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 Editorial Le Matin (29 aout 2007)

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gwotoro
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MessageSujet: Editorial Le Matin (29 aout 2007)   Editorial Le Matin (29 aout 2007) EmptySam 1 Sep 2007 - 12:44

Apprendre du passé

Par Roody Edmé

On ne reviendra jamais assez sur le travail de vulgarisation effectué depuis quelque temps par la presse économique de Port-au-Prince. De plus en plus de jeunes s’intéressent à la chose économique et les questions en rapport à la finance, aux investissements et à l’économie d’exportation sont présentées de manière accessible et relayées dans le grand public.

Toute chose qui a pour vertu de sortir, de temps en temps, les confrontations d’idées du cadre des conflits personnels où s’affrontent de manière stérile des ego aussi imposants que la chaîne des Matheux. Ce printemps des idées m’encourage à vous entretenir d’un débat initié dans une revue de politique étrangère par un professeur d’économie de l’université de New York autour des politiques économiques souvent dictées aux pays du Sud.

Après avoir appelé que les idéologies les plus extrémistes sont des tentatives infructueuses de réponses aux malheurs des peuples, le professeur William Easterley explique leur mort par la fossilisation lente et inexorable de leurs prédicats qui finissent au contact de la réalité par se révéler caduques.

Le Nazisme a bien émergé dans le sillage de la crise des années Trente en Europe, le communisme soviétique a trouvé un terreau fertile dans les grandes famines des populations russes jurant avec les fastes d’un Empire méprisant et conquérant. Mais ces idéologies se sont vite révélées stériles, après avoir suscité beaucoup d’espoir.

Or, il se trouve qu’après la chute de l’URRS, l’idéologie libérale s’est engouffrée, avec force, dans le vide laissé par la disparition du socialisme officiel. Et s’est peu à peu imposée en solution unique aux problèmes du monde ; ce furent les années triomphantes du libéralisme pur et dur, et il devenait démodé de parler de politique sociale ou d’écologie.

Il fallait être efficace et le mot modernité rimait avec les valeurs du « all market ». Tous les pays du monde devaient s’ajuster structurellement au nouvel évangile dont le « gourou » le plus connu était le célèbre Milton Friedman. Une « shock therapy » fut appliquée à l’ex-Union Soviétique qui eut pour conséquence un vague à l’âme dans l’opinion pour les neiges d’antan d’un communisme pourtant politiquement répressif.

Pour le professeur Easterly de l’University of New York, une aide d’environ 150 milliards de dollars entre 1980 et 2001 à des conditions léonines et des ajustements structurels plus ou moins sauvages contribuèrent à mettre le feu au pétrole du Proche-Orient et encourager un certain fondamentalisme. L’Argentine, un des meilleurs du FMI, sombra dans la dépression. Un vent de fronde souffla en Amérique Latine sous la bannière de nouvelles gauches les unes plus impatientes que les autres.

Les institutions internationales surent faire le bilan et tirèrent les conclusions du « malaise » alter mondialistes. Une nouvelle vision du monde prit corps : le développementisme. Une approche définissant un libéralisme à visage humain et destiné aux pays du Sud. Son point fort : recueillir les opinions des populations sur leur propre avenir ; son point faible est comme pour toute idéologie la certitude de la réponse.

Le « pape » de ce nouveau concile économique s’appelle Jaffrey Sachs. Ses nouveaux commandements sont la réduction de la pauvreté, la croissance économique et les objectifs du millénaire pour le développement. Une parole nouvelle qui accroche mieux que glacial « structural ajustement » mais qui doit pour réussir échapper à la tentation totalitaire de la parole unique ou de la doxa enrobée de scientisme. La plupart des pays du Sud doivent aujourd’hui produire un document contre la pauvreté, un devoir à mettre au propre. Une copie à remettre suivant un calendrier précis de « tests » aux tuteurs de la mondialisation. C’est sûrement une bonne chose si seulement nous parvenons à l’articuler à une vision nationale de développement tout comme on n’a pas besoin de l’ajustement structurel pour savoir que les dépenses incongrues ruinent l’État, le développement endogène et durable peut se passer des « cas d’écoles ».

mercredi 29 août 2007
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Editorial Le Matin (29 aout 2007)
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