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 La lecon dominicaine

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MessageSujet: La lecon dominicaine   La lecon dominicaine EmptyLun 16 Jan 2012 - 10:49

12 janvier 2012, la leçon dominicaine....




Haïti: Par Hérold Jean-François

''... Voyez d'abord, voyez surtout quelle est la valeur du présent que nous vous apportons. Si vous le trouvez digne de vous, jouissez-en, sans même vous demander si l'intention qui vous l'a offert fut fraternelle.''
'' Mais n'est-ce pas camarades, que nous sommes frères dans la honte et la souffrance ?''...
Jean-Price Mars (In La Vocation de l'Élite)

La journée dominicaine

Ce 12 janvier 2012, nos voisins dominicains nous ont envoyé un puissant signal, ils nous ont enseigné que face à l'adversité, il faut savoir réagir, parce qu'après le malheur, la vie va inévitablement continuer. Il s'agit de tirer les enseignements du drame que vous venez de vivre et de prendre les dispositions pour recommencer, repartir dans de meilleures conditions.

Nous n'avons pas profité du 12 janvier 2010 et de son cortège de malheurs pour réagir de la façon la mieux appropriée. Plus d'un, Haïtiens comme étrangers, pense que le 12 janvier 2010, au-delà du désastre, de la catastrophe et sa dimension, il y avait une opportunité qui s'offrait à Haïti pour corriger un ensemble de lacunes. Le 12 janvier 2010, l'opportunité s'est produite, ''le momentum était là, mais le leadership n'y était pas''. Le leadership était absent...

Sur les deux années de commémoration du 12 janvier 2010, à chaque fois, le message nous est venu d'ailleurs, de l'étranger. Le 12 janvier 2011, pour avoir un exemple de la volonté de reconstruire, c'est Dennis O'Brien, le patron de la Digicel, qui a mis la main à la poche pour financer la reconstruction du marché Vallières, le marché en fer - ''mache anba'' - symbole de la ville de Port-au-Prince. L'État haïtien dirigé par René Préval n'avait pas compris l'importance de faire renaître ce symbole de ses cendres.

Et ce 12 janvier 2012, ce sont les Dominicains qui avaient la visibilité de la journée de commémoration. Ils étaient au rendez-vous à Limonade sur le campus de l'université flambant neuve que le peuple et l'État frère de la République dominicaine ont offert à Haïti dans le cadre de la reconstruction que les Haïtiens semblent incapables de commencer.

Ils étaient également sur un second front, à Pétion-Ville, dans une démonstration de la puissance d'État pour inaugurer l'immeuble moderne qui remplace désormais la résidence de l'ambassadeur dominicain en Haïti. Les Dominicains nous ont donné plein les yeux ce 12 janvier 2012 pour nous montrer la voie, pour nous enseigner comment faire.

Ainsi parla l'oncle...

C'est Jean-Price Mars qui, interpellant les Haïtiens, disait au cours d'une conférence prononcée le 4 juin 1917, et nous citons... '' Mais n'est-ce pas, camarades, que nous sommes frères dans la honte et la souffrance ?'' C'est la nation entière qui est interpellée par le symbolisme qui se cache derrière le cadeau dominicain à Haïti.

N'importe quelle province du pays voisin serait contente de recevoir ce cadeau de son gouvernement. La République dominicaine, c'est le voisin d'à côté qui a comme nous tant de problèmes à gérer. Mais dans un geste de solidarité agissante, elle nous a offert ce complexe universitaire, ce campus qui entre dans le patrimoine de l'Université d'État d'Haïti qui ne dispose pas encore d'un campus universitaire après que l'État d'Haïti vient de célébrer, le 1er janvier 2012, le 208e anniversaire de sa fondation... Continuer >





Le message est fort, mais nous, Haïtiens, nous l'interprétons diversement. Il y en a qui disent que '' c'est le cadeau de la honte'', pour d'autres, ce cadeau est ''une gifle'', tandis que certains pensent que c'est un cadeau empoisonné. Nous pouvons le qualifier comme nous voulons, le complexe que l'État dominicain nous a offert est bel et bien là et c'est une fois de plus vers Price Mars que nous nous retournons pour, avec philosophie, comprendre la nécessité de l'utiliser à bon escient. Dans la même conférence, Price Mars interpellait l'assistance qui pouvait questionner sa qualité et ses compétences de donneur de leçon, lui qui les suppliait presque de se tourner vers les livres pour développer le goût de la lecture des ouvrages de goût, selon lui, ''l'un des moyens de nous affranchir même provisoirement, même momentanément des conditions de turpitude où la veulerie, l'ignorance et la lâcheté des uns et des autres nous ont plongés''. Price Mars leur disait, ''sans que vous examiniez plus avant quels sont nos titres pour paraître devant vous, voyez d'abord, voyez surtout quelle est la valeur du présent que nous vous apportons. Si vous le trouvez digne de vous, jouissez-en, sans même vous demander si l'intention qui vous l'a offert fut fraternelle. Les Dominicains, face à notre incrédulité, à nos questionnements quant à leur véritable mobile, leur motivation en nous offrant l'université Roi Henri Christophe, peuvent eux aussi reprendre ces paroles d'un de nos plus éminents représentants dans leur pays pour nous inviter au pragmatisme, au-delà de toute honte qui serait bien naturelle en la circonstance, si nous devions faire notre bilan et remonter l'histoire de notre fondation tout comme l'histoire agitée entre les deux républiques soeurs qui se partagent l'île... Jean-Price Mars, qui fut ambassadeur d'Haïti en République dominicaine, connaissait très bien les Dominicains dont ils parlent abondamment dans deux tomes de son livre la République d'Haïti et La République dominicaine qui devait faire partie du curriculum du secondaire pour bien appréhender nos voisins, la société dominicaine en général.

''Nou pa konn wont''...

''...Mais n'est-ce pas, camarades, que nous sommes frères dans la honte et la souffrance ?''
Le 12 janvier 2012, en marge de la célébration du deuxième anniversaire du dévastateur tremblement de terre deux années plus tôt, a été une journée dominicaine en Haïti. Les hélicoptères de l'armée et de la présidence dominicaine ont été fortement remarqués dans le ciel haïtien, le drapeau dominicain a flotté dans notre ciel à côté du bicolore haïtien. Cette démonstration de la puissance de l'État voisin, s'il pouvait servir de catalyseur pour nous réveiller de notre léthargie, de ce que Price Mars dénonçait déjà au début du XXe siècle, à savoir ''l'inertie proverbiale de l'État'', ce serait déjà un immense apport.

En évoquant à table le catalyseur que ce geste dominicain pouvait représenter, une jeune nièce d'une vingtaine d'années nous jeta à la figure ''nou pa konn wont'' !

A qui le prochain jour ?

Le 12 janvier 2013, nous contenterons-nous une fois de plus d'aller sur les décombres ou sur les places des anciens édifices pour célébrer le troisième anniversaire du 12 janvier 2010 ? Si l'administration Préval avait appliqué certaines recommandations quant au campus de Damien, le cadeau dominicain paraîtrait moins étouffant, moins encombrant. On aurait été déjà dans la dynamique de modernisation de nos infrastructures universitaires. Si cette même administration avait envers et contre tous commencé l'exécution du plan de reconstruction sur la première partie de Port-au-Prince décrétée d'utilité publics avec l' objectif au moins d'inaugurer les édifices publiques, deux ans après, on serait dans une autre réalité au centre-ville de la capitale qui nous fait aujourd'hui l'effet d'une ville perdue.
Et deux ans après, comme d'habitude, quand l'État est défaillant, ce sont les citoyens sans moyens qui font comme ils peuvent avec leurs maigres ressources, comme ils sont d'ailleurs en train de faire à Canaan que nous avons signalé comme la prochaine hypothèque sur nos problèmes à gérer, comme Le Nouvelliste vient également de le mettre en évidence dans plusieurs articles.

L'administration Martelly fera-t-elle mieux en termes de reconstruction que l'administration Préval ? Le 12 janvier 2013 serait-il comme le 12 janvier 2012, le jour d'un autre pays en Haïti ? Après les Dominicains, ce sera le jour de quel autre pays dans le cadre de la commémoration d'un événement que nous devons documenter au moins dans le ciment d'un mémorial visible et connu ?

Au-delà des Haïtiens, la leçon aux grandes puissances ...

Mais la leçon dominicaine du 12 janvier 2012 n'est pas seulement une leçon aux Haïtiens. La leçon s'étend et s'applique aux grandes puissances cataloguées comme les amis d'Haïti. Tous ceux qui ont beaucoup reçu de nous par l'exploitation coloniale ou par l'occupation de notre territoire doivent se sentir bien petits, complexés par le geste des Dominicains envers Haïti. Il est temps de cesser de regarder Haïti dans le prisme réduit d'une vision déformée des miettes par-ci, par-là. La coopération Sud-Sud jusquà aujourd'hui a apporté plus à notre pays sur le plan pratique. L'ouverture sur Cuba au début de 1996 nous a apporté un appui valable en matière de soins de santé et en formation de cadres. L'intensification des relations avec le Venezuela nous a ouvert les avantages du Pétro Caribe, même si l'on peut et l'on doit questionner l'utilisation et la gestion rationnelle des fonds générés. Et depuis le 12 janvier 2010, la notion du ''vwazinaj se fanmi'' est bien illustrée par la solidarité de la République dominicaine qui s'est manifestée de la meilleure façon dans l'aide aux besoins multiples des premiers moments. Il en est résulté des opportunités naturelles d'affaires pour nos voisins du fait de la proximité, mais la coopération quand elle est donnant donnant, vaut mieux que l'aide sans contrepartie, et c'est tant mieux qu'il en soit ainsi.
Ceci dit, Haïti doit se réveiller pour mettre de l'ordre dans ses affaires, pour reconstruire et récupérer sa dignité, mettre fin à la dépendance et à l'attente d'une quelconque manne de l'étranger, rapatrier sa souveraineté et créer les conditions propices au développement des affaires, la création de richesses et être désormais en mesure d'offrir à ses citoyens de meilleures garanties d'un emploi bien rémunéré pour qu'ensemble nous prenions en main le destin de notre pays. C'est de cette façon que nous éviterons au moment de la commémoration d'événements tant heureux que malheureux, et en toute autre circonstance que l'État haïtien en particulier, nous citoyens et dirigeants en général d'être exposés à un traitement condescendant de la part des uns et des autres...



Cet éditorial a été préalablement diffusé sur les ondes de Radio IBO le 13 janvier 2012




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MessageSujet: Re: La lecon dominicaine   La lecon dominicaine EmptyLun 16 Jan 2012 - 10:53

Se vre nou pa konn wont.Li gen lontan mwen pa li yon teks ki ta dwe fwete orgey nou men malerezman nou pa konn wont.Quelle honte.poukisa nou pa ka genyen yon Leonel Fernandez tou kom Presidan.Poukisa se moun tankou Francois Duvalier , Jean claude Duvalier ,Rene Preval e Sweet Mickey yo chwasi pou nou?

men sa ki pi dwol depi plis de yon lane Universite ap bati se koulyè ya nap pale ki moun ki pral jerel ,ki sa nou pral anseye ladann, ki jan li dwe finanse.etc ou ta di ke Depatman edikatyon natyonal ta dwe planifye tout bagay sa yo deja depi lontan .Alor lè mwen ap kritike moun ki di yo save an ayiti e lelit malpouwont lan yo dim se egri sim se egri Price Mars se te yon egri ,Rosalvo Bobo se te yon egri tou.Herold Jean francois se yon egri tou.Lè wap gade yon bagay konsa ou blije mande si se te dominiken ki tap gouvène tout lil la eske jodya pati west la tan nan eta saa,
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MessageSujet: Re: La lecon dominicaine   La lecon dominicaine EmptyJeu 19 Jan 2012 - 12:10

Mwen sot li diskou Leonel Fernandez pwononse nan okasyon inogiratyon Universite Henry Christophe ke pep dominiken yan fè nou kado map mande ki jan ayisyen kite la yo te santi yo.Map mande si JCD li diskou saa ki jan li santil.Leonel fernandez ka yonn nan pi gwo chef deta dominiken wi.Yo di balaguer ak Juan bosch te gwo zentelktyel Leonel fernandez se pa diskou selman li konn fè non li pwouve pa zak ke li konprann san yon edikatyon de kalite nanpren devlopman ki posib sa Francois Duvalier kom yon zentelktyel komokyel pat reyalise lel te di "C'est à la jeunesse que je remettrai le pouvoir"Ak ki zouti li te kite jeness la?

Discours du président Leonel Fernández à l'inauguration de l'Université Henri Christophe


Lors de l'inauguration du campus Universitaire, offert à Haïti par la République dominicaine, le 12 janvier 2012 à Limonade, le président de la République dominicaine, Leonel Fernández, dans son discours, a mentionné avec beaucoup d'intelligence ce qu'Haïti avait de meilleur, en évitant toute forme de paternalisme et avec un profond respect pour la nation haïtienne. Un succès incontestable de la diplomatie dominicaine, qui a su faire oublier, ce jour-là, les nombreuses difficultés que rencontrent nos compatriotes vivant sur le territoire dominicain.



Haïti: Mesdames, Messieurs les invités,

Il y a exactement une semaine, à 5 h 30 minutes du matin, un séisme de magnitude 5,6 sur l'échelle de Richter a bouleversé la République dominicaine. Cet événement a affecté les différentes parties du pays, et il a réveillé plus tôt que d'habitude une grande partie de notre population. C'est ainsi que j'ai été tiré de mon sommeil profond par un bruit et par le mouvement des objets autour de moi.

Fort heureusement, nous n'avons eu à déplorer aucune perte en vies humaines. Aucun bâtiment ne s'est effondré et nos infrastructures sont restées intactes. Il reste que ce séisme a provoqué une grande peur et une immense anxiété. Il nous a permis d'imaginer ce qui s'est passé ici, en Haïti, il y a exactement deux ans.

Il y a deux ans, 250,000 frères haïtiens ont trouvé la mort. Il y a deux ans, l'équivalent de 120 % de la richesse nationale a été annihilé. Il y a deux ans, des milliers d'étudiants ont disparu, des centaines d'enseignants ont été ensevelis sous les décombres, et près de 80 % des infrastructures universitaires ont été détériorées. Il y a deux ans, le territoire d'Haïti a été dévasté, provoquant détresse, confusion et incertitude.

Au nom du peuple dominicain, permettez-moi, une fois encore, de vous apporter le témoignage de notre solidarité avec le peuple haïtien à l'occasion du deuxième anniversaire de cet événement, qui a mobilisé l'attention du monde entier et l'a profondément ému.

Pour le peuple dominicain, la tragédie haïtienne a fourni l'occasion de montrer ce qu'il y a de meilleur en lui. Les travailleurs, les entrepreneurs, les membres des professions libérales, les étudiants, les artistes et jusqu'aux plus modestes employés de maison ont manifesté leur ferme volonté de contribuer à atténuer l'impact de cette situation sans précédent sur leurs frères et soeurs haïtiens.

Notre gouvernement a ressenti comme un honneur de servir de canal et de catalyseur du désir collectif de la société dominicaine de voler au secours d'un peuple frère confronté à d'indescriptibles situations de peine, de tristesse et de désolation.

Dans notre pays, nous n'oublierons jamais la photo d'une mère de famille dominicaine, Sonia Marmolejos, s'offrant à allaiter un enfant haïtien qui venait de perdre ses parents.

Pour autant, force est de constater que le drame haïtien ne date pas du 12 janvier 2010. C'est une tragédie qui a commencé à s'écrire dès le moment où ses dirigeants les plus éminents, tels Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pétion et Henri Christophe, ont non seulement annoncé au monde entier la naissance d'une Haïti indépendante, mais où, de surcroît, ils ont eu l'audace de briser les chaînes de l'esclavage.

Aucun peuple de la région n'avait jusqu'alors fait preuve d'une telle audace, d'un tel courage, en combinant lutte pour l'indépendance et abolition de l'esclavage. Cet incroyable exploit, quasiment surréaliste du point de vue des puissances esclavagistes de l'époque et cet hymne éternel à la liberté constituent paradoxalement, les causes fondamentales de la difficile trajectoire historique du peuple haïtien.

C'est sa lutte pour l'émancipation, et surtout l'exemple que son action héroïque représentait pour les peuples voisins, d'où la crainte des puissances coloniales de voir l'abolition de l'esclavage se répéter ailleurs, qui entraînèrent l'isolement international du peuple haïtien et, par voie de conséquence, son processus progressif d'appauvrissement.

Cette situation, cette douleur et cette angoisse ont duré au-delà de ce qui est moralement et humainement supportable.

Le temps est venu pour que de la tragédie surgisse l'espoir ; de la douleur, l'optimisme ; et de l'angoisse, la joie. Continuer >





Telle est bien la signification symbolique que nous souhaitons donner à l'inauguration de ce campus universitaire Henri Christophe. Il s'agit d'un don du peuple dominicain, d'un nouveau geste de solidarité de mes compatriotes, fruit de leur sensibilité et de leur désir de contribuer à la reconstruction d'Haïti. C'est enfin un acte d'amour et l'expression du voeu que le peuple frère haïtien surmonte ses difficultés et accède au bien-être.

Ce campus universitaire est construit sur une superficie de 144 000 mètres carrés. Il pourra accueillir 10 000 étudiants dans ses quatre bâtiments, représentant un total de 72 salles de cours à raison de 30 étudiants par salle. Cette infrastructure comprend aussi une bibliothèque, des salles de réunion, des laboratoires scientifiques, des centres numériques, une infirmerie, un auditorium, une cafétéria, un bâtiment administratif et des installations universitaires et sportives, le tout équipé de matériels modernes et adaptés.

Aujourd'hui, comme tout le peuple dominicain, je me réjouis que se concrétise l'engagement que nous avons pris de prendre en charge la construction de ce centre universitaire. Nous espérons que la communauté internationale aura à coeur, elle aussi, de tenir les promesses de reconstruction d'Haïti exprimées après le 12 janvier 2010.

La jeunesse haïtienne avait besoin d'un espace pour travailler à l'amélioration de ses propres conditions de vie par l'enseignement, la recherche et l'innovation.

La principale richesse d'Haïti, c'est son propre peuple, c'est sa jeunesse studieuse et talentueuse. Une jeunesse qui n'attend que l'occasion d'avancer et progresser. Haïti est une nation qui a beaucoup de raisons d'être fière de son histoire, de sa culture, de ses traditions, de ses grands artistes, poètes, romanciers et scientifiques. Quel pays n'éprouverait pas une grande fierté de compter Jacques Roumain parmi les siens ? Quel pays ne sentirait pas honoré d'avoir donné naissance à un Jacques Stephen Alexis ? Qui ne valoriserait pas l'oeuvre scientifique de Jean Price Mars ? Ou le travail historiographique de Dantès Bellegarde ? Et que dire des figures contemporaines du courage d'un Lyonel Trouillot, d'un Dany Laferrière, d'un Franck Etienne, d'une Edwidge Danticat, pour ne citer que quelques noms ? Quel pays du monde ne s'enorgueillirait pas d'un Wyclef Jean ?

Chers amis haïtiens, je suis ici en tant que chef d'État de la République dominicaine pour inaugurer avec vous cette université Henri Christophe. Il s'agit de la cristallisation de l'engagement de toute une génération d'aider Haïti à créer et à développer des capacités qui élèvent sa nation au niveau de la grandeur de son histoire.

Ce campus universitaire se veut un espace de diffusion des connaissances, un espace de débats intellectuels, culturels et scientifiques. Il doit donner la possibilité à une nouvelle génération d'intellectuels, de chercheurs et d'universitaires haïtiens de cultiver leurs talents et de développer leurs potentialités créatives.

Mes chers frères et soeurs haïtiens,

je suis ici pour vous dire que l'avenir de nos nations repose sur la capacité de nos peuples de se doter des ressources humaines nécessaires pour garantir la croissance de nos économies, éradiquer la pauvreté et faire diminuer les inégalités.

Je suis ici pour vous dire que nous devons renforcer nos relations en menant des actions plus directes en matière de coopération, d'échanges culturels, de sécurité, d'investissements et de commerce.

Je suis ici pour vous dire que le peuple dominicain est avec vous.
Qu'il a été présent immédiatement après le séisme pour vous aider.
Qu'il a ensuite été présent dans l'étape initiale de la reconstruction.
Qu'il sera demain à vos côtés pour célébrer vos nouvelles victoires.

La victoire du maintien d'un État de droit.
La victoire de la démocratie, de la liberté et de la justice sociale.
La victoire du progrès et de la prospérité.

Que vive la République d'Haïti !
Que vive la République Dominicaine !
Que vivent l'amitié et la solidarité entre nos peuples !
Merci beaucoup !
Mesi anpil
En Haïti et la République Dominicaine, Se Pi devan nou prale ! »


Président Léonel Fernandez
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MessageSujet: Re: La lecon dominicaine   La lecon dominicaine EmptyJeu 19 Jan 2012 - 12:28

Je dirais plutôt une partie de la restitution des profits tirés sur des milliers de travailleurs haitiens dans les bateys.
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MessageSujet: Re: La lecon dominicaine   La lecon dominicaine EmptyJeu 19 Jan 2012 - 13:36

Vous devriez quand meme lui dire un grand merci.Nos exploiteurs et zentelektyel komokyel haitiens n'ont jamais construit une universite moderne pour notre jeunesse.
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