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 Martelly move roulibè, reskiyè sou Preval nan pwojè Caracol

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Rico
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Martelly move roulibè, reskiyè  sou Preval nan pwojè Caracol Empty
MessageSujet: Martelly move roulibè, reskiyè sou Preval nan pwojè Caracol   Martelly move roulibè, reskiyè  sou Preval nan pwojè Caracol EmptyMar 23 Oct 2012 - 13:42

Martelly move roulibè, reskiyè  sou Preval nan pwojè Caracol Articleslide_martellyetpreval


Le président Michel Joseph Martelly et l'ex-président René Préval à la cérémonie d'inauguration du parc industriel de Caracol

Jean Marc Hervé Abellard

Oh que oui ! Martelly, en proie à la contestation de ses opposants, a trouvé un pain bénit en l’inauguration du parc industriel de Caracol (PIC), lundi 22 octobre 2012. Inspiré, il a vanté les vertus de la continuité. Et, loin de « jouer perso », le président a charmé lorsqu’il a invité son prédécesseur, René Préval, à récolter un hommage mérité du public, des Clinton et d’autres « amis d’Haïti ».

Le PIC, symbole de continuité, existe aussi grâce à la « vision et au leadership du président Préval », a souligné Martelly, avant de hisser le Marmeladais sur le podium. Frisson. Emotion. Taciturne, un peu timide, Préval sourit, salut de la main, aux côtés d’un Martelly content, le poing vers le ciel, comme un boxeur victorieux.
« C’est nice cette image d’unité, si rare en Haïti où des chefs se croient trop souvent à l’an zéro des réalisations de l’Etat et du rache manyòk comme discours dominant de l’opposition », a presque sangloté une femme, ayant en sa possession un sac à main Phelicia Dell et un collier en corne, griffe « Bijou lakay » de Daphnée Karen Floréal.

Surfant sur la continuité, Martelly n’a pas hésité à emprunter un autre mot de l’ère Préval : la stabilité. « C’est quand il y a la paix que ceux qui ont de l’argent peuvent investir et créer des emplois », a-t-il indiqué, déplorant la méfiance, véritable frein à la construction de passerelles de concertation entre le pouvoir, les partis politiques et la société civile.
Sur le front de la création d’emplois, l’inauguration du PIC tombe à pic pour Martelly. Malgré ses promesses en juillet 2011 de créer 500 000 emplois sur trois ans, le compteur semble soit saoul, soit embrayé sur neutre. Pire, sur marche arrière, selon certains. Se contentant du petit millier d’emplois créés par SAE-A en attendant bien plus, le chef de l’Etat a renouvelé, sur un air de campagne, sa volonté de faire baisser le taux de chômage. Aux populations du grand Nord, il promet monts et merveilles. « Les choses vont changer dans le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest », a annoncé Martelly, révélant avoir dans ses priorités la construction du wharf et d’un hôpital pour cette région en passe de devenir un pôle économique important.Empruntant de la persuasion d’un vendeur de chaussures de « Step Over » des frères Vittielo d’antan pour épater la galerie d’investisseurs étrangers, dont le milliardaire Charles Branson, l’acteur philanthrope Ben Stiller, le sénateur américain Patrick Leahy, le président Michel Joseph Martelly a garanti que « Haïti se relève avec dynamisme ». Sur les classements sur la compétivité et autres, Martelly fait le black-out. « Haïti est ouverte aux affaires irrémédiablement », a-t-il lancé, ajoutant que « ceci n’est pas un slogan ».

Le PIC, au terme de sa construction dans 5 ans, pourra créer plus de 65 000 emplois, a argumenté Martelly. « L’heure n’est pas à l’assistanat mais à l’investissement direct », a-t-il insisté, souhaitant la bienvenue à « Peinture Caraïbe », déjà installée au PIC et à une compagnie dominicaine dont les opérations créeront 5 000 emplois dans deux ans.Comme Michel Joseph Martelly, Hillary R. Clinton planche sur les investissements directs étrangers. « Nous sommes unis autour d’un même objectif : trouver des investissements pour mettre les Haïtiens et les Haïtiennes au travail », a confié la secrétaire d’Etat américaine. « C’est un grand jour », s’est réjouie Mme Clinton, qui a salué la vision et le leadership du président Martelly, sans économiser ses hommages envers Préval, l’un des acteurs ayant beaucoup œuvré pour que ce projet devienne, plus qu'un rêve, une réalité.Haïti, selon la secrétaire d’Etat américaine, a besoin d’un système judiciaire solide, des institutions solides, des élections crédibles, des écoles, des hôpitaux afin d’encourager les investisseurs à venir s'établir ici. « Il faut un rêve haïtien », a appelé Hillary Clinton dont l’époux, Bill Clinton, est engagé en Haïti à plusieurs titres avant et après le séisme du 12 janvier 2010.Le chef de la diplomatie de l’administration Obama a réaffirmé qu’Haïti est une priorité de la politique extérieure de son pays. La philosophie a changé car on travaille avec Haïti et en Haïti, a-t-elle dit, déplorant le peu de résultats de l’approche consistant à décider pour les Haïtiens, sans les Haïtiens.

En Haïti, à quelques heures du débat Obama /Romney sur la politique étrangère, l’administration actuelle, outre le PIC, n’a pas grand-chose à montrer en termes de réalisations. Encore que cette administration a été mise sur le grill par des médias américains à cause de l’impact peu visible de ses actions en Haïti. Pour Hillary Clinton également, l’inauguration du parc dont les travaux s’achèveront dans 5 ans tombe à pic.L’autre Clinton, à fond dans la défense de la manufacture, a soutenu que chaque emploi créé dans ce secteur génère 2 ou 3 autres. Quant aux avantages offerts par la loi Hope, Bill Clinton a fait remarquer qu’Haïti est parvenue à exporter seulement 18 % du quota fixé par cette législation. L’ex-président américain s’est félicité du partenariat de la BID.Le patron de la Banque interaméricaine de développement, Luis Alberto Moreno, a annoncé que 55 millions de dollars pour poursuivre la construction d’autres installations au PIC ont été approuvés. Le PIC s’étend sur une superficie de 250 hectares. Il est l’un des projets d’investissements régionaux les plus ambitieux de l’histoire d’Haïti avec des investissements publics de plus de 224 millions de dollars.Le premier locataire du PIC, SAE-A, l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de vêtements, a expédié à Wall MART une première commande de 67 000 T-shirt fabriqués sur place.

La compagnie a embauché à date 1 050 femmes. « Elles sont dans une phase de formation qui durera six mois. Elles reçoivent 200 gourdes pour 8 heures de travail », a confié Daniel Cho de SAE-A. Au terme de leur formation, elles gagneront plus en fonction de la loi haïtienne et de leur productivité.A l’heure de la pause, des jeunes femmes jadis sans emploi ont affiché aujourd’hui plus d’espoir en l’avenir. Pour elles, comme d’autres, le PIC tombe à pic…

Roberson Alphonse roberson_ alphonse@yahoo.com ralphonse@lenouvelliste.com
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