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 Haïti pris en otage par des « bandits légaux

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MessageSujet: Haïti pris en otage par des « bandits légaux   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptySam 3 Nov 2012 - 14:08

Haiti-Observateur: Haïti pris en otage par des « bandits légaux »
Publié le vendredi 2 novembre 2012 21:15

DES HOMMES PROCHES DU POUVOIR LIÉS AU MONDE INTERLOPE

Il aura fallu l'arrestation de l'homme d'affaires Clifford Brandt pour convaincre les plus sceptiques que ce pays était sous la coupe des «bandits légaux ». Depuis l'arrivée au pouvoir de Michel Joseph Martelly, le 15 mai 2011, on assiste à une mutation profonde de la société haïtienne. Il devenait de plus en plus visible que les nouveaux dirigeants se démarquaient du consensus que s'imposaient toutes les couches sociaux-politiques de la nation afin de voir poindre un état de droit, celui préconisé par la constitution de 1987et son amendement, d'ailleurs promulgué par l'actuel tenant du pouvoir. Les belles promesses dictées lors de son discours d'investiture n'auront été que de vaines paroles prononcées en vue de vendre la marchandise, tant à la communauté internationale dument représentée par ses ambassadeurs qu'aux secteurs viables de la société haïtienne.

En effet, au fil des semaines et des mois, les faits allaient confirmer les allégations qui circulaient tout au cours de la campagne électorale, à savoir que « la poudre reviendrait en force » advenant la victoire du candidat Martelly. Sous les apparences de démantèlements de gangs, une lutte âpre est engagée au cœur même du pouvoir Martelly/Lamothe afin de mettre au pas « les petits indépendants traditionnels », derniers vestiges du passé que les lions du pouvoir rose veulent anéantir.

Les bandits légaux à la tête de l'État

Le président Michel Martelly, qui s'était affublé du titre de « bandit légal », alors qu'il était chanteur du compas direct, s'est œuvré à intégrer dans la Police nationale plusieurs individus ayant purgé des peines après avoir été trouvés coupables de diverses infractions. Plusieurs se sont d'ailleurs retrouvés sous les verrous après leur dénonciation par le Réseau national des droits humains en Haïti(RNDDH). À la faveur de la prise en charge de ladite Police par Godson Orélus, il y a trois seulement mois, celui-ci s'est retrouvé devant un fait accompli. Plusieurs postes ont été pratiquement occupés par les hommes du président, alors que des prisons de différentes garnisons seraient sous leur contrôle. Plus d'une centaine de tous-terrains de marque Toyota Prado, et d'autres communément appelés « zo reken », qui circulent dans le pays, et principalement à la capitale avec des vitres teintées, feraient le « travail » du Palais national. Ces vitres teintées cacheraient des « bandits légaux » à la solde du pouvoir Martelly/ Lamothe. Ce serait pour ne pas être reconnus par leurs victimes que ceux-ci, avec la complicité du pouvoir en place, sont garantis de l'invisibilité que leur procurent les vitres teintées, et l'impunité assurée par la gent du pouvoir.

Contrairement aux assertions du secrétaire d'État à la Sécurité publique, Reginald Delva, rien n'a été effectué par son département pour sécuriser les citoyens dans ce sens. La pagaille qui règne dans la Circulation des véhicules, à la capitale notamment, est créée de toutes pièces par ces engins circulant avec des vitres teintées. À coups de sirènes et de clacksons bruyants, ces véhicules, qui se cherchent le chemin, à contre sens de la circulation et dans les rues à sens unique, quand cela s'avère nécessaire, « brassent » des affaires liées au monde interlope pour le compte du pouvoir Martelly/Lamothe. La preuve est là, et le secrétaire d'État Reginald Delva ne peut le nier, ni contester les déclarations du puissant sénateur du nord, Moïse Jean-Charles, quand il a déclaré sur les ondes d'une station de radio que « Haïti se transforme en un État terroriste, ayant a sa tête des bandits légaux »

Ti Bobo et Boss Peinte renaissent à travers les bandits La capture en plein jour des deux jeunes Moscoso, par une auto patrouille avec des policiers réels, traduit l'état d'esprit généralisé dans le pays, qui laisserait croire qu'Haïti est retourné officiellement sous la coupe de bandes organisées. Sous l'égide du tandem Martelly/Lamothe, le macoutisme viscéral des années Papa et/ Baby Doc reprend du poil au point de resurgir à visière levée en plein 21e siècle. Au lieu de se convertir en sanctuaire du droit, le Palais national, résidence officielle du chef de l'État, serait le centre névralgique de cette escalade. A tord ou à raison, on a impliqué le chef de l'Unité de sécurité du Palais national (USPN) dans l'affaire Clifford Brandt, avant qu'officiellement on ne parle que d'une« mise en garde a vue ». Un jargon utilisé afin de mettre à couvert le clan Martelly/Lamothe, avons-nous appris. Subitement, « on »découvre, à la résidence d'un commissaire de police proche d'une bande rivale, un véritable arsenal digne de Rambo... alors que parallèlement, aucune enquête n'a été instituée lors de la découverte d'un individu tué par balles aux barrières de la résidence du conseiller spécial du président de la république, Roro Nelson. Cette nouvelle, qui avait été véhiculée par diverses stations de radio de la capitale, n'a semblé recueillir l'attention d'aucune autorité et, pis encore, du secrétaire d'État à la sécurité publique, qui est la courroie de transmission des velléités du pouvoir Martelly/Lamothe dans le contexte piégé de l'affaire Brandt/Moscoso. Tout comme les allégations entourant les activités extra-parlementaires du député de Marchand-Dessalines, Gracia Delva, mis en accusation publiquement par le premier sénateur du nord, Moïse Jean Charles.

Le député Gracia Delva, « passeur » à la frontière haïtiano-dominicaine

Aya Tiblada, pseudonyme du député de Marchand-Dessalines, n'est pas un saint tombé du ciel. Ancien chanteur vedette du groupe« Zenglen », il avait connu une certaine popularité, surtout auprès de la gent féminine. D'ailleurs, ses difficultés avec la justice américaine proviendraient de ce secteur. Accusé de violence envers une beauté floridienne, la presse de cet État du Sud des USA, s'était emparée de la question avant que le ci-devant musicien ne prenne le large pour son patelin. Selon les nouvelles en provenance de la République dominicaine, il aurait des fréquentations douteuses dans ce pays. Le voilà aujourd'hui député du peuple au Parlement de la république, avec de multiples avantages, dont un passeport diplomatique, automobiles climatisées avec vitres teintées... Avec un tel pedigree, Aya Ti blada s'est aligné au rang des députés pro-Martelly. Il accompagnait le président le 1er octobre dernier, marchant avec celui-ci de l'aéroport international Toussaint Louverture au Palais national.
L'affaire Brandt/Moscoso remet le député Gracia Delva sur la sellette. Il a attendu près d'une semaine pour tenter de démentir la nouvelle véhiculée par différents organes selon laquelle il aurait essayé vainement de « passer »quatre kidnappeurs à la frontière haïtiano-dominicaine. Cette nouvelle rebondissait le lundi 29 octobre avec les précisions du premier sénateur du nord, Moise Jean-Charles, qui l'accuse d'être un « passeur ». En l'absence de quorum, quelle instance pourra investiguer sur de telles accusations, comme celles soulevées par les agissements d'un autre sénateur pro-Martelly, Edo Zenny, formellement accusé d'avoir craché au visage d'un juge et d'un autre citoyen de la ville de Jacmel ?

La présidence dans l'œil du cyclone

Le poisson pourrissant toujours par la tête, l'image de déconfiture qu'affiche Haïti trouve malheureusement ses origines dans le pouvoir Martelly/Lamothe dont les luttes intestines incessantes mettent à jour le vrai visage de ses tenants. En moins de deux ans, cette équipe aura acculé la majorité nationale à la débrouillardise comme moyen de subsistance, alors que les largesses présidentielles sont un secret de polichinelle.

S'il faut croire les nouvelles en provenance du Palais national, les manigances de certains secteurs intimement liés au banditisme organisé seraient alimentées par le même Palais national. L'interpellation du chef de l'Unité de sécurité du palais national(USPN) est un véritable camouflet pour le président Martelly et consorts. Corruption, drogues et kidnapping, qui sont le dénominateur commun du banditisme organisé, ont pris un tel essor qu'Haïtien rejoint les pays qui ne font aucun effort pour lutter contre ces fléaux endémiques.
D'autre part, l'entourage du président laisse beaucoup à désirer. Ses collaborateurs les plus influents ont un passé douteux, voire, dans certains cas, un dossier criminel. Le RNDDH (Réseau national des droits humains) a en maintes occasions tiré la sonnette d'alarme sans que cela n'attire aucune réaction sérieuse des dirigeants. Donc, l'officialisation des secteurs liés au monde interlope, leur maintient aux poste de commande du pays, n'augure rien de bon pour l'avenir. Haïti, pays qui, de par sa vocation, fut un havre de paix, est pris en otage par les bandits.

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MessageSujet: Re: Haïti pris en otage par des « bandits légaux   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptyDim 4 Nov 2012 - 16:07

Ki sa ki eksplike OSTILITE ,frè JOSEPH yo a ""BANDI LEGAL"" yo?
Se menm yomenm lan.Eske se paske mesye MATELI yo te retire djòb ANBASADÈ an lan men yo?
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MessageSujet: Re: Haïti pris en otage par des « bandits légaux   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptyDim 4 Nov 2012 - 22:21

Joel, ou pa remake ti pisin sa a two zuit pou tout reken sa yo ?

CAMEP la pa ka founi ase dlo monkonpè! Kipizè bri kouri, rezèvwa chèch!

Pi ta pral pi tris, yo di se ato Wyclef swaf...

Gen lè ti mesye Rap Kreyol yo fenk kare WÈ BAGAY!!!!
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MessageSujet: Affaire Brandt : Que peut signifier le silence des secteurs organisés de l’oliga   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptyLun 5 Nov 2012 - 18:04

Affaire Brandt : Que peut signifier le silence des secteurs organisés de l’oligarchie ?
Publié le lundi 5 novembre 2012

Les dégâts causés par le cyclone SANDY qui ont nettement approfondi la destruction environnementale et socio-économique du pays viennent se greffer sur l’affaire Brandt qui, paradoxalement, semble susciter beaucoup plus de préoccupations.

C’est ainsi que ce dossier continue de susciter des interrogations diverses. Par exemple, d’aucuns n’hésitent pas à faire référence, à tort ou à raison, à la règle de l’Omerta (Loi du secret et du silence) concernant le silence prolongé des organisations du secteur des affaires par rapport au dossier Brandt. Alors que, en raison de cette affaire, le secteur du « big business » est la cible des critiques les plus osées, dont certaines ouvertement injustes, tendancieuses, simplistes et même fantaisistes, voilà qu’il se tait, royalement !. Pourtant, tout le monde sait que la nouvelle a eu l’effet d’une bombe. Partout ! Y compris, et pour cause, dans le secteur des affaires.

Dans d’autres pays, des associations du monde des affaires se seraient officiellement prononcées sur le caractère strictement personnel de la responsabilité pénale, pour rejeter les amalgames tendant à étendre à l’ensemble de celui-ci la pratique avilissante pour laquelle un riche et puissant homme d’affaires a été épinglé : le kidnapping. De fait, outre les allégations tout à fait justifiées sur des pratiques hors normes ayant cours au sein de ce qu’on se plait à appeler « élite économique », l’affaire Brandt a donné lieu à des tentatives d’amalgame et de mystification tendant, pour certaines, à dédouaner d’autres secteurs impliqués dans la perpétration de crimes et d’autres, cherchant à relancer la sordide question de couleur qui a déjà fait tant de tort à notre pays. Il faut souligner cependant que l’orientation du pouvoir actuel par rapport à la même question de couleur, constitue un cadre idéal, sinon un prétexte, pour la dangereuse résurgence d’une telle problématique.

Alors, dans certains pays, peut-être que les associations du monde des affaires ne se seraient pas tues. Elles en auraient profité pour affirmer, par exemple, leur distance par rapport aux pratiques délictueuses et avilissantes de la part de qui que ce soit. Ce serait aussi l’occasion pour elles d’apporter leur ferme appui au principe d’une justice impartiale, sereine et juste envers et contre tous. Cela n’équivaudrait certainement pas à jeter en pâture, à « lâcher » un membre du secteur soupçonné ou accusé d’actions malhonnêtes. Mais, une telle posture aurait la vertu d’empêcher que l’affaire soit présentée comme une tare affectant l’ensemble du monde des affaires.

Dans un milieu comme le nôtre, il va sans dire qu’une classe d’affaires, engagée dans une véritable dynamique de développement et de progrès, aurait jugé utile que l’opinion publique croit en ses vertus cardinales de rectitude et de professionnalisme. Une telle classe agirait de telle sorte que le public soutienne, développe et honore l’esprit d’entreprise. L’action viserait aussi à porter ce dernier à cesser de soupçonner la réussite et la richesse ; à croire aux résultats de l’effort bien conçu et aux fruits de la gestion efficace. Le silence par rapport à l’affaire Brandt du secteur du « big business » (apparenté à la règle de l’Omerta) atteste de la non disponibilité d’un tel état d’esprit dans la « classe d’affaires ». Est-ce à dire que, dans ce milieu, on sous-estime l’importance de l’opinion publique ? On n’y accorderait aucune importance aux principes modernes de communication et de relations publiques ? Les affaires des « Gran nèg » ne mériteraient pas d’être étalées et n’intéresseraient pas l’homme de la rue ! La légalité et/ou l’illégalité des actes des nantis ne seraient pas du domaine public !

Le silence dans l’affaire Brandt de l’oligarchie du pays signifie-t-il la solidarité à tout prix entre les membres de celle-ci ? En quoi des membres de cette dernière se sentent-ils concernés par les actes répréhensibles que perpétrerait un quelconque membre du secteur ?

Même par esprit de corps ou par sentiment d’appartenance, les secteurs organisés de l’élite économique auraient, en toute logique, l’obligation de réclamer un traitement juste et correct du dossier de leur membre incriminé. N’était-ce pas à eux qu’il revenait prioritairement, et non au premier ministre Laurent Lamothe, de mettre en garde contre les tentatives de mise en cause de la famille Brandt et de tout le secteur des affaires dans le kidnapping et les pratiques délictueuses en général ? Ne courent-ils pas le risque de nous amener à la conclusion que ce manquement de leur part correspond au fait qu’ils sont au courant de l’ampleur de tels phénomènes en leur sein et que, de ce fait, ils craignent de n’être pas moralement qualifiés pour se démarquer par rapport à certains des leurs pris la main dans le sac ?

Parlant de la règle du silence en vigueur dans les milieux en question, on est en droit de se demander si les secteurs organisés du « big business » mesurent déjà l’ampleur des conséquences, pour eux, d’une éventuelle inculpation de Clifford Brandt aux Etats-Unis, suite à l’immixtion du FBI dans le dossier ? Ceci ne devrait-il pas les motiver, au moins, à exiger que l’affaire soit traitée souverainement et exclusivement par la justice haïtienne ?

Mais, là, on doit avouer qu’il y a des données qui ne sont pas à notre portée, comme celles relatives à la nationalité. Qui est qui dans cet univers ? Quand le FBI s’invite chez nous, a-t-il forcément affaire à des nationaux ? De quel droit pourrait-on se permettre d’interdire au FBI ou à la GRC ou à toute autre super-police de n’importe quel puissant pays, d’investiguer les actes posés en Haïti par des individus détenant une panoplie de passeports ?

Certains diront, à l’occasion de l’affaire Brandt, que la classe d’affaires traditionnelle souffre d’un grave problème d’organisation. D’autres affirmeront qu’il lui faut des figures de proue capables de la sortir de l’informalité, de l’anonymat et même de la torpeur. Cela servirait peut-être à la rendre plus efficace, d’abord dans ce qui a rapport avec sa propre raison d’être : le business. Les hommes d’affaires haïtiens ont besoin d’être mieux organisés pour défendre plus efficacement leurs intérêts par rapport aux politiques d’Etat dans les domaines économiques, financiers et fiscaux ; par rapport aux investissements directs étrangers et plus précisément au mode d’insertion de capitaux étrangers dans un cadre comprenant des avantages et des intérêts acquis et solidement constitués.

Pour leur part, des porte-parole du secteur des mouvements sociaux (altermondialistes pour la plupart) riront peut-être à notre barbe en considérant comme absolument pieux nos vœux d’une élite économique organisée et responsable. Ils y voient en effet, comme en attestent leurs différentes prises de position dans les médias, un monde interlope de flibustiers, d’arnaqueurs, de spéculateurs, de courtiers de firmes internationales, de revendeurs, d’importateurs indifférents au développement endogène et donc hostiles aux investissements aptes à générer des emplois durables. Cette situation serait en rapport avec la dépendance accrue du pays et la constante liquidation de nos ressources pour lesquelles d’autres facteurs entrent en ligne de compte.

Ils peuvent aussi ironiser, en soutenant que le secteur dont nous parlons est une véritable jungle où les gros dévorent les petits et où le rapport de force explique qu’il ne puisse parler d’une seule voix, qu’il ne puisse être représentatif de ses propres intérêts, encore moins de ceux du pays.

Si tel est le cas, on comprend alors que, dans ce secteur, les sorts et les destins sont absolument personnels. Le cas de Brandt est le cas de Brandt !

L’intérêt du pays dans cette affaire se situe à un niveau qui dépasse le cercle étroit des hommes et femmes d’affaires. Qu’ils se prononcent sur la question, ce serait mieux pour eux et pour leur secteur. Qu’ils ne le fassent pas ne dispense pas les autres secteurs de la société civile de leur devoir d’implication dans le dossier. Sans esprit de vendetta, il importe que la vigilance soit aujourd’hui des plus militantes afin que la justice suive son cours dans cette affaire importante. Il y va de notre sécurité, du bon fonctionnement de la justice et de la nécessité de porter un puissant coup d’arrêt au phénomène des fortunes illicites et ténébreuses…

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MessageSujet: Re: Haïti pris en otage par des « bandits légaux   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptyLun 5 Nov 2012 - 21:42

Malcom X te deja avèti nou.... gade Marvel kap kriye "mèt, mèt men kay "nou an" ap boule!"

tristès!
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MessageSujet: Re: Haïti pris en otage par des « bandits légaux   Haïti pris en otage par des « bandits légaux EmptyMar 6 Nov 2012 - 5:26

jafrikayiti a écrit:
Malcom X te deja avèti nou.... gade Marvel kap kriye "mèt, mèt men kay "nou an" ap boule!"

tristès!


JAF;

Sa pa etone m non.Si w tande y ap pale ;pafwa y ap di w ke yo vle peyi an vin mèt tèt li pafwa;yo pa p ezite pafwa mete yo ap ""mèt"" lan pou yo jete gouvènman yo pa renmen.E mwen vle pale de ""GRAN MÈT"" ENPERYALIS lan.
E mesye sa yo ;si w wè y ap fè yon moun ki gen koneksyon ak LAVALAS entèvyou ;premye bagay ki sòti lan bouch yo se pou LAVALAS rekonèt ERÈ li.
Mwen menm tande MARVEL di ke gen NÈG ki te vin DAKÒ ak GUY PHILIPPE se apre ke ARISTIDE ak LAVALAS pa t vle negosye.
ADYE!JAF
Malgre EVIDANS yo ;depi JANVYE 2001 jiska NOVANM 2003 si w li ATIK sou NEW YORK TIMES yo;plizyè ATIK;w ap wè se MESYE yo ki pa t vle negosye.
NEW YORK TIMES kontinye ap di sa rive lan 2005,2006.Se pa t NEW YORK TIMES sèlman ;SALON MAGAZINE di l ;HUFFINGTON REPORT di l;COHA(CENTER FOR HEMISPHERIC AFFAIRS) di l.
Le jou mwen tande yon moun ki gen koneksyon a LAVALAS ;lè yo mande l pou li bay ESKIZ e li pa di yo ke se pou yo ta kòmanse yomenm pa bay ESKIZ....
ADYE!
Gen MESYEDAM se pa ak 2 bò BOUCH yo y ap pale ankò non;se ak konbyen?
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