlétique en pleine santé, marié et père de deux enfants, adepte de golf, de tennis, de football et de rugby, qui lit et parle couramment l’anglais et l’espagnol, voire l’italien, ne semble guère en avoir eus pendant les quarante premières années de sa vie."

"Il n’a notamment aucune expérience d’ordre militaire, l’ambassade de France en Haïti n’ayant pu d’après lui donner de suite concrète à sa demande d’engagement volontaire pour la durée de la guerre en 1918, et sa position de Français de l’étranger dans l’incapacité de venir en France l’ayant dispensé en 1920 de faire son service militaire. Aux yeux du bureau de recrutement de Bordeaux, auquel il est rattaché depuis 1915, sa situation se révèle un peu plus problématique. Appelé à l’activité le 20 juin 1918 pour rejoindre le 57° Régiment d’Infanterie, le matricule 4883 de la classe 1919, employé de commerce, manque à l’appel (...). Le 16 novembre 1918, il est enregistré comme insoumis. Rayé de l’insoumission le 24 mars 1920, « n’ayant pu être rapatrié en raison des hostilités », il est dispensé le même jour du service actif, puis affecté dans la réserve à la 18° section d’infirmiers militaires du 29 janvier 1929 au 20 septembre 1932."

"Le 9 mai 1939, ce « chef de service banque » annonce à l’armée son retour définitif de Port au Prince et son installation au 24 rue Félicien David, dans le 16° arrondissement de Paris. C’est donc en rupture évidente avec son passé que, divorcé du 6 avril 1939, il s’engage d’après ses dires comme volontaire dans l’armée de terre le 2 septembre suivant, avec une commission de sous-lieutenant interprète. Là encore, la version administrative est un peu plus technique. Réserviste, il se présente réglementairement le 3 septembre au bureau de recrutement de Bordeaux qui le remet dans le droit commun et le classe sans affectation. Domicilié 53 quai des Chartrons, il fait jouer les dispositions de l’instruction du 29 juillet 1926 qui fixe les diverses catégories de militaires susceptibles d’accéder à un grade d’officier de réserve. L’alinéa b de l’article 25, consacré aux interprètes militaires de réserve, permet d’en recruter « parmi les interprètes stagiaires de réserve reconnus aptes, à la suite d’un stage, aux fonctions d’officiers interprètes ». C’est cette référence qui figure, le 2 octobre, sur l’autorisation qui le verse à l’armée de mer, où il est immatriculé au bureau maritime de Toulon sous le numéro 102463-5."

"Le 10 octobre, il rejoint la Marine nationale comme matelot de 2ème classe, diplômé interprète traducteur. Il est affecté « état major des forces maritimes du Nord à Dunkerque, par ordre du département EMG2, sans autre indication ». De cette première partie de la guerre, dont il sort physiquement blessé aux pieds et moralement surdéterminé à en découdre, il n’a jamais laissé d’évocation. Son livret militaire, égaré par le centre Marine Paris, ne peut compenser une case matriculaire particulièrement laconique. Est-il comme il le laisse entendre – matelot de 40 ans « interprète traducteur de l’amiral Abrial à Dunkerque » – un témoin anonyme et impuissant placé aux premières loges de la déconfiture des armées de la III° République, au cœur d’un état major marqué au début de la drôle de guerre par l’affrontement des pensées stratégiques de Castex et Darlan, puis par les relations quotidiennes sur le front avec les armées françaises et la British Expeditionary Force, pour enfin vivre le paroxysme des combats de la campagne de France et de l’évacuation de Dunkerque ? Ou, beaucoup plus modestement, employé au service de la police de navigation de Dunkerque qui le promeut quartier maître le 1er janvier 1940, lui fait passer à Cherbourg le 19 janvier son certificat d’interprète pour la langue anglaise, le nomme quartier maître secrétaire de réserve le 1er avril, l’affecte le 6 mai à la préfecture maritime de Cherbourg, juste avant le déclenchement de l’offensive allemande, avec perspective de passer second maître au 1er juillet ? Quoi qu’il en soit, il fait partie des personnels de la préfecture maritime de Cherbourg qui arrivent à minuit, le 18 juin, à Southampton, embarqués sur la citerne Tonneau."

[A Londres, le général De Gaulle] " lance le 1er juillet la formation immédiate d’une force française terrestre, aérienne et navale composée de volontaires. Parmi ceux qui se précipitent en ce premier jour d’enrôlement des FNFL, le cent quatorzième est Philippe Kieffer. C’est comme quartier maître secrétaire militaire qu’il « rallie le mouvement », tout en indiquant qu’il serait volontaire pour aller en qualité d’officier en bataillon des fusiliers marins."

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/05/6-juin-44-connaissezvous-philippe-kieffer-banquier-de-45-ans-sans-exp%C3%A9rience-militaire-.html


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