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 La relance économique est-elle possible sans l'informel ?

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gwotoro
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MessageSujet: La relance économique est-elle possible sans l'informel ?   La relance économique est-elle possible sans l'informel ? EmptyLun 23 Oct 2006 - 20:11

La relance économique est-elle possible sans l'informel ?

Le retour à la direction de l'Administration générale des Douanes (AGD) de Jean-Jacques Valentin, reçu par l'Association des Commerçants du Secteur informel (ACSI) à l'Hôtel Le Plaza dimanche dernier est perçu comme une bouffée d'oxygène dans le milieu du commerce informel.

Si certains marchands de ce secteur avancent que les autorités douanières de la transition travaillaient au seul profit du grand secteur privé des affaires, d'autres ajoutent qu'ils ont été victimes de la hausse la plus grande jamais enregistrée sur les tarifs appliqués au dédouanement de leurs marchandises pendant le mandat de ce gouvernement.

Insécurité, insalubrité, absence de crédit, d'infrastructures sanitaires et de programme pour les victimes d'actes de banditisme et mauvaise utilisation des taxes, sont, entre autres, les conditions dans lesquelles évolue le secteur informel, selon les commerçants.

Outre l'abandon total de ce secteur par les autorités, disent-ils, les exigences de l'Etat risquent de faire avorter leurs entreprises. De 150.000 gourdes, soutiennent-ils, certains frais de douane sont passés de 1.5 à 2 millions de gourdes. Tandis que le secteur dit formel, lui, a bénéficié de 3 ans de franchise, se lamente Yannick Mézile.

Cette rencontre a été un espace de débat où les membres de l'ACSI et d'autres organisations du secteur informel ont agité le sérieux problème du marché informel. M. Valentin s'était fait accompagner de plusieurs cadres de son administration et de plusieurs directeurs de bureaux régionaux de douane. Des ministères étaient aussi représentés. Paulna Julien Brutus, présidente de la commission communale de Port-au-Prince était assistée de son assesseur, Soeurette Toussaint, tandis que deux sénateurs de la République, MM. Jean Hector Anacacis, président de la commission des Travaux publics, Transports et Communications du Grand Corps et Ricard Pierre, président de la commission des Finances, étaient présents à cette réunion.

Laisser ailleurs sa dignité

« Trop d'entre nous ont laissé le pays en quête de mieux-être en terre étrangère. Des voyages qui leur coûtent leur dignité », a fait valoir Ormil Lamartine, conseiller de l'ACSI.

Ces commerçants déclarent n'avoir jamais été pris en compte. Ils recommandent que les autorités écoutent leurs revendications qui seront porteuses pour l'économie. Un cahier de charges a été présenté et remis à chacun des représentants d'institutions présents à la réunion.

« Des taxes, nous voulons en payer ; car nous ne sommes pas des contrebandiers. Cependant, l'Etat doit prendre des mesures afin de protéger ceux qui l'aident à colmater certaines brèches dans la société », a revendiqué le conseiller de l'ACSI.

Le formel n'en porte que le nom

« Le formel n'est pas aussi formel, comme l'informel n'est pas aussi informel qu'on le prétend », a, pour sa part, renchéri Jean-Jacques Valentin qui se démarque du préjugé considérant les membres du secteur informel comme des fils adultérins. Il annonce la préparation de certaines lois-cadres en vue d'une bonne régulation de l'activité douanière en Haïti.

Pour venir en renfort à Jean-Jacques Valentin, le sénateur Jean Hector Anacacis a fait remarquer que les activités de l'importation, qu'elles soient du secteur dit formel ou informel, créent des emplois, génèrent des taxes et constituent une source de revenus pour les petits détaillants qui sont les plus vulnérables.

Les poumons du pays sont malades

« Comme tous les autres, vous avez perdu des marchandises et personne n'a songé à insérer vos noms dans leur demande d'exonération de taxes. Pourquoi ? »s'est demandé le premier sénateur qui exhorte les marchands du secteur informel à rester solidaires en vue de faire de ces recommandations un acquis concret.

Quant au sénateur Ricard Pierre, président de la commission des Finances du Sénat, il considère le secteur informel comme le poumon de l'économie du pays. « Malheureusement, ces poumons sont malades », soupire-t-il.

Comme pour les autres, le sénateur du Sud-Est impute cette maladie à l'absence de lois réglementant le secteur de l'importation, l'insécurité et l'absence du crédit. « Le crédit est réservé aux actionnaires de banques », a-t-il déploré. L'élu de l'OPL a fait remarquer que le secteur informel, après l'Etat, représente le principal employeur et rempart contre la violence.

« Le seul à vouloir nous écouter »

« C'est le seul personnage qui a toujours manifesté de l'intérêt à rencontrer les membres du secteur informel organisé », ont souligné, à plusieurs reprises à cette réunion, Yannick Mézile, présidente, et Dieudonné Lhérisson, responsable des relations publiques de l'ACSI.

Eloges, promesses de collaboration et revendications, le nouveau directeur général de l'AGD en a reçu beaucoup. Les marchands n'ont d'ailleurs pas caché leur détermination de forcer la main aux autorités en vue d'assurer la pérennité de leurs activités.

« La relance économique n'est pas possible sans nous », a martelé Ormil Lamartine, tout en espérant que la prochaine rencontre se fera avec le président René Préval.



Les 10 principales revendications de l'ACSI:

    Baisse des frais douaniers appliqués sur les marchandises ;

    Sécurisation par l'Etat des différents marchés publics ;

    Financement de programmes de crédit au bénéfice des marchands du secteur ;

    L'appui économique, technique et légal de l'Etat pour la facilitation de la mise en place de la Chambre des Marchands et Marchandes d'Haïti ;

    La mise en oeuvre d'un programme d'aménagement des marchés publics répondant à un certain standard ;

    L'appui financier de l'Etat pour la mise en place d'un programme de formation à l'intention des marchands et marchandes ;

    L'acceptation par les autorités de la douane d'un agent assurant la liaison entre les institutions douanières et les importateurs en vue du dédouanement rapide des marchandises ;

    L'exonération de 50% des colis importés ;

    La reconstruction du marché Tête Boeuf ;

    La création par l'Etat d'un fonds d'appui au secteur informel.



Lima Soirélus
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MessageSujet: Re: La relance économique est-elle possible sans l'informel ?   La relance économique est-elle possible sans l'informel ? EmptyMar 24 Oct 2006 - 8:15

Comment un haitien peut-il ignorer ce secteur vital de l'economie.Qui ne se rappele ces supermarchés ambulants sur la tete de nos femmes courageuses qui, circulaient à travers les rues de la capitale en criant leur misère avec ce cri de douleur qui percait nos oreilles d'adolescent conscient, permettant a certaines familles de s'approvisionner et se nourrir grace au credit qu'elles leur accordaient?

Ces Madan Sarah devraient avoir un fond de credit disponible a la BNRH ou dans les banques de Commerce.Les gros importateurs qui ont beneficie des franchises douannières de ce gouvernement de transition corrompu devraient accorder plus de credit à ces pauvres femmes de notre pays.Oui on devrait les eduquer pour qu'ils ne pensent plus qu'un mauvais esprit est en train de faire disparaitre leurs capitaux ,pour qu'ils comprennent l'abc du commerce.Je me rappele ma vieille tante qui disait toujours:Yo rale lajan nan men m ,mais qui ne pouvait pas comprendre que ce sont les depenses de voyage et le paiement des hotels qui etaient trop elevés pour son petit capital.
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Mon Ayiti
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MessageSujet: Re: La relance économique est-elle possible sans l'informel ?   La relance économique est-elle possible sans l'informel ? EmptyLun 30 Oct 2006 - 14:45

La réponse est negative
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MessageSujet: Re: La relance économique est-elle possible sans l'informel ?   La relance économique est-elle possible sans l'informel ? Empty

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