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 Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti

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Sasaye
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MessageSujet: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyJeu 16 Oct 2008 - 23:03

Rappel du premier message :

[img][/img]Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 H1h



Les derniers moments de la vie de Jean-Jacques Dessalines dans une orgie de trahison, d'ingratitude et d'indignite.

Le 17 (octobre 1806), à cinq heures du matin, sa Majesté quitta l'Arcahaie, suivie seulement de son état-major.

La 4e demi-brigade, qui eût pu l'escorter, avait été renvoyée à Montrouis pour s'y faire habiller. Chemin faisant, on rencontra plusieurs habitants venant de Port-au-Prince. Questionnés sur ce qui se passait en ville, ils répondirent tous qu'il n'y avait rien d'extraordinaire.

L'empereur continua à chevaucher sans soupçon. A neuf heures, à deux cents pas du Pont Rouge, l'empereur se tourna vers Boisrond-Tonnerre, qui se trouvait près de lui : « Vois-tu Gédéon au milieu du pont ? lui dit-il. Il est l'esclave de la discipline. Je le récompenserai.»

Celui qu'il prenait pour Gédéon était l'adjudant qui en avait revêtu l'uniforme. « Mais, sire, observa le colonel Léger, officier du Sud faisant partie de son état-major, je me trompe singulièrement, ou ce sont des soldats du Sud.. ».

« Vous voyez mal, répondit Dessalines, que seraient-ils venus chercher ici ? »

Au même instant il entend le commandement d'apprêter les armes et les cris:
« Halte, empereur ! Halte, empereur ! »

Avec cette impétuosité qui n'appartenait qu'à lui, Dessalines s'élance au milieu des baïonnettes.

« Soldats, crie-t-il, ne me reconnaissez-vous pas ? Je suis votre empereur ! »

Il saisit un coco-macaque ( un bâton ), suspendu à l'arçon de sa selle, fait le moulinet, écarte les baïonnettes qu'on lui dardait. Le sergent Duverger, de la 15e, ordonne au fusilier Garat de tirer. Celui-ci lâche son coup.

L'empereur, qui n'est pas atteint, lance son cheval à toute bride.
Un second coup de feu part des rangs de la 16e, et Dessalines, frappé cette fois, s'écrie:
« A mon secours, Charlotin ! »

( il s'agit du colonel Charlotin Marcadieu, qui l'accompagnait dans cette tragique expédition ). Marcadieu se précipite vers son ami, veut le couvrir de son corps.

Le chef d'escadron Delaunay, du Sud, lui fend la tête d'un coup de sabre. Yayou lui plongea trois fois son poignard dans la poitrine et l'acheva.
Il tomba, comme une masse inerte, aux pieds de son assassin, tout ruisselant de son sang, qui avait rejailli sur ses vêtements.

Les officiers qui étaient avec lui, le voyant mort, s'enfuirent, excepté Mentor, son conseiller, qui s'écria :

« Le tyran est abattu ! Vive la Liberté ! Vive l'Égalité ! »

Il y eut alors une scène affreuse.

On dépouilla l'empereur ; on ne lui laissa que son caleçon ; on lui coupa les doigts pour arracher plus facilement les bagues dont ses mains étaient couvertes.

Yayou ordonna ensuite à quelques grenadiers d'enlever son cadavre mutilé.
Les soldats obéirent avec effroi : ils disaient que Dessalines était un papa-loi.

« Qui dirait, exclama Yayou, que ce petit misérable faisait trembler Haïti, il n'y a qu'un quart d'heures ! »

Cette masse informe et hideuse de chair et d'os, à laquelle il ne restait aucune apparence humaine, transportée en ville, fut jetée sur la place du Gouvernement.

Tandis que la populace profanait les restes défigurés du chef suprême, naguère son idole, une pauvre folle, la Défilée, vint à passer. Elle demanda quel était ce supplicié. « Dessalines.... » lui répondit-on.

A ce nom, ses yeux égarés devinrent calmes ; une lueur de raison brilla dans son cerveau troublé. Elle courut chercher un sac à café, y jeta ces lambeaux pleins de sang et souillés de boue que les pourceaux errants se disputaient déjà, les porta au cimetière intérieur, et les ayant déposés sur une tombe, s'agenouilla.

Pétion envoya deux soldats qui les mirent en terre sans qu'aucune cérémonie religieuse accompagnât cet enfouissement clandestin.

Ainsi périt le cruel Jean-Jacques Dessalines, dit Jacques Ier, dont la fortune fut pour le moins aussi singulière que celle de son prédécesseur, Toussaint-Louverture, et de son successeur, Henry Christophe.

Une tombe sera élevée sur la fosse de Dessalines par les soins de Madame Inginac. Elle portera cette laconique inscription :
ci-gît Dessalines, mort à 48 ans.

Pendant plusieurs années, à la Toussaint, une main inconnue y placera un cierge allumé.

La tombe de Jean-Jacques Dessalines se trouve aujourd'hui à l'abandon, à moitié envahie de détritus et d'herbes folles.

En cela, le sort du premier empereur d'Haïti rejoint celui de l'un de ses plus fidèles soldats, le colonel Charlotin Marcadieu, qui mourut au Pont Rouge pour le protéger.

« A l'angle de deux murs, explique l'historien Jean Ledan, dans une petite cour subalterne appartenant peut-être au gardien de l'église, Marcadieu observe en permanence deux latrines et trois bananiers chiches et atrophiés. »



SOURCES : Thomas MADIOU, Histoire d'Haïti, rééd. Henri Deschamps, t. 3, Port-au-Prince, 1989 ; HOEFER, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours ( .. ), Paris, Firmin Didot Frères, 1855, t. XIII, pp. 909-910 ; Roger CARATINI, Dictionnaire des personnages de la Révolution, Le Pré aux Clercs, Paris 1988, pp. 229-230 ; Edgar LA SELVE, Professeur de rhétorique au Lycée National Pétion de Port-au-Prince, «La République d'Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue», in Le Tour du Monde, nouveau journal des voyages publié sous la direction de M. Édouard Charton et illustré par nos plus célèbres artistes, Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, vol. XXXVIII, 2e semestre, 975e livraison, pp. 199-201 & p. 208 ; Ch. DEZOBRY & Th. BACHELET, Dictionnaire général de biographie et d'Histoire (..), Paris, Delagrave, 9ème éd., 1883, 1ère part., p. 784 ; Les hommes d'État célèbres, t. 5, De la Révolution française à la Première guerre mondiale, ouvrage publié sous la direction de François Crouzet, éd. Mazenod, Paris, 1975, p. 651; Robert CORNEVIN, Haïti, Paris, 1982; R.-A. SAINT-LOUIS, La Présociologie haïtienne ou Haïti et sa vocation nationale, Québec, 1970 ; A. METRAUX, Le Vaudou haïtien, 1958 ; Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines dans le Dictionnaire Napoléon, publié sous la direction de Jean Tulard, Fayard, 1989, pp. 599-600 ; Alfred FIERRO, André PALLUEL-GUILLARD, Jean TULARD, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, éd. Robert Laffont, coll. bouquins, Paris, 1995, p. 720 ; Ertha PASCAL TROUILLOT, Encyclopédie biographique d’Haïti, éd. Semis, Montréal, 2001, t. 1, pp. 308-311.
_________________________

(1) Cf. Edgar LA SELVE, « La République d'Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue », loc. cit., p. 202 ; Ertha PASCAL TROUILLOT, Encyclopédie biographique d’Haïti, op. cit., t. 1, p. 308.
(2) la Côte-de-l'Or vers 1720
(3) Notice biographique de Toussaint-Louverture
(4) L'impératrice Claire-Heureuse, l'épouse de Dessalines, célèbre par sa beauté et sa bonté, sauva, dit-on, plusieurs Blancs demeurés dans le pays ( Cf. Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines dans le Dictionnaire Napoléon, op. cit., p. 599 ).
(5) Texte de la proclamation d'indépendance
(6) Texte de la Constitution de 1805
(7) D'après les descriptions faites par Thomas Madiou et Alexis Beaubrun Ardouin.
(Cool Notice biographique de Henry Christophe
(9) Notice biographique d'Alexandre Pétion
(10) Le Pont Rouge au XIXe siècle
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MessageSujet: aRISTID   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptySam 18 Oct 2008 - 18:58

Tande byen moun nan No pa diferan rès peyi a. Nou twouve nan jenerasyon tèt nan fouk tout Ayisyen yo anbrigade, san espwa, GRANGOU KLOROX, BISWIT LABOU YO ENVANTE SOU TITID nan tout tenten. Jenerasyon vanyan bayo peyi lib e libè koken fè sayo ak rès yo ki zonbifye. Okap se baz move chimè, ti radotè kap pèdi tan ak lavalas ou lonje kwi w yo dèryè lespwa.

Se konsa Monn Kalvè, Kenskoff, Pegivil ak latriye plen gro lavalasyen ki chanje kazak yo Espwa kap byen mennen. Yo tout koulè jonn, blan, nwè, se kote grès la koule yo kanpe. Ke dire ti nèg ki gen espwa souse yon zo, bo tab la ki pa genyen anyen. Alos tann pi devan lè grangou ap devore pèp souvren. TALÈ NAP TANDE TI NÈG RABOTO KAP CHANTE.

ARISTID AK LAVALAS, KOULANG.............

SE NAN SINEMA WA GADE GONAYIV



Lavalas se yon detounman demokratik ki bannou yon avlalanch dlo sal se pou tann nati evapore dlo sal sa. NOU DWE KONPRANN GRAS LAVALAS MAKOUT AK MILITÈ YO AP MANCHE PRAN. Rezon Lavalas te sou pouvwa e yo kontinye sou pouvwa anko ak menm ekip koken ki divize , yo pa kanpe sou anyen. Duvalyeris yo di pito nou lèd nou te la, yo te pi bon. Mezanmiro se vre bayo saki pou yo.

Pou moun Okap chita tann nou gen pou tande yon jou. Jou roulo konpresè gen pou pase a laksyon na tande rèl kay Makorèl. Kite lwa kristof moun Okap monte na gade koman koken gen pou bay vil Okap. Alos espwa koken se toutan ti pèp pral chita tann san vreman konprann li manti. Sa pran tan men fout pa gen priyè ki pa gen AMEN. Map pale POU COLOCOCO SITOU KI PA KONNEN ANYEN.


Nou pale de Aristid kite gran popilis se yon ti minus devan vrè doktè an medsinn Francois Duvalier kite kanonize SEN Francois. Li sanble menm nan syèl. Alos sispann voye monte te toujou gen lot foli fou nan peyi sa.wouyyyyyy

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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptySam 18 Oct 2008 - 21:07

JE CROIS QUE TOUTE PROPORTION GARDEE,LA SOCIETE HAITIENNE REPRODUIT LES MEMES STRUCTURES COLONIALES.JE N'AI PAS ETUDIE DE PRES LES SOCIETES CUBAINES,BRESILIENNES ET AZANIENNES(AFRIQUE DU SUD).JE PRESUME QUE LA NOTRE EST PIRE DANS TOUT SA LAIDEUR.JE PARS DU CONCRET.JE CONSIDERE LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES COMME UNE ESPECE DE PLANTATION OU LES MAITRES(L'OCCIDENT) ONT CHOISI UN COMMANDEUR POUR DIRIGER.BIEN SUR ILS ONT TOUTE LATITUDE POUR RACHE /KOUPE.GEGARDEZ LEUR COMPORTEMENT.ILS SONT PRES A SACRIFIER LES INTERETS SUPERIEURS DE LA NATION POUR PLAIRE AUX BLANCS.LES EVENEMENTS POST-DUVALIER ET LE COUP DU 29 FEVRIER SONT LA POUR SERVIR DE TEMOIGNAGE.JE NE PARLE PAS DES ELEMENTS DECLASSES VENANT DES CORRIDORS ,DES QUARTIERS POPULAIRES ,DES GHETTOS .IL SUFFIT QU'ILS SOINENT COOPTES PAR DES ELEMENTS DE LA CLASSE"SUPERIEURE"POUR QU'ILS DEVIENNENT LES PLUS VIRULENTS ENNEMIS DE CLASSE D'ORIGINE.
J'EN CONNAIS DEUX OU TROIS VENANT DE CITES SOLEIL OU DU BEL-AIR TRAVAILLANT DANS LA PRESSE.QUAND ON LES ENTEND DANS UN REPORTAGE ,ON DIRAIT QU'ILS SORTENT DIERCTEMENT DES CUISSES D'APAID.ILS EMPLOIENT DES MOTS QUE MEME BRANDT N'UTLISERAIT PAS POUR PARLER DES GENS PAUVRES.JE FAIS CE LIENS.DANS LA SOCIETE SAINTDOMINGUOISE,ON POUVAIT DISTINGUER 2 TYPES D'ESCLAVES:LES DOMESTIQUES ET CEUX DES CHAMPS..LES DOMESTIQUES SE SENTAIENT TRES SUPERIEURS A CEUX DES CHAMPS.ILS VIVAIENT DANS L'INTIMITE DU MAITRE,MANGEAIENT LES MIETTES TOMBANT DES TABLES DE CEUX-CI D'OU CELA LEUR CONFERAIT UNE CERTAINE "SUPERIORITE".
MALGRE 200 ANS DE LIBERTE ET D'INDEPENDANCE,LA SOCIETE HAITIENNE N'ECHAPPE PAS A SON HISTOIRE.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 8:53

Si tel est ainsi, les Etats-unis pratiquent encore l'esclavage. Ceux qui vivent en Floride savent de quoi je parle.

Ils sont nombreux en Floride les vieillards blancs qui ont un domestique, le plus souvent haitien ou jamaicain, pour faire leur lessive, nettoyer leur maison et cuisiner pour eux.

Messieurs, soyons francs.

Un domestique n'est pas un esclave et un esclave n'est pas un domestique.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 13:35

Revelation,

Vous avez raison d'encourager un tel debat.
La rencontre de ces deux peuples aurait dû se faire depuis bien longtemps.

Je me suis souvent demander pour quel raison, les Haïtiens restaient si loin sur tous les plans, de leurs semblables les Africains.
Nous ne pourrons jamais renieR le fait, qu'ils sont ce que nous sommes, et que nous sommes ce qu'ils sont.

J'ai fais la démarche il y'a peu de temps, d'effectuer quelques recherches afin de retrouver une partie de mes ancêtres, sur ma terre natale, j'ai pû trouver pas mal d'informations.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 18:25


At 03:10 19/10/2008, Carl Denis wrote:


Dessalines est un sujet passionant et est une figure
de l´histoire haitienne qui a beaucoup servi à diviser
les Haitiens.

D'abord, Jean Jacques Dessalines est un créole, né et
élevé à Saint Domingue avec des affinités le
rapprochant plus des mulâtres haitiens
que des Africains se trouvant en Haiti au moment de
son indépendance.

L'histoire, telle qu'elle nous est racontée, nous
convie à oublier que Dessalines était membre de la
maréchaussée française et qu'à ce titre, la poursuite
et l'apprehension des esclaves marrons ou en fuite
faisaient partie de ses fonctions.

Au moment ou la guerre commence entre la France et sa
future ex-colonie, les bandes d'africains attaquaient
tant les Français que l'Armée Indigène haitienne
laquelle était constituée de Créoles.

Plus que l'union des noirs et des mulâtres, la
prouesse de Dessalines est d'avoir obtenu des chefs de
bandes africains qu'íls n'attaquassent plus l'Armée
Indigène qui, elle, leur promettait la liberté si elle
resultait victorieuse.

Les exactions de Rochambeau contre les Africains lui
avaient beaucoup facilité la tache dans ce sens.

L'Union des Créoles était facile car ils avaient les
mêmes intérêts et les mêmes affinités.

C'est après la guerre que Dessalines perd, pour tous
et jusqu'à présent, le devenir de la Nation Haitienne.

Au lieu de s'adresser aux Africains se trouvant sur le
territoire Haitien, les remercier pour leur
non-intervention contre les troupes haitiennes et les
convier à travailler pour permettre à l'Etat haitien
de se munir d'une flotte capable de les rapatrier vers
leur Afrique natale, Dessalines ordonne la reprise des
travaux dans les champs au son du fouet et sous la
menace des armes de l'Armée Indigène.

Ce ne sont pas les ''mulâtres'' qui ont assassiné
Dessalines mais les Créoles haitiens (de toutes
nuances) qui se sont rendu compte de ce que les
politiques de l'Empereur aliénaient les Africains se
trouvant en Haiti apres son Indépendance.

Il y avait lieu de s'alarmer car la politique
dessalinienne de travail forcé foulait aux pieds les
Africains, Haitiens malgré eux.

Une nouvelle rébéllion était à craindre, aux
conséquences désastreuses pour les deux camps,
Haitiens contre Africains. La France en aurait
grandement bénéficié.

C'est pour éviter l'aggravation de l'aliénation des
Africains que Dessalines, Empereur à vie, est
sacrifié.

Malheureusement, le ''laisser grinnin'' de Pétion n'a
pu défaire le mal fait au tissu social d´HAITI par le
fouet de Dessalines et la rigueur de Christophe dans
le Nord.

Depuis des temps, l'on essaie de donner mauvaise
conscience aux mulâtres pour la mort de Dessalines.
L'on essaie aussi de rentrer Dessalines dans le camp
des noirs africains.

Ce sont des notions qui font du tort á la cohésion des
haitiens.Dessalines a été victime de ses propres
exactions.

Dessalines a ses mérites et ses faiblesses.

Pour résumer Haiti:

Haiti est née de Dessalines qui l'a tuée à sa
naissance.

C'est malheureux, Mais c'est comme ça.

Carl Denis.

Je sais que je serai crucifié pour ce qui est écrit ci
dessus.
Vogue la galère de la vérité.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 18:30

Je dois vous dire que depuis 1995,Carl Denis defend la these qu'il faut renvoyer en Afrique les masses descendant des negres bossaales qui n'ont jamais rien apporter au pays.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 18:34

Carl Denis a termine son message (ci-dessous) par ces mots qui vont allusion au texte qu'il a ecrit:

"Je sais que je serai crucifié pour ce qui est écrit ci-dessus. Vogue la galère de la vérité."

J'aimerais inviter tout un chacun à ne pas "crucifier" Carl, ni personne d'ailleurs. Pour ne pas crucifier Carl Denis, il suffira que ceux qui lui repondent se concentrent non sur Carl Denis, mais sur le contenu de ce qu'il a écrit. Il suffira que ceux qui lui repondent, évitent d'agir comme les sots qui, lorsque du doigt on leur montre une etoile, se contentent de regarder le doigt.

On pourra me repondre: "Mais qui nous dit que Carl Denis nous montre une étoile?"
Qui nous le dit? Mais Carl Denis lui-meme, puisqu'il nous apporte ce qu'il croit etre la verite sur un sujet crucial de notre histoire. Prenons-le au mot et discutons avec lui. Et apres nous verrons s'il s'agissait d'une etoile.

Toute cette precaution n'est pas inutile. Car il existe plusieurs catégotries d'intervenants dans nos forums:
1.- Il y a ceux qui discutent idées et seulement idees. En lisant un texte ils s'efforcent en quelque sorte d'en oublier l'auteur. Ce sont des gens qui recherchent la verite et ils savent que la verite peut se trouver n'importe ou et etre emise par n'importe qui. Ils s'interessent a l'essence des choses et dans ce sens on pourrait les appeler des "ONTOLOGUES" (du mot grec "on, ontos" qui veut dire l'être).
2.- Il y a aussi ceux qui ne s'interessent qu'aux personnes et pour qui une affirmation n'a de valeur que selon son auteur. Ceux-la appelons-les des "ZINOLOGUES", du mot "Zin" qui n'a pas besoin d'etre traduit, le mot "Zin" faisant partie avec "dechouquage", "zombi", par exemple, de ces vocables dont nous avons enrichi la culture universelle.

Pour ce debat que lance Carl Denis mon avis est donc:
ZINOLOGUES S'ABSTENIR !

Comme Socrate je vais aller a la recherche de la verite et je commence par poser une question à Carl (et toute autre personne peut aussi apporter ici ses lumières):
Pourrait-il mieux nous préciser les categories des habitants de Saint-Domingue avant l'independance, telles qu'il nous les definit. Il dit que Dessalines était un "créole, né et élevé à Saint Domingue avec des affinités le rapprochant plus des mulâtres haitiens que des Africains se trouvant en Haiti au moment de son indépendance".
Voici ce que je comprends: il existait
1.- Les Noirs creoles (nés dans la colonie)
2.- les Mulatres creoles aussi (nes dans la colonie)
2.- Les Africains (qui n'étaient pas nes dans l'ile apparemment)
3.- les Francais

Comment se melangeaient ou se fusionnaient ces categories? D'apres Carl, Noirs creoles et Mulatres creoles avaient des affinites, sinon peut-etre même des interêts communs.

Ce qui m'interesse c'est, à la vérité, la question suivante: si a un moment précis nous avons eu la fameuse "alliance des Noirs et des Mulatres" apres l'arrestation de Toussaint, alliance qui, sous la direction de Dessalines, nous a permis d'arriver à l'independance, c'est qu'avant cette "alliance", l"union entre Noirs et Mulatres n'existait pas. Comment les choses se sont-elles passees avant et apres?

Ce sont des questions d'une importance capitale.

Jusqu'ici, nous avons pu le remarquer, beaucoup d'intellectuels des plus serieux et des plus valables n'ont garde de mettre les pieds (ou entrent seulement à pas feutres, furtivement) dans nos forums ou les Zinologues circulant en toute liberté, sans museliere ni laisse (democratie oblige) se donnent a coeur joie a la seule chose qu'ils savent faire: mordre les talons des gens de bien. Si, par exemple, tel grand historien venait, aujourd'hui meme, participer de maniere reguliere a nos forum, la meute des Zinologues se dechaineraient aussitot contre lui et il serait vite degoute. Il faudrait que nous finissions par comprendre que ce qui est important aujourd'hui ce n'est pas d'établir une liste exhaustive des actions bonnes ou mauvaises de JCD ou de JBA, pour citer deux persnnages qui aujourd'hui font partie de nottre histoire, ou de qui que ce soit d'autre, mais les idees, d'ou qu'elles viennent, qui peuvent nous tirer de notre petrin. Par exemple, JBA vient de publier un livre, je souhaite que ce livre soit examine dans son contenu et qu'on ne le juge pas à la lumiere de ce qu'on pense de son auteur: ni angelisation ni diabolisation. Il en serait de meme si JCD s"avisait de publier aussi un livre: ni angelisation ni diabolisation. Et de meme pour n'importe qui, fut-il meme un Zinologue qui s'aviserait pour changer de se mettre a penser.

Il serait presque souhaitable que nos forums, au moins ceux qui veulent faire un travail valabe, utile pour l'avenir de notre nation, ne contiennent que des pseudonymes, afin que nous puissions ENFIN n'y debattre que sur les idées. Les Zinologues n'ayant alors a se mettre sous la dent que des idées, iraient vite, pour ne pas mourir d'inanition, chercher leur subsistance quotidienne ailleurs, quitte, s'ils ne trouvent nulle part sur le Web chaussure a leurs pieds, à creer leur propre forum qui pourrait, par exemple, etre attache à un site du genre:
www.chin-manger-chin.com ou encore www.chin-manger-chin.org

Revenons à Carl Denis.
Alors, Carl, soit! Vogue la galère de la vérité! Celle dont ni toi ni moi, ni qui que ce soit n'a le monopole. Et que n'y montent que ceux qui veulent arriver au port du salut de notre pays.

Gerard Bissainthe
18 octobre 2008


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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyDim 19 Oct 2008 - 19:25

Maintenant ce sont les Créoles qui auraient assassinés Dessalines,et l'on trouve Gérard Bissainthe pour agréer avec lui.

Oui Pipo ,CARL DENIS n'est pas à son coup d'essai.Je me souviens qu'il avait déclaré qu'il y avit deux Haiti.
L'une qui parle français et professe la Religion Catholique et l'autre qui parle Créole et est vaudouisante.
Quand a t-on eu cette Haiti qui parle français.Comme je l'ai déja répété ,en 1804 une très infime minorité de la population comprenait le français .

Mème en 1915,à laveille de leur débarquement les Américains estimaient que seulement 6% de la population étaient alphabétisés.Dans ce nombre combien parlait français?
Et puis en 1804 ou 1806,combien d'haitiens Créoles avaient on dans la colonie?
Je recommenderais à Carl Denis et à Bissainthe ,de cesser de lire des livres écrits ,il y a plus d'un siècle et de faire connaissance à de nouvelles recherches comme celles de JOHN K. THORNTON .
Dans son livre "African Soldiers in the Haitian Revolution" Thornton a documenté que plus de 3/4 des noirs qui se trouvaient dans la colonie en 1791 étaient nés en Afrique.

Alors ,si on allait les rapatrier ,les Créoles feraient fonctionner les plantations?
Thornton dit que les esclaves ne survivaient pas plus de 7 ans dans les plantations sucrières.
Il était plus convénient pour les maitres de les faire travailler ,jusqu'à l'épuisement et les remplacer par important d'autres esclaves.Les maitres ne les donnaient pas à manger,la nourriture coutait trop cher.
C'est ce qui fera aussi la perte des maitres car parmi ces nouveaux esclaves ,il y avit des vétérans soldats des guerres anti-portuguaises en Afrique.

Et pourquoi ça ne m'étonne pas que GERARD BISSAINTHE appuierait tacitement la thèse de CARL DENIS?
Qui se ressemble,s'assemble dit le dicton et tant qu'on aura ces gens comme faiseurs d'opinion,le pays est foutu,sur grande échelle
.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:17

Se sa’k fè mwen te di fò ke leta ayisyen t’a fòme yon panel ak istoryen, detektif, espè forensik pou analyser, fè rechech ak ankèt sou asasinasyon Dessalines pou tout verite deyò. Paske anpil moun, nonselman yo kontinye ap denigre memwa pi grand ayisyen ki te janm genyen an, men yo ap itilize evenman sa yo pou kontinye mete zizani , divizyon lan mitan pèp ayisyen. Gen anpil demi-verite, ak non-verite ke Carl Denis di lan atik li a.

Pipo, se pa zinology m’ap fè, men gen de bagay yon moun ki swadizan edike ap di ou repete, ke wou oblije mande ki motif yo pou di ou repete yon bagay konsa. Paske gras ak internet tout moun gen aksè ak tout gwo libreri, nan nenpòt ki peyi, nan nenpòt ki inivèsite atravè lemond, kote yo ka fè rechech avan yo vinn di yon seri de bagay.

Poukisa misye pa’t mande konpayèl li yo osu gouvènman Latortue a, lè yo t’ap mete panel adwat agòch pou zanmi’l yo fè kob, pou yo omwens fè rechech serye pou pote klate sou sije sa. Espesyalman Manigat, kòm gro profesè, ki te jwen lajan pou te refete bisantnè lendependans lan. Sa fè li pa mande Manigat, sa li te fè ak lajan sa, kòman li te depanse’l e kote reselebrasyon 200 zan lendepandans lan ?


Dernière édition par Mawon Rcfranc le Mar 21 Oct 2008 - 11:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:38

Carl Denis a ecrit: Dessalines était membre de la maréchaussée française et qu'à ce titre, la poursuite et l'apprehension des esclaves marrons ou en fuite faisaient partie de ses functions.

Pipo, sa misye di la, se yon menti. Li tèlman menti li santi. Premyèman, Dessalines pa’t janm fè pati de marechaussée francaise, Dessalines te integre l’armee francaise ak Toussaint, e li te kenbe grad li te pran lè li t’ap batay pou panyòl yo. L’armee francaise n’est pas la marechaussèe francaise, qui est plutot une force de police coloniale.

Dezyèmman, lè Dessalines te antre lan lame fransèz, pa te gen esklav ankò lan koloni a. Komisè sivil yo, an patikilye Sonthonax, te deja deklare libète jeneral. Se te youn lan rezon ki fè Toussaint ak Dessalines te change bò.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:43

Pou yon moun di : Ce ne sont pas les ''mulâtres'' qui ont assassiné Dessalines mais les Créoles haitiens (de toutes nuances) qui se sont rendu compte de ce que les politiques de l'Empereur aliénaient les Africains se trouvant en Haiti après son Indépendance.

Misye mete yon seri de demi-verite pou lolo moun, pou pa remake non-verite ki li vle foure lan kòlèt moun. Li di se pa milat, se kreyol tout nyans ki tiye lenperè, aprè li vinn di ke se poutèt politik lenperè ki t’ap aliene africains yo. Si’w pa prete atansyon lè w’ap li sa, paske premy138 pati fraz la se verite, wou ka gen tandans kwè dezyem pati fraz la ki se manti pir. Deki afriken misye ap pale, lè tout bann afriken yo te integre lan lame indijèn e se pou kòz afriken sa yo ke affranchis yo te asasine’l, paske misye pa’t dakò pou affranchis yo fè dapiyanp sou tout resous lan nouvo peyi. Se s’ak fè li te di sa’k papa yo an Afrik , ki te goumen pou lendepans, yo p’ap jwen anyen ? Kòman yon moun ki fè yon deklarasyon konsa ka vle alyene moun sa yo pi ta?

1. Tout moun konnen, ke Dessalines lan jenès li, lè li te propriete colon ki te rele Duclos, se yon esklav rebel, ki te toujou ap sove al lan mòn, al refijye li lan kominote mawon yo, se ak band mawon/afriken sa yo li komanse karye militè li sou komandman Jean-Francois, Biassou, Sans-Soucis. Se la li te renkontre ak Toussaint, ki mennen li lan avek li lan lame regiliè coloni an, le li soumèt li a la France.
An nou li sa Madiou di sou sa :

Dessalines vécut une jeunesse particulièrement difficile. Ce fut un esclave rebelle,
souvent marron ; son corps, dit-on, était couvert des cicatrices laissées par les verges
de fer. Il se révolta constamment contre l'inégalité qui régnait à Saint-Domingue et se
révéla un véritable génie militaire. Bien que dépourvu de formation intellectuelle,
c'était un homme de bon sens, à l'esprit cartésien.

Après s'être joint aux esclaves insurgés contre l'autorité française de Saint-Domingue ( 1791 ), aux côtés de Boukman et de Biassou, il parvint au grade d'officier supérieur
dans les bandes soudoyées par l'Espagne. Mais en 1794, après l'abolition de
l'esclavage, il passa au service de la France et se signala dans la guerre contre les
Anglais.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:44

2. Depi pandan lagè lendepandans tout band afriken/mawon sa yo te deja integre konpletman lan lame indijen lan. Tout chef band yo ki te soumèt yo sou lotorite Dessalines volontierman, li ba yo grad ofisye. Sa ki pa te vle soumèt yo, li fè yo arete yo, mete yo lan prizon. Dènye chef band ki’t pa vle soumèt a Dessalines, se te Lamour Derance, ke yo te arive arete e fèmen lan prizon kote li mouri.

Men Sa Madiou :

La puissance française s'écroulait de toutes parts; la faction de Lamour Dérance, minée par le général Pétion, s'affaiblissait chaque jour, et l'autorité de Dessalines envahissait rapidement le département de l'Ouest. Le général en chef n'ayant plus rien à redouter de Petit-Noel Prière, dont le parti avait été écrasé, réunit l'armée de l'Artibonite à la Petite-Rivière, et lui annonça la détermination qu'il avait prise d'envahir la plaine de Cul-de-Sac. Cette armée était forte de 10.000 hommes. Elle partit de l'Artibonite, sous les ordres du général Gabart, et atteignit le Mirebalais qu'occupaient toujours l'adjudant-général Luthier et David Troy. Dessalines cerna étroitement le bourg et repoussa les Français toutes les fois qu'ils firent des sorties. Après huit jours de siège, il apprit que le général Kerverseau s'était avance jusqu'au Sarrasin pour secourir la place. Il lança contre lui le général Gabart avec la 7e.

Les Français furent battus et repousses jusqu'au-delà de Lascahobas. Les indigènes devenus plus audacieux par cette victoire donnèrent plusieurs assauts au Mirebalais. Les Français, se voyant sur le point de succomber, évacuèrent le bourg pendant une nuit obscure. Ils passèrent par le quartier des Grands-Bois qu'occupait le commandant Viet et se retirèrent à la Croix-des-Bouquets. Les indigènes après avoir pris possession du Mirebalais continuèrent leur marche. Quand ils atteignirent le sommet des mornes qui ferment le bassin du Cul-de-Sac, ils virent s'étendre sous leurs yeux la vaste plaine du Port-Républicain couverte d'habitations Dessalines dit a ses soldats que toutes les villes qu'occupaient encore les Français tomberaient en son pouvoir, dés qu'il s'emparerait du Port-Républicain.

Il leur annonça qu'ils y trouveraient des munitions de toutes espèces, de l'argent et des vêtements. L'armée indigène descendit de la montagne, pleine d'enthousiasme. C'était en mai. Elle arriva sur l'habitation Lassère ou Dessalines apprit que Lamour Dérance était au Grand-Fond. Voulant éviter une guerre civile en présence des Français, il envoya au chef africain des députés qui reconnurent son autorité. La soumission de Dessalines n'était que simulée et il ne rêvait qu'aux moyens de se défaire de Lamour Dérance. Celui-ci, plongé dans de grossières erreurs, ajoutait foi aux sortilèges, aux prophéties des papas ou prêtres du fétichisme africain qui composaient son conseil. Son système était celui de la barbarie; ses gens divisés par tribus n'étaient pas organisés en troupes régulières. Quand il marchait au combat, il était précédé de bandes de Congos, d'Aradas, d'Ibos, de Nabos, de Mandingues, de Haoussas, qui se précipitaient contre les bataillons français avec une prodigieuse intrépidité, en criant que les boulets n'étaient que poussière. Mais ce courage qu'exaltaient les superstitions venait se briser contre les remparts de fer et de feu des carrés européens.

Lamour Dérance ne combattait pas pour fonder un état indépendant; il voulait continuer cette existence nomade qu'il menait depuis le commencement de la révolution. Pour que le triomphe des armes indigènes ne fut pas plus longtemps retardé, il fallait que ses bandes entrassent dans l'insurrection organisée. Elles ne se rallieront aux troupes indépendantes qu'après l'arrestation de leur chef qui sera tué a coups de baïonnette. Ainsi succombent finalement, quelle que soit leur force numérique, ceux qui luttent contre un système plus civilisateur que le leur. Ainsi était tombé Sans-Souci dans le Nord.


II y avait sur l'habitation Lassère un blockhaus français. Dessalines l'attaqua, s'en empara et en passa au fil de l'épée toute la garnison. Il ordonna à ses soldats de faire aux Blancs une guerre d'extermination; mais il leur recommanda de ne jamais sacrifier les indigènes fidèles aux Français, qui seraient faits prisonniers. "Ce sont nos frères, disait-il, on les a égarés; tôt ou tard, ils reconnaitront leur erreur". Le jour suivant, il enleva un autre poste établi sur l'habitation Borgella. Il se rendit ensuite au camp Frère, ou il rencontra le général Cangé qui y était demeuré depuis sa défaite à Borgella.


Pendant cet intervalle, Lamour Dérance se tenait à Guibert, au Grand-Fond. Dessalines l'invita à venir passer une revue solennelle de toute l'armée qui, lui écrivit-il, l'attendait avec impatience pour le saluer. Lamour Dérance descendit dans la plaine. Ses gardes couverts de haillons, montés sur des chevaux à poil, armés de piques, le précédaient. Il était lui-même monté sur un beau cheval richement caparaçonné; il portait un chapeau galonné, des habits couverts d'or et deux larges épaulettes. D'un esprit borné, il croyait à la sincérité de la soumission de l'armée de 1'Artibonite. Quand il se présenta devant Dessalines, il prit une attitude pleine d'arrogance et lui demanda pourquoi il avait pénétré dans la plaine du Cul-de-Sac sans ses ordres. "Songe bien, lui dit-il, qu'il ne t'est pas permis d'entreprendre désormais aucune expédition sans mon autorisation". Dessalines reçut les paroles les plus insultantes, l'écoutant avec une apparence de calme et refoulant dans son cœur son indignation et sa fureur. Il ne se sentait pas encore la puissance de commander son arrestation. Il le pria, après qu'il eut fini de parler, de passer les troupes en revue. L'armée prit les armes, et pendant que Lamour Dérance en parcourait les rangs, les soldats, d'après les ordres qu'ils avaient reçus, firent entendre le cri de Vive le général en chef! Lamour Dérance satisfait de l'accueil qu'il avait reçu partit pour le Grand-Fond, aussitôt après la revue.


Beaucoup d'ateliers jusqu'alors fideles aux Français, voyant tant de forces réunies au camp Frère, vinrent se joindre aux indépendants. Dessalines, connaissant l'amour des laboureurs pour la danse, fit faire un grand nombre de tambours, de bamboulas, et les installa dans trois camps qu'il avait établis à Frère. Ses soldats protégés par des postes avancés dansèrent, nuit et jour, avec les cultivatrices. Par ce moyen, il vit se réunir autour de lui la plupart des ateliers. Son armée se grossit, en quelques jours, de plusieurs milliers de cultivateurs. L'on entendait au milieu des cris d'allégresse les noms de Dessalines et de Pétion. Lamour Dérance, ainsi que son grotesque état-major, devint l'objet du mépris de la population de toute la plaine. Beaucoup de jeunes gens du Port-Républicain qui avaient pleine confiance en l'humanité du général Pétion, s'enfuirent de cette ville et allèrent se jeter dans le parti de l'indépendance.


Apres avoir organisé les cultivateurs qui s'étaient ralliés à ses troupes, Dessalines se résolut a livrer aux flammes toutes les habitations de la plaine. Par cette terrible mesure, il devait terrifier les Français, ne leur laisser aucun abri contre les ardeurs d'un soleil meurtrier, et jeter le désespoir dans l'âme des planteurs. Il divisa son armée en deux colonnes qu'il appela infernales. L'une dite du Nord, fut confiée à Gabart, l'autre dite de l'Ouest, à Cangé. Il ordonna à ces deux généraux de parcourir la plaine dans toutes les directions, de livrer aux flammes les plantations, les cases, les sucreries, les moulins, les maisons de plaisance, de ne laisser derrière eux que l'image de la plus affreuse dévastation. Mais il leur recommanda, comme il avait peu de poudre, de ne pas attaquer les blockhaus ennemis. Il était certain que les Français abandonneraient les postes épars qu'ils occupaient, des qu'ils ne verraient autour d'eux que ruines fumantes. Les deux colonnes sortirent du camp Frère. Elles atteignirent l'habitation O'Gorman, dont la sucrerie était occupée par quarante soldats européens. Les Français firent plusieurs décharges de mousqueterie sur les indigènes. Giles Drouet, colonel de la 3e indépendante, voulait donner assaut au blockhaus; mais le général Gabart lui défendit de répondre au feu de l'ennemi. Les indigènes après avoir pillé et brulé l'habitation, continuèrent leur promenade militaire. L'armée était innombrable. Les troupes régulières, suivies de presque tous les ateliers de la plaine, s'arrêtèrent à Décloche.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:45

Pendant que Dessalines était au camp Gérard, dans le Sud, Lamour Dérance était descendu du Grand-Fond, dans la plaine du Cul-de-Sac, pour gagner à son parti les troupes que le général en chef y avait laissées. Il se transporta sur l'habitation Rocheblanche ou elles avaient leur quartier-général. Guerrier, colonel de la 7e demi-brigade, ainsi que Destrade, chef de bataillon dans la 3e, avait reçu l'ordre de l'arrêter. Guerrier, feignant de reconnaitre en lui le général en chef de l'armée indigène, lui offrit aussitôt de passer les troupes en revue. Lamour Dérance, en parcourant les rangs, flatta beaucoup les soldats qui observaient le plus grand calme. Quand il arriva au centre de la 3e demi-brigade, il fut arrêté par le capitaine Coquia qui le fit aussitôt garrotter. Son état-major, sans avoir fait aucun effort pour le dégager, prit la fuite et se dispersa dans les bois. Il fut conduit à Marchand, dans la plaine de l'Artibonite, et y fut jeté au cachot. Peu de temps après, il succomba de chagrin et de privations. Son arrestation éteignit, dans l'Ouest, une faction dangereuse. On dut ce succès, qui n'exigea aucun sacrifice de sang, à la modération que Dessalines déploya, lorsqu'il envahit la plaine du Cul-de-Sac, en se soumettant aux sages avis du général Pétion. La prudence de celui-ci, jointe a l'audace de Dessalines, à beaucoup contribué au triomphe de la guerre de l'Indépendance.

La 3e demi-brigade se porta de Rocheblanche devant Léogane et renforça les troupes qui cernaient cette ville. Le général Cangé résolut de l'enlever par n'importe quel sacrifice. Les Français, sans cesse assaillis, reconnurent l'impossibilité de se maintenir plus longtemps dans la place. Le commandant Locauste avait succombé dans l'une des attaques que les indigènes avaient précédemment dirigées contre la ville. Le chef de bataillon Dolosié, qui l'avait remplacé, forma de toute la garnison un bataillon carré au centre duquel il plaça les bagages, les femmes et les enfants. , Il sortit de Léogane avec quatre pièces de campagne. Le général Cangé l'attaqua vigoureusement; mais il ne put le rompre. Les Français atteignirent le rivage en bon ordre, s'embarquèrent sur la frégate la "Poursuivante". Les indigènes prirent possession de Léogane dont les Français ne tentèrent plus de s'emparer.

Peu de jours après, Dessalines, sortant du Sud, arriva a Léogane. Il dirigea aussitôt les poursuites contre ceux des habitants de ce quartier qui avaient été dévoués à Lamour Dérance. Il fit arrêter Mathieu Fourmi, partisan chaleureux du chef africain, et le fit acheminer sur Marchand.

De toutes parts, les indigènes ne reconnaissaient qu'une seule autorité, celle de Dessalines.

Le général en chef se mit en rapport avec les bâtiments de guerre de Sa Majesté Britannique qui louvoyaient devant le Port-au-Prince. Il envoya à bord du commodore, chef de l'escadre, un homme de couleur de Léogane, nommé Gourjon, qui parlait un peu l’anglais. Celui-ci acheta du commodore des armes et des munitions; les Anglais furent payés en or et en denrées. Il revint à Léogane sous le feu de plusieurs chaloupes canonnières françaises. Dessalines lui offrit le grade d'adjudant-général qu'il refusa, aimant mieux servir son pays confondu dans la foule des citoyens. Ce fut alors que le capitaine du vaisseau anglais, le "Theseus", fit connaitre officiellement à Dessalines l'existence de la guerre entre la France et l'Angleterre.


Le général en chef forma des gens de Léogane une demi-brigade d'infanterie de 1900 hommes, à laquelle il donna le numéro 21. Il venait d'envoyer l'ordre d'organiser à l'Artibonite une 20e demi-brigade. Il se transporta ensuite avec Cangé, devant Jacmel qu'assiégeait Magloire Ambroise. Il forma deux régiments des gens de ce quartier, les 22e et 23e et confia à Cangé la direction du siège de la place. Il se rendit ensuite au Petit-Goave, en forma un arrondissement dont il confia le commandement a Giles Bambara. Il confirma Lamarre dans le grade de colonel que lui avait donne Lamour Dérance et le maintint a la tête des gens du Petit-Goave dont il forma la 24e demi-brigade.


En même temps, sur la demande du général Brunet, Geffrard consentait à ouvrir un marché aux portes des Cayes, au carrefour Drouet et au Font-Gene. Il y eut une trêve de quinze jours pendant laquelle les Français apportèrent à ce marché une grande quantité d'objets qu'ils échangèrent contre des vivres et de la viande. Comme les droits d'importation et d'exportation étaient devenus nuls par le fait de la guerre que supportaient les Français et contre les Anglais et contre les indigènes, le général Brunet ne pouvait payer les troupes de la garnison des Cayes. Celles-ci murmuraient et commençaient à se livrer a des actes d'une sérieuse indiscipline. Pour subvenir aux pressants besoins de la garnison, Brunet emprunta au commerce une somme de 200,000 francs que vingt-quatre négociants blancs furent obligés de fournir. Il établit ensuite une contribution de vingt-cinq mille piastres ou 131,250 francs sur tous les marchands et propriétaires de la ville au prorata de leurs moyens.


Apres l'expiration de la trêve, les hostilités recommencèrent entre Geffrard et les Français.


Le général Geffrard, aussitôt après l'ouverture du marché dont nous venons de parler, avait ordonné au général Férou d'aller s'emparer de Jérémie, à la tête de sa division. Les troupes sous les ordres de Férou étaient sorties du camp Gérard dans les premiers jours de juillet. Elles traversèrent rapidement le Figuier de la colonie, les Coteaux, et firent halte à Tiburon. Le jour qui suivit, elles s'arrêtèrent aux Irois, sur l'habitation Gauthier, 5 juillet. Le colonel Bazile de la division Férou qui avait suivi une autre route déboucha à l'Anse d'Hainault. Le général Férou vint l'y joindre. Les troupes de Bazile formant l'avant-garde marchèrent sur le camp Bourdon qu'occupaient trois cents Français. Bazile, à la tête de mille huit cents hommes, les assaillit au moment ou ils évacuaient le camp. Il les dispersa et en tua un grand nombre. Il cerna ensuite un détachement qui occupait l'habitation Bayard. Les Blancs mirent bas les armes et furent passés au fil de l'épée, 19 juillet. Le colonel Bazile, continuant rapidement sa marche pendant la nuit du 19 au 20 juillet, atteignit le poste Mafranc, armé d'une pièce de 4, qu'occupaient 500 Français. Dès que les indigènes entrèrent dans la rivière qui coulait non loin du fort, ils reçurent un coup de canon à mitraille. Ils la traversèrent sous le feu de l'ennemi et gagnèrent la rive opposée. Les Français évacuant la position furent vigoureusement attaqués. Ils se défendirent avec un rare courage jusqu'au lever du soleil. Alors ils abandonnèrent la pièce de 4, se dispersèrent par petits pelotons et allèrent se réunir sur l'habitation Gerin d'ou ils prirent la route de Jérémie sans être inquiétés, 20 juillet. En même temps, Voltaire et Thomas Durocher faisaient prisonniers 60 Blancs de Jérémie, commandés par un nommé Ferrare, qu'ils avaient cernés sur l'habitation Durand, au Fond-Bleu, dans les hauteurs du Corail. Les Blancs furent sacrifiés jusqu'au dernier, malgré les efforts que fit Thomas Durocher pour les sauver. Bazile réunit tous les cultivateurs du quartier de la Grande-Rivière, dont le chiffre s'élevait à trois mille hommes.

Il s'approcha de Jérémie ou commandait Fressinet. Celui-ci lui demanda, par une lettre, une suspension d'armes de dix jours, lui promettant qu'après l'expiration de la trêve, il évacuerait la place. Bazile envoya sa lettre au général Férou qui avait son quartier général a quelques lieues de Jérémie. Férou consentit à la trêve, et ordonna à Bazile de se tenir à Fouache pendant les dix jours qu'elle durerait. Comme les Français n'avaient pas encore évacué, à la date du 1er aout, Férou envoya l'ordre à Bazile d'assiéger la ville. Le lendemain, il vint à l'armée pour diriger les opérations du siège. Les Français, qui attendaient un brick du Port-Républicain, obtinrent que la trêve fût prolongée jusqu'au 4. Dans la matinée du 4, Fressinet ne voyant pas de navire arriver du Port-au-Prince, embarqua la garnison blanche sur les bâtiments qui étaient en rade, et appareilla, laissant la ville garnie de son matériel de guerre. Dans l'après-midi, le général Férou entra à Jérémie. Le même jour, le général Geffrard y arriva par le chemin du Bac. Il avait laissé au général Gérin le commandement des troupes qui cernaient les Cayes. Il se conduisit à Jérémie avec la plus grande modération, et approuva Férou d'avoir consenti à la capitulation des troupes françaises.

Le général Fressinet fut capturé par les bâtiments de guerre anglais, et conduit prisonnier à la Jamaïque. Geffrard envoya le commandant Lafrédinière prendre possession de Pestel que Léveillé, chef des volontaires de la montagne du Petit-Trou, voulait saccager de fond en comble. Quelques semaines après, le chef d'escadron Bonnet arriva de l’île de Cuba à Jérémie. Geffrard l'accueillit avec distinction et l'envoya dans l'Ouest auprès de Dessalines. Celui-ci le nomma adjudant-général dans son état-major. Bonnet, après la chute de Rigaud, s'était refugié à St-Yague de Cube. A l'arrivée de l'expédition de Leclerc, il était revenu dans la colonie, comme nous l'avons vu, avec une foule d'autres officiers du Sud. Après l'embarquement de Toussaint en 1802, lorsque les persécutions commencèrent contre les Noirs et les hommes de couleur, Bonnet vécut au Cap dans l'obscurité pour ne pas être arrêté et noyé. Il était en cette ville quand il apprit que les troupes, sous les ordres de Pétion, se disposaient à se soulever contre les Français. Ne pouvant se réunir à elles, et recherché par la police française, il trouva le moyen de s'aboucher avec un capitaine américain qui le reçut à son bord et le conduisit à St-Yague de Cube.

Pendant que les indépendants prenaient possession de St-Marc, les émissaires que le général Pétion entretenait au Port-Républicain, conseillèrent aux plus audacieux des citoyens de cette ville, d'envoyer à Dessalines une adresse par laquelle celui-ci serait supplié de venir les délivrer du joug des Français. La conduite généreuse qu'avait tenue le général Geffrard à Jérémie, avait déterminé beaucoup de citoyens à demander à Dessalines sa protection contre la férocité de Panis. Le général en chef était déjà en route pour la plaine du Cul-de-Sac quand il reçut cette adresse. Il était parti de St-Marc dans la soirée du 16 septembre. Il était à la tête des 4e, 20e, 8e et 3e demi-brigades, qui fournissaient une force effective de 6.000 hommes. Le célèbre Larose, de l'Arcahaie, commandait la 8e au grade de colonel. Il avait fait sa soumission à Dessalines après l'arrestation de Lamour Dérance, dont il avait été un zélé partisan.

Dessalines, qui aimait son courage, avait avec sincérité, oublié le passé à son égard. Le général en chef attendit à l'Arcahaie l'artillerie de St-Marc, qu'il avait aussi ordonné de trainer dans la plaine du Cul-de-Sac ou les Français occupaient toujours la Croix-des-Bouquets et des blockhaus sur les habitations Drouillard, Damien, Santo et Grande-Rivière. Le 30 Fructidor, (17 septembre), après avoir distribué des gabions aux 4e, 20e, 8e et 3e demi-brigades, Dessalines et Pétion partirent de l'Arcahaie, à la pointe du jour; et a dix heures du soir, ils avaient déjà intercepté toutes les communications qui existaient entre le Port-Républicain et les points de la plaine du Cul-de-Sac au pouvoir des Français. L'armée indigène était rangée dans la grande route entre Sarthe et Drouillard. Les 11e et 12e demi-brigades qui vinrent la grossir en portèrent le chiffre a 10.000 hommes.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 10:45

3. Tout moun konnen se les « anciens libres/ affranchis » ki te konplote pou tiye Dessalines, pa gen yo kote yo janm di se milat, wou we se yon divisyon moun yo ap cheche kreye. Moun ki te trayi lenperè a, yo te nwa, yo te milat, an yon mo, yo te ayisyen . Wou te jwen nwa tankou Yayou, Gedeon, Christophe, Vaval pami yo, wou te jwen milat tou, tankou Gerin, Petion, Chanlatte pami yo tou. Wou te jwen nwa ak milat tou ki te mouri pou fidelite a lenperè tankou Aoua, Capois, Lamarre ki te nwa, tankou Charlotin Marcadieux, Boirond Tonnerre ki te milat.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 11:17

Mwen pap blye di nou ke mouche se youn sipote,konseye sedras pand koudeta 29 septanm 1991.Le neg sa yo pte pran TNH pou radote,se te bagay ki te ka few kraze tv a wi.
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Joel
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 11:27

Mawon Rcfranc a écrit:
3. Tout moun konnen se les « anciens libres/ affranchis » ki te konplote pou tiye Dessalines, pa gen yo kote yo janm di se milat, wou we se yon divisyon moun yo ap cheche kreye. Moun ki te trayi lenperè a, yo te nwa, yo te milat, an yon mo, yo te ayisyen . Wou te jwen nwa tankou Yayou, Gedeon, Christophe, Vaval pami yo, wou te jwen milat tou, tankou Gerin, Petion, Chanlatte pami yo tou. Wou te jwen nwa ak milat tou ki te mouri pou fidelite a lenperè tankou Aoua, Capois, Lamarre ki te nwa, tankou Charlotin Marcadieux, Boirond Tonnerre ki te milat.

Mawon,

Se depi 1806 ke alyans malefik sa a ki touye peyi an fèt.Ou te mèt wè pandan de peryòd lan listwa ,ya p goumen pou wè kiyès ki ap latatèt aparèy Leta a ,men depi kesyon ekonomik yo poze klan nwaris ak milatris lan ini yo.

Se pa pa aza lan koudeta kont Aristide yo ou jwenn nwaris tankou Manigat,De Ronceray ,Bissainthe ,lan menm kan ,sou menm kote barikad ak de milatris tankou Carl Denis,Apaid,Boulos elatriye.
Chans pou pèp lan ,sitayasyon Amerik Latin lan koumanse chanje e definitivman li ap ka kase Vals Mefisto sa a
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 12:18

Li pa fè sans ke nan fowum ayisyen kote nou vle pale e onore Dessalines pou nou ignore yon pwen konsa:


DESSALINES te yon vodouizan e sa te jwe yon gwo rol nan vi li, ideoloji li e fason li te dirije peyi a.

Mesie sispann ipokrit.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMar 21 Oct 2008 - 17:44

diabolo a écrit:
Li pa fè sans ke nan fowum ayisyen kote nou vle pale e onore Dessalines pou nou ignore yon pwen konsa:


DESSALINES te yon vodouizan e sa te jwe yon gwo rol nan vi li, ideoloji li e fason li te dirije peyi a.

Mesie sispann ipokrit.

Wi Diabolo,DESSALINES te konn sa li ye.Li pa t wont Vodou an ,tankou ti nèg te vini apre.
E petèt si Anperè an pa t mouri,se youn lan rezon ke peyi an pa ta vin tonbe lan malsite ke li vin tonbe an.
Lè yon pèp kwè lan yon bagay,li pratike yon bagay epi w vin di l ke se bagay dyab,ap gen yon dekoneksyon.
Al ann End lan yon peyi ke 1 milya moun pratike yon relijyon ki sanble tèt koupe ak Vodou,al di yo se relijyon dyab e w ap wè sa k ap pase w.

Yo di se lan Soukri-Danach DESSALINES te pase 2 Janvye ak Jeneral yo,se pa t lan legliz katolik li t ap pran Te Deum
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 4:03

Menmsi relijyion jwe yon wôl lan desizyon yon moun, se yon konsèp ki fèt pou rete lan vi prive yon moun.
Pa gen pwoblèm si tout moun respekte kwayans yon moun prive ou piblik.

Genyen gwo pwoblèm lè yon sektè ap enpoze kwayans pa yo sou lôt moun oubyen yo pa tolere gen yon lôt moun ki genyen yon lôt kwayans.

Tout moun konnen ke Desalin se te yon fidèl vodou.
Pandan karant an (40 an), mesye Petyon ak Bwaye te banni non Desalin,
sèl jan moun te konn fè referans sou misye, yo te konn rele l "papalwa" ki te yon fason pou denigre l, e diminye enpotans li.

An menmtan, se te yon mwayen pou "rejete" vodou kom yon kwayans oubyen relijyion ayisyen.

Apa mizilman ki mete relijyion lan tout bagay ya p fè, relijyion ak leta dwe rete separe pou anpeche entolerans.

Lanpwen anyen ki ipokrit lan sa.
Youn lan rezon moun pa vini avèk plis enfomasyon sou wôl vodou lan endepandans Ayiti, se paske pa genyen anpil istoryen ki fè rechèch e vini avèk dokiman pou eklere nou.

Oumenm ki pa ipokrit, ki enfomasyon w genyen sou aktivite Desalin lan relijyion vodou a?
Eske w gen dokiman sou lôt ka apre Bwa Kayiman?
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MessageSujet: Le président Préval explique son absence a la commémoration   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 4:37

Le président René Préval explique son absence aux cérémonies commémoratives du 202ème anniversaire de la mort de Dessalines

Port-au-Prince, le 21 octobre 2008 – (AHP)- Le président René Preval a rejeté mardi les critiques portées contre lui en raison de son absence aux cérémonies commémoratives, le 17 octobre, du 202 ème anniversaire de l'assassinat de Jean Jacques Dessalines.

Des citoyens issus de différents milieux dont des parlementaires ont critiqué le peu d'importance accordé à cet événement célébré en demi-teinte

Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il ne pouvait pas demander un report du sommet de la francophonie organisé du 17 au 19 octobre à Quebec et auquel ont participé une cinquantaine chefs d’Etat.

" Je me devais d'être là pour plaider la cause d’Haïti", a-t-il souligné, rappelant que c’est au cours de son premier mandat qu’a été inaugurée la traditionnelle visite du chef de l’Etat à Marchand Dessalines, la ville natale du père de l’indépendance, Dessalines.

Interrogé par aileurs sur le drame de la dégradation de l'environnement, le président Préval a indiqué que ce problème doit être abordé dans toute sa complexité en vue d'y trouver des solutions durables.

Il a rappelé que la dégradation de l’environnement d’Haïti date de l’époque coloniale.

"Cette dégradation s’est accentuée quand les français ont decidé d'abatre de nombreux arbres en vue d'avoir de grandes superficies pour produire des denrées devant être exportés en métropole (la France), a-t-il fait savoir, ajoutant qu'après l’indépendance d’Haïti, l’environnement a encore subi d’autres agressions quand les paysans ont été refoulés dans les mornes où ils ont dû abattre des arbres pour survivre.

Pour commencer à résoudre les problèmes d’ordre environnemental, il faut un accompagnement des paysans qui, a-t-il dit, devraient avoir les moyens de prendre soin de leurs familles sans avoir à couper des arbres.

Il faut des routes pour que les paysans puissent aller vendre leurs produits dans les villes, a-t-il fait savoir, plaidant également en faveur de la substitution du gaz propane au charbon de bois.
AHP 21 octobre 2008 5 :00 PM
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 10:07

Sasaye a écrit:
Menmsi relijyion jwe yon wôl lan desizyon yon moun, se yon konsèp ki fèt pou rete lan vi prive yon moun.
Pa gen pwoblèm si tout moun respekte kwayans yon moun prive ou piblik.

Genyen gwo pwoblèm lè yon sektè ap enpoze kwayans pa yo sou lôt moun oubyen yo pa tolere gen yon lôt moun ki genyen yon lôt kwayans.

Tout moun konnen ke Desalin se te yon fidèl vodou.
Pandan karant an (40 an), mesye Petyon ak Bwaye te banni non Desalin,
sèl jan moun te konn fè referans sou misye, yo te konn rele l "papalwa" ki te yon fason pou denigre l, e diminye enpotans li.

An menmtan, se te yon mwayen pou "rejete" vodou kom yon kwayans oubyen relijyion ayisyen.

Apa mizilman ki mete relijyion lan tout bagay ya p fè, relijyion ak leta dwe rete separe pou anpeche entolerans.

Lanpwen anyen ki ipokrit lan sa.
Youn lan rezon moun pa vini avèk plis enfomasyon sou wôl vodou lan endepandans Ayiti, se paske pa genyen anpil istoryen ki fè rechèch e vini avèk dokiman pou eklere nou.

Oumenm ki pa ipokrit, ki enfomasyon w genyen sou aktivite Desalin lan relijyion vodou a?
Eske w gen dokiman sou lôt ka apre Bwa Kayiman?


Mwen pa konnen si se ak mwen ou byen Dyabolo w ap pale Sasaye,paske mwen pa Voudouyizan ;mwen pa pratike okenn relijyon.
mwen pa konnen si Vodou te jwe yon wòl ou pa lan gé Lendepandans e menm seremoni Bwa Kayiman an pa t nesesèman yon seremoni Vodou,paske dapre sa yo rapòte DUTTY BOUKMAN se te yon mizilman.
.Se byen posib ke seremoni an te ka ekimenik pase priyè ke yo te rapòte DUTTY BOUKMAN te fè an pa t nonmen lwa ,se Bondye li te nonmen.
Men tou mwen kwè ,dapre sa yo rapòte ke CECILE FATIMAN se te yon mambo.
Gen yon bagay tou;konstitisyon DESSALINES lan pa t bay okenn relijyon priyorite sou lòt,li diferan de pa TOUSEN,KRISTOF e mwenkwè lòt ki ap vini apre yo,mwen pa fin si,se pou mwen tcheke ankò.
Men tou ,akò ki vin siyen ant peyi an ak Ròm lan an 1860 ,vin touye nou nèt,se la diferans klas vin ranfòse e Legliz Katolik koumanse pèsekite Vodouyizan yo ,e di ke Vodou se definitivman relijyon Satan.
Yo rapòte ke SYLVAIN SALNAVE lè li te vin prezidan pa t dakò ak bagay sa a e se youn lan rezon 2 branch boujwazi an ,nwaris ak milatris ,te vin rayi misye konsa
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 10:22

Monsieur le Président,

Vous n'avez pas d'excuse. Vous avez boycotté la commémoration de Dessalines pour aller piaffer avec les fils des colons. C'est une gifle envers notre nation. Par votre comportement, vous avez une nouvelle fois assassiné Dessalines et craché au visage de tous nos héros.

Honte à Vous, Préval
!
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 10:58

Eske nou wè alyenatyon anpil ayisyen an.Preval di ke li pat ka mande pou yo te ranvoye konferans francofoni poul te selebre jou lan mor fondatè peyi ya ,men li rekonet ke se depi lè peyi ya te youn koloni franse ke debwasman an te komanse.ki jan fè pou youn chef deta responsab ki konnen tout mal ke moun sa yo fè nan peyi ya blije al fete ak yo nan grimas demagoji o lye li selebre moun ki te retire chenn nan kou li yo.Eske Chavez ap kite fet Simon Bolivar pou li al fete ak Rwa Espay lan?Eske Castro ap kite fet Jose Marti ou jou fet revolutyon an pou li ale an Espay al fete ak rwa despay lan?Preval ta fout kite fet 1er janvye pou li al nan grimas francofou .

Fok nou rann nou kont ke si yo meprise nou se nou ki responsab.paske anpil nan nou san diyite san amou pou pwop ayisyen parey nou.Preval ou se youn vagabon pemet mwen di w sa.sa ki pi enpotan rann onè a dessalines ou byen al tande Sakorzy ki ap pale franse pou fè ti moun domi.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 12:33

Non Joel,
Se avek Diabolo m ap pale.
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MessageSujet: Re: Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti   Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti - Page 3 EmptyMer 22 Oct 2008 - 13:27

Sasaye a écrit:
Non Joel,
Se avek Diabolo m ap pale.

Ala yon nounm makaron se ou.

Daprè ou, ki sans Soup Joumou nan domaine vodou?

Nounm nan pa foutu fè distinction ant vi prive ak vi leta, ala traka!

Poukisa, fèt Lè Wa, fèt Bizango, rete yon gwo fèt an Ayiti?

Ti gason, kale je ou, mwen pap ka fè li pou ou.

Suiv bien, Dessalines ak lot ansèt yo, via vodou, kite anpil mès ak prinsip pou nou.

Vodou pa yon zafè vi prive, fè èfo pou konpran sa ti mal!
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