Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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  POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID

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Rico
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MessageSujet: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyMar 18 Nov 2014 - 21:50

Vendredi, 18 janvier 2002 09:35
Succès de la journée " oui à la culture , non à l'arbitraire " organisée par le CRESFED

La journée porte ouverte organisée par les responsables du CRESFED, le jeudi 19 janvier, un mois après la destruction des locaux de l’institution par des proches du pouvoir, s'est révélée un succès. Des représentants de différents secteurs de la sociétés ont fait don d’un certain nombre de matériel au Centre de Recherches et ont exprimé leur solidarité avec le slogan “ Oui à la Culture , Non à l’arbitraire” lancé par les dirigeants du Centre de Recherches et de Formation Economique et Sociale pour le Développlement (CRESFED) .

Au nom de la solidarité, les donateurs ont apporté des livres , des chaises , des ordinateurs et même des paquets de crayons . L'indignation était sur les lèvres des personnes présentes pour venir disent-elles témoigner leur gratitude , leur reconnaissance à ce Centre de recherches au service de l'intelligentsia haitienne . Les dirigeants du CRESFED entre autres Suzy Castor et Gérard Pierre Charles ( responsables de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL)) ont exprimé leur émotion et leur joie face à cette grande marque de sympathie et annoncé que le centre va se remettre à l'ouvrage .

Les ambassadeurs américain et français respectivement Brian Dean Curran et Yves Gaudeul étaient présents au local du CRESFED . Le diplomate français a expliqué qu’il voulait témoigner sa solidarité avec les dirigeants de ce Centre de recherches d’autant que le local de l’Institut Français a été également saccagé le 17 décembre. L’ambassadeur américain s'est déclaré choqué par le spectacle de la destruction de la connaissance . Le diplomate a fait savoir que le CRESFED a bénéficié notamment d’un groupe électrogène et de quelques livres par le biais de l’USAID .

Les dégats causés par la furie des OP Lavalas lors de la tentative de " coup d'Etat " annoncée par le pouvoir le 17 décembre 2001 sont évalués à 500 mille dollars américains par les responsables du Centre . 15 mille ouvrages partis en fumée et des équipements détruits ou endommagés dans cette institution qui rendait service notamment aux universitaires .
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Men tonas koman nou vle pou fè lavalas konfyans. Bann kriminèl, asasen sayo dwe jije. Sa pran rejim Matelli ki pwolonje delè pou lavalas poko pase devan yon jij serye,  ti koken ap sèvi ak li.
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyMar 18 Nov 2014 - 22:28

LES ÉVÉNEMENTS DU 17 DÉCEMBRE 2001
 
Port-au-Prince, Janvier 2002
 

Centre Œcuménique des Droits Humains

(C.E.D.H.)

 
 
4, rue des Marguerites, Turgeau, Port-au-Prince
Phone : (509) 245-4106
E-mail: cedh@acn2.net
 

Avant-propos : Le Code normatif

Introduction : Le Contexte

I.  ANNONCE D'UN COUP D'ÉTAT

II.  LES FAITS :

Les attaques contre la presse,

les partis politiques, les responsables des partis pollitiques et les centres culturels

III.  LES RÉACTIONS :

Déclarations, interventions

IV.  L’APRES «17 DÉCEMBRE»

V.  QUESTIONNEMENT

 
Avant-propos : Le code normatif
Cet avant-propos s'impose.
Car dans la crise qui se traîne depuis des années au cœur des institutions politiques et sociales du pays, ce qui est en jeu, c'est le privilège de la transgression et les moyens à employer pour l'imposer, envers et contre tout. C'est pourquoi il est important de préciser, en guise d'introduction, à quel code normatif nous nous référons.
Sans l'acceptation de ce code, sans ce lien, la suite n' aurait pas de sens.

Exode : 

"Tu ne tueras point" (Ex: 20, 13)

La Déclaration Universelle des droit de l’Homme :

Article 3.-Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Constitution de la République, 29 mars 1987

Article 19.  "L'Etat a l'impérieuse obligation de garantir le droit à la vie"
Article 36. "La propriété privée est reconnue et garantie".

Le Code Pénal

Article 356.- Quiconque aura volontairement mis le feu à des édifices, navires, bateaux, magasins, chantiers, losqu'ils sont habités ou servent à l'habitation, et généralement aux lieux habités ou servant à l'habitation, qu'ils appartiennent ou n'appartiennent pas à l' auteur du crime, sera puni de mort. (La Constitution ayant aboli la peine de mort, la peine applicable est: travaux forcés à perpétuité.)
Article 361.-  Tout pillage, tout dégat de denrées, marchandises, propriétés mobilières, commis en réunion ou en bande et à force ouverte, sera puni de travaux forcés à temps.

Monseigneur Luigi BONAZZI, Nonce Apostolique, doyen du corps Diplomatique.

"Nous sommes préoccupés par certaines graves atteintes qui semblent remettre en question la liberté d'opinion, y inclus la liberté de la presse, ainsi que par l'impunité qui continue de couvrir certains crimes commis contre des journalistes.
Les partis politiques étant l'expression de la libre organisation démocratique des citoyens, comment ne pas réprouver les attaques contre les sièges de partis politiques sans intervention efficace de la Police ? " (27 déc 2001)Amnistie internationale :
" Le gouvernement Haïtien a l'obligation de protéger tous les citoyens sans exception, et doit agir de manière décisive pour mettre fin aux actes de violence commis à titre de représailles" (18 déc 2001)
Introduction : Le contexte
Les évènements du lundi 17 décembre 2001 se situent dans un contexte historique. Ils ne peuvent être interprétés sans faire une rétrospective qui inclut, au premier chef, le coup d'État de Roger Lafontant, le 7 janvier 1991 mis en échec par un soulèvement général de la population. Sept mois plus tard, aura lieu le coup d'État du 30 septembre 1991 qui durera jusqu'au retour du Président Constitutionnel le 15 octobre 1994.
Ces deux évènements occupent une place primordiale dans le discours lavalassien, dans son imaginaire, dans sa propagande. Ils ne sont pas étrangers à l'appel fait par Aristide à la «Tolérance Zéro», expression codée visant l'élimination physique immédiate. Agiter la rumeur de «coup d'État» devient non seulement un moyen de provoquer périodiquement et de bloquer les tentatives de mobilisation citoyenne, mais aussi de maintenir en alerte les groupes d'intervention répondant aux consignes du parti Lafanmi Lavalas. Dans les semaines précédant les élections de mai 2000 reportées plusieurs fois par le gouvernement Préval, le slogan est lancé pour une mobilisation contre un "coup d'état électoral".
Il faut rappeler :
-     Fin janvier 1991, à peine deux semaines après l'affaire Lafontant, la rumeur d'une autre tentative de coup d'état soulève la population et va coûter, entre autres, la vie à trois musiciens aveugles victimes du supplice du collier.
-     Le 28 Mai 1999,  le grand rassemblement organisé par la société civile pour protester contre l'insécurité, est brutalement interrompu et dénoncé par les porte-paroles de Lafanmi Lavalas comme une tentative de déstabilisation du gouvernement par des agents "putschistes" anciens et nouveaux.
-     Le 28 juillet 2001, la mystérieuse attaque contre le poste de Pétion-Ville et l'Académie Militaire, est immédiatement présentée par le gouvernement comme tentative de coup d'état. Jusqu'à ce jour aucune explication corroborant ces déclarations n'a été produite par les autorités.
-     Plus récemment, le 22 novembre 2001, le sénateur Dany Toussaint a affirmé publiquement que «Les conditions étaient réunies pour un coup d'État» ( Le Nouvelliste)
À partir du mois de juillet 2001, suite aux échecs successifs des négociations menées en vue de résoudre l'impasse politique provoquée par les graves irrégularités ayant entaché les dernières élections, auxquelles il faut ajouter les conséquences dramatiques de la formule «Zéro Tolérance», le mécontentement monte et s'exprime ouvertement.
À travers le pays les radios diffusent les opinions, interventions discussions, ouvertes où le gouvernement est de plus en plus critiqué et mis en demeure de s'expliquer sur les questions qui provoquent l'exaspération au sein de la population. En même temps la pression internationale s'accentue sur le Président Aristide pour qu'il réalise les huit points contenus dans sa lettre au Président Clinton.
Sur un fonds de problèmes cruciaux de survie quotidienne: 56% de la population ne mange pas à sa faim, baisse de la gourde, montée des prix, insécurité généralisée dans les quartiers populaires, rentrée scolaire avortée pour un grand nombre d'écoliers. Les questions qui ont contribué à mettre en évidence la gravité de la crise, sont principalement: l'impunité, les conséquences de l'application «Zéro Tolérance» et les pratiques d'intimidation ainsi que le constat du gaspillage des ressources de l'Etat et de la corruption.

L'impunité, symbolisée par le blocage du cas Jean Dominique.

En dépit de nombreuses protestations adressées directement au Président Aristide, tant par des groupes de la société civile que par des organisations internationales, aucun progrès n'a été enre-gistré pour traduire en justice les auteurs de l'assassinat de Jean Dominique et de Jean-Claude Louissaint.
L'enquête du Juge Claudy Gassant est paralysée. Le lynchage de Padel Rénélus, suspect dans l'assassinat de Jean Dominique, à Léogâne le 9 novembre, alors qu'il avait été confié à la garde de la Police, provoque une nouvelle montée d'indignation. Les déclarations de Robert Ménard de RSF, traitant les responsables de la police et de la justice de «voyous» et menaçant le chef de l'État de le faire inclure sur la liste des «Prédateurs de la liberté de la presse», sont largement répercutées.
En même temps, les kidnappings se succèdent sans aucune réaction des forces de l'ordre. Les quartiers populaires ne sont pas épargnés, les petits «chefs» armés persécutent et rançonnent impitoyablement la population. «En toute impunité, on massacre. On saigne les démunis, la masse de pauvres, des sans voix». ( Le Devoir, éditorial 11 décembre 2001).
À Cité Soleil et à La Saline la population s'insurge contre l'impunité dont jouissent les persécuteurs, en particulier Ronald Camille, alias Ronald Kadav, contre qui un mandat d'arrêt a été émis depuis le 10 septembre 2001, pour l'assassinat du nommé Jean Fritzner. Pendant des jours, ces gigantesques bidonvilles sont le théâtre d'affrontements violents. Le bilan est lourd, plusieurs morts, de nombreux blessés, un millier de demeures incendiées (AP, 3 nov. 2001)

Zéro tolérance et intimidation

Depuis la déclaration faite par le Président Aristide le 20 juin 2001, à l'occasion d'une visite à la Direction Générale de la Police demandant l'application de la formule «Zéro Tolérance», des actes de violence les plus meurtriers ont été perpétrés, soit directement par des policiers, soit par des groupes de civils, dans la plupart des cas associés aux autorités locales. Sans compter les cas qui n'ont pas fait les nouvelles, on estime à près de 40 les exécutions sommaires au cours des derniers mois à Port-au-Prince et en province. Dans la seule localité de Cabaret, 15 personnes auraient péri victimes de la formule «Zéro Tolérance».
Dans un témoignage accablant publié dans Le Monde (11/12/01), un policier déclare: «Depuis le lancement du mot d'ordre Zéro Tolérance par le président Jean-Bertrand Aristide, je vis un cauchemar…» En deux mois il affirme avoir assisté à l'éxécution sommaire et clandestine de plus de cinquante personnes; «l'opération ne doit laisser aucune trace…» .
C'est à partir de la volonté d'intimidation et de l'application de «Zéro Tolérance»  qu'il faut examiner les mesures utilisées par les dirigeants de l'APENA pour contrôler le mouvement de protestation qui s'était déclenché au Pénitencier National dans la nuit du 15 au 16 novembre 2001. L'exposition humiliante des prisonniers aux représentants de la presse, évocatrice du traitement infligé aux esclaves pendant les siècles de la traite négrière, a provoqué un haut-le-cœur général et des protestations ont fusé de partout. Le maintenant célèbre «Ca Suffit !» lancé par l'ancien Premier Ministre Smarck Michel, a résonné tant au pays que dans la diaspora, comme l'expression du sentiment d'indignation nationale.
Au cours des derniers mois, en réaction aux critiques et protestations qui se multiplient, le gouvernement, soit directement par les porte-paroles officiels, soit par l'intermédiaire des dirigeants des organisations dites populaires, utilise de plus en plus des méthodes d'intimidation, verbales ou physiques.
Une campagne contre les journalistes, qualifiés de «non-professionnels», s'intensifie. "À mesure que les manifestations de mécontentement s'amplifient et que la tension monte entre le pouvoir Lavalas et l'opposition, les attaques et menaces contre les journalistes se multiplient. (Le Monde, 10/12/01). Le Nouvelliste dans sa dernière édition de l'année titre: «2001: L'année de toutes les misères de la Presse».
La mort atroce du journaliste Brignol Lindor le 3 décembre 2001 à Petit-Goâve, suite à l'appel lancé par le maire-adjoint, Dumay Bony demandant l'application de «Zéro Tolérance» pour punir un membre de la presse coupable d'animer des émissions jugées trop critiques pour le gouvernement, illustre tragiquement les ravages de cette politique et provoque l'indignation dans tous les secteurs. La terreur règne dans la ville de Petit-Goâve. Lors des funérailles de Brignol Lindor, la police intervient avec violence.
La deuxième cible de cette politique d'intimidation, ce sont les partis politiques, leurs militants, porte-paroles. Toute tentative de réunion, manifestation, rassemblement est systématiquement et violemment interrompue et brisée. Quelques exemples illustrent la situation au cours de l'année 2001:
-     Port-au-Prince, 20 Mars 2001: Un groupe d'individus attaque à coups d'armes à feu et à coups de bouteilles incendiaires, le local de la Convergence Démocratique en chantant «Sa Jera Goug te ye pou nou pa boule Konvèjans lan» (Ce n'est pas Gérard Gourgues qui nous empêchera de brûler la Convergence…)
-            Hinche, 21 mars 2001: Le Mouvement Paysan Papaye (MPP), organise une marche pacifique de Papaye à Hinche. Tôt dans la matinée, la ville est investie par des groupes d'individus armés conduits par le maire Déra Simon. Des véhicules venant des communes avoisinantes pour participer à la manifestation furent bloqués en route et les passagers battus. Les organisateurs de la marche ont dû la renvoyer .
-     Cayes, 31 mars 2001: une journée de réflexion organisée à l'initiative de la Convergence Démocratique dans le local d'un night club a été suspendue inopinément. Un petit groupe d'une quinzaine d'individus a attaqué à coups de pierres le local où se tenait la réunion, tout en menaçant de l'incendier si on n'y mettait pas fin immédiatement. Le propriétaire a dû prier les participants de quitter les lieux.
-     Cayes, 21 mai : Une réunion est convoquée à la salle Saint Louis par la Convergence Démocratique à l'occasion du 1er anniversaire du 21 mai 2000. Avant l'heure prévue, barricades de pneus enflammés et coups de feu obligent à renvoyer la réunion.
-            Marigot, 18 novembre : Le maire de la ville accompagné de deux civils armés de UZI, membres de l'escorte de Prince Sonson Pierre, sénateur Lafanmi de Jacmel, intervient dans une réunion tenue dans un local par Edgar Leblanc, ex-sénateur et Président de l'Assemblée Nationale. Suite au refus de Leblanc d'obtempérer, sa voiture est arrosée de balles
-            Plaisance, 25 novembre : La police arrête plusieurs manifestants de la Convergence. L'un d'entre eux, Sénèque, est battu et meurt au commissariat de police le 28 novembre 2001.
-     Saint-Marc, 29 novembre 2001 : Des coups de feu sont tirés contre une marche organisée par la Convergence. Un manifestant, Samuel Augustin, est tué. Un autre, Oscar Pierre, meurt deux semaines après, des suites de ses blessures.
-     Cap Haïtien, 15 décembre 2001 : Le 14 décembre, 3 jours avant le "Coup" du lundi, une journée de réflexion, organisée par des jeunes de l'Initiative Citoyenne à la Faculté de Droit du Cap avec la participation de Micha Gaillard est interrompue violemment par des cris, chaises renversées, projectiles lancés par un groupe d'une quinzaine d'assistants se réclamant du régime Lavalas,violant ainsi l'espace universitaire. Cette intervention était organisée par le maire de Milot, Moise Jean Charles et le porte-parole de Lafanmi, M.Amos Zéphirin, sous-directeur de l'Aéroport du Cap.

Gaspillage des ressources de l’État - Corruption

Aux prises avec des conditions d'existence chaque jour plus précaires, la population manifeste de plus en plus son mécontentement face au déploiement du luxe dont s'entourent les hommes forts du pouvoir Lanfanmi Lavalas. Des critiques sévères et persistantes s'attaquent également à la gestion des affaires publiques mettant en question la probité des dirigeants et leurs méthodes de fonctionnement.
L'attention se porte, entre autres, sur l'achat, selon des procédures peu claires, de trois maisons dont la valeur est estimée à près de 7 millions de dollars (US):
-    une villa pour l'ex-président René Préval : 1.4 M $US
-    une maison pour le nouveau premier ministre Jean-Marie Chérestal : 2M $US
-    une maison pour l'ambassade d'Haïti à Rome : 3M $US.
À travers les stations de radio, le dossier des dépenses «somptuaires» et des procédures douteuses, en particulier à la DGI (Direction Générale des impôts) ainsi que le thème des «grands mangeurs lavalassiens» est de plus en plus discuté ouvertement.
Le samedi 8 décembre, dans une intervention qui dure 2 heures au programme très écouté de Radio Caraïbes «Ranmase», Michel Soukar, professeur d'histoire qui anime un programme sur l' histoire d'Haïti et de l'Amérique Latine, s'adresse directement au Président Aristide concernant l'origine et l'importance de sa fortune et les dépenses effectuées par la Présidence. C'est un coup de tonnerre et «l'interpellation» de M. Soukar est rapidement reproduite par centaines sur cassettes et diffusée dans tout le pays et dans la diaspora haïtienne.
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Joel
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Kom ,yo pa ka jwenn BOUT ou;w al deniche tout ANKET TET CHAT ;ki diskredite jis lan nannan l .
Mesye ki te atake PALE NASYONAL yo 17 DESANM 2001 yo te rekonet ke yo te fe l.
Yo rekonet ke yo te atake KAZEN PETYONVIL ak FRE an.
Kounye an ,li le li tan pou oganizasyon sa yo prezante ESKIZ ;kom se an 2002 yo te prezante RAPO TET CHAT sa a se pou yo di ke yo pa t konnen.
Gen yon FANM ki te lan MOUVMAN AME an ;mwen salye l pou KOURAJ li.
Li di JEB SPRAGUE ke gouvenman LAVALAS lan te arête l e RNDDH t ap plede di se pou POLITIK.
Li di li pa t konprann pouki sa RNDDH t ap fe sa ,paske li te lan AKTIVITE yo vre..
Gen de AKIZASYON ki fet kont LAVALAS ,menm ANBASAD AMERIKEN an ,lan KAB yo t ap voye bay DEPATMAN DETA ,te demanti yo!
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Rico
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TANKOU JAN DOMINIK TE ABITYE DI POUKISA YO PRAN AYISYEN POU KANA SOVAJ, SE POU YON BÈT. TONAS SE PA JANM YO SE TOUJOU ZOT.

SELMAN KRITIK YO, KINAN YO KI MOUN DE BYEN KI BAY BON ZENFOMASYON.

nap kontinye tongue
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Sa w di an ou konnen byen ke se pa sa.
Ou plede ap mete bagay ke NEG ap repete depi omwens 12 ZAN;san varyasyon.

Si m ta komanse mete ENFOMASYON se pa atake ou menm ak KONPAYEL yo ta atake KONPITE m lan anko.
Kom nou se FASIS ,nou pa p janm konnen ki le pou nou sispann "tant va la cruche a l'eau elle se casse" tankou yo di.
Yon sel kesyon m ap poze ;le te gen pretandi atak lan INIVESITE ;lan sa yo di ki te rive PIERRE MARIE PAQUIOT an.
Yo te di ke yo te kraze JANM misye ak yon BA FE.
Yo te menm di ke l te paralyze?
Kote li?
Se pa kesyon yo kwe yon seten MOUN e yo pa kwe LOT ;se pou sa yo konn fe pwose.
Ki kote KREDIBILITE an ye.






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L'OEA publie son enquête sur les évènements du 17 décembre 2001, la thèse du " coup d'Etat " est mise en doute

La Commission d’enquête de l’Organisation des Etats Américains (OEA) sur les violences du 17 décembre 2001 a rendu public son rapport, le lundi 1er juillet 2002 . Ce document volumineux insiste sur l’impunité et les réparations aux victimes.

Le rapport a été publié au moment de l’entrée en fonction du représentant américain comme nouveau président du conseil permanent de l’OEA. " C’est un moment de vérité pour Haïti " , affirme Roger Noriega. Dans ce document de 87 pages comprenant 22 recommandations , la commission de l’Organisation des Etats Americains dit relever qu’effectivement le Palais National a été l’objet d’attaque suivie d’une vague de violence qui a déferlé sur les leaders de l’Opposition. Selon une partie des conclusions le document dit ceci :

1. Une attaque armée a été perpétrée contre le Palais national durant les premières heures de la journée du lundi 17 décembre 2001.

2.L’attaque a été effectuée par des personnes versées dans l’utilisation d’armes militaires lourdes.

3. L’Opposition politique n’a pas participé à la planification ou l'exécution de l'attaque contre le Palais national.

4. La résistante de la Police nationale haïtienne a été pitoyable et sa contre-attaque insignifiante. Néanmoins, la SWAT Team a joué un rôle important dans la poursuite des assaillants.

5. L’attaque perpétrée contre le Palais national n'aurait pas pu avoir lieu sans la complicité de quelques officiers de Police de différentes unités.

6. L’objectif de l’attaque contre le Palais national ne concorde pas avec l’objectif de réaliser un coup d’état.

7. L’appel à la «mobilisation pacifique» de la population a constitué l’un des facteurs contribuant aux bouleversements qui ont suivi les événements du 17 décembre 2001.

Ainsi la commission recommande que toutes les personnes impliquées dans ces violences soient interpellées sans délai. Les membres de la commission pressent le gouvernement à accorder de façon prompte et adéquate réparations et dédommagements aux personnes et organisations victimes lors de ces évènements. Les recommandations à moyen et à long terme portent notamment sur la sécurité, la réforme judiciaire , la Police et les droits humains et les médias. Ces mesures , selon l'OEA, pourraient permettre le retour d’un climat de confiance dans le pays . Parallèlement, le rapport suggère que les bailleurs de fonds internaitonaux débloquent l’aide au fur et à mesure de la mise en application de l’accord politique . Les membres de la commission Roberto Flores Bermudez du Honduras, Alonso Gomez Robledo du Mexique et Nicolas Liverpool de la Dominique qui ont soumis le rapport au président haitien et au secrétaire général de l’OEA exhortent les deux (2) parties (Pouvoir et Opposition ) à respecter et à mettre en pratique tout accord politique qu’elles arriveraient à obtenir au bénéfice de leur pays.

La publication du rapport d’enquête sur les évènements du 17 décembre 2001 a coïncidé avec la prise en charge de la présidence du conseil permanent de l’OEA, le 1er juillet par le représentant des Etats-Unis . En prêtant serment Roger Noriega a indiqué qu’il assume cette présidence à un moment de vérité pour Haiti en référence à la publication du rapport dans le cadre de la Résolution 806. M. Noriega qui va diriger cette instance de l’OEA pendant trois (3) mois a souligné qu’il est aujourd'hui "essentiel pour le gouvernement de Port-au-Prince d’agir de façon décisive pour mettre fin à l’impunité et établir les règles de droit devant conduire à l’organisation d’élections crédibles et achever l’accord initial dans les jours à venir".
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Rico a écrit:


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La publication du rapport d’enquête sur les évènements du 17 décembre 2001 a coïncidé avec la prise en charge de la présidence du conseil permanent de l’OEA, le 1er juillet par le représentant des Etats-Unis . En prêtant serment Roger Noriega a indiqué qu’il assume cette présidence à un moment de vérité pour Haiti en référence à la publication du rapport dans le cadre de la Résolution 806. M. Noriega qui va diriger cette instance de l’OEA pendant trois (3) mois a souligné qu’il est aujourd'hui "essentiel pour le gouvernement de Port-au-Prince d’agir de façon décisive pour mettre fin à l’impunité et établir les règles de droit devant conduire à l’organisation d’élections crédibles et achever l’accord initial dans les jours à venir".

Se sa m ap di w lan ;ou plede ap fe MOUN pedi TAN ak BOUYON w yo.
Ou paka rechofe yo anko.
Vyann ak VIV yo deja gate.
Ou konn kijan DEMOKRAT LIBERAL te rele ROGER NORIEGA ak bos li JESSE HELMS "BELZEBUTH" PRINCE DES TENEBRES.
Se li ki te an CHAJ PWOGRAM KONTRA lan NICARAGUA a.
Lame kriminel ki t ap touye MOUN lan AMERIK SANTRAL lan lanne 1980s yo te sou LOBEDYANS ROGER NORIEGA.
ADYE!
M ap mande w anko.NOU te akable mesye LAVALAS yo sou ATAK nou te di ki te fet lan FAKILTE an kote yo te kraze JANM PIERRE MARIE PAQUIOT ak BA FE.
Se sa Selman ou te we sou net lan.
Kote PAQUIOT nou te di ki PARALIZE an ;mwen kwe misye lan POTOPRENS ,ban m nouvel ki jan misye ye,mwen ta renmen konnen
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Jeu de rôle: dindon de la farce

 POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  Empty
MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyMer 19 Nov 2014 - 21:17

I. Annonce d'un coup d'État

Dès 3 h am, le lundi 17 décembre, un "flash" est diffusé par les radios (Radio Caraïbes) donnant la nouvelle que le Palais National est attaqué par un commando.

Vers 6 h am,  Jacques Maurice, membre du bureau de presse de la Présidence fait les premières déclarations: Il y a une tentative de "Coup d'Etat" et 80 hommes lourdement armés se sont introduits dans le Palais National. A partir de conversations entendues sur les walkies-talkies dont ils auraient dépouillés les policiers du Palais, ces hommes qui parlent espagnol, anglais et créole, révèlent avoir à leur tête Guy Philippe, un des commissaires de police réfugiés en République Dominicaine.

Selon informations recueillies par AP, Jacques Maurice fait également mention d'une attaque simultanée contre le pénitencier national et, toujours selon lui, l'un des auteurs intellectuels du coup serait Lucien Gervais, (ancien militaire ?) emprisonné au pénitencier national lors du soulèvement des détenus et depuis lors transféré dans un autre centre de détention. Lucien Gervais aurait à sa solde des mercenaires dominicains réunis à la frontière, prêts à intervenir. Lors de cette intervention, Jacques Maurice précise que le Président Aristide et sa famille sont en sûreté dans leur résidence de Tabarre.

Au cours de ces premières heures les radios diffusent largement les déclarations, nouvelles, et premières réactions. Des journalistes se trouvent au Champs de Mars, devant le Palais et rendent compte en direct, de l'évolution de la situation. Radio HaitiInter annonce à 9.00am que «7 hommes se trouvent embusqués dans les sous-sols du Palais». Des appels à la violence et à la chasse aux «responsables» du coup sont lancés par les porte-paroles, (René Civil) des groupes Lavalassiens au cri de «Bare-yo anwo, Bare-yo anba !»

Quelques heures plus tard, Jean Auriel, responsable de l'unité de sécurité présidentielle, répond aux questions de la Presse et annonce que les assaillants ont pris la fuite à bord de deux pick-ups. Les unités d'élite de la PNH ont repris le contrôle du Palais. Les affrontements ont fait un mort dans le camp des assaillants et deux morts parmi les policiers.

Vers midi, le ministre de la Culture et de la Communication, Guy Paul, intervenant sur les ondes de la Radio nationale annonçait que le président avait le contrôle du Palais, marquant ainsi la fin du coup d'État. Il fait appel au calme et condamne les actes de violence enregistrés dans le pays.

Dans l'après-midi, le porte-parole de la PNH, Jean Dady Siméon, dans un point de presse au Palais National confirme la tentative de "coup d'état" par des assaillants au nombre de 30 et que le bilan de l'attaque repoussée s'élève à 5 morts, dont deux policiers, un assaillant et deux simples citoyens. Il fait aussi mention de la capture de l'un des assaillants du côté de Morne à Cabrits.

Le Président intervient également au cours de cette longue conférence de presse pour condamner le coup d'État, «Pwazon demokrasi a se zam Kou Deta sa yo», réprouver la violence «Kelkeswa vyolans lan, nou kondane l». Par ailleurs, il confirme qu'il existe une relation entre les événements du 28 juillet et ce qui vient de se passer en affirmant : «Evenman 16-17 desanm 2001 yo konektab avèk evenman 28 Jiyè k sot pase yo. … Nou genyen dè prev ki montre yo konektab» et le peuple doit être loué d'avoir sû agir en conséquence.

" Lè 28 Jiyè te rive, te gen plis konfizyon ke te fè yon seri moun doute, èske se vre, èske se pa vre. E nou rété gade akoz de konfizyon, yo te beaucoup plus timides que cette fois-ci. Yè, manifestasyon pèp la kale pou l defann demokrasi a. Jodi a manifestasyon l pasifikman montre ankò yon fwa ki jan li konprann w'ol pou l jwe, pa non kwaze bra, chita tann apre pou lal nan mawon. Men, nan kanpe pasifikman pou l mété barikad lapè kote k nesesè, lè l nesesè san vyolans, nan respè dwa tout moun, nan dyalog..."

Le poison qui tue la démocratie, ce sont les armes de ces coups d'État. Il y a un lien entre les évènements du 17 décembre et ceux du 28 juillet. Mais le 29 juillet, il y avait beaucoup de confusion, les gens étaient dans le doute, est-ce que c'est vrai,?: est-ce que c'est pas vrai ? A cause de cette confusion, les gens sont restés à regarder, ils étaient beaucoup plus timides que cette fois ci. (…) Hier, le peuple a manifesté sans hésiter pour défendre la démocratie (...) Aujourd'hui, ses manifestations ont montré pacifiquement le rôle que le peuple doit jouer, qu'il ne doit pas croiser les bras, s'asseoir, attendre, et finalement se lancer dans le marronage. Que son rôle est d'être debout, de monter des barricades de la paix là ou c'est nécessaire, quand c'est nécessaire, sans violence, dans le respect des droits de chacun, dans le dialogue (…) Immédiatement après la Conférence de Presse, le Chef de l’Etat adresse un «Message de Paix». Il commence par saluer la Police et tous les citoyens qui par leur détermination ont érigé les Barricades de la Paix et fait échec aux assassins de la démocratie.

«Onè respè pou nou memm!"….."M sot siyonnen yon bon pati nan Pòtoprens, mwen wè ak je m ki kantite barikad lapè nou mété pou anpeche teworis kouri sove e touye plis moun. Nou fè sa paske nou kwè nan peyi nou, Nou fè sa paske nou kwè nan demokrasi, Nou fè sa paske nou se bon jan pitit Dessalines, Toussaint Louverture ak zansèt nou yo, nou brav !" "drapo la pè a flote toupatou"…"Aswè a, m mande pou gen veye patriyotik toupatou pou pwoteje lapè a»...

... «je viens de faire le tour de Port-au-Prince, j'ai pu voir le nombre de barricades de la Paix que vous avez érigées pour empêcher que les terroristes ne s'enfuient et ne continuent à tuer plus de gens. Vous avez fait cela parce que vous croyez en votre pays, en la démocratie, parce que vous êtes les fils de Dessalines, Toussaint Louverture de nos ancêres, vous êtes braves ! Le drapeau de la Paix flotte partout ! Ce soir je vous demande d'organiser une veillée patriotique, partout pour protéger la Paix».

«E nan moman sa a kote nou fyè lè no wè bèl solidarite ki egziste ant Pèp la ak Polis la, nou ankouraje Pèp la kontinye bay la Polis la tout enfomasyon nou jwenn konsènan tout kriminèl k ap chèche kouri pou yo pa kenbe yo, pou yo pa pale…» … «Se yon Kou Deta nou ranvèse vit e se pou Kou Deta a pa retounen ankô ki fè m mande pou tout Popilasyon an kanpe pasifikman, defann demokrasi a pasifikman».

Au moment où nous parlons, nous sommes fiers de constater la belle solidarité qui existe entre le peuple et la police, et nous vous encourageons à continuer à fournir à la police toute information concernant tous les criminels qui tentent de s'enfuir pour ne pas être pris et avoir à parler… C'est un coup d'État que nous avons contrôlé rapidement et c'est pour éviter qu'il n'y en ait d'autres que nous demandons à toute la population de se mobiliser pacifiquement pour défendre la démocatie pacifiquement.

 

«Nap kontinye ini pou n pousuiv avek lalwa nan men nou anba drapo lapè a, tout criminèl teworis ki vle fè nou al nan mawon»

«Nous continuons d'être unis pour poursuivre avec la loi en mains, sous le drapeau de la paix, tous les criminels terroristes qui ont voulu nous acculer

II. LES FAITS : L'attaque contre la Presse, les partis politiques, leurs dirigeants et les centres culturels

À partir des différentes déclarations des représentants de la Présidence, des groupes armées de partisans de Lafanmi Lavalas s'organisent à Port-au-Prince et dans les villes de provinces, attaquent , pillent et incendient les locaux des partis politiques, les résidences de certains de leurs dirigeants. Des stations de radio sont investies et menacées de destruction, des journalistes sont violemment pris à partie et certains n'échappent au pire que de justesse. Plusieurs personnes périssent victimes de ces actes de violence au cours de la journée.

En Province


Cap-Haïtien


-    Le mobilier de la résidence du Pasteur Milton Chery, membre de la coordination de l'OPL dans le Nord, ex-candidat au Sénat, est jeté dans la rue et brûlé.

-            Eluscat Charles, porte-parole OPL dans le Nord a vu sa résidence pillée et incendiée ainsi que la maison voisine.

-    La maison des frères Tanis, de la Convergence et celle de Jacques Etienne, critique connu de Lafanmi Lavalas, ont également été mises à sac.

-    Un certain Célius, proche des FADH a failli être lynché, n'était-ce l'intervention de quel-ques passants et des affrontements ont eu lieu lorsque les manifestants lavalassiens ont tenté de s'attaquer à Grégory Joseph de la Convergence

-    Le siège central de l'OPL dans le Nord est saccagé.

-    Les assaillants ont tenté de mettre le feu à Radio Maxima mais ont dû renoncer devant la réaction des riverains qui se sont portés à la défense de la station.

Cayes


-    La caisse de l'entreprise de construction que dirige Gabriel Fortuné, ex-député, porte-parole départemental de la Convergence, est pillée et 2 camions bascules incendiés.

-    La résidence de Jean Robert Jeune, membre du comite de coordination départemental de l'OPL est partiellement saccagée.

-    La maison de Wilfred Jean-Baptiste, membre du comite de coordination départemental de l'OPL est endommagée et pillée.

-    La résidence de Kessel Cilius, membre de la Convergence est pillée.

-    La résidence de Pierre Richard, membre de la Convergence est pillée.

Gonaïves


-    La résidence du Pasteur Luc Mésadieu, président du Mochrena et membre du directoire de la Convergence démocratique est incendiée; 3 voitures sont brûlées; 2 personnes proches du pasteur sont tuées puis brûlées.

-    La résidence du Pasteur Sylvio Dieudonné, vice-président de Mochrena est incendiée ainsi qu'une maison voisine. Une Eglise et une école dirigées par le Pasteur sont également incendiées.

-    Le mobilier de la résidence de Anouès Difficile, membre de la Convergence démocratique, est incendié.

-    Le correspondant de Radio Métropole dans l'Artibonite, Duc Jonathan Joseph est porté disparu.

Grande Rivière du Nord


-    Le local de l'OPL est attaqué et saccagé.

Jacmel


-    La résidence du porte-parole de la Convergence Démocratique dans le Sud-Est, Milot Gousse, a été attaquée avec jets de pierres.

Jérémie


-            Lensky Cassamajor, représentant de l'OPL est sequestré, malmené et sauvé de justesse du lynchage.

-    Local de la CATH (Centrale des travailleurs Haïtiens) incendié; beaucoup de membres de la Convergence ont dû prendre la fuite.

N.B - Participation de deux véhicules de l'Etat (Education Nationale et Finances).

Petit-Goave


-     La maison de Jean Jasmin, enseignant, membre de la coordination locale de l'OPL, est incendiée, ainsi que celle de Déus Jean-François, MDN, ex-député, membre de la Convergence, responsable communal. Des affrontements ont eu lieu entre les groupes lavalassiens et les partisans de la Convergence. Au cours de la journée plus de 15 maisons ont été incendiées et 5 mises à sac. Les premiers rapports indiquent que: Yvon Jean, René Jean-Michel, Eligène Desrosiers, Jean Wilio Manéus, Dieusibon Jean, Yves Rigaud, Denise Osias, Inès Coicou, Genise Jean, Diréus Antoine, Prosper Jeanty, Montigène Sincère, Serge Bouzile, Wilbert Pierre, auraient ainsi, entièrement ou en partie, perdu leur résidence.

Thiotte


-            Gabriel Davidson, membre dirigeant de l'OPL et une quinzaine de militants ont dû se mettre à couvert.

 

À la capitale, Port-au-Prince


La Presse


Au cours de la journée des journalistes, reporters, stations de radio sont l'objet de menaces, d'actes de violence qui obligent plusieurs représentants de la Presse à se mettre à couvert, certains, dans des ambassades. D'après Reporters Sans Frontières: «Le caractère systématique des agressions démontre que les manifestants avaient reçu des instructions pour s'en prendre à la presse».

Thony Bélizaire, photographe de l'Agence France Presse, Patrick Moussignac, Guérin Alexandre, Jean-Elie Moléus, respectivement directeur et reporters de Radio Caraïbes et Guyler Delva, président de l'Association des Journalistes Haïtiens, ainsi que des reporters de Telemax, ont été pris violemment à partie par des manifestants proches de Fanmi Lavalas armés de revolvers, de machettes, de bâtons. Ils ont obligés les journalistes à quitter les lieux sous la menace.

«Nous vous aurions abattu si vous étiez de Radio Caraïbe» ont déclaré des partisans du pouvoir à Maxo Exil, de l'agence Haïti Press Network, qu'ils menaçaient d'une arme.-            La

Roger Damas, de Radio Ibo, a été forcé de remettre sa carte de presse et son cellulaire aux manifestants qui assimilaient Radio Ibo à l'opposition.

Des journalistes de Radio Vision 2000 dont Pharès Duverné, Robert Philomé et Yves Clausel Alexis, alors qu'ils couvraient les évènements se déroulant au Palais National, ont été contraints de crier "Vive Aristide, Vive Lavalas" par des membres d'organisations populaires proches du pouvoir.

Selon Arins Bellevue, directeur de Radio Galaxie, leur confrère, Abel Descolines a dû se mettre à couvert après avoir reçu des menaces et avoir été informé que son nom et celui d'autres représentants de la presse se trouvaient sur une liste de journalistes à abattre. Un journaliste du RECAP, Gaston Janvier s'est trouvé dans la même situation.

Des reporters de Radio Métropole ont été agressés et mis en joue par des partisans du pouvoir qui se trouvaient à bord de véhicules appartenant à des entreprises de l'Etat. Les vitres de l'autobus de Radio Caraïbes ont été brisées par des manifestants pro-Lavalas. Plusieurs stations ont reçu des menaces de mort et ont cessé d'émettre ce jour-là: Radio Quisqueya, Radio Métropole, Radio Vision 2000, Radio Signal FM, et Radio Caraïbes. Cette dernière devait suspendre pendant plusieurs jours ses émissions.

Le professeur-historien, animateur de programmes de radio, Michel Soukar, a été l'objet de menaces répétées.

Les sièges des partis politiques


-    Le siège national de l'OPL (Organisation du Peuple en lutte), originellement Organisation Politique Lavalas) fondée en 1991, Quartier-General de la Convergence, a été pillé et incendié. Le mur et la barrière de l'entrée ont été renversés par un bulldozer du CNE. Les équipes d'assaillants ont été aussi véhiculés par la CNE. L'OPL est membre de l'Internationale socialiste, Coordinateur; Gérard Pierre Charles.

NB. Une maison attenante a été aussi pillée et incendiée.

-    Le Local du Konakom, (Comité National du Congrès des Mouvements Démocratiques) membre de la Convergence et de l'Internationale Socialiste --Coordonnateur Victor Benoît-- a été pillé et incendié.

-    Le local de la KID (Confédération Unité Démocratique), membre de la Convergence, coordonnateur :Evans Paul (Konpè Plim) mis à sac et incendié.

NB.  C'est la 3e fois que le local de la KID a été dévasté : en 1991 (deux mois avant le coup d'état), et en avril 2000.

-    Le local de l'ALAH (Alliance pour la Libération et l’Avancement d’Haïti) membre de la Convergence qui est aussi le cabinet d'études de Me Reynold Georges, son coordonateur, a été incendié.

Les maisons familiales des dirigeants de la Convergence.


-    La résidence du professeur Victor Benoît située à Bon Repos, dans la banlieue nord de Port-au-Prince, a été pillée et incendiée (voir détails dans le témoignage plus loin).

-    La résidence du professeur Gérard Pierre Charles, située au Morne Hercule à Pétion-Ville a été pillée. La salle de la bibliothèque a été incendiée avec un cocktail Molotov. La maison a été assiégée en fin de matinée par des membres de la CIMO (Corps d’intervention et de maintient de l’ordre) et par des civils armés transportés en véhicules de la CNE (Compagnie nationale d’équipements - entreprise publique).

Dans les deux cas des officiels ont été reconnus, des véhicules ont été identifiés (voir témoignage plus bas).

 

Centres culturels


-    Le CRESFED, Centre de formation, de recherche et de documentation, membre de la Plateforme des Droits Humains, dirigé par Suzy Castor, professeur universitaire, historienne de formation, fondé en 1986, a été attaqué, incendié et pillé (voir témoignage plus loin).

-    La villa appartenant à l’État français et abritant les locaux administratifs de l'Institut Français d’Haïti, voisin du local de Konakom, a été pillé.

 

LES TEMOIGNAGES

Déclaration pour la presse de Jessie Benoit,
 le mercredi 19 décembre 2001


Moi, Jessie Ewald Benoit, épouse de Victor Benoit, coordonnateur du KONAKOM et dirigeant de la Convergence Démocratique, certifie et atteste que :

1. Le lundi 17 décembre 2001, à 12 :00 AM (midi), un commando de mercenaires agissant au nom de Lavalas a débarqué en notre résidence située à Lilavois. Quatre (4) véhicules chargés d'hommes lourdement armés:

- une Toyota Four Runner de couleur noire sans plaque d'immatriculation;

- une Nissan Patrole blanche officielle, immatriculée au No 0824;

- une Toyota double cabine sans plaque;

- une Toyota RAV4 de couleur marron

Ce commando avait pour mission d'assassiner en plus de Victor Benoit, tout être vivant (humains et animaux) se trouvant sur les lieux. Nous étions tous présents, Victor Benoît et moi, ainsi que trois (3) parents adultes et quatre (4) adolescents quand ils ont débarqué.

Après avoir semé la panique chez nos proches voisins, nos assassins ont investi la cour de la maison. Ils ont incendié la maison pièce par pièce en mettant particulièrement l'accent sur les espaces fermés. Nous avons eu la vie sauve grâce à la chaîne de solidarité qui a été organisée spontanément par les habitants de Lilavois.

2.- J'accuse la Police Nationale d'Haïti et particulièrement le Commissariat de Bon Repos, pour NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER.

J'accuse Lavalas de tentative d'assassinat sur ma personne et celle de mon mari Victor Benoit et les membres de notre famille qui étaient dans la maison avec nous.

3.- Je dis à l'ensemble de la population haïtienne : Hier c'était la Presse avec Jean Dominique, Brignol Lindor. Aujourd'hui c'est la Convergence Démocratique avec Victor Benoit, Gérard Pierre Charles et d'autres dirigeants et membres de la Convergence; Demain ce sera l'ensemble des secteurs de la société haïtienne qui luttent pour une société libre et démocratique.

En avant tous, n'ayons pas peur, serrons-nous les coudes pour ce grand faisceau qui doit barrer la routeà la dictature.

TET ANSANM TET ANPLAS NAP CHANJE SA

Jessie Ewald Benoit

 

Témoignage de Suzy Castor : la résidence de Suzy Castor et de Gérard Pierre-Charles mise à sac


Le lundi 17 décembre, Suzy Castor écoutait les nouvelles du matin dans la résidence où elle vit avec sa famille, à Pétion-Ville, au Morne Hercule, lorsqu'elle reçut l'appel d'un ami insistant pour qu'elle quitte immédiatement sa demeure. Il venait d'apprendre qu'un groupe armé, se dirigeait vers la maison probablement pour l'incendier. Sans rien emporter, Suzy Castor s'enfuit avec ses trois petits-enfants pour se réfugier chez des amis.

Il est 9.30 AM. Une demi-heure plus tard, le groupe d'assaillants, évalué à une centaine de personnes, arrivait dans la rue Charlemagne Péralte, qu'il arpenta de haut en bas avant de pouvoir identifier la maison. Cette troupe, parmi laquelle on ne pouvait ne pas remarquer des enfants et des adolescents, était armée de fusils, revolvers, machettes, piques. Ils se sont massés devant la maison et se sont mis à envoyer des pierrres. Quelques policiers arrivent alors, au nombre de 5 ou 6, se placent en retrait des assaillants et assistent sans intervenir aux tentatives de destruction du mur d'enceinte.

C'est à ce moment que les hommes de sécurité, à l'intérieur, tirent en l'air pour disperser le groupe. Alors, les attaquants demandent du renfort: les appels sur radio ont été entendus par plusieurs témoins. Très rapidement, 2 camions de la CNE et autres pick-ups de la police, dont un marqué "Cité-Soleil", arrivent et débarquent des hommes en civil, armés certains, de fusils-mitrailleurs.

Les habitants de la maison, dont la fille de Suzy Castor, abandonnent les lieux, en passant par-dessus le mur arrière du jardin. C’est à ce moment qu'arrive une équipe de CIMO.

Les assaillants essaient de forcer la barrière. Ayant réussi à pénétrer dans la cour, ils mettent le feu aux deux véhicules qui s'y trouvent en criant : «yo pa gen jan pou yo soti, nap pran yo, nap rache yo youn pa youn». Constatant que personne ne sortait, ils entrent chez les voisins à la recherche des occupants en fuite. Utilisant un cocktail Molotov, ils incendient une des pièces principales.

Selon plusieurs témoignages, au cours des évènements, le sénateur Prince Sonson Pierre, le magistrat de Pétion-Ville, Sully Guerrier et le député Felito Doran étaient présents et observaient le déroulement de l'opération. Tout ceci se passe sans que, ni les policiers, ni les agents du CIMO n'interviennent pour contrôler ou retenir les assaillants afin d'empêcher le pire.

Suite à plusieurs appels d'amis et autres citoyens alarmés, les pompiers arrivent.,une première fois sans eau. Finalement ils réussissent à contrôler l'incendie. Aussitôt après, vers 4.30 PM, la maison est livrée au pillage. Tout a été emporté ou détruit. Des spectateurs qui ont essayé de protester ou de s'interposer ont été malmenés et frappés.

Plusieurs témoins ont vu les pillards monter dans les véhicules de la Police avec leur butin. Cependant, aux personnes venues s'enquérir, le Commissariat de Pétion-Ville, a déclaré ignorer cela.

NB.- Ce lundi 17 décembre, le professeur Gérard Pierre Charles était à Miami où il assistait à un séminaire sur les partis politiques, organisé par l'OEA.

Témoignage de Suzy Castor : La destruction du CRESFED


Le lundi 17 décembre, vers 1h PM, un groupe d'individus, la plupart très jeunes, presque des enfants, armés de fusils, se dirige vers le local du CRESFED, 10, rue Jean-Baptiste, au Canapé-Vert. De toute évidence, ils ne connaissent pas l'adresse, car ils passent devant le local sans le reconnaître et questionnent les habitants du quartier afin d'identifier la maison.

L'unique gardien s'étant mis à couvert, à l'approche de la troupe, celle-ci pénètre sans difficulté dans la cour principale. Deux camions de police accompagnaient le groupe et assistent au pillage et à l'incendie. On a également remarqué la présence du délégué de Ville pour le Canapé-Vert, Analès Obas. La mise à sac est totale. Le feu est mis pièce par pièce. Ce qui ne peut être emporté est détruit, incendié. Par exemple, tout l'équipement d'imprimerie et des émetteurs devant servir pour une radio éducative. Les W.C. ont été remplis avec des exemplaires de la Constitution, et un grand nombre d'ouvrages a été systématiquement brûlé. L'immeuble lui-même est vandalisé: céramiques, portes, fenêtres, climatiseurs, fers forgés.

Le chien de garde du CRESFED a été, selon les témoignages, arrosé d'essence et brûlé vif.

Dans la journée du mardi, on trouvait déjà en vente sur les trottoirs de la Capitale des exemplaires épars des collections spécialisées du CRESFED. Il faut noter que des archives précieuses sur l'histoire politique et syndicale du pays ont été détruites, ainsi que des collections de périodiques clandestins sous Duvalier . C'est une partie de la mémoire du peuple haitien qui a ainsi disparu.

Un témoin sur le Champ-de-Mars


Très tôt à l'aube, j'ai entendu parler d'un coup d'État. J'ai voulu aller voir de mes propres yeux ce qui se passait. Je me suis rendu sur le Champ-de-Mars avec un ami vers 5:30am. Arrivé sur la place, près du Mupanha, j'ai vu un pick-up de la police (marque Toyota), dans lequel deux policiers baignaient dans leur sang, apparemment morts. Il y avait peut-être un millier de personnes. Ce n'était pas la grande foule d'avant. Des "chefs", habillés en "KK Jako", avec de lourdes armes, circulaient dans l'enceinte du Palais.

Nous sommes arrivés du côté du Palais de Justice, à l'entrée principale. Il n'y avait pas de traces d'effraction sur la barrière. J'ai vu, stationnée, une Chevrolet blanche immatriculée «Service de l'Etat». Des hommes habillés en noir, avec cagoules, distribuaient des armes : Gallil, G3, M16, UZI, Vers 6:30am, la distribution d'ames était terminée. Autour de moi les gens parlaient de "Dominicains" qui se trouveraient à l'intérieur du Palais. Un policier de "Swat" s'est approché des grilles pour dire que la situation était sous contrôle, qu'il y avait un tué et deux personnes capturées.

Vers 7:30am des voitures officielles sont arrivées, avec des gens armés de révolvers et fusils. Un tracteur tentait d'enfoncer la barrière de droite du Palais. Des véhicules, portant des inscriptions "Cité-Solel 1, 2, 3, Delmas, arrivent et exécutent des patrouilles autour du Palais. Un peu plus tard des journalistes sont entrés dans l'enceinte du Palais. Ils ont dit avoir vu un mort. On leur a dit que les assaillants sont en fuite et que des policiers "spécialisés" sont partis à leur recherche du coté du Morne-à-Cabrit.

Aux environs de 10:00am, il y eut des tirs nourris du côté du palais. Il est bruit que quelqu'un aurait tiré sur la foule. On voit un homme courir et une foule qui le poursuit. Quelques instants plus tard, j'ai vu quelqu'un brandir un avant-bras…J'ai aperçu le député Ernest Vilsaint avec des manifestants.. Il s'est rendu au palais avec quelques "chimères". Autour de moi, des groupes discutent d'aller incendier les locaux des partis de l'opposition. Parlant de la Convergence : "Pa ka gen de palè" (Il ne saurait y avoir deux palais). Certains s'opposent à ce qu'on touche à l'école de Gérard Gourgues : «Se sèl si nou ta jwenn ak Jera Goug" (Si on pouvait attraper Gérard Gourgues lui-même….)

Je dois dire que j'étais choqué de voir distribuer des armes à des jeunes, presque des en-fants ayant l'apparence de chimères; sales, négligés, en «bout de shorts», sandales, ban-deaux autour de la tête. Certains avaient des cagoules avec des trous pour les yeux et la bouche. Des véhicules Téléco et "Services de l'État" étaient conduits par des chauffeurs portant les mêmes cagoules. Jusquà 5:00pm on pouvait les voir circuler en ville.

J'ai vu le sénateur Toussaint qui était dans la foule donnant des ordres. Il était à coté de Ronald Kadav. Celui-ci est parti. Plus tard, il y eut une rumeur selon laquelle son véhicule serait tombé en panne à la hauteur du Morne Lazare sur la route de Bourdon / Pétion-Ville. Pendant tout le temps où j'étais là, jusque vers 1:00pm, je n'ai pas vu intervenir les CIMO qui se trouvent à l'immeubre "Anti-Gang" face à la DGI. Ils ont répondu aux chimères qui les interpellaient qu'ils n'avaient reçu aucun ordre et qu'ils ne bougeraient pas. Quand je suis parti, vers 1:00pm, il y avait beaucoup de monde sur la place.

Témoignage de Chavannes Jean-Baptiste


Le lundi 17 décembre, un groupe de "chimères" est arrivé dans deux camions avec des jerricanes d'essence devant le local du MPP (Mouvement Paysan Papaye) à Hinche. De nombreux militants et sympathisants avertis de ce qui se préparait, s'étaient massés dans la cour. Leur présence et détermination ont déconcerté les assaillants à leur arrivée et ceux-ci ont décidé de rebrousser chemin en prenant soin de couper les cables de téléphone qui désservent la fondation qui se trouve depuis lors privée de communication.

Témoignage d'un résident de la rue Capois


(…) J'ai fait le mouvement d'aller discuter avec les personnes qui voulaient mettre le feu aux locaux des partis, mais j'ai du renoncer quand j'ai vu débarquer des commandos de jeunes.

Dans l'après midi du 17, vers 4:00pm, j'ai voulu aller faire un tour dans le quartier, mais en sortant de chez moi, je me suis arrêté pour observer un manège étrange. Le voisin était au volant de son pick-up qui était plein d'une bande de jeunes, tous armés d'armes longues, une voiture de police suivait de loin. Il y eut des allées et venues, puis le pick up est reparti avec au volant un des jeunes. En fait, le voisin avait été «kidnappé» et était venu chercher de l'argent pour sa rançon. Ils avaient «emprunté» le pick-up. On a dit qu'ils désarmaient systématiquement tous les agents de sécurité de la zone, comme par exemple ceux du Royal Market à Turgeau.

Témoignage de résidents de Martissant-Fontamara


Le dimanche 16 décembre, aux environs de 7:30 pm, des résidents de Martissant-Fontamara qui regagnaient leur domicile, ont dû négocier leur passage en plusieurs fois avec des groupes occupés à installer des barricades en divers points de ces quartiers. Surpris de se trouver face à cette situation que rien ne laissait prévoir, la journée du dimanche s'étant écoulée sans incident particulier, ces personnes essayèrent de s'enquérir des raisons de ces préparatifs. La réponse fut laconique: " N ap kite nou pase, pas poze kesyion, antre lakay nou…" (On vous laisse passer, rentrez chez vous sans poser de questions.).

Témoignage d'un résident de Delmas #32


Vers 6h du matin nous avons été alertés qu'il y avait un «coup d'État». A 7h je suis sorti pour constater qu'il y avait beaucoup de monde dans les rues. Des groupes avec des armes «zamm kreyòl», fusil Douze, se sont rassemblés devant le Délimart entre Delmas #33 et #34. Puis des véhicules de la Police sont arrivés, la foule leur a fait place; les policiers se sont adressés au groupe: "Kenbe là, Kenbe là".

Un groupe armé est entré dans Delmas #32 pour inciter leurs affiliés à se joindre à eux avec leurs armes et se rendre au Palais; «Pouwa nou menase, sa ou ginyin (zamm) bay li». (Votre gouvernement est menaçé, les armes que vous avez servez-vous en». C'est alors que j'ai pu constater la quantité d'armes, (12, 38) qui était en possesion de résidents du quartier. J'étais sidéré. Tous ces gens sont partis, laissant la population en panique ne sachant à quoi s'attendre. Je suis rentré chez moi retrouver ma famille et ne suis plus ressorti jusqu'au lendemain.

Témoignage d'un éducateur des Gonaïves


Au cours de la journée du dimanche 16 décembre une série de festivités, réunions, avait eté organisées par le gouvernement qui à cette occasion avait procédé à la distribution de Gdes 15.000 aux tenancières de restaurants populaires, dans le cadre du programme du Ministère à la Condition Féminine.

Aux environs de 9h du soir des «autorités» venues de Port-au-Prince distribuent armes, munitions, argent, aux dirigeants des groupes de base. Le délégué Kenaz Jean Baptiste St. Pierre, le maire Stephen Moise et le maire-adjoint Beauvoir Ulysse sont présents. Vers 4h am on observe des véhicules de la PNH et de la Mairie qui transportent des pneus usagés et des barricades sont édifiées

À 8:30 am, le délégué Kenaz J.B. St. Pierre annonce la fermeture des écoles, commerce et industrie.

À 9:30 am, la maison du Rev. Luc Mésadieu (MOCHRENA) à Gattereau, entrée nord de la ville, est incendiée. Le groupe s'empare de deux personnes et leur fait subir le supplice du collier. Une des victimes était un agent de sécurité connu sous le nom de Ramy, l'autre n'a pu être identifié

À 11:20 am, on apprend que l'école Manassé du Rev. Sylvio Dieudonné à Bigot, entrée Ouest de la ville, a également été incendiée.

À 11:35 am, la résidence privée du Rév Sylvio Dieudonné est investie et brûlée. Parmi les assaillants se trouvaient: un chef de bande connu Amyot Métayer (Cubain) le maire Stephen Moïse (Topa), le maire-adjoint Beauvoir Ulysse, Gracia Joseph (Tot) coordonateur de Fanmi Lavalas, administrateur local de l'APN, et William Joseph également de l'APN, coordonateur de Organisation Démocratique de Raboteau (OPDR).

À 12:30 pm, le même groupe incendie la maison de Anorès Difficile symphatisant de la Convergence Démocratique A partir de 2h pm les manifestants ont fêté et dîné dans les restaurants populaires qui avaient reçu l'argent du Ministère de la Condition Féminine.

Pendant que ces événements se déroulaient, la Police est restée cantonnée au commissariat départemental de l'Artibonite.

Témoignage d'un professeur universitaire


Entre 10 h am et 11 h AM, je suis sorti à pied de la maison me dirigeant vers l'immeuble de la Téléco au Pont-Morin. Les habitants du quartier étaient devant leur porte. Les groupes qui se tiennent en face du local de la Convergence et du Konakom viennent manifestement d'ailleurs. Je vois passer sur un pick-up un groupe de jeunes; certains portent un mouchoir-bandeau noir autour de la tête. La plupart sont en short et dépenaillés. Tous sont armés de révolvers. Je ne suis pas resté à regarder.

Témoignage du Sénateur Gérard Gilles, "Invité du jour" à Radio Vision 2000


(Extraits)

RV 2000 -  Je veux parler des sources auprès desquelles vous avez obtenu vos informations, les premières informations.

GG - Ces premières informations, ayez l'amabilité, mon cher ami, de me les rappeler et je vais, à la lumière des faits, les assumer encore une fois.

RV2000 - Très bien, ..12 pick-ups qui ont pris le contrôle du Palais national, notamment

GG - Exactement !… vers 1, 2 heures du matin, un ami qui habite tout près du Palais National eut à m'appeler pour me dire qu'il a constaté qu'il y a des pick-ups, double cabine qui ont assailli le Palais national et il a constaté, de visu, puisqu'il était tout près du Palais qu'il y a une voiture dans laquelle se trouvaient des policiers qui a été tout simplement agressée par ces gens armés de mitrailleuses M-50. Voilà ces informations que j 'ai eues de la part d'un ami qui habite tout près du Palais national…

RV 2000 - … alors les premières informations dont vous disposiez faisaient État de 12 pick-ups qui auraient pris le contrôle du Palais national. Pourtant, au bout du compte, du côté la Police on n’a fait mention que de 2 ou 3. Qu'est-ce que vous en dites?



GG - Ver 1 - 2 h, je vous l'ai dit, un ami qui habite tout près du Palais national, m'a parlé, pas même de 12, mais de plusieurs véhicules à mitrailleuses M-50 au-dessus, qui sont en train d'assaillir le Palais national…

RV2000 - Votre informateur était un spécialiste en armes, je suppose...

GG  - Non…il a parlé de mitrailleuses,… il n'a pas précisé M-50; c'est un jeune universitaire qui m'en a informé...

RV2000 - Où est-ce que ces gens-là ont trouvé «ces armes» ?

GG - Oui, ça m'inquiète, ce n'est pas seulement ces gens, il faut dire qu'il y a aussi eu des enfants, des adolescents, qui ont "trouvé" qui, arme au poing, des milliers de gens armés, nous l'avons constaté aussi à la télévision, qui ont défendu... qui normalement ont permis l'avortement de ce coup d'Etat… Où est-ce qu'ils ont trouvé ces armes? Depuis 1986 ont a toujours parlé de désarmer la population, on en a parlé, vous vous en souvenez… rien n' a été fait en ce sens; je pense que la Police nationale doit prendre plus au sérieux cet armement que nous avons constaté...

RV2000 - Mais GG, permettez, un pays pauvre, une sociéte pauvre, où a-t-on pu trouver de l'argent pour acheter ces armes ?

GG - Attention, Valéry, depuis 1986… on a toujours demandé le désarmement de la population, le peuple haitien a toujours demandé le désarmement de la population...

RV2000 - Estce que vous ne craignez pas que ces armes se retournent contre vous un jour?

GG - Jamais!

Témoignages de marchands au Champs de Mars


Le dimanche 16 décembre, dans la soirée qui a précédé la tentative de coup d’État, vers 8 h pm, une patrouille du Palais National a ordonné aux marchands installés dans l'aire des places situées près du Palais, de vider les lieux.
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyJeu 20 Nov 2014 - 1:37

Joel pral di ke tout se manti. Se sa SPRAGUE ak rès fanatik yo di ki verite malgre ke fè yo kontredi l. Lavalas lan tèlman inefisyan, menm yon montaj yo pa ka fè byen gras a Dye. A 6:00 am genyen "7 asayan ki bloke anba sou sol Palè an" e swadizan lapolis ak yon foul moun kouwonnen palè an, dapre pwopagandis yo, a 10:00 am, asayan yo tounen lafimen e pran lafwit nan bab tout moun ki te ansèkle Palè an. Anplis, yon koudeta ap bay, epi se pa kote Aristide te ye an ki te atake dabò... ala nèg yo kapab se Aristide ak bizango l yo.
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyJeu 20 Nov 2014 - 7:36

THUNDER;
Sa SPRAGUE ak HALLWARD ak LOT di se REZILTA ANKET ki dire plis ke 2 ZAN;ann AYITI,DOMINIKANI ak ETAZINI.
Yo bay NON NEG ki te EKIP ki te ataka PALE an ;kote yo soti e ki jan bagay lan te deroule.
Ou chwazi kwe KOUDETAYIS POUTCHIS GNBIS yo;mwen chwazi KWE yo;paske yo vini ak anpil anpil plis EVIDANS
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyJeu 20 Nov 2014 - 13:53

Joel a écrit:
THUNDER;
Sa SPRAGUE ak HALLWARD ak LOT di se REZILTA ANKET ki dire plis ke 2 ZAN;ann AYITI,DOMINIKANI ak ETAZINI.
Yo bay NON NEG ki te EKIP ki te ataka PALE an ;kote yo soti e ki jan bagay lan te deroule.
Ou chwazi kwe KOUDETAYIS POUTCHIS GNBIS yo;mwen chwazi KWE yo;paske yo vini ak anpil anpil plis EVIDANS


Joel sispann pran moun pou enbesil, se pa selman yon kèksyon atake palè.

Men tonas eske bann lolugarou lavalas ak lese grennen lapolis ki lese

nou touye, boule lokal opozan. Nou mete tout peyi a nan boulvesman.

O  pwen meriken ak kanadyen kanpe minn

 pou nou te peye domaj fizik sayo.

Nou fout rantre nan lajan leta pou fè l, kite moun ki pa genyen yo nan grangou.

Malgré tout lobey sayo , poko janm ankèt pou fouke responsab sayo, ni antreprann  jijman vwa akizasyon yo.

E pwi nou vle retounen sou moun anko pou foure, bay  manti, manipile ti pèp enkonsyan

nou abitye voye touye moun boule, kraze mete dife nan byen moun
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Rico
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptyVen 21 Nov 2014 - 14:22

ZO BOUKE CHYEN, ALELOUYA SATAN, PICHON PA GEN MANTI, VYE DIZON, VYE EKSPLIKASYON POU  DEZOD, METE DIFE, BOULE BYEN POU GRANMESI.

SE FINI NOU GEN TOUTAN, TOUT CHANS NOU, MEN NOU ECHWE, ALAELOUYA MIZERAB
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Joel
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MessageSujet: Re: POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID     POUKISA OPS-LAVALAS TE BOULE LOKAL OPL, CRESFED, ENSTITI FRANSE,KONAKOM,KID  EmptySam 22 Nov 2014 - 6:54

WI;

NEG tankou w yo ,se pi bon REKRITE FANMI LAVALAS genyen.
Se tankou chak FWA SAUVEUR PIERRE ETIENNE pran la PAWOL ,li rekrite 500 LAVALASYEN an plis pou FANMI LAVALAS.
Model SVP se Dr JOSEPH GOEBBELS ak PIERRE LAVAL yo te konsidere kom youn li pi GRAN NEG SAVE an FRANS anvan 2zyem GE MONDYAL lan.
Nou konnen ki jan yo te fini.Se te dan la WONT.
Goebbels te bwe PWAZON ;men anvan l te ale limenm ak madanm li te pwazonnen 6 PITIT FI li yo.

PIERRE LAVAL limenm apre ALYE yo te debake an FRANS ;yo te fe l PWOSE e kondane l a MO.
Yo te jwenn MISYE KOUPAB TRAYIZON E FIZYE L.
Yo te kite PATRON l PETAIN mouri lan PRIZON ,limenm m menm KADAV li yo pa t remet FANMI l.
PIERRE LAVAL se te yon gran AVOKA ki te konnen ansyen GREK ak LATEN pi byen ke sila ki te viv lan TAN ANSYEN yo
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Rico
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JOEL SE YON MECHAN  FOU TOUT BON, LI RETOUNEN SOU FIKSASYON LA FRANS.

KI KOZE SA LAVALAS GEN PLIS 500 MOUN, NON SE YON MILYON

GADE MAK FÈ YON TI FÈMEN FOROM LAN

OU BYEN MANDE JOEL PRAN YON TI BREK
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Joel
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MECHAN;

Ou retounen sou bagay la FRANS,ke mwen gen FIKSASYON.
Ou pa p bay le gen sou BAGAY sa a.
Mwen konnen ke oumenm ak KONPAYEL ou yo ;nou fout mechan.
La FRANS pa konsene m ;se zafe ke nou kontinye ap itilize lang FRANSE an ki ap detwi peyi nou an.
Yon gran EVANTAY NEG SAVE ap goumen kont bagay sa a.
YVES DEJEAN gen plis ke 40 AN l ap mande nou pou nou bay peyi an yon CHANS.
Nou se EGOYIS ;nou jwenn pa nou ,ki mele nou ak RES yo.
Kanta la FRANS menm se pwet pwet pou mwen.
Li pa gen anyen l ap pote;la FRANS gen pwoblem ak LANG li an ,lakay li!

Kanta 2 NEG mwen te bay kom EGZANP yo;ou ka konnen ke JOSEPH GOEBBELS ;yon ENTELEKTYEL ALMAN ,se te MINIS ENFOMASYON ALMAY NAZI an?
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