Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 vodou

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MessageSujet: vodou   vodou EmptyMer 30 Nov 2011 - 11:37

le manoir de la magie

MAGIE AFRICAINE / LE VAUDOU
source :espritduvaudou.ifrance.com

Le vaudou, art des îles et precisemment de contact avec la vie... Et oui, beaucoup depuis des années ont cru que le vaudou etait l'art de la mort mais c'est celui de la vie. une sorte de chamanisme mais du point de vue humain. Le vaudou connait l'humain, etudie les morts pour mieux connaitre les vivants, possede quelques animaux totems (serpents, scorpions, crocodiles, mangouste... héhé et oui la mangouste.

La pratique de cet art est en verité tres recent en comparaison des autres arts occultes.

La pratique est rarement basé sur un etre incantant, mais sur la foi de groupe, appeller plus communement "communauté d'esprits" chez les boudhistes. Groupes rarements nombreux, mais surveiller d'où la crainte qu'il inspirent.

Le vaudou fait penser sans equivoque aux religions africaines, mais en ayant une enorme difference. les religions africaines sont basés sur la craintes, et l'envie d'obtenir la force "de". Le vaudou recupere de force la force "de", et inflige sevice impunement... d'où le peu de pratiquant car les retours sont aussi violent que rapides...

le vaudou en afrique est plus pratiquer pour faire le mal que le bien, ainsi que pour dégager une personne possèdée. il sutilisent pour cela une chèvre noire, ou coq noire, font cela les nuits de pleine lune pendant 3heures, et entre en transe avec les "dieux" appelés. à haiti le vauou est plus souvent utilisé pour le bien contrairement à l'afrique, pour guérir des maladiesn pour désenvouter par contre le macimba là bas est plus utilisé pour envoutement, au bénin ils utilisent des sacrifices tant animal, que humains ainsi que dans certaines région du sénégal et autres pays d'afrique. en europe ils utilisent les dagydes pour faire le mal , le bien et guérison
les dagydes sont utilisées pour le macumba,et aussi pour le vaudou ça deviens meme la mode en europe plutot que de faire une poupée vaudou. tu as toutes sortes de dagydes meme en forme de tète de mort et de cerceuil là vous aurez compris que c'est pour le mal et tué une personne, il y aussi les dagydes vertes que l'ont peux utilisées pour faire une guérison pour soi meme ou pour une personne, ainsi que les rouges, pour envoutement d'amour, faire revenir l'ètre aimé, séparés des couples, il y a les noires, et aussi les blanches

FON BENIN
VAUDOU vient du mot VAUDOUM qui, en dialecte "Fon", signifie ESPRITS. Le VAUDOU c'est le culte des ESPRITS que l'on appelle indifféremment LOAS, MYSTERES ou ZANGES.

La Culture VAUDOU est le seul héritage des africains jetés dans le nouveau monde.
C'est un témoignage de la vitalité de l'identité humaine, de la résistance face à l'oppression.
C'est une vision d'hier pour une alternative de demain.
Le VAUDOU est donc multiple car il est toutes choses pour ses enfants de la diaspora du nouveau monde. Il est médecine, justice, police, art, danse, musique ainsi que pratique religieuse.

On peut être VAUDOU sans être pratiquant comme on peut être protestant et incrédule, bien que la naissance n'empêche aucunement de partager les valeurs du VAUDOU.

A l’origine du VAUDOU, nous trouvons les grandes médecines traditionnelles africaines, grandes magies exercées par les initiés dont on trouve la source au NIGERIA en passant par la GUINEE, le CONGO, la COTE D'IVOIRE, le GHANA, le LIBERIA, le TOGO, le BENIN, le CAMEROUN, le SENEGAL, etc...

Chaque pays possède plusieurs rites VAUDOU, même si l'appellation VAUDOU pouvait être différente et adaptée en fonction des besoins. Ainsi, les LOAS indispensables au VAUDOU ont des noms différents selon les endroits ou ils sont invoqués ; chez les soudanais ce sont des mlouk (melk au singulier), chez les Wolofs du Sénégal pratiquant le NDÖP il s'agira des RAB et chez les Ethiopiens pratiquant le ZÂR ils porteront le
même nom.

ORIGINES
Le VAUDOU tire ses racines des pratiques religieuses et magiques africaines associées au culte catholique. En effet aux XVI ème siècle, pour pallier à la disparition des indiens en tant que main d’œuvre des millions esclaves africains vont être déportés dans les colonies du Nouveau Monde et notamment sur l’île de St Domingue (qui deviendra plus tard Haiti).

C’est là que naquit le Vaudou. Sous l’influence et l’oppression des colons, les esclaves métissèrent leurs traditions africaines du culte catholique. Très vite les réunions secrètes se multiplièrent dans les champs de coton, les forêts et les grottes

Le Vaudou peu à peu devint un outil de cohésion entre les esclaves, une communion spirituelle et sociale dans la résistance face à l’esclavage. A tel point que ce fût lors de la cérémonie de « Bois Caïman » que fût prêté le serment qui donnera lieu à la première grande insurrection à Haïti.


Par la suite avec la proclamation de la première république noire de Haiti en 1804 et les migrations des esclaves le Vaudou dépassa les frontières des Caraïbes. C’est à cette époque que la Nouvelle Orléans devint la place forte du Vaudou aux Etats Unis.

Louisiane Nouvelle Orleans
Avant 1803 la Louisiane appartenait à la France. Les colons français, témoins de ce qu’il s’était passé à Haiti, interdirent toute importation d’esclaves venant des Indes Occidentales. Mais la louisiane fût rachetée par les américains qui levèrent l’embargo. Les esclaves des Indes affluèrent alors à la Nouvelle Orléans.

Certains étaient libres, affranchis ou esclaves en fuite. D’autres sont arrivés avec leurs maîtres qui fuyaient la révolte. Ils amenèrent le Vaudouisme.

Les premiers lieux de rassemblement seront le Bayou de St.John et les abords du lac Ponchartrain à la Nouvelle Orléans, lieux qui demeureront célèbres pour leur cérémonies.

Dès 1817, les maîtres d’esclaves commencèrent à craindre ces rassemblements, tout rassemblement fût alors interdit en dehors de zones et d’horaires bien déterminés, en l’occurrence les dimanches après midis au Square Congo.

Les esclaves et les affranchis y faisaient des simulations de leurs danses vaudous devant les tenants de la société créole. Bien sûr parallèlement ils continuaient à se retrouver en secret pour pratiquer le véritable Vaudouisme. Vers 1830 apparût une reine vaudou, probablement la plus connue des grande prêtresses,Marie Laveau. Elle dirigea le Vaudouisme à la Nouvelle Orléans durant plusieurs décennies.

CROYANCES
Polythéiste ou monothéiste ?
Il y a dans le vaudou tout un panthéon d’esprits nommés loas. Lors des cérémonies ce sont ces esprits qui sont invoqués. Mais au dessus il y aurait Dieu ou le « Grand Maître », démiurge suprême qui serait le début et la fin de tout ce qui existe.

Si son nom est souvent invoqué dans la vie quotidienne, il ne lui est rendu aucun culte, car placé au fondement même de la symbolique des esprits, il en constitue la réserve. Ainsi les loas seraient l’équivalent des Saints de la religion catholique (il est d’ailleurs troublant de voir à quel point beaucoup de ces loas correspondent à des Saints du catholicisme) , à savoir des intermédiaires entre l’humain et le divin .

Des sa naissance le vaudouisant , après son baptême catholique est placé sous la protection de son lwaracine, esprit tutélaire de sa famille.Plus tard il devra subir les épreuves de l’initiation.Il devra alors servir un esprit spécial, le lWa-me te t(loa maitre tête), qui aura pour charge d’assumer la direction de sa vie. Les loas sont parfois représentés sous formes d’ancêtres disparus, d’humains à visages d’animaux ou de Saints de la mythologie chrétienne. Ils sont terrestres mais invisibles, ils logent dans les éléments naturels : les arbres, les rivières, les montagnes, le tonerre, la tempête, le feu , l’eau, l’air.
Les loas sont divisés en deux groupes , ceux du culte Rada, et ceux du culte Petro.

Les loas rada viennent de la tradition africaine et sont de nature bénéfique et bénigne.

Les loas petro sont apparus à l’époque de l’esclavage et ont une connotation beaucoup plus ambivalente et obscure.

Papa Legba est l’un des principaux loas. Il est le maître des carrefours, il garde l’entrée des temples, la croisée des chemins. C’est le premier loa à être invoqué lors des cérémonies car c’est celui qui ouvre les portes de la communication avec les autres loas. Versatile, parfois colérique, il peut être tout à tour protecteur ou maléfique.

On le représente parfois sous les traits de Saint Pierre, qui garde les clefs du Paradis. Il vit sur les routes ou les croisements, où il apparaît sous les traits d’un vieillard boiteux en haillons. On lui offre du riz, des bananes et des coqs, sa couleur est le rouge.


Un autre loa de première importance est Baron Samedi. Il est le chef des Gédés qui sont les loas de la mort, sa femme est la Grande Brigitte. Il est souvent représenté en habit noir et en chapeau haut de forme en train de fumer le cigare en buvant du rhum. Les cérémonies de magie et de sorcellerie qui lui sont consacrées ont lieu dans les cimetières ou à la croisée des chemins. On lui sacrifie boucs et coqs noirs, son attribut est une croix noire et ses couleurs sont le noir et le violet.

Erzulie est le loa de l’amour. Son domaine est l’amour sous toutes ses formes, aussi bien psychique que charnel. Elle apparaît souvent sous les traits de la Vierge Marie. Mais elle est provocatrice et sensuelle, mi madone mi prostituée. On lui offre des parfums et des objets de toilettes. Son symbole est un cœur multiple et un miroir.

Damballah est l’un des loas les plus anciens. Il est représenté sous forme d’une couleuvre blanche. C’est un loa bénéfique , sa femme est Aïda Wedo qui a les mêmes champs d’action que son mari. Il habite dans les sources et les rivières et son symbole est une couleuvre arc en ciel. On lui offre tout ce qui est blanc :des poules blanches, du riz, du lait, des œufs , de la farine.


Ogoun a pour attribut des cornes de taureau. Il représente l’aspect guerrier. Il aime recevoir en offrande des coqs rouges, parfois un bœuf. Ses adeptes portent un foulard rouge. Le feu est son élément mais il est aussi le loa de la fertilité.


Les loas Jumeaux (ou loas loa Marassa) sont parfois représentés sous les traits de Saint Côme et Saint Damien.Ils symbolisent l’harmonie première, l’union originelle du ciel et de la terre , du jour et de la nuit, ils réunissent les contraires. Ils sont instables et peuvent être destructeurs.
Le Vaudou compte une multitude d’autres loas,et au fur et à mesure du temps en apparaissent d'autres.En effet le Vaudou s'adapte aux différentes époques et intègre certaines croyances d'autres religions.

Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a pas véritablement de dogmes, et que les croyances y ont été transmises essentiellement par voie orale, même si certains textes, comme la Kabbale ou la Bible, sont utilisés.


RITES
L'un des moments essentiels est la cérémonie. C'est durant ce moment que vont être invoqués les loas.Le rite se fait au sein d'un hounfor(temple vaudou) et est dirigé un Houngan(prêtre vaudou) ou son équivalent féminin la Mambo.Le Hougan et la Mambo sont souvent munis d'une calebasse emplie de vertèbres de couleuvre qui les différencie des autres pratiquants.La cérémonie se déroule en deux temps principaux:l'appel des loas et le sacricice.

Avec le Houngan et la Mambo, les initiés sont les principaux acteurs de la cérémonie. Ils ont divers rôles : musiciens,danseurs,commanditaire, sacrificateur,spectateurs.

On sacralise l'espace par le rite du jétédlo (jeté de l'eau), la disposition des objets sacrés vers les quatre points cardinaux et la parade des drapeaux. Au milieu du lieu de cérémonie se trouve le poteau mitan, mât décor des signes loa, symbole de la communication entre le monde céleste et le monde terrestre:le poteau mitan symbolise l'axe du monde. Au pied du poteau mitan, sur un socle, sont rassemblées les offrandes, différentes selon le loa invoqué. Au sol sont dessinées, autour du poteau mitan, à la craie, avec de la farine, du plâtre ou du marc de café les symboles des loa : les vèvè. D'autres signes sont souvent peints sur le poteau mitan, accompagnés d'objets accrochés, notamment des feuilles de palmier royal destinés à chasser les mauvais esprits.

Puis les tambours, éléments essentiels et symboliques du rite, semettent en place. Les tambours font battre à l'unisson les coeurs des initiés et ceux des loas,les deux mondes entrent alors en contact par les prières, les danses, la musique et les libations.

Les loas sont sensés se nourrir et bien boire à leur arrivés afin d'être disposés à aider ceux qui sollicitent leur aide. Des mets divers et des liqueurs les attendent. Arrive alors le moment du sacrifice. On prépare l'animal en l'habillant de symboles multiples, en le nourrisant et en le parfumant avec des potions préparées par le Houngan. Le rythme des tambours s'accélère et se fait plus intense, emportant les initiés dans une transe spirituelle.Une fois l'animal égorgé,le sacrificateur goûte à son sang et les initiés y trempent leurs mains.

L'animal est alors présenté, offert symboliquement aux loa,face aux quatre points cardinaux.Les chants et danses redoublent de puissance,les vèvès préalablement déssinés sur le sol sont sensés appeller les loas. C'est alors que survient le sommet de la cérémonie. Le loa entre dans le corps de l'un des initié, on dit qu'il le chevauche.

Il se met à danser avec frénésie, différemment selon le loa invoqué. Le loa ne partira pas tout à fait,après la cérémonie, un lien se crééra entre l'initié et l'esprit, pour toute sa vie.

Vases, bouteilles,colliers,bougies,pierres sacrées,pots,paquets magiques,poupées, ficelles de toutes couleurs entassés sur un autel. Ce sont des wangas, ils sont destinés à capter les esprits,bénéfiques, maléfiques ou protecteurs."Wanga"signifie fétiche. Ce sont bien souvent des objets ayant une fonction particulière.Certains peuvent avoir pour rôle de protéger une personne ou d'influer sur sa vie de façon bénéfique,d'autres d'influencer les éléments. Les fameux gris-gris sont également utilisés,ce sont en général de petit sac en cuir porté autour du cou et contenant une mixture contenant divers éléments (poivre de cayenne, brique en poudre,cheveux,peau de serpent etc..).

Si les Houngan recherchent avant toutla communion spirituelle par le respect des équilibres et l'osmose avec la nature et les différentes formes de vie, il existe des prêtres nommés Bokor, qui eux se livrent,dans le but de nuir, à une forme de magie noire .C'est cette dernière qui, même si minoritaire chez les véritables pratiquants vaudou, a le plus marqué l'inconscient collectif.

Ce qui différencie un Bokor d'un Houngan est essentiellement la pratique de l'envoutement, notamment par l'utilisation de poupées vaudou. Même si en réalité ces dernières font davantage parti du folklore que véritablement du Vaudou par lui même. Il est d'ailleurs amusant de voir que cet aspect du Vaudou est celui qui vient en premier dans l'esprit des gens lorsqu'on leur parle de Vaudou.. mais ce genre de poupées existaient bien avant la naissance du Vaudou.

Dans la France du Moyen-Age des poupées en cire traversées d'aiguilles pour nuir à autrui étaient déjà utilisées.Ces poupées ne seraient elles que des Vestiges du colonialisme importées par les européens? Il n'en demeure pas moins qu'elles sont utilisées dans le Vaudou, mais cette pratique est plus de l'ordre du Hoodoo(Partie folklorique et sorcellerie) que véritablement du Vaudou pure en tant que religion.

Une autre pratique assez connue est la zombification.Le bokor fait jeter au visage de la victime une poudre la plongeant dans une profonde léthargie proche de la mort.Le but est de ralentir les fonctions vitales au maximum, ce qui donne tous les symptômes de la mort clinique. Dans la conception de cette drogue intervient egalement, pour le folklore (?) des os broyés en poudre de préférence ceux d'un ou d'une sorcière, lézards, ver polychète, plantes, mais aussi la Tétradotoxine issue du poisson globe qui a un grand rôle dans la composition de cette poudre.

Tenue pour morte la victime est enterrée,puis exhumée le soir même par un sorcier qui lui administre un contre poison. L'individu reste plongé dans un état de catalepsie, dû à la faible oxygénisation de son cerveau. Le bokor se servirait ainsi de ce zombi comme esclave.

Il existe à Haïti des sociétés secrètes telles que Bizango ou le Cochon Gris,constituées de Bokors, exercant ce genre de pratique ainsi que le sacrifice humain. Il est difficile de savoir si de telles affirmations sont fondées, il n'en reste pas moins que ces sociétés secrètes instaurent un climat de terreur bien réel au sein de la population haitienne.


PANTHEON




Voici une liste non exhaustive des principaux loas, accompagnés pour certains, de leurs vèvès.

Agaou : Maître du tonnerre,de la foudre et du vent


Agoué : Maître de la mer et des océans. Il est le patron des marins.

Aida Wedo :Elle est considérée comme étant l'équivalent de la déesse africaine Mawu. Elle est le loa de la fertilité et de la nouvelle vie, et la compagne de Dambalah.Elle symbolise a connaissance.

Aïzan: Aïzan est l'esprit de l'initiation.C'est un loa bienfaisant et protecteur symbolisant la guérison, notamment par les plantes. Sa pureté est représentée par les feuilles du palmier royal. C'est elle-même une Mambo qui aide de façon invisible ceux qui transmettent la Connaissance Vaudou, elle est la patronne des marchands.

Azaka : Loa de l'agriculture.

Baron Samedi : Génie de la mort et maître de cimetières. Il est le chef de esprits de la mort, les Guédés.

Bossou : Loa des politiciens. Il est souvent représenté comme un homme-taureau à trois cornes.

Damballah : Dieu serpent des origines, détenteur de la connaissance ancestrale, il est la figure du père sage et protecteur. Il représente le printemps et est le maître des lacs et des rivières.Il veille à l'équilibre des forces. Il est symbolisé par la couleur blanche et le serpent.

Erzulie : Loa de l'amour, de la volupté et de la beauté.Elle représente les différents visages de la Femme à travers les sentiments amoureux à tavers ces multiples représentations. Erzulie Freda est la femme aimante et passionnée tandis qu'Erzulie Dantor est la femme jalous et destructrice. Durant les cérémonies il lui est offert des bijoux, des parfums, du vin de grand cru.


Grand bois : Loa représentant le pouvoir de la végatation et des forêts. Il symbolise par la même la regénérescence et la guérison par les plantes.


Legba : Aussi appelé "Mèt-Klfou"(maitre des carrefours), il est le loa de la croisée des chemins. C'est le premier loa invoqué durant les cérémonies, car c'est lui qui ouvre les portes vers le monde éthéré et vers la communicaion spirituelle.Il est la personnification de la sagesse et de l'humilité. C'est pour cette raison que les offrandes qui lui sont offertes sont moins grandiloquentes que celles des autres loas.Il apparait bien souvent comme un vieillard boiteux.Dans certaines traditions on le surnomme "Le Gardien de la Porte".

Loco : Loa des arbres, il est le patron des guérisseurs.Il est celui qui donne aux feuilles leurs vertues médicinales. Selon la légende il aurait été humain avant de devenir loa. Il est le maître du poteau mitan lors des cérémonies

Marassa : Loas jumeaux, ils représentent l'équilibre des forces et la dualité, l'unité originelle des contraires. Ils symbolisent le haut et le bas, l'humain et le divin, le mortel et l'immortel. En eux se trouve l'union originelle de la Terre et du Ciel, du Jour et de la Nuit. Toutes les offrandes qui leur ssont attribuées par leurs fidèles le sont en double ou en triple. Ils auraient le pouvoir de faire tomber la pluie et d'aider les docteurs-feuilles et seraient responsable de l'abondance du monde.

Ogoun : Loa guerrier associé au feu et au fer. Il était très sollicité durant les époques de révoltes contre l'esclavage.

VRAIS ou FAUX VAUDOU

Il faut savoir en effet s'y retrouver dans la jungle des petites annonces en tout genre promettant monts et merveilles pour gogos crédules de tous ordres.
Pour commencer, sachez que de vrais VAUDOU ne feront AUCUNE PUB ni petites annonces que ce soit dans des petites annonces ou dans des encarts publicitaires, et encore moins dans des affichettes distribuées à la sortie d'un métro ou autre...

Un véritable Maître vaudou (Hougan), n'a pas besoin de pub pour que les gens viennent à lui. On viendra vers lui comme cela, de façon naturelle et évidente.

Méfiez vous aussi de ceux qui se disent HOUGAN mais sans Hounfor véritable.. Aux antilles, on les appelera des BOKOR, sorte de sorcier souvent tourné vers ce qui rapporte le plus d'argent vite fait et sans scrupule.

Avant d'être Hougan, il faut des années d'initiation différentes à des échelons divers. Ainsi, un véritable hougan est celui qui détient la charge d'un hounfor et donc d'une communauté vaudou !

Un HOUGAN est le Maître d'un HOUNFOR, et a la capacité d'initiation laissée à sa discrétion. Il a des Assistants avec lui, il n'est jamais seul car dispose d'autres PRETRES VAUDOU pour l'aider et l'assister.

Dans tout hounfor véritable, vous y trouverez aussi des HOUNSI , sorte d'apprentis vaudou. Ils seront reconnus apprentis vaudou qu'après une période probatoire qui peut aller de 1 à 5 ou 10 ans ...!..

A l'occasion des cérémonies, vérifier le nombre de personnes, car une cérémonie vaudou avec moins de 20 ou 25 personnes n'est absolument pas une cérémonie vaudou..

En bref, évaluez le sérieux d'un hougan en regardant comment il vit.

Observez s'il est à la tête d'une communauté vaudou, s'il a bien sa "Confiance cayes" et surtout.. vérifier qu'il détienne bien la sagesse, et cela, c'est rarement à 30 ans qu'on l'obtient...
Si celui qui se dit hougan ne dispose pas de l'ensemble de ces éléments, alors c'est un simple séancier, voyant ou autre, qui ne peut en aucun cas prétendre à la fonction de Hougan.


COMMENT RECONNAÎTRE UN VÉRITABLE HOUGAN ?
On reconnaît souvent un Hougan à sa grande sagesse acquise avec les années. En général c'est un homme très instruit et cultivé. Il est le détenteur de grands secrets, ce qui le force à de la modestie.

Un véritable Hougan est un prêtre.. Grand prêtre certes, mais en général il ne touche pas à l'argent.. les dons qui lui sont fait le sont au nom du hounfor dont il a la charge. A charge pour ce hounfor de subvenir traditionnellement à tous les besoins matériel du Hougan bien entendu !

Le HOUGAN a aussi toujours sa CONFIANCE CAYES. C'est une femme dont il a entière confiance et qui le seconde dans ses tâches spirituelles. (Ça sera un homme si c'est la femme qui est MAMBO, pendant féminin du HOUGAN.)

C'est un guerrier de la vie, c'est le médiateur entre le monde de l'au delà et les vivants. C'est toujours un homme de sagesse. C'est pourquoi il est rare de trouver des hougan de moins de 50 ans en Europe notamment. Il en est parfois pas de même dans les Caraïbes et en Afrique bien entendu. Devenir HOUGAN est un aboutissement de toute une vie


INITIATION VAUDOU : Comment s'y prendre Attention aux arnaques nombreuses dans ce domaine !!!!

Depuis quelques temps, on nous rapporte que certaines personnes se faisant passer pour vaudou, se proposent d'initier les imprudents au vaudou moyennant certaines sommes allant de 2000, 4000 voire même 7000 euros ...

Il est évident que ces sommes, absolument farfelues ne reposent sur aucun fondement, sont proposées par des personnes même pas initiées au vaudou et n'en connaissant que quelques brides à travers des lectures plus ou moins sérieuses

Les véritables initiés vaudou savent qu'une initiation ne se fait pas a la demande pas plus que dans n'importe quel lieu ou par n'importe qui..

Il y a le temps de l'apprentissage qui peut parfois prendre des années et surtout le lieu. On initie pas n'importe ou à la sauvette dans un appartement maquillé en pseudo hounfor pour l'occasion de l'accueil du gogo incrédule..

Pour savoir si vous êtes dans un lieu véritablement sacré et vaudou,

parlez-en avec les hounsi qui sont déja en place et demandez leur avis... Le vaudou n'est pas un culte qui se pratique seul, c'est au contraire toute la logique d'une communauté vaudou qui fait sa force.

S'il s'agit d'un séancier qui se fait passer pour hougan ou mambo pour une femme, vérifiez toujours son hounfor et ses qualités avant de donner quoi que ce soit. Un faux vaudou saura toujours vous mettre de la poudre aux yeux.. Fiez-vous plutôt aux actes.

Une grande vigilance s'impose donc. Pour notre part, nous ne reconnaissons que très peu de véritables hougans en Europe et aucun n'a besoin de se payer des encarts de publicité !

Aux caraïbes on trouve beaucoup de sorciers BOKOR qui sont issu d'une tradition du pays ayant ses sources dans un vaudou détourné et qui le pratiquent seuls. On les trouve dans les campagnes antillaises et très rarement dans les villes. N'étant pas dans la logique communautaire vaudou, ceux-ci n'initient absolument pas puisqu'ils oeuvrent seuls avec parfois un ou deux assistants...

La voyance se pratique t'elle dans le vaudou ?
Bien entendu un véritable hougan est par nature voyant et magnétiseur tout comme il est un guide d'âmes et un capteur de rêves ... Il doit sa toute puissance aux esprits des ancêtres et s'avère fort efficace dans tous ces types de demandes.

L'horoscope et le vaudou ?
Les prêtres vaudou détiennent d'autres arguments pour lire votre horoscope. Souvent ils le feront par le biais des cauries sacrés (coquillages). faites confiance à un véritable prêtre vaudou lorsqu'il vous proposera de vous guider dans votre vie de tous les jours.

VAUDOU ET MARABOUTS
Le vaudou et le maraboutage est-il semblable ?
Le vaudou est une chose et le maraboutage exercé par les marabouts en est une autre.

Le véritable marabout est en réalité un sage, un saint homme de l'islam et prodigue l'enseignement de ce même islam. Il n'exerce que dans le cadre de cette religion d'ou il est issu lui-même. Ces marabouts se trouvent dans des régions ou villes en Afrique et leurs techniques ne ressemblent en rien au vaudou.

Rien à voir bien entendu avec les nombreux marabouts que l'on trouve dans les petites annonces.... Le fait pour ces derniers de rajouter à leur fond de commerce le vaudou ne font d'eux que des opportunistes de la crédulité, car si c'était vrai cela équivaudrait à un non sens complet de la pratique de l'art vaudou.

Ces deux pratiques sont complètement différentes voire même parfois opposées.

En résumé, le vaudou se pratique seul et indépendamment de toute autre pratique quelque soit sa nature.

magie blanche, magie noire, vaudou..
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MAGIE AFRICAINE / LE VAUDOU FRICAINE / LE VAUDOU



Cercle de Samsara
Histoire du Vaudou
Cercle de Samsara :: Chamanisme :: Spiritualité africaine
Religion africaine qui reste implantée notamment dans l'ancien Dahomey et au Togo, le vodou s'est, de la même façon que d'autres cultes qu'on retrouve aujourd'hui en Amérique, transporté, avec les migrations d'esclaves et au prix de certaines transformations, jusqu'en Haïti . Folklore pour les uns, ensemble de superstitions pour les autres, le vodou (ou vaudou) haïtien a été regardé la plupart du temps comme un héritage africain en voie de disparition. Qu'il ait pu survivre en dépit de tous les préjugés et de toutes les persécutions, seule l'histoire des hommes concrets qui le vivent peut aider à le comprendre. Que représente-t-il dans la société haïtienne où il est le plus développé ? Comment peut-on cerner son originalité propre ?


1. Le vodou africain
Le terme vodu (vodou), ou vodun , désigne au Dahomey (devenu la république du Bénin) et au Togo les dieux ou les puissances invisibles que les hommes essaient de se concilier, individuellement ou collectivement, pour s'assurer une vie heureuse. Le terme yoruba correspondant est orisa. On peut considérer que le système religieux qui prévaut du Nigeria au Togo, chez les Yoruba, les Fon et les Ewe, est à peu près semblable, bien que les variantes locales soient multiples. Le terme vodu peut s'appliquer à des ancêtres divinisés (notamment dans les familles royales), mais son acception la plus courante renvoie aux forces de la nature telles que la terre, la mer ou la foudre. Souvent sont réunies sous une même appellation (Hevieso, dieu de la Foudre ; Sapata, dieu de la Terre) des familles de dieux aux compétences et aux pouvoirs parfois redondants, parfois contrastés. Les dieux se présentent différemment selon les contextes politiques. C'est ainsi qu'au Dahomey il y a eu parfois de véritables luttes d'influence entre les vodu de la famille royale et ceux des grands cultes publics. Le prestige attaché à la fonction de prêtre varie, lui aussi, d'une région et d'une époque à une autre. S'ils symbolisent des puissances impersonnelles et jouent, par exemple, un rôle important dans la prévention ou le traitement des maladies ou des épidémies, les vodu sont rassemblés dans un panthéon qui n'est pas sans évoquer à plusieurs égards celui de l'Antiquité grecque : par les fonctions exercées et les puissances représentées, d'une part (Hevieso est le dieu du Ciel et de la Foudre ; Sapata celui de la Terre ; Legba remplit toutes les fonctions et les rôles parfois contradictoires d'Hermès) ; d'autre part, et surtout, par la logique structurale à laquelle ils semblent obéir. Comme les dieux étudiés par Jean-Pierre Vernant (Mythe et pensée chez les Grecs , 1965 ; Mythe et tragédie en Grèce ancienne , 1972), les vodu du golfe du Bénin sont " des puissances, non des personnes ", et présentent quelques caractères remarquables : existence de couples divins, ambiguïté de chaque figure divine, impersonnalité et existence indifféremment singulière ou plurielle des dieux. Ils fournissaient ainsi une matière privilégiée aux élaborations syncrétiques qui ont vu le jour à Haïti et au Brésil. Mais, bien que certains dieux, certains rituels et certains symboles aient franchi sans dommage l'Océan, témoignant ainsi de l'admirable mémoire des hommes, on ne doit pas confondre les manifestations rituelles du " vodou " brésilien ou haïtien avec les vodu des religions africaines, dieux qui témoignent au contraire d'une remarquable résistance à toutes les formes d'inspiration syncrétique.
2. Le vodou haïtien : Un ferment de résistance contre l'esclavage
Au XVIe siècle, dès l'importation des esclaves africains dans l'île d'Haïti, les colons français mettaient tout en œuvre pour les porter à oublier leur passé : nouvelle stratification sociale avec des avantages accordés aux uns et refusés aux autres pour empêcher toute conscience de classe, mélange sur les mêmes plantations d'ethnies différentes (venues notamment des régions du Dahomey, du Nigeria), interdiction systématique de leurs cultes, et imposition à tous du baptême catholique. Sans recours, dépossédés de leur langue et de leur religion, les esclaves réussissent à trouver le chemin d'une riposte à l'oppression. Ils seront acculés à redire leur identité dans une formulation nouvelle de leur passé : la création d'une langue commune – le créole – et d'une religion commune – le vodou –, ferment de cohésion culturelle et de résistance politique. Partout en Amérique où des Noirs ont été introduits, on assiste à la reproduction du même phénomène, notamment au Brésil, avec le comdomblé et le macumba, et dans les Caraïbes. Face à un christianisme imposé par les maîtres comme caution morale à l'esclavage, la tactique utilisée consistait à s'adapter aux rites et aux symboles de l'Église, c'est-à-dire à les intégrer dans leur propre système. Dans sa constitution même, le vodou restera marqué par la clandestinité, le " hors-la-loi ". Même lors de l'indépendance (1804), quand l'esclave eut chassé le maître, celui-ci ne continua pas moins à hanter la conscience haïtienne par la langue française maintenue comme langue officielle du pays et par le catholicisme, qui restait religion d'État. Une constante de l'histoire haïtienne sera cette oppression (sous forme de refoulement) néo-colonialiste qui portera tous les gouvernements à s'aligner sur le modèle du maître. Cette marginalisation du vodou fut consacrée par la signature d'un concordat entre le Vatican et l'État haïtien en 1860 ; désormais, il revint à l'Église d'exorciser la conscience haïtienne de ses " survivances primitives " en lui imposant la façade de la culture occidentale. Portée par sa prétention à l'universalité, l'Église s'engagea dans plusieurs croisades contre le vodou dont la plus célèbre, la " campagne antisuperstitieuse " de 1941, fut organisée avec l'appui même du bras séculier.

Lieu béni, purificateur : Saut d'eau
Sans être réductible à un langage de frustrations sociales, le vodou apparaît, pour la plupart des Haïtiens des villes et des campagnes, comme le seul refuge contre une exploitation économique implacable et contre un système culturel étranger (langue, école, régime administratif, religion, institutions juridiques, etc.) auquel ils ont été contraints à se soumettre. En dépit du complexe d'infériorité qu'on rencontre chez nombre d'entre eux, le vodou continue à être pratiqué avec une sérénité déconcertante : c'est qu'il représente un système original qui semble satisfaire ses adeptes. Le vodou, d'abord, offre à ses fidèles toute une mythologie et un ensemble de pratiques rituelles qui rendent compte à la fois de l'origine du monde, des lois de la nature, de tous les aspects de la vie sociale et individuelle et de tous les événements. Au-dessus de tout, il existe Dieu, ou le " Grand Maître ", créateur des génies (esprits appelés " Lwa ") qui sont au service de l'homme. Débonnaire et inoffensif, Dieu reste celui sans la permission de qui les esprits ne peuvent être efficaces. Si son nom est souvent invoqué dans la vie quotidienne, on ne lui rend cependant aucun culte, car, placé au fondement de la symbolique des esprits, le Grand Maître en constitue la réserve. Certains ont voulu le prendre pour le Dieu chrétien. Effectivement, les vodouisants ne semblent pas ici opérer de distinction ; il s'agirait, en vérité, d'une annexion des représentations du christianisme par le vodou ; c'est ainsi que les esprits correspondent à peu près tous à des saints catholiques. Pourtant, dans l'esprit du vodouisant, aucune confusion ne se produit. On peut seulement dire que la mythologie vodouesque trouve dans le christianisme un terrain où elle peut s'abriter et refleurir. De même, au niveau des pratiques rituelles, le vodou adapte son calendrier à celui de l'Église catholique et réinterprète les sacrements comme condition nécessaire à l'efficacité de son propre culte. L'attention des fidèles reste ainsi invariablement fixée sur l'univers des esprits qui régit leur vie jusque dans ses moindres détails. Dès sa naissance, le vodouisant, après le baptême catholique, est placé sous la protection de son " Lwaracine ", sorte de patron, esprit tutélaire de sa famille. Plus tard, il sera même appelé à subir les épreuves de l'initiation. Il revêtira une nouvelle personnalité. Il devra servir un esprit spécial, le " Lwa-me t-te t " (Lwa maître-tête), qui seul devra assumer la direction de sa vie.

Tout adepte du vodou se considère en situation de mariage avec un esprit dont il se dit le cheval au moment de la possession. Celle-ci, appelée " crise de Lwa ", est l'aspect le plus fascinant du vodou. Elle se produit normalement au cours des cérémonies ou " manger-Lwa " qui ont lieu dans les temples (ou U f 1) et qui comportent, en général, trois mouvements : les rites d'entrée (salutations des objets sacrés, litanies des esprits et des saints précédées de l'invocation du Grand Maître) ; le sacrifice de volailles ou de l'animal symbolique du " Lwa ", qui comprend lui-même la consécration des offrandes et l'épiphanie des " Lwa " – à chacun de ceux-ci correspondent des chants, des rythmes de tambour et des danses appropriées ; enfin, l'immolation de la victime et des rites de communion et de divination. Tenue pendant longtemps pour une condition pathologique, la possession, qui est le point culminant de la cérémonie, remplit une fonction sociale et structurante pour la personnalité du vodouisant. Celui-ci vit la transe de l'esprit comme l'orgasme de sa libération. Il entre en communion avec le monde et surmonte durant quelques instants toutes les inharmonies de la vie quotidienne. On a voulu voir dans ce culte une simple religion utilitaire où la magie est maîtresse. Dans la réalité, si celle-ci fait partie intégrante du vodou, cela ne fait que souligner davantage qu'il fonctionne à la manière de toute religion. Ceux qu'on peut désigner comme les administrateurs du sacré vodou, à savoir le " Ugã " (prêtre vodou) ou " mambo " (si c'est une femme), le " b1k1 " (magicien servant des deux mains, c'est-à-dire pour le bien et pour le mal), le " loup-garou ", ou sorcier, représentent trois personnages inséparables ; ils sont incompréhensibles aussi sans le consensus social, qui, lui, les distingue pour mieux consolider ses croyances et ses pratiques. Comme les esprits tantôt bons tantôt mauvais, ces trois personnages renvoient à un mode d'organisation de l'ordre et du désordre qui donne au vodou son caractère de système total : lieu pour le fidèle d'une sorte d'invulnérabilité contre toutes les insécurités.

Actualité du vodou
Aujourd'hui, aux yeux des missionnaires, le vodou constitue une mosaïque de pierres d'attente pour le christianisme. La même mentalité de chrétienté demeure ici à l'œuvre pour lui dénier tout droit à l'existence autonome. De concert avec cet impérialisme culturel représenté par l'Église, l'idéologie duvaliériste en prenant appui sur la négritude a fait une utilisation démagogique du vodou à ses propres fins politiques. Par là, elle a dévoyé tout un mouvement de réhabilitation du vodou, entrepris en 1928 (durant l'occupation américaine de 1915 à 1934) par Jean Price-Mars dans son ouvrage Ainsi parla l'Oncle. À sa suite, toute une frange d'intellectuels d'inspiration marxiste (notamment J. Roumain, J. S. Alexis, R. Depestre) ont essayé de réassumer toute la part de rêve et de fantastique qui se déploie dans le vodou. Mais ils n'ont pas épuisé le problème de ce dernier comme singularité culturelle dans la formation sociale haïtienne. Sans être la cause du sous-développement des masses haïtiennes, ni la pure reproduction des aliénations économiques et sociales, le vodou reste avant tout un langage : celui des couches populaires qui appellent, attendent et anticipent par l'imaginaire leur libération (politique et culturelle), dans l'effervescence et l'ivresse de la chevauchée des esprits.


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Il n'y a qu'un Dieu, mais Ses noms sont innombrables, et innombrables aussi les aspects sous lesquels Il peut être considéré.
Nommez - Le de n'importe quel nom et adorez - Le sous l'aspect qui vous plaira le mieux, vous êtes certain d'arriver à Lui.




Benin


See also: Benin News

ABCBurkina
In French and English. Farmers organizations in Bénin, Mali and Burkina Faso are asking that cotton producers in North American and Europe not been given price supports to continue growing cotton in competition with African cotton producers. http://www.abcburkina.net/

Adjahi, Christine - "Femmes africaines en immigration : quels parcours et quelles pratiques ? L'exemple de Christine Adjahi
On the author's immigration to France from Benin for university education, African communal life vs. the West's individualism, the importance of oral transmission of culture and education. From the e-journal, Mots Pluriels 23 http://www.arts.uwa.edu.au/MotsPluriels/MP2303ca.html

Afrikinfo
In French. Has a selection of free documents. Its legal library has Benin laws, decrees, documents of l'Union �conomique et Mon�taire Ouest-Africaine, of l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), and the OAU.

Free information includes a directory of political parties, telephone directory, the 1992 population census, directory of the Constitutional Court, full text of the 1990 Constitution, heads of state since independence, directory of government institutions with biographical facts about the legislators, administrative map, full text of "La Politique culturelle de la Rep. du Benin." Has results of the April 1999 national assembly elections. Provides translation services. Sells cd-roms (Council of Ministers meetings, full text of the nine Constitutions adopted in Benin,1959-1990, list of all the governors of Dahomey 1894-1960; list of all governments formed in Dahomey and Benin 1959 - 2001). Afrikinfo is owned and managed by Benin Online Services System. Its director is Eric Tevoedjre. [KF] http://www.afrikinfo.com/

L'Araignee (Cotonou, Benin)
In French. "Hebdomadaire Ind�pendant d'Information et d'Analyse." Benin news. Be careful, there is a virus in the MS Word document called "R�vision du code �lectorale au B�nin les lois 2000-18 et 2000-19" on the web hhsite. Be sure your antivirus software is up to date. [KF] http://www.laraignee.org/

Archives Nationales du Benin
In French. Describes the collections, publications, a photo exhibition of contemporary Benin, 1962 photographs, etc. http://www.unesco.org/webworld/archives/benin/anb.htm

Atlas of Natural and Agronomic Resources of Niger and Benin (University of Hohenheim)
In English and French. "Adapted Farming in West Africa." Summarizes spatial data related to sustainable land use planning." Maps of Political borders, Population, Topography, Climate: Precipitation, Soils, Vegetation, Urbanisation. Has a brief history of Niger, Benin language map. ArcView files. Users have "free access to all basic data underlying the maps." Editors are K. Stahr, K. Vennemann, L. Herrmann, M. Von Oppen. The program is funded by the "Deutsche Forschungsgemeinschaft" (German Research Foundation) and the University of Hohenheim, Stuttgart, Germany. [KF] http://www.uni-hohenheim.de/~atlas308/

Barbecue Pejo
In French. Film by Jean Odoutan. The web site includes an interview with Odoutan. http://www.45rdlc.com/barbecue-pejo/

Benin Agora
In French. Discussion forum on Benin. http://agora.legratos.org/

Benin Concept
Cotonou roofing company. http://www.absynthe.net/benin.htm

Benin. Consulate. Bordeaux, France
http://www.consulat-du-benin.com/

Benin Contact
Extensive information on Benin, in French, from AUPELF-UREF and REFER (le R�seau �lectronique francophone d'information.)
Benin site: http://www.bj.refer.org/
France site: http://www.refer.org/benin_ct/accueil.htm

BENIN Discussion List
"Une liste traitant des questions pouvant interesser plus particulierement les beninois et les amis du Benin..." Unmoderated list. To subscribe, send email to: listserv@listes.ulaval.ca
In the Message area put: subscribe BENIN yourfirstname lastname

Benin. Embassy. France
In French. Describes the government, economy, education, tourism, France - Benin relations, has a biography of the President, a directory of Benin web sites, etc. [KF] http://www.ambassade-benin.org/

Benin. Embassy. United States
Benin's Embassy in Washington, D.C. Benin facts, History, Government & Politics, Business & Economy, People & Culture, Geography, Tourism, The Ambassador, Transportation & Communication. http://www.beninembassy.us

Benin. Gouvernement
In French. Official site. Information on all the Ministries, the Conseil des ministres, the economy and Code of Investment. the Programme d'action du gouvernement 2001-2006. The Institutions section has information on the Presidency, National Assembly, Supreme Court, etc. http://www.gouv.bj/

Benin. Journal Officiel de la R�publique du B�nin (Porto-Novo)
Has online "textes legislatifs (les lois) et r�glementaires (les d�crets, les arr�t�s et les decisions)." Also has information on the Cour Constitutionnelle, l'Assembl�e Nationale, et le Conseil Economique et Social,
The J.O. is similar to the U.S. Federal Register. On the academic site, Benin Contact, from AUPELF-UREF and REFER (le R�seau �lectronique francophone d'information.) [KF] http://www.bj.refer.org/benin_ct/med/jo/accueil.htm

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