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 d'Aristide à Preval en passant par Maetelly : le mepris des citoyens est...

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MessageSujet: d'Aristide à Preval en passant par Maetelly : le mepris des citoyens est...   d'Aristide à Preval en passant par Maetelly : le mepris des citoyens est... EmptySam 3 Déc 2011 - 2:20

P-au-P., 4 juil 2011 [AlterPresse]--- Alors que les travaux de construction de la clôture du terrain devant abriter le Parc Industriel du Nord (PIN) ont démarré, la population de Caracol (Nord) demeure peu informée des tenants et aboutissants de l’opération en cours.

Les travaux font suite à la signature le 14 décembre 2010 d’un accord entre le gouvernement haïtien et le gouvernement des États-Unis, en partenariat avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID), pour la mise en œuvre de ce projet. Cependant ce n’est qu’au cours des travaux que les résidents de la localité, en particulier les occupants du terrain, ont pris connaissance de cette initiative. « La population de Caracol n’a pas été informée au préalable de ce projet. Je n’ai jamais entendu parler d’un projet de Parc industriel dans la commune. Même les élus locaux n’ont été informés que lors du démarrage des travaux », indique l’agriculteur Alexis Jacqueson.
La commune de Caracol, à 45 kilomètres de la ville frontalière Ouanaminthe, où fonctionne depuis 2003 une Zone franche, compte environ 10 000 habitants.

Perspectives incertaines

Robert Etienne, la quarantaine, originaire de Glodine (localité de Cararol), comme d’autres habitants de la zone, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il appelle l’« irrespect » du pouvoir central (administration de l’ancien président René Préval) envers la population de Caracol.
« Le gouvernement n’a aucun respect pour nous [habitants de Caracol]. C’est seulement un beau matin au début du mois de janvier dernier, quand une équipe de techniciens est venue pour explorer le terrain, que nous avons été informés du projet », explique Robert, l’air désabuséé.
Robert et Alexis, tous deux cultivateurs victimes, déplorent que « n’ayant pris contact avec aucun d’entre eux (les planteurs) », les techniciens, une fois arrivés sur le terrain avec des engins lourds, ont rasé tout ce qu’ils ont trouvé sur leur passage.
« Imaginez un instant les torts causés à des paysans-planteurs qui s’apprêtent à récolter ou qui viennent à peine de semer », s’exclame Robert en montrant du doigt l’espace qu’ils cultivaient ensemble depuis environ dix ans.

Le lancement des travaux a également été une surprise pour d’autres citoyens qui évoluent dans différents secteurs à Caracol. C’est le cas notamment du pasteur Arnold Baptiste qui occupe une partie du terrain depuis plus de dix ans.
« Je n’en ai rien su », explique le pasteur Arnold Baptiste. Une partie du bâtiment de l’église qu’il dirige a été détruite durant les travaux. Lui aussi appelle au dialogue et à la réparation des dommages.

Ayant encore en mémoire l’histoire de la Zone franche de Ouanaminthe, dans le Nord-Est, ils sont plusieurs parmi les résidents de la localité à se soulever contre les autorités haïtiennes pour réclamer dédommagement, réparation et relocalisation.
« Nous allons nous organiser pour forcer l’État à assumer ses responsabilités vis-à-vis de nous », scandent des planteurs regroupés au sein de l’Association pour la Défense des Droits des Travailleurs de Caracol (ADTC).
L’ADTC, protestant contre les dispositions gouvernementales, demande aux autorités de prendre des mesures d’urgence pour dédommager et relocaliser les paysans-planteurs qui exploitent le terrain pour la plupart depuis une vingtaine d’années.
Des emplois et… un éventuel désastre écologique

Le projet, qui, selon les initiateurs, devrait générer 20.000 emplois à court terme et 65.000 emplois à long terme dans le secteur de la sous-traitance, sera exécuté sur près de 250 hectares de terre en deux phases.
La première phase, consacrée à la mise en place de certaines infrastructures, dont la clôture globale du terrain, quant à elle, sera exécutée sur 75 hectares de terre, selon des documents officiels dont dispose l’agence AlterPresse.
Selon le Centre de facilitation des investissements (CFI), le gouvernement américain et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) se sont engagés à investir 140 millions de dollars américains pour la production de l’électricité du parc industriel, la construction de près de 5.000 logements et la mise en place d’infrastructures manufacturières.

La firme sud coréenne Sae-A Trading Co. Ltd, qui s’installera dans le le parc, projette, pour sa part, d’investir 78 millions de dollars américains.
Le gouvernement haïtien s’occupera de la gestion du parc, et apportera le support et la surveillance. Il doit s’assurer en outre que la nouvelle construction adhère aux normes permettant de résister aux désastres naturels.
Le projet, toujours selon des documents officiels, inclut le développement des infrastructures routières, de logements, de l’accès à l’énergie, ainsi que la logistique et la construction de la première usine textile de la compagnie Sae-A Trading Co. Ltd.
En dépit des opportunités que les initiateurs du projet font miroiter, la crainte d’une atteinte à l’agriculture haïtienne et la dégradation de l’environnement, déjà fragilisé, parait certaine. De nombreux résidents de Caracol, interrogés, dénoncent le fait que le gouvernement a choisi d’installer des infrastructures industrielles sur des terres cultivables.

« C’est l’espace le plus fertile que nous avons à Caracol. Il est inconcevable et inacceptable que l’État puisse choisir cette portion de terre pour établir un parc industriel », dénonce Renel Pierre, un citoyen de la localité. Il dit regretter que « la population ne peut rien faire pour forcer l’État à revenir sur sa décision. »










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