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 Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État

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MessageSujet: Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État   Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État EmptyVen 3 Fév 2012 - 12:37

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Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État

Une engueulade entre le président Michel Martelly et certains parlementaires a éclaté, mercredi soir, à la résidence du Premier ministre, hôte d'une réunion politique avec des députés et des sénateurs. Le sénateur Steven Benoît, désormais menacé, remet sa vie entre les mains du chef de l'État. Retour sur une soirée agitée entre des hommes d'État.

Le sénateur de l'Ouest, Steven Benoît, a dénoncé, jeudi, le comportement du président de la République, Michel Martelly, qui a fait irruption et perturbé une réunion tenue, la veille, en la résidence privée du Premier ministre Garry Conille. Les parlementaires, a expliqué Steven Benoît, discutaient de plusieurs dossiers dont le budget, avec le chef du gouvernement.

A la faveur d'un coup de fil dénonciateur d'un député de l'Ouest dont il s'est gardé de révéler le nom, a expliqué le sénateur Benoît, Michel Martelly a fait irruption à la résidence de son Premier ministre. « Il a injurié les parlementaires qui étaient sur place et moi qui n'assistais pas à la rencontre. Il a tenu des propos irrévérencieux envers moi, en dépit de mon absence à la réunion. N'était l'intervention de l'un des parlementaires qui participaient à la réunion, le président en serait venu aux mains avec un sénateur du Nord-Est qui n'avait pas voulu qu'il nous marche sur les pieds », a révélé Steven Benoît. Le chef de l'État serait allé trop loin, de l'avis du sénateur élu sous la bannière de la plateforme Alternative.

Steven Benoît aurait été traité d'homosexuel par le locataire du Palais national. « Je ne suis pas homo, et même si je l'étais, le président n'a pas le droit de m'injurier », a réagi l'ancien député de Pétion-Ville, devenu sénateur de la République. Un député ayant requis l'anonymat a révélé une dispute entre le président Martelly et le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, outré par l'habitude du président à l'égard des parlementaires. Michel Martelly, selon le témoin, a assimilé la réunion à un complot monté contre lui à la résidence du Premier ministre de son jeune gouvernement.

Le refus du parlementaire de faire équipe avec Michel Martelly à l'époque où ils étaient en campagne et sa position critique contre les dérives du chef de l'État seraient à la base du comportement hostile de ce dernier envers lui. « Il avait souhaité que je fasse partie de son équipe au cours de la période électorale. Mais j'avais refusé. Après les élections, j'ai toujours exprimé ma position de ne jamais supporter ses mauvaises actions », a martelé le sénateur de l'Ouest.

L'élu de l'Ouest rappelle avoir dénoncé la « falsification » du texte amendé de la Constitution de 1987 avec l'introduction de l'article 134.1 qui permettrait le cumul de mandats à un chef d'État haïtien. Il a aussi rappelé avoir énuméré les douze dérives du président de la République. Une série de dénonciations, dit-il, que le chef de l'État aurait interprétée comme une attaque personnelle. « Depuis, les sbires du président, dont Roro Nelson, n'arrêtent pas de m'accuser d'être un opposant à l'idée que leur patron puisse passer dix ans au pouvoir », a dénoncé Steven Benoît lors d'une conférence de presse donnée au lendemain de l'engueulade survenu en la résidence du chef du gouvernement.

Steven Benoît a accusé le président d'avoir orchestré une campagne de dénigrement contre lui. « Il m'accuse de tous les maux du monde. Il associe mon nom au commerce de la drogue et à l'homosexualité », dit le sénateur, soulignant le fait qu'aucune loi n'empêche cette pratique sexuelle. « Mais je ne vais pas me laisser faire. Je vais continuer mon travail de parlementaire qui est de contrôler les actions du gouvernement et les dénoncer quand ça va mal », a assuré le sénateur, qui croit que le président aurait « frappé à la mauvaise porte ».

"Opposant farouche"

Le sénateur Benoît se dit désormais opposant farouche au chef de l'État. Le « père de la loi sur le salaire minimum » dit remettre sa vie entre les mains du président de la République et de ses partisans qu'il a qualifié de sbires. « Je vais me passer du service de mes agents de sécurité ainsi que de mon chauffeur. Je vais désormais circuler seul à bord de ma voiture qu'ils connaissent tous pour que le président puisse faire ce qu'il veut de moi », a clamé Steven Benoît. Le sénateur de l'Ouest a également annoncé son plan de voyage à l'étranger, le temps de saluer sa famille. « Je reviendrai dans le pays après une semaine et attendrai le sort qui m'est réservé, a-t-il fait savoir. Ils connaissent bien ma résidence ainsi que mon véhicule ».

Steven Benoît a aussi annoncé son retrait de la commission spéciale du Sénat chargée de vérifier la nationalité du chef de l'État et des membres du gouvernement de Garry Conille. Avec d'autres collègues, Steven Benoît devait se rendre le 14 février 2012 à Washington, capitale fédérale des États-Unis, en vue de rencontrer des personnalités capables de leur fournir des informations utiles dans le cadre de leur enquête.

Le député Rodon Antoine Bien-Aimé a confirmé l'altercation de mercredi soir. Il s'est cependant gardé de commenter la situation du Premier ministre qui avait convoqué la réunion politique en sa résidence. « Si le chef du gouvernement n'a pas de marge de manoeuvre, il doit tirer sa révérence », a commenté le président de la commission Finance et Budget de la Chambre des députés. Rodon A. Bien-Aimé a toutefois exprimé son impatience face aux retards accumulés par le gouvernement pour déposer le budget au Parlement.

« J'ai une belle maison. Je ne participe pas aux réunions tenues dans les résidences privées », a plaisanté le député Gracia Delva, qui a démenti sa participation à la réunion. Divers députés approchés par les journalistes accrédités au Parlement fuient comme la peste, évitant les questions relatives à la réunion transformée en chamaille.

La réunion était ouverte, particulièrement aux parlementaires du Groupe renouveau (GPR). Les deux chefs de file du groupe notamment le sénateur Joseph Lambert et le député Jean Tolbert Alexis y auraient pris part. Ce dernier est indexé par des témoins comme celui qui a dénoncé la réunion au chef de l'État. Joint au téléphone, jeudi après-midi par Le Nouvelliste, le président du GPR, a rejeté d'un revers de main cette accusation. « J'ai été effectivement le modérateur de la rencontre, a-t-il dit. C'est Rosny Gillot, le chef de cabinet du Premier ministre, qui avait demandé à ce que le sénateur Joseph Lambert et moi mobilisions les membres du GPR pour cette rencontre. Par SMS, j'ai fait passer l'invitation au secrétariat du GPR. »

Selon Jean Tolbert Alexis, il ne savait même pas si les sénateurs allaient prendre part à cette rencontre tenue en la résidence privée de Garry Conille, le chef du gouvernement. « C'est en arrivant que nous avions remarqué la présence des sénateurs et de beaucoup d'autres personnalités, comme des directeurs généraux. C'était une rencontre publique. Il n'y avait rien de grave dans les discussions. Rien n'y a été dit contre le président Martelly, a-t-il révélé. Même les serveurs de la soirée pouvaient intervenir dans les discussions ».

La rencontre, a poursuivi le parlementaire, portait sur les fêtes de fin d'année et les réjouissances carnavalesques. M. Alexis a indiqué qu'il avait déjà laissé la réunion au moment où le chef de l'État avait fait irruption de manière spectaculaire et impromptue dans la salle.

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MessageSujet: Re: Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État   Le sénateur Steven Benoît remet sa vie entre les mains du chef de l'État EmptyVen 3 Fév 2012 - 13:39

Pourquoi Steven Benoit ne veut plus etre membre de la commission qui doit enqueter sur la nationalite du President et de certains ministres du gouvernement?A-t-il peur?Ce n'est pas seulement le senateur Benoit qui denonce les menaces contre sa personne ,l'ecrivain Fignole, Maire de la commune des abricots dans la Grand'Anse denonce aussi les intimidations du délégué de ce departement.C'est la première fois a mon avis que le president du Senat adresse des reprimandes au President de la Republique pour son comportement immoral et irresponsable et ce n'est pas la première fois que le delinquant se conduise de cette manière.Il recidivera aussi longtemps qu'on le tolère.Si Martelly pense qu'il est le chef d'une bande de madigras ou l'on pratique le laissez frapper ;alors il faut qu'on lui donne une belle bastonnade l'un de ces jours.c'est la seule facon de montrer a ce malappris qu'il ne pourra pas intimider les parlementaires qui sont comme lui des elus du peuple.

je l'avais predit un macoute ne peut pas changer ses habitudes.Martelly essaie d'intimider les parlementaires pour pouvoir briguer un autre mandat ;il a pris le gout du pouvoir.Quand on dispose des deniers du tresor public comme bon vous semble ce n'est pas facile de renoncer à ses priviledges.Je ne serai pas etonné si martelly declare la caducité du Senat de la republique.;bien qu'a mon humble avis ce Corps n'est pas indispensable pour la gouvernance du pays,mais pour Martelly ce sera une facon de diminuer le pouvoir legislatif.
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